samedi, 19 mai 2012

Quel avenir pour le printemps québécois ?

vortigern zifendel, printemps érable, hausse des frais de scolarité

Depuis l’arrivée en force de la loi 78, la première observation que nous devons retenir, afin de faire le bilan de plus de trois mois de perturbation sociale convergeant essentiellement autour de la hausse des frais de scolarité, c’est que le gouvernement ne semble pas être enclin à revenir sur sa décision malgré la gravité de la situation. Ce qui est assez surprenant en première instance dois-je dire. Un second point très important, si l’on veut bien comprendre la situation, est cette nouvelle dichotomie découlant du conflit lui-même, soit celui entre les « rouges » et les « verts », même si agrémentée d’un peu de « blanc » et de « jaune » afin de faire jolie. Ces deux nouveautés dans le paysage médiatique québécois ont pour ainsi dire galvanisé les esprits d’une population accablée par le cynisme et ont probablement coûté quelques premières pages à certains galas mondains et autres platitudes servant d’anesthésiant au peuple. Par contre, il ne faut pas être naïf, cet intérêt soudain pour la chose publique est loin d’être aussi positif qu’on pourrait le croire et démontre une réalité assez bien identifiée, mais qui demandait peut-être encore confirmation pour certains. Soit un peuple devenu en partie inconscient de ses intérêts.

La raison pour laquelle la question de la hausse des frais de scolarité est si symptomatique de cette évolution, est qu’elle nous démontre bien que le sujet de fond n’est pas tant d’être « pour ou contre » la hausse (sur son plan comptable du moins), mais bien de savoir ce qui prévaut entre l’intérêt collectif et l’intérêt individuel. Cette réalité sous-jacente du débat public est justement ce qui rend inconciliables les parties, d’autant plus que la plupart des protagonistes n’en ont pas complètement conscience et se font des guerres d’opinion sur des visions du monde très peu comparables. Par exemple, il n’est nul besoin d’être très attentif aux escarmouches verbales entre les syndicats étudiants et le gouvernement pour se rendre compte que les termes de « droits » et de « démocratie » (pour ne nommer que ces deux-là) n’ont pas du tout la même signification en fonction de qui ils proviennent. Partant de cette observation nous pouvons donc comprendre les advenant de mon deuxième point, soient une guerre idéologique bloquée et ne pouvant que se radicaliser à l’excès par incompréhension mutuelle. Donc, d’un côté nous avons ceux qui voient en la société une entité qu’il faut prendre comme telle afin de l’orienter vers des intérêts collectifs bien sentis et de l’autre, nous avons ceux qui voient la société comme un ensemble d’individus ayant des droits et des responsabilités qui obligent à suivre une certaine voie, soit celle des lois du marché.

Pour en revenir à notre premier point, tout en faisant un pont avec le second, il y a quelque chose de tout à fait singulier à souligner dans l’évolution stratégique du gouvernement et qui en explique assez clairement le comportement. Qu’est-ce que la polarisation « rouge/verte » lui apporte au juste ? C’est assez simple. Elle offre à un gouvernement corrompu et totalement disqualifié par la population (pour ne pas dire illégitime, étant donné qu’élu majoritaire essentiellement que pour des raisons d’abstention) une porte de sortie à sa droite en exploitant le réflexe sécuritaire qu’ont de plus en plus la frange non rouge de la population. Autrement dit, ce radicalisme, fort peu habituel chez ce gouvernement reconnu habituellement pour sa liquidité, est incontestablement à trouver dans l’éternel pragmatisme d’un parti politique sans idéal[1]. Il semble clair, après un minimum de recul et d’observation, que la force inertique du gouvernement (d’avant la loi 78) couplée au travail monumental de propagande des masses médias (qui, je le rappelle, ont des propriétaires ayant intérêt à cette hausse) ont accouché d’une polarisation relativement excessive et à bien des aspects artificiels. Ce travail très bien fait de polarisation a donné que d’une masse bien sage et apathique on en a fait une horde de geignards haineux. Fort peu enclin au militantisme, mais très visible sur Internet et les tribunes du bon peuple.

Comme la frange rouge, il faut savoir que la verte se radicalise aussi très rapidement avec l’évolution du conflit, mais à ceci près que les verts n’ont pas vraiment de principes philanthropiques à défendre autre que leurs droits d’individu (et celui du marché par extension) ce qui fait que ce qu’ils veulent c’est surtout que le conflit cesse au plus vite sans que le gouvernement ne recule sur la question de la hausse (est-ce un principe ?). Et si possible avec une petite dose d’humiliation en guise de punition envers cette jeunesse trop téméraire. Enfin, pour dire les choses de manière simple, la frange verte se droitise. Comme vous pouvez l’imaginer, ce genre de penser droitarde, tout en revenant finalement à être plus antirouges que pros verts, ne va aucunement dans le sens d’un retour aux négociations, et par extension au calme, mais bien dans celui d’un affrontement de plus en plus inévitable. Ce qui donne aux aberrations répressives ainsi qu’à la mauvaise foi du gouvernement une image altérée ayant l’air d’être presque de bonne guerre. Pour schématiser un peu plus en politologue, disons qu’en plus de ne rien faire pour améliorer la situation, le gouvernement essaie très probablement de gagner des points électoralement chez les antirouges (droite) en vue des prochaines élections. Et sa loi 78, n’ayant qu’une portée d’un an (autrement dit, d’ici les prochaines élections), ne fait que nous le confirmer. Cette tactique morbide et antisociale démontre bien à quel point ce gouvernement est nocif pour le Québec et se fiche éperdument de son avenir et de sa stabilité, mais aussi il démontre bien que le bras de fer est loin d’être terminé. Il en va de sa survie en tant que possesseur du pouvoir, car pour lui un recul (perte de l’électorat droitard non naturellement acquis) est grosso modo une mort politique assurée et les carriéristes bien entourés du parti libéral ne voudront pas céder leur place aussi facilement. Sans compter que leurs employeurs, un peu plus haut dans les sphères du pouvoir, leur feraient probablement payer le prix fort leur mauvais rendement.

Malgré tout ça, rien n’est encore joué, car la frange rouge de la population reste très déterminée et rien n’est moins sur que de taper, de bâillonner et d’humilier les jeunes soit suffisant pour redorer le blason d’un gouvernement battant des records d’impopularités. Du moins certainement pas à long terme. Voilà pourquoi je ne crois absolument pas que les activistes du mouvement étudiant soient à blâmer. Tout au contraire, je crois même qu’ils doivent mettre encore plus d’ardeur à la tâche, car le gouvernement devra reculer tôt ou tard. Ne serait-ce que pour des raisons économiques (le chaos coûte cher et la répression a ses limites dans l’opinion mondiale). Et je vous le dis, ce jour-là son capital électoral acquis malhonnêtement s’écroulera d’un coup. Même s’il est selon moi très improbable que le mouvement présent accouche de la gratuité scolaire à court terme, le seul fait de faire revenir le gouvernement sur la question fondamentale des frais de scolarité en sera une grande victoire stratégique. Car cette petite victoire en apparence aura comme conséquence de contraindre les libéraux au moins au statut de gouvernement minoritaire aux prochaines élections. Cela permettra sans nul doute le début d’un grand chantier politique allant enfin dans le bon sens, car il est vrai qu’il reste beaucoup à faire afin de réparer les dégâts de trois mandats libéraux.   

Il est certain que tous ont beaucoup perdu dans cette lutte, mais il est de notre devoir de la poursuivre coût que coût. De toute façon, ce serait trop bête de reculer maintenant après avoir déjà gravé dans notre histoire ce sursaut du politique, appelé « printemps érable », dans notre belle Nation. Nation qui a tant besoin de victoires pour s’épanouir. Enfin, rien n’est encore scellé, mais tant qu’il y aura de la vitalité et de la ferveur dans le cœur des jeunes gens, il y aura de la place pour l’espoir !

Vortigern Zifendel           


[1] Il est sans conteste beaucoup plus facile pour un parti politique dit « de gouvernement » d’accéder au pouvoir qu’un parti idéaliste, car les idées sont à bien des égards beaucoup plus un handicap qu’une force dans la politique politicienne si l’on considère que les idées sont surtout une source de division sur la fin, contrairement à l’argent et le pouvoir.  

samedi, 14 avril 2012

Patriotisme, rapports de force… et frais de scolarité

vortigern zifendel, printemps érableIl faudrait vraiment être un ermite vivant dans les bois pour ignorer le conflit qui sévit ces derniers mois entre le gouvernement Charest et cette part significative de la population qui se trouvent à être aux études. Depuis le départ des hostilités, les avis éditoriaux, dans les médias à la botte du pouvoir, pleuvent et nous offrent à volonté le genre d’opinion politiquement conforme aux mauvais sens qu’on leur connaît. Ils auront beau nous rabattre les oreilles avec les divers cas de débordement, les actions dérangeantes plus ou moins efficaces et leur statistique ronflante, il reste que la cause étudiante est très suffisamment soutenue par la population. Pour ma part, je crois qu’une grande partie de ces soi-disant partisans de la hausse, dans les divers sondages qui s’y portent, sont surtout des gens dont l’opinion est issue d’un réflexe de réaction résultant du climat médiatique antisyndical. Climat, causé par un ensemble de paramètres certes, mais dont les centrales syndicales ne sont évidemment pas sans responsabilités. Les vrais prohausses (ces fameux carrés verts), si je puis me permettre, en plus d’être ultra minoritaire, sont surtout soit des inconditionnels de la politique du gouvernement ou bien des élitistes sordides (notamment ceux qui croient cyniquement que la hausse augmentera la valeur de leur diplôme à l’international). Les autres sont donc seulement plus ou moins mal informés des enjeux d’une telle hausse, en plus de ne probablement pas en saisir toute l’illégitimité... ou bien ils n’ont seulement rien à foutre de la question. En somme des gens qui peuvent comprendre, s’ils se donnaient seulement la peine de sortir de leur « je-me-moi », qu’une éducation accessible à tous n’est pas une lubie délirante issue de la pensée magique, mais bien une nécessité pour notre avenir.

Inutile de faire valoir comme argument le fait que les pays où leurs habitants n’ont pas d’accès à l’éducation ne sont pas des exemples de réussite (vous savez, ces républiques de bananes corrompues et sans espoir que l’on plaint à la télé pour vous solliciter de l’argent !?). Malgré tout, vous en trouverai toujours pour vous dire que c’est normal de payer (cher, ils veulent dire), car c’est un investissement qui est rentable à long terme et que de toute façon, il vaut bien faire des sacrifices dans vie ! Évidemment, tout ceci (quoi que très faible en soit pour justifier une hausse de 75 % !) est tout ce qu’il y a de plus vrai pour la personne pensante, mais aussi tout ce qu’il y a de plus limité comme réflexion et comme la question des droits de scolarité est un sujet incontestablement politique, celle-ci doit d’abord être posée dans le cadre du bien commun. Alors quel est ce bien commun qui commande l’accessibilité de l’éducation postsecondaire ? Simplement celui d’un peuple qui par cette voie n’en sera que plus conscient de lui-même, en plus d’être plus critique, politisé, éthique, cultivé, conscient de ses droits et de ses devoirs, sans compter l’épanouissement et l’autonomie personnelle que cela procure. Tout ça et je n’ai encore rien dit des avantages économiques que l’éducation technique et universitaire apportera à notre territoire en pleine désindustrialisation. En sommes, être contre la hausse c’est simplement faire preuve de patriotisme envers son peuple et son pays. L’éducation étant autant un investissement pour l’étudiant que pour la société, celle-ci en devient donc une dépense nécessaire et plus l’investissement sera large mieux ça sera. Évidemment, on me rétorquera que c’est bien beau tout ça, mais là il faut remplir les caisses et les étudiants doivent aussi faire leur part ! C’est tout à fait juste ! Et cela en travaillant fort à l’école et non pas en bossant 40h au salaire minimum pour se payer 1 ou 2 cours par session faute de moyens ou simplement de temps. C’est fou à quel point certains oublient que la plupart des étudiants sont aussi des travailleurs qui payent les mêmes foutus impôts que tout le monde ! Notamment ceux qui financent l’éducation. Alors, cessez donc de nous emmerder avec votre démagogie à deux balles, en accusant de parasitisme gogauche ceux qui préparent l‘avenir du pays. De toute façon, cela ne convaincra personne à l’exception peut-être de certains des plus caverneux droitards et amateurs de radio poubelle qui soit.

À oui ! Il y a aussi les questions relatives aux prêts & bourses comme pseudo moyen de régler le problème. Ce n’est pas une mauvaise idée en soit de vouloir les améliorer, mais disons que ceux-ci ont amplement atteint leur limite dans le cadre actuel des choses. Sans enter dans le détail, je ne crois pas qu’il y ait quoi que ce soit de très saint à demander à de jeunes payeurs d’impôts et de taxes, qui seront les cotisants les plus touchés de demain, à s’endetter à l’excès avant même de commencer leur vie afin de compenser une hausse aussi himalayenne que celle qui sera imposé à la fin de ces cinq ans.  Mais bon, depuis le début des hostilités tout est fait médiatiquement pour que l’on ne voit, dans la mobilisation étudiante, qu’une horde de casseurs gâtés pourris séchant les cours que pour leur bon plaisir, quand se sont surtout des citoyens se sacrifiant pour l’intérêt supérieur de la collectivité présente et futur.

Au-delà de la hausse… la politique réelle

Suis-je un peu trop sévère envers ces pauvres prohausses? Ne doit-il pas d’abord y avoir plus de débats sur le sujet afin de faire valoir les positions de chacun, comme l’a offert si gentiment le gouvernement l’an dernier ? Désolé, mais je ne le crois pas. L’heure n’est plus aux discussions de bassecour, mais au rapport de force. La politique de la rue doit être la règle face à celle de l’inertie. Nous avons trop perdu dans les dernières décennies au petit jeu biaisé de la politique politicienne. Il est maintenant temps que le peuple reprenne réellement le pouvoir pour ne plus laisser, une fois encore, les politiciens nous mentir sur des changements qu’ils n’ont de toute façon plus les moyens d’effectuer par eux même. C’est peut-être triste à entendre pour certains partisans de partis, mais le jeu du rapport de force, immanent au monde réel, est devenu inévitable si nous espérons toujours un avenir pas trop sombre, et ceci pour un horizon bien plus vaste que la simple question des droits de scolarité. Effectivement, la politique et sa nécessaire souveraineté, se sont envolés en d’autres lieux il y a bien longtemps déjà et il est du devoir citoyen de chacun de le comprendre afin de ne pas se perdre dans le chaos anti-intellectuel des médiats qui vous parleront de gestion responsable, quand il s’agit simplement de soumission envers les détenteurs d’un pouvoir beaucoup plus subtil.

Qu’entends-je par soumission ? Bien, j’entends par là que le gouvernement libéral du Québec n’est plus tout à fait dans un créneau maître chez nous, mais plutôt traître chez nous comme la devise inscrite sur le très excellent site Corruption libérale. Il est de notoriété publique que le gouvernement du Québec n’est pas souverain, mais ce que je crois c’est que depuis longtemps plus aucuns paliers de gouvernement ne sont vraiment libres. Du municipal au fédéral, plus personne n’a de réels pouvoirs de changements. La seule chose encore possible, c’est le maintien de la petite gestion quotidienne, malgré qu’il soit encore permis de piger, soi et ses amis, dans la caisse. Un proverbe connu nous dit que l’argent est le nerf de la guerre, un autre encore plus profond nous dit que celui qui contrôle la monnaie contrôle le monde. Eh bien, on peut dire que le Canada s’est débarrassé de sa liberté quand il a embrassé le libre-échange américain et mondial. Ce que je veux dire par là c’est que la libre entreprise est à bien des égards un mal nécessaire, car s’appuyant sur l’extraordinaire volonté de puissance que possède l’homme, mais quand l’entreprise devient trop forte elle se transforme en un monstre incroyablement dangereux qui doit impérativement être mis au pas par le politique. Parallèlement à cela, il ne faut pas oublier que la démocratie n’est pas seulement un espèce de concours de prospects à la gestion du pays, comme chez l’entreprise privée, mais le moyen de légitimer le pouvoir de la souveraineté nécessaire à son exercice. Et cette légitimité doit impérativement passer par la volonté populaire, autrement on parle d’oligarchie. En fait, l’oligarchie est le réel système dans lequel nous vivons, car l’entreprise (comme entité morale) contrôle le politique et possède sa propre souveraineté. Ceux qui sont élus dans les partis dits de gouvernement sont recrutés, formés, modelés et ensuite placés par eux dans ces vieux partis transformés en entreprise de gestion publique. Ensuite, ne reste plus qu’à organiser de grands concours où l’on parlera de bilans, de question secondaire et de couleurs de cravates pour finalement mettre au pouvoir l’un ou l’autre de ces champions qui aura (on le sait) un réel scrupule à ne pas mettre en œuvre les réformes pour lesquelles il a été élu (pensons, pour s’en convaincre, à ce pauvre Barack...). Au final, le bon gestionnaire de pays aura tout le plaisir (ou le malheur) de mettre en place les demandes du conseil d’administration supranational quitte à déplaire ou même trahir le peuple qu’il prétend servir. Dans notre cas, le conseil d’administration à décider que s’en était fini de l’exception québécoise. Il faut remettre le Québec dans le rang. Il fallait bien s’en douter ! Depuis que tout est fabriqué en Chine, nos Wal-Mardes & Co. se sont bien gavés sur les marchés de notre pays à revenu correct. Mais maintenant qu’il tend à s’épuiser à moyen terme par la désindustrialisation et la dette (et sa rigueur avenir), et que celui des chinois est en hausse, va bien falloir faire revenir les usines d’enfants esclaves quelque part. Pour ça, on a besoin d’une main-d'œuvre nombreuse, ignorante et affamée. Comme le tiers monde est trop loin pour permettre une immigration illégale suffisante à la demande, bien il va falloir tiersmondiser le peuple sur place. Ils le savent bien, le Québec était très bon pour ça auparavant, alors pour revenir au bon vieux temps, ils devront commencer par fermer les écoles aux masses des hautes études jusqu’aux basses. Ensuite, ce sera au tour des services publics, (santé, poste, transport, aides sociales, etc.) que le manque d’éducation ne risque pas de nuire à la disparition. De toute façon, la machine est déjà dans son élan. Toutes personnes moindrement attentives à la marche du monde ne peuvent que le reconnaître. 

Voilà un petit résumé des consignes qu’ont Harper et Charest pour les années à venir. Et je ne l’espère pas, mais il serait très mal venu pour notre avenir que celui-ci survienne. Alors, je souhaite non seulement que la grève étudiante perdure, mais aussi qu’elle élargisse pour atteindre un niveau qui pourra nous faire vivre un véritable « printemps Québécois ». Un printemps qui aura comme grande finalité la reconquista du politique contre ce monstre de volonté de puissance qu’est cette oligarchie mondiale au pouvoir chez nous. Alors, sur ces belles paroles, je vous souhaite un printemps érable rempli d’espoir et de combat, car ce printemps qui fleurit doit aussi être le nôtre.

Vortigern Zifendel

jeudi, 01 décembre 2011

Serge Ayoub et 3e Voie Québec aux fils de la liberté

serge-ayoub-2-300x194.jpgLa 52e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: nous recevons en entrevue le militant nationaliste français et fondateur des Jeunesses nationalistes révolutionnaires Serge Ayoub, ainsi que les représentants de Troisième Voie Québec, Kristelle Bédard et Benoit Arcand.

L’émission a été enregistrée lundi le 28 novembre 2011

vendredi, 02 septembre 2011

La Francité révolutionnaire

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Dieu se rit des gens qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes, disait un jour Bossuet. Ce dicton fort de sens est devenu avec le temps plus qu’une thématique propre aux inconséquents et aux simples d’esprit, mais la thématique générale de notre temps. Ces gens si instruits et si surs d’eux que l’on appelle élites, en font une sorte de carrière et n’ont de cesse de se tromper sur tout. Depuis bientôt près de 50 ans qu’ils nous répètent que l’émancipation des peuples ne peut que s’incarner dans l’individualisme le plus total et la supranationalité, tout en se plaignant de la désagrégation morale et de la paupérisation qu’elles impliquent. Cette situation, loin d’être une erreur de jugement, est l’incarnation parfaite de ce genre d’idée fleurissant toujours dans la tête de mauvais lecteurs de Machiavel. Cette idée que l’on pourrait même appeler mystique, est celle maintenant bien connue du dépassement de l’État forcement injuste en contrepartie du droit inaliénable de se comporter comme des bêtes. Cette mystique, c’est celle du monde globalisé des banquiers, des cosmopolites et des commerçants du vice. Ce monde, notre cauchemar, est celui à notre porte, celui où tout est permis, mais où rien n’est possible… ce monde c’est le mondialisme!         

Ce système est fort, très fort, car il se nourrit de notre lâcheté et de notre manque de foi en l’avenir. Mais parfois, il arrive que de la léthargie naît quelque chose de bien, comme un peu de lucidité sur le passé, le présent et l’avenir.  Ultimement, peut-être même un peu d’espoir de voir un jour ce monde s’écrouler sous ses contradictions et voir enfin apparaître quelque chose de mieux… quelque chose comme un grand peuple pourrais-je même dire! Je l’évoque, car je le crois, le Québec connaît les méandres des grandes noirceurs et des espoirs étouffés. Ce qui fait que de par notre Histoire, nous avons un angle de vue permettant d’anticiper le futur des peuples encore trop ébloui par leur glorieux passé et dont les actions présentes inspirent le début de la décadence. Inutile de préciser que de tous les peuples qui semblent girent étouffé sous leurs grandeurs, et qui nous laisse le moins indifférent, est bien sûr le bon peuple français. Ce peuple, qui fut génétiquement le nôtre un temps et qui nourrit encore en nous un mélange d’admiration et de ressentiment, est maintenant en danger comme nous le fûmes la fameuse date qui créa le ressentiment précédemment évoqué (1763). Depuis cette triste époque, l’esprit de résilience est la force tranquille dont nous avons fait usage afin de survivre à ces années difficiles. Moins glorieux et certainement moins romantique que l’idéalisme révolutionnaire de nos cousins, cet esprit reste tout de même très adapté aux situations de survies que doivent surmonter les peuples à cette heure où les forces de jadis deviennent presque des faiblesses par la puissante osmose que provoque le capitalisme financier.

Tous ceux qui connaissent la France moindrement, savent qu’elle fut l’une de ces terres où le politique fusionna avec le philosophique et la morale. Sa grandeur culturelle, son ancienneté ainsi que sa diversité n’y sont pas pour rien et il n’est aucunement bête de croire que cette composition fût la recette d’un certain messianisme qu’elle incarna magnifiquement dans son Histoire récente. Mais enfin, il n’est douteux pour personne désormais que la France est passée de l’idéal de jadis à l’idéologie la plus extraordinairement totalitaire, ce qui la fait maintenant se nier. Un peu comme un homme ne voulant plus se voir comme tel, mais que comme une part éclairée de la globalité. Notons qu’une abstraction, aussi extrême, ne peut à terme qu’être révolutionnaire au sens même de son existence. L’idée derrière ce propos est qu’à force de s’élever dans la grandeur on peut finir par oublier sont essence et se prendre pour l’universel, ce qui ne peut à terme que causer des problèmes fort fâcheux au niveau du politique. De plus, il est aussi certain que dans le contexte de défaites et de déclin, l’envie de se prendre pour l’universel (ou plutôt, se perdre dirais-je même) se fait encore plus sentir comme réflexe de défense face à cette triste réalité. Le Québec, comme petite nation toujours sous tutelle, en connaît quelque chose en frais de défaite et connaît aussi très bien le réflexe messianique que provoque cet état. D'ailleurs, nous le connaissons d’autant bien que nous en vivons un particulièrement fort depuis 1995 (date de la dernière défaite de l’indépendance). Cet état n’est, par contre, en rien aussi incroyable que celui que connaissent les Français, car n’ayant jamais connu l’ivresse de la gloire mondiale, ce qui nous rend évidemment moins aveugles à certaines réalités concrètes de l’Histoire, comme celle de notre propre disparition. Enfin, tout ça pour dire que rien n’est moins vrai que de croire que le but de mon propos est de faire une quelconque morale à nos bien-aimés cousins. Mon but est simplement de faire valoir l’idée d’une complémentarité culturelle qu’il nous serait plus que temps d’exploiter afin d’en finir avec cet état messianique et hypocrite qui nous a déclaré la guerre.         

L’idée que je crois indispensable à l’avenir que nous chérissons, est celle de la « francité ». Ce concept, comme vous l’avez probablement deviné, n’est pas la francophonie, même si elle n’y est pas hostile non plus, elle est seulement autre. La francophonie étant une création héritée de l’ancienne grandeur de la France, autrement dit le colonialisme, elle n’est pas nécessairement en phase avec des réalités identitaires propres à la francité. Tout le monde sait bien qu’un grand nombre de peuples parle le français tout en ne se sentant aucunement lié à la France, au sens de la filiation. On peut agiter autant que l’on voudra la rhétorique universaliste, il est clair que l’abstraction à elle seule ne peut venir à bout du sentiment légitime de domination que vivent des populations n’ayant que la langue et la fonction publique comme point en commun d’avec la ou l’ex métropole. Par contre, certains lieux de la francophonie ont la francité comme constituant et cela rend l’avenir plus prompt aux alliances qu’au ressentiment.    

C’est essentiellement cette situation qui donne aux relations franco-québécoises toutes leurs singularités. Une francité qui crée non seulement un sentiment de solidarité, mais qui en plus nous offre des possibilités de synergies. Cette synergie, à laquelle je fais allusion, est surtout basée sur l’exploitation de nos différences et ressemblances, car n’ayant pas les mêmes défauts et qualités propres à nos Histoires, il nous est possible de s’appuyer sur celles-ci afin de mieux construire notre futur. Comme exprimé plus haut, l’avenir est sombre et nécessitera des efforts considérables si nous voulons que les générations futures puissent connaître des jours meilleurs. Alors, le combat de demain devra demander les deux qualités que nous avons, soit l’esprit de résilience et de grandeur. L’alliance entre les constituantes culturelles du Québec et de la France sont donc idéale à l’essor d’une francité que je crois fortement constructive puisque qu’ayant un juste dosage de différences et ressemblances pour se faire. Cette alliance, ne doit par contre pas être confondue avec un quelconque métissage, qui lui annulerait l’avantage qu’offre la relation fraternelle que je propose, mais une synergie interculturelle entre nations liées par le sang, mais séparées par l’Histoire. De cette convergence pourra naître une francité à la fois idéaliste et réaliste, fervente et patiente, radicale et pragmatique, romantique et résolument elle-même, mais surtout enracinée et ultimement révolutionnaire! 

De cette façon, et des deux côtés de l’océan, nous pourrons créer par une réunion de la francité, une force au-delà de la nation qui ne la nie pas pour autant. Une internationale de la francité qui pourrait être le laboratoire d’une vraie internationale des nations, contrairement à ce qui fut fait auparavant. Les problèmes sont globaux il est vrai, mais les solutions ne peuvent qu’être nationale! Par contre, si ces nations veulent leur salut, et nous espérons qu’elles le souhaitent, l’union reste indispensable afin de créer un rapport de force digne de ce nom.

Le mondialisme créa, il est vrai, l’union des pouvoirs occultes de l’argent et du vice, mais cette logique machinale devra un jour faire face à sa logique antagoniste qu’est celle du vivant, autrement dit l’union des pouvoirs de la vertu et de la solidarité humaine. Mais pour ne pas baisser les bras devant ce vaste chantier, remémorons-nous que parfois certaines vérités sont éternelles, alors, si Dieu se rit des gens qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes, bien faisons que Dieu soit tordu de rire jusqu’à la fin !  

Vortigern Zifendel

mercredi, 29 juin 2011

Rencontre avec Serge Ayoub

Entretien avec Serge Ayoub (juin 2011) 1/3 par front_alternationaliste


Entretien avec Serge Ayoub (juin 2011) 2/3 par front_alternationaliste


Entretien avec Serge Ayoub (juin 2011) 3/3 par front_alternationaliste

 

mardi, 17 mai 2011

Mise au point sur « l’antifatique » fanatisme ambiant

vortigern zifendel,antifa,souverainismePour ceux qui en ont entendu parler, une contre-manifestation eut lieu le 17 avril dernier, à l’encontre de celle organisée par une petite organisation d’anglophone fâchée (angryphone) dénonçant l’infâme dictature qu’est la diabolique loi 101. Bizarrement et contre toute attente, la plus grande surprise n’est pas venue du piteux état des manifestants, ni du cortège faramineux de policier nous observant, mais d’ailleurs. Effectivement, un troisième contingent s’est rajouté, et cela, tout spécialement pour moi ! Quel honneur me direz-vous ? Ne sachant pas être d’une si grande importance, l’évènement me parut des plus singuliers. Malgré tout, il semble que cette certaine mouvance anti-moi ait des motivations des plus résolues sur ce que je suis accusé être (à n’en point douter, le fils spirituel de Mussolini, c’est évident ? !) en plus d’avoir l’impératif devoir de dénoncer le crypto racisme d’indépendantistes (sic) qui agressent de pauvres « angryphones » bien intentionnés. Comme ceux-ci sont difficiles à amalgamer avec de pauvres victimes (leurs têtes et leurs discours en disaient suffisamment long) de notre bien connu « racisme québécois » (genre protection de la langue, de la culture et tout ça), ils ont dû s’improviser un spot au troisième coin de la rue devant l’université Mc Gill (parfois les choses sont bien faites, me direz-vous !). Bref, malgré leur pugnacité, le cortège s’est très vite lassé de jouer à la tierce partie et ils sont partis combattre le fascisme ailleurs.

Que penser de cela ? Bien peu de choses à mon avis, car il est loin le temps où je croyais encore en une menace fasciste dans notre beau Québec, tête de proue de la tolérance et de l’amour entre les hommes ! Bien sûr, loin de moi l’idée de me justifier à ces têtes de Turc, car s’ils connaissaient des notions de « Logos » et s’ils étaient intéressés à connaître quelques vérités que ce soit... bien ça se saurait ! De toute façon, la joie d’avoir des ennemis à combattre semble compenser amplement ces carences et tout ce qui s’approche d’une justice n’est pas dans l’ordre des choses à ce que nous pouvons comprendre. Avec un survol rapide de la situation nous pourrions être perplexes sur certaines de leurs motivations, nous pauvres esclaves de la dialectique normative. Pour ma part, il me semble plutôt évident que le problème se pose d’abord au niveau de leur logique intrinsèque, ce qui les pousse à agir de manière complètement incompréhensible pour mes camarades souverainistes (surtout pour ceux de gauche). Sans aller trop loin dans leur mal-être intérieur et l’idéologie qui en découle (chose que je ferai certainement un jour), je me dois de rappeler certaines notions pour que ce mystère « antifatique » le soit un peu moins.  

D’abord, je dirais à nos amis néophytes, qu’il y a deux formes d’antifa, la forme Redskin (R.A.S.H. notamment) et la forme Casual (ou forme étudiante et majoritaire). Les deux ont des idéologies assez similaires, mais la grande différence se trouve dans leurs activités de fin de semaine. Grosso modo, l’un est plus dans l’affrontement 10 contre 1 (les Redskins) et l’autre est plus du type moraliste de forum Internet (quoiqu’il ne soit pas impossible de coupler les deux). Ensuite, pour ce qui est des questions idéologiques qui fondent leurs actions, il ne faut absolument pas faire l’erreur de commencer l’investigation par l’idéologie de base (ce qui est normalement le cas). Ce que je suggère, c’est de la voir comme une espèce de projection psychologique émise sur une partie précise de la population, afin de pouvoir la diaboliser et ainsi justifier un militantisme valorisant et facile. Autrement dit, « l’antifa » n’est pas du tout dans la dynamique qui incite habituellement les gens normaux à militer, qui serait plutôt :

1-  On observe (ou on subit) une situation déplaisante.

2-  On s’informe sur cette situation que l'on juge injuste dans son fondement (pour être sûr qu’elle l’est vraiment).

3-  On découvre/on bâti un système (idéologie) alternatif.

4-  Finalement, on apprend/on invente une méthode d’action afin de la combattre pour ainsi mettre en place notre alternative.    

En fait, pour eux la logique est inverse :

1-  On découvre un mode d’action qui nous donne une identité et des amis (notamment dans un style punk, skin, hippy, etc. Doublé à un « antiquelquechose »).

2-  On apprend les rudiments affiliés à l’idéologie afin se donner de la crédibilité.

3-  On s’informe sur les évènements et les idéologies rivales, faute de quoi, on s’en trouve une autre (idéologie) qu’on peut accuser d’être seulement de façade et donc de cacher celle qu’on veut projeter. 

4-  Finalement on créé les situations de conflit qui se révèlent déplaisantes et l’on dit que c’est les autres qui ont commencé.

Donc, ce que l’on peut comprend par cela, c’est que c’est beaucoup moins la quête d’une justice qui motive leurs actions, qu’une quête esthétique et d’estime de soi. Cela revient donc à rabaisser la volonté militante à une démarche de quête d’identité, ce qui ne va pas sans causer quelques problèmes d’éthiques à postériori[1]. La première des choses est d’abord empirique, car avec une telle vision, on ne peut avoir qu’un jugement (à la base) complètement biaisé, car leur identité[2] est basée sur le fait d’être le contraire d’un autre[3]. Donc pour définir « l’antifa », il faut nécessairement définir le « fa » dont ils se réclament les opposés, ce qui nous conduite vers la seconde difficulté, qui est de le faire exister. Mais bon, pour ce qui est de la définition du « fa », c’est d’abord un gros con raciste, xénophobe, homophobe, sexiste, réactionnaire, etc. D’abord con, parce que pas intelligent et/ou mal éduqué. Ensuite, il est tout le reste, parce qu’émotif et mal informé. Cela dit, le « fa » est aussi violent, lâche, mal intentionné et forcément très malin (malgré qu’il soit aussi très con), ce qui fait que « l’antifa » doit tout mettre en œuvre pour le détruire avant qu’il ne puisse mettre ses plans à exécution, plans qui sont grosso modo les mêmes que ceux qu’Hitler (le fa par excellence) fit en son temps. Cela est impératif pour celui qui veut réussir à mettre à bas cette menace constante qu’est le retour d’un nouvel holocauste, d’un 4e Reich et donc d’une troisième guerre mondiale. Évidemment, et vous l’avez compris, « l’antifa » à donc une très grande responsabilisé sur les épaules (le sort de l’humanité) et cette tâche, qu’il prend très au sérieux, doit donc être la priorité absolue, ce qui fait que les questions d’éthiques n’ont pas vraiment leur place dans le cadre d’enjeux aussi cruciaux. Vue de cet angle, la lutte contre le « fa » devient sans limite et pour cela deux choses l’une, la première c’est que pour la cause de l’humanité la fin justifie amplement les moyens et ensuite, qui se bat contre l’humanité ne peut pas prétendre bénéficier des droits qu’ils leur sont affiliés. Donc, un « fa » ne sera pas considéré comme un homme normal (au sens des droits de l’homme et tout ça) ce qui fait que l’on ne peut avoir de scrupules sur les moyens à employer pour anéantir le « fa ». Cette tradition antifatique n’est d’ailleurs pas nouvelle et fut mortellement incarnée par leurs camarades italiens des brigades rouges[4] pour qui : « tuer un fasciste n'(était) pas un crime ». Tout ça quitte à collaborer avec d’autres ennemis de moindre importance comme la police, le système et le grand capital.

Tout ça c’est bien beau, me direz-vous, mais quel est le lien entre ces fameux « fa » et le mouvement souverainiste ? Bien, c’est un peu là que ma théorie de projection vient aider à comprendre cette situation apparemment absurde, car personne de réellement honnête[5] ne pourrait traiter le mouvement souverainiste d’autre chose que de ce qu’il est, soit une entreprise anticoloniale, intrinsèquement progressiste, au sens que ce mot a de meilleur. En plus, et pour me défendre un minimum, quel est le lien entre le racialo-capitalisme d’Hitler (l’idéologue par défaut du « fa ») et le solidarisme que j’appelle de mes vœux ? Rien de trop pertinent sur le fond effectivement. Donc, pour en revenir à mes « antifas » névrosés, ce que je crois c’est que, comme le processus de prise de conscience antifatique le laisse comprendre, ils ont la fâcheuse tendance à se construisent inconsciemment des ennemis qui les confortent par opposition sur ce qu’ils veulent être. Comme ce type de guignol n’existe pratiquement pas, bien on le fait incarner chez celui qui est moralement le plus facile à combattre, non par moralité, mais par simple cruauté. Ce que je veux dire, c’est qu’intuitivement et en choisissant de combattre ceux que le système déteste le plus[6], on sait que l’on n’aura pas trop de problèmes judiciaires et que l’on aura toujours le beau jeu lorsque ça commencera à chauffer vraiment. Sans oublier que le conte de fées sur le combat antifasciste est pour le moins facile à faire avaler aux jeunes qui n’y connaissent pas grand-chose (excepté que le fascisme c’est méchant) et qui ne voudraient surtout pas se faire coller l’étiquette magique de « fa », parce que trop borné sur la strique définition du fascisme.  Donc et toujours en suivant la logique de départ, ils essaieront, pour les raisons invoquées, de nous coller par tous les moyens l’étiquette de « fa », pour avoir le droit de le combattre en nous. Pour notre cas bien précis, j’avoue que c’est beaucoup plus difficile que pour nos cousins français, mais la sémantique de social-nationalisme affiliée aux souverainistes suffit généralement à faire un amalgame facile avec le national-socialisme[7] (donc nazi ou « fa »). La suite est généralement un tâtonnement inductif et continuel afin de trouver quelques spécimens spéciaux et d’affirmer que tous sont comme les exceptions par crypto idéologie. Tout cela sans oublier que le Québec bashing de nos opposants ne manque pas de leur donner une aide précieuse[8] sur cet étiquetage stupidement mensonger. Bref, je crois que tous ici commencent à saisir l’essentiel de l’idée que j’essaie d’insuffler et qui est malheureusement loin du mythique combat de résistance antifasciste d’une époque déjà bien lointaine.

Pour finir, j’aimerais faire passer un petit message d’amour et de tolérance à tous les membres de notre belle collectivité en manque d’action, qui est que la recherche de boucs émissaires n’est pas une bonne démarche, même pour des petits Torquemada en manque d’ennemis que sont les « antifas ». Il faut cesser les démarches « antiquelquechoses » afin de favoriser les démarches « proquelquechoses ». De cette façon, l’opposant ne sera plus l’opposé et la projection qui fausse le jugement pourra donc enfin être levée, et cela, pour le meilleur de tous. Peut-être même connaîtrions-nous une avancée vers des débats sains, sans diabolisations, ni points « Godwin » parfaits.  De plus, je tiens à rappeler que si la persécution ethnique put engendrer des camps de concentration (ce qui est condamnable, personne n’en doute), la persécution idéologique malheureusement engendre aussi certains désagréments.  Qu’ils soient de rééducation, d’exécution humanitaire ou seulement de travaux forcés, ces camps ne sont pas géniaux non plus. Surtout quand ceux-ci proviennent de l’esprit de gens se présentant comme des libérateurs de l’humanité.

Mais bon... allez en paix !

Vortigern Zifendel                   



[1] Cette quête d’identité est aussi valable pour les skins anticommunistes qui sont aussi des antiquelquechoses. 

[2] Dans leur cas, elle est à base styloco-idéologique.

[3] Quand on est antiquelqueschose, ce quelque chose est peut-être notre antagonisme, mais il n’en reste pas moins une composante majoritaire de la notre.

[4] Au moment des années de plomb (années 70), le meurtre de fascistes était monnaie courante et tolérée par les autorités.   

[5] Évidemment, j’exclus les « angryphone » et leur site qui sont toujours en train de nous traiter de nazi tout en prônant notre extermination.     

[6] En l’occurrence nous et pas les « angryphones » et autres organisations anti-québécoises.

[7] Cela est d’autant plus absurde qu’Hitler n’était ni socialiste ni nationaliste, mais pangermaniste et racialo-capitaliste. Cela s’appelle simplement de la récupération politique, un peu comme le socialisme du PS en France.

[8] Le livre de Patrick Bourgeois « Québec bashing » nous démontre magistralement que les qualificatifs de réac, nazi, xénophobe, etc. sont depuis un certain temps très en vogue chez les ennemis du Québec afin de diaboliser notre démarche en occultant leur motivation exploitatrice par un masque progressiste. 

mercredi, 01 décembre 2010

Se faire plaisir… peut-être, mais à quel prix?

4b7c842471354_medium.jpgDepuis un temps, Mathieu Bock-Côté nous offre une très fréquente série d’éditoriaux dans le journal 24h. Ses articles sont en général de courts textes polémiques se spécialisent au niveau de la critique politique sous-jacente au politiquement correct, au multiculturalisme ainsi qu’à l’abstraction identitaire. Le tout mélangé avec une rhétorique de droite classique, plus ou moins empruntée au Gaullisme français, ce qui est plutôt harmonieux avec sa revendiquée étiquette de souverainiste conservateur. Ce langage « droitard », ne doit pas être pris au pied de la lettre, surtout dans le contexte nord-américain (et même français) actuel, car ceux qui connaissent ses positions savent que le fond de sa critique effleure bien souvent ce que nous appelons ici (par facilité) la droite. Constat logique, sachant que cette droite aime à se cacher derrière les positions de la gauche sur les questions de politiquement correcte et de multiculturalisme.  Cela dit, le 9 novembre dernier (1), nous avons eu droit à un papier particulièrement douteux et faisant une nette rupture d’avec le fond idéologique que nous avions appris à aimer. Malgré qu’il soit compréhensible que l’espace, particulièrement favorable du moment, à la droite lui ait donné envie de surenchérir dans un quotidien ne visant pas particulièrement un marché d’intellectuels. Ce texte a malheureusement eu comme fâcheusement conséquence d’emmener notre libre penseur dans le sombre territoire du conformisme de droite, monopolisé habituellement par les ennemies du camp souverainiste. Cela est plutôt navrant, sachant bien, que ce grand critique du politiquement correcte de gauche doit inévitablement connaître l’existence de celui de droite? Loin de moi l’idée de lui tenir rigueur par principe à sa position pro Israélienne, mais par contre je me dois de lui faire grief sur l’incohérence et l’inconséquence de ce choix en parallèle de celles normalement défendues, autrement dit, ses idées souverainistes. De plus, ce petit édito possède, en plus des casseroles sionistes habituelles, une théorie des plus farfelue qui mérite d’être regardée de plus près.

Mais d’abord, quelle est l’argumentation générale de l’édito?

1.       Il y a un consensus (sous-entendus à gauche) contre Israël, un consensus de complotiste qui encouragerait et/ou créé des calomnies non fondées contre Israël.

2.       L’explication de ce consensus n’est pas que l’antisémitisme (car il y en aurait aussi), mais serait une offensive antinationiste de mondialistes (cette fois clairement de gauche) qui manipuleraient la cause palestinienne pour attaquer la souveraineté de la nouvelle nation juive qui se défend. Ces attaques seraient symboliques et ayant pour but de discréditer le fait national dans son ensemble.

3.       Il y a (pour prouver ce consensus) une asymétrie de l’indignation quand l’un se fait attaquer par l’autre (sous-entendant qu’il y a symétrie entre les attaques).  

4.       On a le droit de critiquer Israël, mais ceux-ci ont aussi le droit de se défendre.   

Pour commencer ma critique, je me dois de souligner un détaille préalable très important et faisant office de toile de fond à la critique du sionisme et d’Israël, qui est la problématique de l’antisémitisme à la sauce hitlérienne. Cette accusation pavlovienne ne peut en aucuns cas être reprise dans la situation actuelle pour critiquer ce que par convention l’on appelle la gauche anticoloniale (ou moi étant donné que je m’apprête à la défendre sur certains principes), pour la raison simple qu’Israël n’est pas un complot, mais une réalité constatée et vérifiable. Autrement dit, les raisons pour lesquelles certains juifs sont pointés du doigt aujourd’hui sont les mêmes que celle attribuée à tout État, ce qui inclut leur ancien bourreau. Pour donner des exemples caricaturaux, mais explicites : auriez-vous accusé de racisme anti-allemand, ceux qui ont condamné hargneusement l’annexion militaire de la Pologne au 3e Reich en 1939 ? Est-ce que Mandela était un raciste anti-afrikaner lors dès sa mobilisation contre l’apartheid ? Qui oserait dire cela sans faire rire de lui ?

De plus, n’ignorons pas le réflexe polémique qu’apporte la diabolisation (car il s’agit pratiquement toujours de diabolisation). Si l’accusation d’antisémitisme est si vite attribuée, c’est surtout parce que l’environnement idéologique d’aujourd’hui est hostile à ce même antisémitisme, ce qui a pour cause de brimer la crédibilité du sujet et, du coup, occulte le fond même du débat. Ce procédé est bien connu et est le même que combat Mathieu Bock-Côté quand il dénonce la rectitude politique autour des débats sur le multiculturalisme et l’immigration, mais comme celui-ci nous le rappelle si bien : « Antisémitisme ? L’explication est trop simple. » 

Effectivement, comme je viens de le démontrer l’explication manque de substance. Malgré tout, sa propre explication n’est pas moins tordue, et cela, pour plusieurs raisons. D’abord, parce que faire de l’État sioniste un exemple de souverainisme face aux hordes de cosmopolites « intoxiqués au pacifisme intégral » est soit naïf soit débordant de mauvaise foi. La première chose à souligner si l’on veut réfléchir sur la véracité de cette affirmation, serait de savoir si les partisans inconditionnels d’Israël, dans la diaspora, sont d’abord porteurs de quelconques valeurs souverainistes du pays qu’ils habitent. Rien que pour la France, citer les B.H.L., Kouchner, Attali ou Klarsfeld suffi à transformer n’import quel souverainiste (même à l’extrême gauche) en horrible antisémite nazi avant même toutes considérations. Au Canada, ce n’est pas tellement mieux avec les membres du B’nai B’rith et du C.J.C. (congrès juif canadien) qui ne sont pas reconnus pour sympathies souverainistes. Disons même que le facteur commun de tout ce beau monde, est plutôt un mondialisme des plus radical, qui s’agrémente souvent d’un double langage quand il s’agit d’Israël. Un double langage franchement insupportable qui ne peut en aucuns cas converger avec le souverainisme, même le plus basique. Il existe bien des souverainistes juifs (2) (notamment Éric Zemmour), mais ceux-ci, quand bien même seraient-ils sionistes, doivent rester silencieux à ce sujet, dans le but d’être un minimum conséquent d’avec les idées qu’ils défendent. Le deuxième point à prendre en compte pour valider l’idée d’un Israël souverainiste et conséquent, serait ses relations avec les autres pays. Tous ceux qui connaissent un minimum le Mossad et les Sayanim vous affirmeront qu’un pays qui aurait comme prétention d’être un exemple de souverainisme, n’utiliserait pas à outrance le lobbying, l’espionnage et la manipulation politique extérieure (3) comme le fait ouvertement Israël, mais aurait à cœur de ne pas nuire à ce point à leurs Alliés. Le troisième point est bien évidemment son peuple et ses dirigeants, qui ne sont pas reconnus pour être très justes et honnêtes envers leurs voisins (4). En fait, le gouvernement israélien se fait une carrière de se moquer des règlements de l’ONU, qui (rappelons-le) est ce « détestable machin bureaucratique » qui a donné aux sionistes leur pays. Comme quoi la reconnaissance n’est pas un acquis universel.

Non vraiment ! L’argumentation boiteuse de Mathieu Bock-Côté n’est pas à la hauteur de ses habitudes et se laisse même tenter par quels stéréotypes comme le fameux « complotisme » des détracteurs d’Israël et le tout aussi fameux « droit à la critique d’Israël », mais comme toujours, sans exemples de ce que serait une critique légitime. L’aberration que je crois la pire du texte, ce trouve dans sa théorie du front commun cosmopolite et pacifisme des gauchistes antisionistes (et parfois secrètement antisémite). Sans entrer dans les détails, il est important de noter que l’une des causes principales de l’antisémitisme dans le passé était justement le cosmopolitisme et l’antinationisme dont le judaïsme est historiquement le plus porteur. Je dois préciser que d’évoquer cette évidence historique n’est pas un acte de vilain antisémite, mais bien un fait très banalement logique de la part d’un peuple dont la culture s’est constituée hors de toutes terres d’appartenances (5). Néanmoins, il s’agit moins d’un peuple au sens ethnique du terme que d’un imaginaire culturel, car il est aussi assez bien reconnu que les descendants du peuple de la Torah sont en grande majorité les palestiniens d’aujourd’hui (6) et non les ashkénazes d’Europe de l’Est illuminés et racistes que semble soutenir notre ami Mathieu Bock-Côté. J’irais même plus loin en prétendant que ceux qui seraient les mieux à même de refléter ses antipathies seraient beaucoup plus des sionistes que des antisionistes.

Mon dernier point de critique est le classique : « Israël a le droit de se défendre » déjà évoqué. Ce point serait fort acceptable dans une situation normale, mais Israël n’est pas un pays comme les autres et a une légitimité particulièrement contestable. Je m’explique. Ce projet de pays, quoiqu’imaginé bien avant 1948, n’a pu être réalisé que par trois conditions ; d’abord la Deuxième Guerre mondiale et ses conséquences sur les juifs (7). Ensuite, l’Angleterre (grand colonisateur) ayant justement un terrain les intéressait : la Palestine. Pour finir, un mépris non négligeable pour les autochtones sur place (ce qui est un classique britannique assez reconnu ici par ailleurs). C’est trois conditions réglées, une belle grosse colonie d’européens se disant maintenant propriétaire des lieux, par leur titre de propriété que sont leurs textes sacrés, ont pu faire le ménage et écarter les envahisseurs impurs sur place. J’exagère, je sais ! C’est vrai qu’il y a eu des ententes et des partitions non respectées, mais au final cela revient à un Israël au centre de deux petites parcelles de terre coupées du monde et sans possibilités de vies étatiques saines. En fait, tout a été fait pour que la Palestine ne puisse pas exister comme état normal, ce qui explique assez aisément les sursauts de radicalisme islamique (8) que nous constatons aujourd’hui. Ce radicalisme est, nous le savons tous, la situation idéale pour être moralement en mesure de continuer à coloniser illégalement le reste du territoire, de bombarder les populations (9) quand ils s’énervent trop et de jouer au gendarme chez leurs voisins quand le moment s’y prête ! (10) Grosso modo, plus leurs ennemis deviennent radicaux, plus l’armée israélienne peut s’en permettre (vous savez, un terroriste n’a aucuns droits !) et du coup nous donner l’illusion d’un Israël, « seul vrai pays démocratique de la région », qui se défend contre les fanatiques tout autour de lui. Voilà quelques remarques qui, je le crois, laissent percevoir une asymétrie bien plus condamnable que celle que pourraient avoir les opinions d’une gauche obstinée à toujours prendre parti pour les faibles plutôt que les forts.

Avant de finir, il me faut m’exprimer sur le concept d’inconséquence entre l’idéologie souverainiste normalement défendue par Mathieu Bock-Côté et sa position sioniste nouvellement déclarée, car c’est sur ce point que culmine mon malaise quand je lis ce genre de textes. Ce que je veux dire c’est que le nationalisme se justifie normalement par l’addition d’un peuple et d’une terre. Les deux seules raisons qui font qu’un peuple peut se réclamer moralement d’une terre sont soit : « la loi du plus fort » ou bien « la loi du respect de celui qui est tout simplement là ! » La première loi a été un peu le résumé de l’Histoire de l’humanité (la colonisation) et qui peut encore se justifier aujourd’hui par des alibis universalistes, mais difficilement par le vol pur et simple d’un territoire (11). La seconde est celle qui est avancée surtout par ceux qui essaient de se libérer ou bien seulement de survivre. Quand on est de la seconde option, on se fait généralement le porteur d’un juste partage du monde et on se doit de rester cohérent si l’on veut éviter les tracas qu’impose l’anéantissement. L’exemple du Québec en est une incarnation des plus évidente, car quelle légitimité morale peut-on avoir auprès du Canada, dans notre affirmation identitaire, si nous la refusons aux autochtones du Québec ? Évidemment, on peut bien se dire « ils sont des vaincus », mais alors que pouvons-nous dire de nous ? Ne sommes-nous pas aussi des perdants dans l’Histoire ? Donc pas de droits moraux en tant que peuple, mais seulement l’acceptation tranquille de l’assimilation anglo-canadienne et mondiale au nom de la force brute et culturelle (ou pour se conformer à l’époque, disons multiculturelle) que porte la loi du plus fort (12). Thèse dure à soutenir pour un défenseur de la cause du Québec ! À moins d’être adepte de la double pensé ? Pour les relations Israélo-palestinienne, disons que c’est la même chose en pire, car ils n’ont même pas la chance de se faire offrir l’assimilation étant donné qu’il y a partition. Partition évidemment asymétrique puisque séparée en deux et ghettoïsée. Un peu comme si nous avions déporté les autochtones dans des réserves sur l’île de Baffin, où ils ne pourraient ni sortir ni faire de commerce (13). Dans un cas équivalent, nous n’aurions évidemment pas à nous surprendre de voir les Amérindiens poser des bombes (la crise d’oka devrait lever tous doutes à cette théorie). En résumer, qu’un partisan du fédéralisme canadien (ou plus généralement du nouvel ordre mondial) se port défenseur d’Israël est une chose tout à fait cohérente avec la pensé de la loi du plus fort, mais pour un souverainiste… il y a évidemment double langage qui ne s’explique absolument pas par des raisons philosophiques. En fait, mon analyse sur ce papier serait plutôt que Mathieu Bock-Côté, en bon homme de droite, veut se faire le plaisir de défendre la loi du plus fort, mais étant donné qu’il est aussi un souverainiste, il force la chose en faisant passer les bourreaux pour les victimes. Le tout en attaquant le consensus de ceux qui jouent constamment le monopole de la vertu, soit les mondialistes adepte du multiculturalisme. C’est tordu, mais ça me semble cohérent.       

Pour conclure, si Mathieu Bock-Côté est un intellectuel brillant, il n’en demeure pas moins que l’influence du mouvement dit conservateur est suivie avec un peu trop de zèle. Le sionisme occidental de type « conflit de civilisation », n’a rien de bon à proposer aux souverainistes quoi qu’on en dise et serait plutôt à ranger parmi les ennemis, même si parfois conservateur et antigauchiste. Quoiqu’il soit très vrai qu’il y a des conservateurs qui sont souverainistes, ceux-ci ne doivent pas oublier que ce qu’un conservateur cherche à conserver n’est pas toujours la même chose, tout dépendant d’où il vient.

Vortigern Zifendel

P.-S. Si vous vous demandez pourquoi j’ai posté un texte de l’auteur ultérieur à celui que je critique dans cet article, sachez que la bouderie n’est pas dans mes habitudes.

(1) http://bock-cote.net/La-faute-a-Israel         

(2) Je ne parle évidemment pas de souverainisme israélien, mais de souverainisme français. 

(3) La guerre de 4e génération à l’Américaine notamment.  

(4) Je sous-entend par-là les colons, qui ont entrepris de conquérir parcelle par parcelle les territoires Palestiniens jusqu’à l’obtention du grand Israël, et du gouvernement qui est un grand partisan de la guerre préventive, de la démesure dans ses contre-attaques (voir l’histoire de la flottille), sans oublier son constant non respect du droit international.

(5) À ceux qui ont l’antisémitisme facile, je ne vois pas en quoi l’idée que la religion juive serait à l’origine d’une idéologie tout à fait en vogue dans les milieux d'élite serait une quelconque insulte.

(6) Voir la thèse de l’historien Israélien Shlomo Sand :

http://www.dailymotion.com/video/xdbkah_shlomo-sand-sur-les-vrais-descendan_webcam

(7) Ce qui a donné aux juifs un bien plus grand poids moral pour réclamer un terrain que par le passé.

(8) Cette souffrance extrême qui fit naître le radicalisme à base religieuse du Hamas et qui eut comme fâcheuse conséquence de remplacer le nationalisme laïc du Fatah, ce qui est parfait dans un cadre de diabolisation. 

(9) Sous prétexte qu’ils cacheraient des terroristes

(10) voir la guerre du Liban ou l’attaque de la flottille de Gaza pour s’en convaincre.

(11) Certains diront qu’il y a la justification de celui qui était là le premier (c’est ce que revendiquent les Israéliens), mais que cette affirmation soit vraie ou fausse, elle résultera nécessairement une purge de population par la force qui revient à la première option (loi du plus fort). Cette situation est une quasi constante dans les périodes de décolonisations.    

(12) Effectivement, il y a toujours l’option du radicalisme armé, mais n’oubliez pas qu’un terroriste n’a aucuns droits !  

(13) Quoique certains prétendent le contraire, il n’y a pas d’autres obstacles à la sortie de leur réserve autres que celle que leur impose leur propre volonté.  

 

samedi, 23 octobre 2010

L’autre grande noirceur ou la montée de l’extrême centre radical

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Comme tous ceux qui critiquent le système doivent l’avoir compris, nous vivons un âge très sombre en ce qui a trait à la liberté d’expression. Malgré le déni des censeurs, cette liberté est constamment bafouée sous prétexte de ne pas être aligné à une espèce de moralité implicite de l’intelligence faisant office d’axe de la raison. Tous les discours dissidents ne suivant pas les prémisses de cet axe sont considérés comme émanant d'instinct pervers, d’émotions irrationnelles ou tout simplement d’ignorances. Cet axe du bien d’une moralité écrasante possède plusieurs noms : politiquement correct, rectitude politique, pensée unique, idéologie dominante, etc. Tous ceux d’entre vous qui fondent l’objet de ses ostracismes connaissent son aspect liberticide et son fondement profondément antidémocratique. Aspect antidémocratique et profondément révoltant qui en est d’autant plus renforcé, que ses représentants ne semblent pas même en être conscients tellement elle est ancrée en eux, ce qui les pousse à être aveugles au flagrant parallèle entre eux et les moralisateurs d’une ancienne époque qu’ils appellent ironiquement « la grande noirceur ».  

Malgré l’immense travail que nos contemporains de la pensés critiques ont pu faire jusqu’à maintenant, le concept de « politiquement correct » (pour choisir un nom en particulier) reste toujours assez nébuleux au sens où l’on a de la difficulté à savoir précisément sa nature doctrinale. Bien sûr, le concept de politiquement correcte n’est pas une doctrine clairement définie, donc il n’y a pas de consensus philosophiques chez ses protagonistes, d’autant qu’il s’agit bien plus souvent de cries du cœur que de raisonnements à proprement parlé (ce qui explique que ceux qui en sont les plus redoutables représentants sont rarement des intellectuels, mais plutôt des artistes de la télé ou de la chanson, car non soumis aux dures lois de la dialectique). La nature du politiquement correct en est d’autant plus floue que ces autres personnes, qui cherchent à le combattre, ne s’entendent généralement pas sur sa forme. Autant sa critique de droite l’associera à une politique d’angélisme, autant sa critique de gauche l’associera à celle de l’égoïsme, ce qui revient finalement à ne pas vraiment le combattre, car ces constats sont à la fois vrais et faux dans les deux cas. En fait, le politiquement correct ne peut tout simplement pas être compris avec la grille de lecture gauche/droite, comme à peu près tous concepts philosophiquement cohérents, et donc exigeant un relief bien plus complexe. Les concepts de gauche et de droite sont d’ailleurs des fourre-tout qui alimentent implicitement le politiquement correct et nous empêchent de comprendre la réalité dans toute sa complexité en nous limitant à deux kits de pensée à première vue arbitrairement constitués, mais qui loin d’emmener de la pertinence, le réduit à un jeu de : « C’est toi! Non, c’est toi! ». Mais bref, comme le sujet reste encore peu exploité et que la nécessité s’y prête, j’essaierai de clarifier dans cet article sa nature idéologique ainsi que les mécaniques qui nous ont amené jusqu’à cette nouvelle « Grande Noirceur ».

Du socialisme au gauchisme contemporain, en passant par le libéralisme politique

Pour comprendre la genèse du politiquement correct, nous devons d’abord revenir à l’histoire des idéologies, car cette pensée (si l’on peut l’appeler ainsi) est le fruit d’une assez longue évolution. Avant d’expliquer les mélanges d’idées, il nous faut revenir aux concepts primordiaux, car il y a une différence considérable entre ce qu’étaient ces idéologies par rapport à ce qu’elles sont devenues. D’abord, pour sa partie de gauche, il faut savoir que le gauchisme est un terme qui provient de la répartition des parlementaires (suite à la révolution française) d’après leurs oppositions/acceptations du nouveau régime en place. Ceux de droite étant les « réactionnaires » favorables au retour de la monarchie (et plus généralement aux traditions) et ceux de gauche étant favorable au changement de régime (république, libéralisme, etc.) et de ce fait aux avancées du droit individuelles (1). Les places étant prisent en fonction de la radicalité des positions, nous retrouvons grosso modo une genèse ressemblant à l’échiquier politique actuel soit de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par le centre. Mais contrairement à nos jours, les gauchistes de l’époque étaient surtout des progressistes au sens libéral du terme, issus du libéralisme politique (ou culturel). Ce libéralisme politique n’est pas d’essence très égalitaire (2) (axé sur la revendication des libertés individuelles) et s’incarne dans une philosophie du moindre mal volontairement amorale. Cet amoralisme puise ses sources dans une hantise de la volonté du bien, jugé comme source du mal et plaide pour une justice légaliste basée sur le droit et privatise la morale et la philosophie (relativisme moral) (3).

Pour ce qui est du socialisme, c’est tout l’inverse, car le socialisme est une idéologie particulièrement moraliste. En gros, l’idéologie socialiste considère qu’une société qui tolère qu’une majorité de gens soit exploitée par une minorité est particulièrement immorale, ce qui est indiscutablement une lutte pour le bien basée sur une morale quelconque. Les postures qui s’en découlent ne sont donc absolument pas les mêmes que celles des libéraux (gauchistes d’origine), car eux veulent imposer un bien commun et non une charte de droit amorale. Ce qui fait que les socialistes ne sont pas directement opposés aux traditions (4) et aux idées communautariennes comme le sont les libéraux de l’époque, ce qui les a amenés à être plutôt absents du dualisme droit/gauche précédemment décrit (5).

Donc, qu’est-ce qui s’est passé pour que ces deux doctrines fusionnent ensemble ? Bien en fait, plusieurs réalités historico-pragmatiques (comme l’affaire Dreyfus, la lutte contre le fascisme/nazisme (6), l’opposition à la monarchie et bien sûr, la politique politicienne), ont rendu cette mutation possible. Il est aussi important de noter que le socialisme en question se devait d’être compatible au libéralisme, car comme toutes idéologies, elle possédait ses variantes de radicalités.

Le socialisme libéral

Quoiqu’il fallut bien des années avant que cela se passe, le côté capitaloseptique des formations politiques gauchistes finit par disparaître complètement (7) et avec lui toutes les revendications de changement radical de la société. Malgré tout, ce « gauchisme moderne » n’est pas redevenu la doctrine philosophique amorale d’antan, car celui-ci conserva le côté moralisateur du socialisme, mais le transféra presque exclusivement dans les causes sociétales et centra donc son égalitarisme dans les luttes antidiscriminations plutôt que dans les luttes sociales de jadis (8). Ce moralisme nouvellement acquis du socialisme avait l’immense avantage de pouvoir transcender l’un des paradoxes principaux du libéralisme originel, soit la manière de hiérarchiser les droits avec l’appui d’une philosophie quelconque, ce qui manquait auparavant et qui rendait la gestion du principe de « ma liberté s’arrête où celle des autres commence » si compliqué dans les faits.   

Ce qui rendait la vie si dure au libéralisme dans la pratique, était qu’ils ne se permettaient aucuns autres arguments, pour limiter la liberté, que la liberté elle-même, ce qui rend les choses plutôt difficiles quand l’on réclame des droits qui vont à l’encontre d’autres droits (9). Le problème se corse davantage s’il s’agit de droits aux styles de vie différents, voire antagonistes, d’avec les collectivités auxquelles ils appartiennent et qui sont donc en contradiction avec les droits des autres (10). Le problème à ce niveau transcende donc le juriste pour maintenant devenir politique, car la majorité étant par définition plus nombreuse que les marginaux, le pouvoir allait dans le sens de la démocratie et perpétuait donc la tradition.  Ce scandale doctrinal put donc être résolu grâce à l’arrivée de la lutte antidiscrimination, et de son corollaire logique le communautarisme victimaire. Cette lutte contre la discrimination, non toujours dénuée de tout fondement dans l’Histoire, est malheureusement très subjective et a tendance à se caricaturer très vite en lutte contre l’homogénéité et en promotion de tout ce qui est différent (11). Ce moralisme a fini, par mutation sémantique et/ou par mauvaises habitudes, par considérer la marginalité comme une moralité en soit et devint de plus en plus aveugle aux réalités concrètes de la vie (12) et continua sa dérive jusqu’à nier les abus des profils victimaires et donc des préjudices des profilés jugés comme dominants. Cette lutte contre la discrimination en fonction du faciès devint de plus en plus de la lutte pour la discrimination en fonction des autres faciès jusqu’à devenir la fameuse discrimination positive d’aujourd’hui. Cette discrimination positive (13) est par ailleurs un concept très critiquable et très inégalitaire dans les faits, car offrant un avantage flagrant à une partie de la population face à l’autre, mais devenu moralement acceptable par la diabolisation et l’essentialisation du profile dominateur, en somme intolérant par nature (14). Cette logique amènera donc ses adeptes à combattre les fondements de leur propre société en détruisant les bases même de la communauté. Ce qui a pour effet d’emmener la société vers l’individualisme le plus détestable. Et d’autant plus détestable, qu’il provient de gens n’ayant que le mot solidarité en bouche.  

Du conservatisme au néoconservatisme

Comme dit en introduction, il n’y a pas que du politiquement correct à gauche, mais aussi à droite, mais comme pour le socialisme, il provient aussi d’une mutation idéologique survenue dans son histoire. Disons, pour faire simple, qu’il est l’union du conservatisme (réactionnaire sur l’échiquier politique, défenseur des traditions et porteur de morales religieuses) avec l’idéologie économique libérale (aussi amorale que le libéralisme politique) pour des raisons assez similairement pragmatico-politicienne d’avec les idéologies des paragraphes précédentes. Comme pour le socialisme, le conservatisme économique (protectionnisme, mercantilisme) a peu à peu disparu de la diaspora politicienne à l’instar de l’économie socialiste originelle. Avec le temps, les conservateurs se sont subtilement métamorphosés en néoconservateurs, dont le conservatisme peut être résumé simplement en une apologie du darwinisme social. Ce conservatisme purgé de tout élément antilibéral, les emmena à centrer leur combat contre l’économie keynésienne (économie dirigée), vue au pire comme un type de dictature ou au mieux comme un modèle économique rétrograde et archaïque.

Du socialisme libéral au libéralisme économique

Malgré l’apparent dualisme néoconservateur/socialolibéral, ces concepts, au lieu de se repousser et de se radicaliser minimalement comme ils le devraient à première vue, se centralisent et finissent même par se compléter pour former un pôle unique (que j’appellerai pour l’occasion moralo-libéral, étant donné que je n’ai pas de meilleurs noms) et divisé uniquement que par l’artifice de l’image, dans le but de conserver un minimum de crédibilité envers le naïf électorat. Pourquoi c’est deux idéologies se complètent-elles? Bien pour plusieurs raisons, mais premièrement parce qu’elles s’ignorent mutuellement (15). Chacun de son côté se faisant une caricature de son adversaire (communiste chez l’un et fasciste chez l’autre), ils finissent par vivre dans un tel théâtre qu’ils deviennent incapables d’analyser froidement leurs propres doctrines et celle de l’adversaire. Autrement dit, la politique « gauche droite » devient une lutte de cloché totalement irrationnelle basé sur une dichotomie manichéenne (de bien et de mal) qui fini par l’aboutissement d’une espèce de téléréalité qui n’a plus rien de politique. Mais au-delà des raisons psychologiques qui aliènent, il y a bien entendu aussi une mécanique intrinsèque dans l’axe gauche droite moderne qui tend vers la pensée unique.

Cette mécanique ne peut être comprise que si nous comprenons la complémentarité qu’ont les deux libéralismes (politique et économique) et qui fait maintenant partie intégrale de l’Axe. Si le libéralisme culturel veut la liberté individuelle des gens, il ne propose tout de même pour gérer la société, qu’un système juridique de droit (16) qui ne peut en aucuns cas répondre à la réalité concrète des sociétés (17). Ensuite en ce qui a trait au libéralisme économique, s’il donne un sens logique à la vie en société (18), il n’en donne en aucuns cas un sens philosophique par le biais de quelques utopies que ce soit. C’est deux manques forts gênants, font des deux libéralismes des corollaires parfais en plus d’avoir comme point central l’amoralisme politique et comme baratin le concept de liberté (19). De cette façon, en acceptant le capitalisme, la gauche règle son problème de dégénérescence sociale, résultant de l’atomisation causée par la généralisation du promu marginal. De l’autre coté, la droite en acceptant la sacralité de l’individu promu par la gauche, délégitime toutes tentative de contrôler l’économie par des discours de liberté individuels.

Mais là où les choses se corse, c’est quand nous analysons le corollaire résultant de leurs mutuelles mutations d’avec le conservatisme et socialisme, car en plus de leurs points communs provenant des idéologies libérales, ils ont maintenant le moralisme en commun. Un moralisme qui les poussent à imposer de concert des convictions amorales et désocialisantes qu’ils présentent comme progrès social (20). Maintenant la morale c’est la liberté de vivre comme on le veut (en faisant fi de toutes règles communes) et le libre commerce. Autrement dit, ce qui est moral c’est « l’individu avant le collectif » (ou individualisme) qui s’incarne dans le droit (gauche) et le marché (droite), voilà l’essence du politiquement correct. En bref, maintenant que nous sommes dans le domaine de la moralité et que cette moralité est basée sur la non-imposition de règles communes, il devient alors immoral de rappeler que la saine vie en commun nécessite un monde commun, il est donc moral au nom de la liberté de nous faire taire… et voilà ! Pas de liberté aux ennemies de la liberté !

La gauche et la droite comme leurre du politiquement correct

Comme il a été dit dans les paragraphes précédents, droite et gauche moderne n’ont plus grand-chose à voir avec leurs bases idéologiques d’origines et les mutations engendrées par leurs évolutions parallèles ont formé « des pensées en kite » si je peux me permettre. Des kites très bien agencés au politiquement correct, mais totalement piégés pour tout ceux qui refuse l’évolution actuelle de notre société. La promotion de cet axe, particulièrement incohérent, par les médias met en avant un clair abaissement idéologique qui ne va pas sans rappeler la novlangue d’Orwel, car limitant la pensée à deux chapelles qui tendent maintenant à s’accoupler vers un extrême centre radical. Même s’il y a encore beaucoup de gens honnêtes qui s’accrochent et tentent coûte que coûte de sauver cette dualité en essayant de renouer avec leurs anciennes significations, je crois qu’il est tout de même malsain de se battre pour conserver des réducteurs de pensées, même s’ils ont eu l’avantage de promouvoir les idées politiques chez les néophytes. Toujours un droitard sera associé au capitalisme débridé et toujours un gauchiste sera associé à un stigmatisateur de majorité chez leurs opposants, alors quoi d’autre que de rediviser les idées pour pouvoir enfin les remettre à l’endroit ? Je pose la question, mais vous seule avez le pouvoir d’y répondre.

Vortigern Zifendel

(1) Cette définition est très primaire, je vous le concède, mais je me dois de rester concis. De plus, je dois préciser que si je mets de côté les autres sensibilités de la gauche de l’époque (radicaux, jacobins, républicains, etc.), c’est pour la simple raison, qu’en plus d’être des partis très limités à leur époque, ils sont bien souvent très près des idées libérales au sens philosophique du terme.

(2) Non égalitaire au sens de la répartition des richesses, mais favorable à l’égalité en droit, ce qui n’est pas une contradiction si l’on admet que l’égalité des richesses amène une régression du droit de propriété et plus généralement une régression du droit à faire ce qu’on veut.

(3) Cette hantise provient essentiellement des guerres de religion dues à l’émergence du protestantisme en Europe. C’est guerre au nom du « bien » on amener les philosophes libéraux à croire que le bien est source de mal. Cette idée peut se résumer comme la préséance du juste sur le bien.

(4) Les socialistes se sont certes battus contre des traditions prônant l’illégalité, mais pas contre la tradition au sens large.

(5) En fait, les socialistes sont surtout opposés aux idées économistes (aujourd’hui libre-échangiste) dans la prédominance du politique sur l’économique, contrairement au système gauche/droite qui se veut surtout un dualisme progressiste/conservateur.

(6) Encore là et aussi pour confirmer la thèse, n’oublions pas que le fascisme est issu essentiellement du syndicalisme révolutionnaire.

(7) J’exclus par là l’extrême gauche (qui conserve généralement l’idéal égalitaire tout en conservant aussi un côté libéral), mais ce qu’on appelle social-démocratie et qui est de fait en contacte avec la réalité du pouvoir contrairement aux extrêmes.

(8) Dans le contexte où le libéralisme politique est dominant dans la gauche, l’idée de limiter des droits, même pour combattre les inégalités, était quelque chose de difficile à réalisée pour ne pas dire impossible. Alors pour que le terme de socialisme ne devienne pas complètement dénaturé de sens, la lutte contre les inégalités de statuts (toujours subjective, car les hommes sont inégaux par définition) devient une bonne manière de rester progressiste.

(9) La dernière grève des chargés de cours à l’UDM et qui opposaient les étudiants (qui eux risque de perdre leur session) en est un exemple parfait de droits qui s’affrontent (droit de grève VS droit à l’éducation).

(10) La société étant un ensemble de gens interreliés, le droit de jouir de sa conception privée de la vie bonne n’est possible que si l’on vit totalement seule, ce qui n’est généralement pas le cas en ville ou nous devons vivre ensemble. Mais à ce niveau, nous parlons de droits collectifs contre droit individuel, ou selon le jargon libéral « tyrannie de la majorité » contre la juste administration des choses (sic).

(11) L’instant où le « pourquoi ? » fit place au « pourquoi pas »?

(12) Comme considérer les difficultés normales de l’immigration (comme le devoir d’apprentissage linguistique et culturelle) comme de la discrimination.

(13) Le terme de « positif » dans cette discrimination n’est en aucuns cas un gage de bonne discrimination, car aucunes discriminations de l’Histoire ne c’est appelées négatives. Ne soyons pas stupides, toutes discriminations est positives pour ses partisans.  

(14) Cette logique du dominant/dominé par le faciès est très bien expliquée par Clémentine Autain, qui nous explique que l’homme blanc hétéro ne peut être qu’une ordure dominante et raciste et qu’elle-même est un peu dominante parce que blanche (http://www.dailymotion.com/video/x83033_personnalites-impopulaires-5_news (vers 16:00)). En fait, la logique est simple : si homme blanc hétéro = dominant donc méchant, alors femme noir (ou autre) homo = dominée donc bonne. Cette logique est certes l’inverse de celle du Kukuxklan, mais elle constitue tout de même un type de discrimination bien réel.

(15) Les politiciens professionnels sont beaucoup trop intelligents et cyniques pour croire en leurs propres baratins, alors ceux visés sont uniquement ceux qui y croient.

(16) Le reste est jugé arbitraire par ceux-ci.

(17) Il ne peut évidemment y avoir un avocat ou un policier entre chaque personne pour chaque situation de la vie courante.

(18) Disons pour faire simple, que l’économie oblige les gens à avoir des rapports sociaux structurés, sans nécessairement recourir à ce qui fait de nous des êtres sociaux (vision globale, empathie, solidarité, respect de l’autre, générosité, etc.).

(19) Il serait même très légitime de se demander pourquoi deux doctrines aussi incomplètes qu’elles le sont et qui se complète aussi merveilleusement, ont pu faire pour se séparer et s’accoupler avec d’autres idéologies aussi différentes?

(20) Pire encore, de par les jeux de politiques politiciennes en temps électoral, qui revient à faire voter l’électorat pour la partie de sa doctrine que l’on appliquera pas (le social à gauche et le sociétal à droite), les partisans des partis de gauche et de droite ne font que surenchérir sur des menaces qui n’existent pas (ou très peu), ce qui accélère considérablement le rapprochement desdits partis dans les périodes hors élections et radicalise du coup les communes politiques contre l’autre versant de leurs idéologies. Avec ces effets de surenchère, essentiellement dû à un mélange de manipulation des faits et d’incompréhension philosophique, nous vivons un combat à mort complètement fantasmé qui port à croire que la pensée unique serait de la résistance contre des obscurantismes dominant la société ou en vois de la dominer. Cette situation, je le crois, explique bien la véhémence des bien-pensants et leur ignoble mauvaise fois.

lundi, 12 juillet 2010

Rebelles et coolitude au service du rien

autre+st-jean.jpgComme plusieurs de mes compatriotes de la région de Québec, malheureusement déporté en métropole pour des raisons professionnelles, j’aime annuellement me retrouver à Québec pour la traditionnelle fête de la Saint Jean-Batiste (le 23 au soir) pour les partys de rues et leurs ambiances plutôt libres et décontractées, héritées des débordements des années 90. Comme ceux et celles qui prirent leur départ après le boulot ont dû le constater, un embouteillage monstre et des plus frustrant nous ont obligés à faire du surplace presque 2hr, car celui-ci se terminant vers Saint-hyacinthe… que de grognes. Bref, loin de moi l’idée de me plaindre de ce désagréable effet de la concentration urbaine dont je suis aussi en partie responsable, je préférais m’arrêter sur une anodine nouvelle à la radio de Radio-Canada (histoire de rester informé de la circulation). La nouvelle était la présentation d’une « autre Saint-Jean » le 23 à Montréal au parc du Pélican, dans le quartier Rosemond. Une autre Saint-Jean ? Si je me fie au nom, qui ne va pas sans rappeler « l’autre journal » (1), on note déjà de potentiels reproches à l’égard de la première. Le doute c’est transformé assez vite en réalité avec les commentaires, toujours à la radio, de la très à la mode Ariane Moffatt, nous expliquant le côté sectaire de notre bien aimée première fête et de sa supposée condamnable exclusion desdits non-Québécois. La nouvelle, à première vue, ne ma guère surpris, considérant que Radio-Canada soutient par principe les activités promouvant le multiculturalisme, mais plus tard j’ai remarqué que ce n’était pas vraiment une fête pour les immigrés qui veulent fêter comme tout le monde (mais sans fêter le Québec) comme je le croyais, mais une fête de jeunes qui n’ont juste rien à foutre du Québec. Cette fête, ne me surprenant toujours pas énormément plus que ce que je croyais auparavant, m’a surtout étonné par sa popularité, car soulignant la montée de la dépolitisation et de l’individualisation. En sommes le détachement de la jeunesse envers la communauté nationale jadis si forte.

Quoi que ce soit le cas ailleurs (en France surtout) depuis les années soixante, notre bienveillante jeunesse québécoise ne s’était pas vraiment fait embrigader dans l’antinationisme (2) promue par la musique et les discours de jeune à la mode de ces années. Cet échec de l’antinationisme au Québec était très probablement dû à notre situation de peuple conquis qui rendait le nationalisme moins facilement attaquable par la bien-pensance et le rendait plus rebelle par essence, car ayant un fondement révolutionnaire, contrairement aux pays déjà existants (3). Malgré la grande résistance du nationalisme québécois, le temps fait toujours son œuvre et en cela les discours cosmopolites, même sous couvert d’un espèce de nationalisme civique, finissent par faire perdre le sens commun chez les jeunes. Non pas qu’ils ont plus d’adeptes qu’avant, mais bien parce qu’ils n’ont pas souvent beaucoup de sens et finissent par être agaçants pour notre jeunesse bien grasse à force d’être rabâchés comme de la bouillie depuis près de 40 ans. Donc, en plus de l’idéologie et des changements de populations (car eux aussi ont de l’effet), le discours du nous national fini par être attaqué par l’oedipe même d’une jeunesse constamment encouragée à rompre avec la génération précédente (4). En somme, nous remarquons avec cette autre Saint-Jean l’accomplissement d’une œuvre de longue date, mais par des moyens bien nouveaux, qui risque bien d’arracher la jeunesse à cet idéal, jugé sectaire, qui est l’émancipation d’un peuple et de sa culture par le biais d’une nation souveraine.

Pour ceux qui connaissent un peu les généralités de mon discours, comprendront que pour moi la rebellitude à la carte de la génération Y est une aliénation des plus déplorable (5), qui mène directement à la servitude la plus totale. Eh oui, quoi de plus parfait pour détruire l’élan révolutionnaire d’un peuple que de le convaincre que d’assumer sa singularité est de la discrimination et que le concept de liberté ne peut être incarné qu’individuellement. De cette façon plus personne ne peut légitimement croire en autre chose qu’en la recherche de son meilleur intérêt personnel, car autrement il y aurait forcément discrimination. Pour mieux me faire comprendre je prendrais l’exemple de notre bienveillante fête de la Saint Jean-Baptiste (histoire de rester dans le sujet). Si nous fêtons la fête des Québécois, c’est que nous et les autres (pourquoi pas) croyons qu’il pourrait exister des similitudes entre des gens qui partagent la même épopée historique et de ce fait en ont hérité une singularité. Ceci pourrait peut-être nous tenter de les mettre dans une catégorie distincte (afin d’officialiser leurs dénominateurs communs disons) ce qui amènerait ce groupe humain à se voir comme un peuple ayant une destinée commune (le prolongement de son histoire). Donc, si les facteurs sociaux, culturels et historiques sont favorables, nous pouvons probablement, et sans exagérer, comprendre pourquoi ce même groupe humain pourrait aimer fêter ce constat sans tomber dans quelques délires métapsychiques et génocidaires que ce soit. Quoique plusieurs discours tendent à le nier, le fait de ne pas être dans une catégorie en particulier ne signifie pas qu’il y ait exclusion, mais relève seulement de l’évidence que tous ne peuvent appartenir à toutes les catégories. Déjà le fait de ne pas être Québécois n’enlève aucunement le droit de fêter le fait que d’autres le soient, nul besoin de dire qu’il est aberrant de croire que de fêter quelque chose en particulier soit de la discrimination contre ceux qui ne sont pas fêtés ! Si c’est votre anniversaire, est-ce de la discrimination que ça ne soit pas aussi celui de tous les autres ? De plus, n’oublions pas que pour fêter, il faut fêter quelque chose en particulier, sinon nous ne fêtons rien. Donc, si la Saint Jean-Baptiste doit aussi être la fête des non québécois et même de ceux qui sont hostiles au Québec, pour ne pas discriminer personne, alors nous ne fêtons absolument rien. Je sais que ces notions sont d’une évidence à faire rire un enfant, mais je sais par expérience que même les évidences sont parfois bonnes à rappeler.

Malgré tout, biens des personnes nous dirons le contraire pour nous culpabiliser d’exister et au lieu de voir une identité majoritaire autour duquel nous pourrions nous rassembler (inclusion), elles ne verront qu’une manifestation sectaire de personnes ne voulant que se fêter sans volonté d’être tout à la fois (ou rien autrement dit). Mais ce discours là n’en est qu’un parmi d’autres, car si je me fie aux quelques noms d’artistes présents dans cet « autre Saint-Jean » nous remarquons que ce qui rassemblait à ce concert n’était pas la « non-discrimination », mais bien le « pas de Saint-Jean », comme je l’ai précédemment expliqué. Ce spectacle n’était peut-être qu’un évènement avec des musiciens voulant chanter soit en anglais ou parler d’autre chose que du Québec, comme il s’en fait tout les jours, mais ce qui le rend condamnable c’est qu’il soit en compétition avec la vrai Saint-Jean, ce qui en fait un évènement anti-Québec métapolitiquement parlant. J’exagère ? Bien, n’oubliez pas que tout ce qui nous divise sert ce gros amas, sans culture prémondialiste qu’est le Canada, alors s’il faut que le seul jour de fierté national soit partagé avec le fatras à la mode que nous subissons tous les jours, le message de la Saint-Jean qui est : « n’oubliez pas qui vous êtes », n’atteindra plus ceux auquel il est dû (les nouvelles générations). Avec l’augmentation continue de ce genre de laxisme, abordant perfidement le masque de la liberté, peut-être un jour prétendrons-nous à l’épanouissent suprême qu’est de devenir des Américains comme les autres… ou bien des humains comme les autres… et tant qu’à faire des mammifères comme les autres… et au point où on en est, pourquoi pas des amas de cellules comme les autres.

 

Vortigern Zifendel   

 

(1) L’autre journal est un journal de gauche syndical. Son nom fait référence à un journal différent en réaction à une presse conformiste. 

 

(2) L’antinationisme est un néologisme désignant non pas le fait d’être contre le nationalisme (antinationalisme), mais bien le fait d’être contre le fait national. Autrement dit, être contre le fait qu’il y ait des nations, mais sans être mondialiste.

 

(3) Tous savent très bien l’attirance qu’a la révolution au sens large sur la jeunesse.

 

(4) Rappelez-vous de l’inutile débat sur les générations de TVA, faisant indirectement l’éloge de la génération Y ouverte sur le monde, mais en même temps ultra individualiste, ce qui est très normal, car on sait très bien que quand on aime tout le monde nous n’aimons personne.

 

(5) http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2009/12/29/une-societe-de-libertinage-ou-d-esclavage%E3%80%80.html

mardi, 09 mars 2010

Le retour du grand boubou et celui de la question nationale

bouchard.jpgDepuis la sortie de Lucien Bouchard sur la désormais non-pertinence du projet souverainiste, nous avons eu l'occasion d'entendre les très prévisibles condamnations (ou insultes) provenant du camp nationaliste et des, tout aussi prévisible, propos amusés de la part de nos opportunistes fédéralistes. À entendre les analystes sérieux sur cette affaire, rien de tout ça ne devrait surprendre quand on connaît bien le personnage, d'ailleurs ses multiples sorties tendent à prouver cette affirmation. Souvenons-nous des propos qu'il a tenu sur la fameuse phrase de Jacques Parizeau, en la qualifiant de dérapage xénophobe... plutôt étrange pour soi-disant lucide? Ou encore la plus récente qualification de nouvelle « niche du radicalisme » en parlant du PQ. Cette affirmation fait plutôt sourire sachant que le seul extrémisme qu'il y a au PQ est d'être extrêmement mou et au centre. Mais bref, ces propos s'expliquent facilement, car le personnage est aux antipodes de ce que l'on pourrait appeler un « identitaire » ou un « communautarien », alors son ralliement aux forces nationalistes ne pouvait être que circonstanciel. Et qui plus est, l'homme n'a jamais eu un profil des plus éclatants, car étant d'abord un traître à son premier parti et qui (rappelons-le) s'appelait le « parti progressiste-conservateur » ce qui n'est pas juste un oxymore, mais une arnaque intellectuelle totale, mais là n'est pas la question.  

Mais bon, disons que le personnage à tout pour décevoir le souverainiste identitaire et qu'il faut bien analyser le conservatisme du grand boubou pour bien le comprendre, car celui-ci n'a que très peu à voir avec celui d'un Mathieu Bock-côté au sens qu'il n'est que néolibéral. En somme, un droitard qui aime le fric, la privatisation, le sociétal et la finance et qui déteste les valeurs traditionnelles, le peuple (en tant qu'entité en tout cas) et le social ou bien tout simplement quelqu'un qui mérite le titre de progressiste-conservateur. Bref, Lucien Bouchard est bien le frère de Gérard et ne mérite pas l'attention qu'on lui donne. Malgré cette approche plutôt négative, sa remise en cause du projet souverainiste ne devrait pas être rejetée de revers de la main, mais analysée plus profondément, car elle peut nous en apprendre sur l'évolution de notre société et l'échec du souverainisme tel qu'il a existé depuis les années soixante.  

Notre société postculturel


Ce qui différentie essentiellement notre société d'hier de c'elle d'aujourd'hui, c'est bien la question identitaire, car l'homogénéité d'hier faisait que ce type de question ne se posait absolument pas. C'est pourquoi l'indépendance allait de soit avec la liberté et l'émancipation des gens, car ceux-ci s'identifiant d'abord comme québécois. Donc construire un État québécois revenait à prendre le contrôle de son destin et pouvait ainsi mettre fin aux éternelles batailles de constitution, qui ont d'ailleurs le mérite de démontrer la non-existence d'un potentiel peuple canadien, car toujours imposée non démocratiquement(1). Maintenant, la question de se libérer en tant que peuple est prise à partie avec la focalisation (pour ne pas dire obsession) sur les minorités ethnicoreligieuses depuis la mise en place du multiculturalisme canadien et ensuite québécois. Toute une société est maintenant aliénée de ses leviers d'actions parce que ne voulant pas être suspecté de sectarisme(2). On peut dire sans exagérer, que l'obsession de ne pas brusquer les immigrants, la peur d'être taxé d'extrémisme par nos fédéraleux (ils n'attendent que ça) et de racisme par les ligues de vertus, annihile toute chance d'avoir une quelconque liberté d'action politique. Si le projet souverainiste avait un sens dans les années 60-70 c'est bien parce que nous formions un peuple distinct et c'est pour cela que nous voulions avoir un pays à nous, pas juste pour des questions de péréquation.

S'il est vrai que notre sentiment national a été profondément forgé par les tentatives d'assimilation au néant qu'est l'Amérique du nord britannique, la non-assimilation des immigrants au Québec est par contre la base même de notre situation postculturelle. C'est bien là que l'on voit notre faiblesse en tant que peuple ouvert d'esprits, car la culture(3) a été notre arme de résistance principale face à l'assimilation canadienne, et ceci, depuis le tout début. En instaurant le multiculturalisme(4) dans nos pseudos valeurs québécoises, nous nous sommes condamnés au suicide en tant que peuple, car détruisant notre singularité en nous nous standardisant au diapason de l'occident multiculturel. Alors inutile de dire que la question de l'indépendance perd de sa pertinence si nous sommes comme partout allieurs (et de ce fait comme les canadiens anglais). Pourquoi ajouter des frontières, si l'on a comme objectif de les mettre à bas pour s'ouvrir au merveilleux monde du marché apatride sans couleur ni spécificités, où tous les hommes parlent, consomment et pense de la même façon? Alors, si ce qui est moderne c'est l'individualisme cosmopolite, le progressisme fait mauvaise figure et de ce fait le qualificatif de réactionnaire pourrait devenir une belle qualité dans ce monde en pleine mutation si nous pouvions ravaler cette mauvaise conscience imposée qui ne nous a jamais appartenu. 

La nouvelle question nationale

Au vu de cette évolution de la société, nous nous trouvons en fait derrière le point zéro et donc nous ne devons pas recommencer au début, mais bien avant le début. Notre acquis national, n'étant plus un acquis, la question d'un référendum ou de quelconques projets d'indépendances à court terme ne peut être que de l'ordre du fantasme si nous ne renouvelons pas avec notre esprit de communauté forgé par notre singularité culturo-historique. À moins de croire que l'on peut convaincre plus de 50% des gens avec des arguments d'intérêt personnel (ce auquel je doute fortement). Et même si l'on faisait l'indépendance de cette façon, notre nation ne serait que fictive, car nous nous fonderions dans le mondialisme à l'Américaine aussitôt celle-ci faites.

Le message que j'essaie de faire passer dans ce texte, c'est qu'il nous faut cesser de croire que la seule séparation d'avec le Canada nous apportera l'indépendance, car le monde à changé (et du même coup le nôtre) et le problème de l'indépendance est maintenant global. Le mondialisme néolibéral, qui attaque tous les peuples de l'intérieur et détruit au final toutes nations, ne peut être ainsi balayé du revers de la main pour des questions d'empressements et de facilités. En fait, ce que je veux dire c'est que la révolution aujourd'hui est d'abord identitaire avant d'être national (au sens institutionnel), car une nation sans identité n'est qu'une coquille vide et, de ce fait, sans intérêt, pouvoir et indépendance. Alors, sans oublier l'objectif final qu'est l'indépendance nationale, au lieu de faire du surplace et s'embourber comme nous le faisons depuis trop longtemps avec des moyens désuets, réfléchissons à notre place en tant que peuple sur Terre pour pouvoir penser en nation plus qu'en province.   

Vortigern Zifendel

  1. C’est le problème fondamental du fédéralisme multinational, qui ne peut instaurer de base commune que par la voie de la technocratie libérale, les peuples ayant des volontés généralement distinctes dues à leurs singularités historiques.
  2. Diviser pour mieux régner est un beau proverbe pour les despotes, mais dans le cas d’une société démocratique l’unification est la seule façon d’avancer, alors la singularité identitaire devient le seul creuset possible pouvant transcender les divisions idéologiques et les divergences d'intérêts.
  3. La religion étant inclues dans le terme de culture.
  4. Ici je définis le multiculturalisme comme la vision d’un peuple sans culture commune. En fait, c’est l’exacte définition moins le baratin.

vendredi, 08 janvier 2010

Mais pour qui se prennent-ils ?

minarets.1260282804.jpgJe sais bien que le sujet n'est plus vraiment d'actualité, mais vacances obligent, j'ai à me rattraper sur certains sujets qui ont encore le potentiel de valoir un petit coup de gueule. Hey oui ! Ces fameux minarets qui, j'en suis sur, étaient encore une chose inconnue pour une grande majorité de gens avant ce fameux vote, ont fait la joie des antidémocrates de gauche comme de droite, car votés par référendum. Bien sûr, cette votation n'est pas fondamentale sur le fond, en plus d'être une manoeuvre évidemment politicienne, mais au moins a-t-elle toujours le mérite de faire sortir le chat du chapeau chez les chantres de la tolé-rance toujours plus démocrate que les référendums eux-mêmes. Que d'inepties avons-nous entendu le lendemain de ce vote évidemment non démocratique : « Les xénophobes majoritaires », « le vote de la haine » ou mieux encore, le fameux argument sur la tyrannie de la majorité (sic). Ces curés des temps modernes, tout en pleurant sur la misère des pauvres musulmans ne pouvant plus construire de châteaux à la gloire d'Allah sur nos terres, nous servent un autre « plus jamais ça ! », histoire de toujours se référer au classique et de faire savoir que la moralité n'est pas celle de la majorité, mais bien la leur (démocrate authentique oblige).   

Mais bon, que dire du droit au minaret excepté que ce n'est que du colonialisme arabe déguisé en droit de culte ? Hey oui, il semble que l'appel à la grande messe arabe ne soit pas nécessaire au culte en plus de ne pas être très laïc (se faire crier la prière dans la rue n'est pas très privé). Mais alors, pourquoi se répandre en larme avec cette pseudo lois anti-droit-de-l'hommiste? À part le fait de vouloir être colonisé par la culture arabe (ce qui n'est évidemment pas le cas), cela peut sembler assez étrange venant de cosmopolites élites vomissant plus qu'autrement les moeurs musulmanes (comme toutes autres d'ailleurs). Mais quand on prend un peu de recule et que l'on réfléchit de manière plus pragmatique qu'idéologique la réponse devient plus claire et explique les ambivalentes positions de ces mêmes élites asymétriquement laïques. La culture n'étant pour eux réduite à l'art froid et prétentieux des styles thrashs, postmodernes et métissés (du n'importe quoi, original que par le mixte), l'art traditionnel se voit donc renvoyé au banc d'ethnocentrisme si ce n'est pas de xénophobe, car s'appuyant sur le passé. Ce type d'art (culture) est, vous l'avez compris, à l'antipode des arts oedipiens contemporains, qui n'existent que par le biais de la destruction du passé et du métissage du présent. Mais qu'elle est le rapport entre l'art et les minarets ? Bien, il me semble que si la culture et l'art s'incarnent bien quelque part, c'est bien dans l'architecture. Et là nous voyons clairement que c'est par une incarnation esthétique de leur idéologie que les chantres de la tolérance se battront pour les minarets ici et probablement se battraient pour des cathédrales à Istanbul s'ils en avaient l'occasion. En fait, c'est à grand coup d'immeubles néomoderne et de contrastes culturels qu'ils veulent construire notre futur. Finalement, la protection des droits leur est d'un bien grand secours pour encourager les musulmans au prosélytisme culturel, car façonnant de cette façon le métissage visuel de nos sociétés. L'idée n'est en aucuns points de protéger les droits des gens à conserver leur culture (les immigrants), car ce droit est celui même (des autochtones) qui est remis en cause depuis le vote suisse.

Évidemment, après avoir rappelé ces petits détails, le relativisme culturel devrait faire son entrée. À celui-ci je dirai tout simplement que pour que l'art devienne culture, il doit d'abord se concentrer, s'homgéniser, pour pouvoir exceller et qu'ensuite il puisse perdurer pour finalement s'incarner en culture. L'art d'un seul homme, aussi nombreux est-il, ne peut être considéré comme « La culture » du peuple, car « La culture » est (à l'instar de la philosophie et de la science) une continuité qui s'appuie sur le bon du passé pour pouvoir s'incarner en futur. Cette continuité est cher au peuple, car émanant et appartenant à un peu tout le monde et devient ainsi un coagulant social qui nous permet d'accéder à une solidarité nationale réellement naturelle. Alors, il est plutôt normal que ceux-ci veuillent la protéger, particulièrement quand il en a l'occasion par l'entremise d'un vote référendaire.

Je ne ferai pas de longs discours sur l'art et la culture dans ce petit édito, car cela m'amènerait beaucoup trop loin de l'essentiel : la nouvellement classique remise en cause de la démocratie. Sérieusement, pour qui se prennent-ils pour juger de la morale des gens !? Sont-ils tellement moraux que leurs voix devraient valoir plus que celle des autres, eux qui nous font constamment le même reproche quand on essai de protéger notre culture ? Est-ce qu'ils auraient oublié que le principe primordial de la démocratie est qu'elle n'est pas morale, mais juste (1) ? Mais bref, il semble que la vraie démocratie devienne de plus en plus du populisme aux yeux de la haute classe qui croient voir venir la fin de l'Histoire. Mais vous savez, la fin de l'Histoire n'est certes pas près d'arriver, car il y aura toujours des tyrans à combattre, des tyrans qui voudront asservir et dominer la masse à leur vision du monde, car leur dogmatisme idéologique les auront amenés à perdent toute notion de justice et donc, de moralité.

Vortigern Zifendel  

1- Je sais bien que je suis plus du genre proner que le bien précède le juste, mais comme je crois au bon sens des gens, le juste nous amène généralement au bien par l'entremise d'un vote juste.

 

lundi, 28 décembre 2009

Une société de libertinage... ou d'esclavage?

Journee_mondiale_sans_achat2008.gifDésormais, plus personne ne peut nier que si l'économie intérieure de nos pays est toujours existante, c'est bien que par le biais de la consommation et que la seule production dont ils peuvent encore se vanter d'être les numéros 1 est bien entendu la production de déchets. Depuis les grands jours de la mondialisation heureuse, les intérêts économiques et commerciaux ont fait que toutes les productions consommées ici sont majoritairement faites dans ce que l'on pourrait appeler l'atelier du monde (tiers-monde, chine, etc.) et cela évidemment pour le plus grand bonheur des consommateurs insatiables que nous sommes ainsi que pour le plus grand malheur de ceux qui croyaient avoir trouvé «dans les métiers concrets» un bon gagne pain. Malheur aux uns et bonheur aux autres! Fallait bien être sot pour croire que l'avenir n'était pas dans un puéril travail de bureau à vendre du virtuel. Mais bref, étant donné que la production a laissé place au secteur tertiaire, et plus précisément à l'industrie du service, le travail des uns nécessite l'obligation du service à l'autre (au sens uniquement mercantile bien sûr). Cette nouvelle problématique, qui est de devoir rendre service si l'on veut vivre, amène un problème tout nouveau dans l'accroissement du marché et celui-ci se résume vulgairement comme suit: «il nous faut plus d'incapables(1) pleins de fric et moins de gens indépendants et pauvres».

La solution à ce problème allait de soit et ne fut pas très difficile à trouver, car elle est apparue tout naturellement au travers de la doctrine libérale. Auparavant, le bonheur se situait essentiellement dans trois sphères de la vie(2), soit un travail socialement valorisant, de l'actualisation communautaire et de l'épanouissement spirituel. Avec l'avènement de l'individualisme, de la concentration urbaine et des révolutions libertaires, les choses sont devenues radicalement différentes. Les gens n'ont plus rien à attendre de leurs voisins, ils n'ont plus à respecter qui que ce soit (rebellitude oblige), ils peuvent aussi jouir de l'étrange sentiment qui est de croire que l'on ne doit rien à personne (encore moins à la société) et que tout leur est dû (leurs fameux droits innés diront certains). Et pour la spiritualité, inutile de dire que nous sommes beaucoup plus dans un grand supermarché, où l'on prend un peu partout ce qui fait notre affaire, que dans un contexte de devoir moral et de croyances, et ce, quand on ne dit tout simplement pas la grotesque formule «je ne crois en rien d'autre qu'en moi-même». Tout pour dire que les seules motivations qui prévalent dans notre société postmoderne sont aujourd'hui l'oisiveté, la jouissance, la luxure et autres idéals malsains découlant de la volonté de nos pulsions. Aujourd'hui, contre vents et marée, notre bienveillante société libertaire nous offre ce bonheur interdit, ce fameux rêve consumériste auquel seules les débiles pourraient dénier toutes les vertus. Mais vous l'avez compris, ce rêve n'étant atteignable que par une minorité de gens qui vivent justement sur le dos de ceux qui veulent atteindre ce mode de vie, les autres ne feront que s'appauvrir et du coup feront vivre la machine qui les aliène et les exploitent.

Cette culture de l'homme nouvellement retranchée au rang d'animal, vient régler un dilemme des plus menaçant à l'économie mondialiste, qui est d'augmenter les incompétences domestiques sans pour autant baisser le pouvoir d'achat. La réponse est facile, c'est le cercle éternel du travailleur jouisseur. Par conformisme libertaire, le crétin de base négligera le plus possible ses devoirs personnels et social pour se concentrer totalement à son projet de jouissance individuel, mais comme il a été dit, plus on travail pour jouir, plus il faut payer pour faire faire ce que l'on n'a plus le temps ou plus la capacité de faire à cause du temps de travail que l'on prend de plus pour se payer de l'inutile indispensable. Et bien entendu, tous ces efforts dévalorisants motiveront encore plus le besoin de jouissance qui est lui-même à l'origine du problème de surtravail. Cette spirale revient (au sens économique) à rester au point nul si l'on n'a pas juste moins au final, mais au sens humain c'est l'aliénation suprême, car cette obsession du bonheur par l'achat occulte les besoins humains essentiels et qui donnent à la vie sa véritable raison d'être. Quand on travail dans des métiers ultras spécialisés et que l'on consomme des merdes qui ne sert à rien sauf à enrichir ceux auquel l'on doit ressembler, on néglige les talents nécessaires aux autres jouissances naturelles qui elles ne sont pas déterminées par le nombre de zéro dans son compte en banque. Mais ne vous inquiétez pas, il y a une industrie de service (psychologue de ménage, agence de rencontres, voyantes, goatch de motivations et autres gourous), pour tous les handicapés sociaux que cette société produit, preuve que même les dégâts peuvent être rentable si l'on néglige le suicide et la dépression (bien qu'encore rentable pour les vendeurs de pilule et de services funèbres).

En résumé, la société de consommation emploie des gens à faire des travaux concrètement improductifs et très spécialisés, tout en limitant au maximum leurs temps libres par un nombre d'heures de travail trop élevé et finalisé par une consommation oisive de passe-temps débiles qui font que nous ne faisons presque plus rien d'autre que travailler et s'abrutir. Sans s'en rendre compte, le peuple, qui était jadis constitué de cellules familiales multidisciplinaires et à la limite de l'autogestion, est devenu un agglomérat d'unité spécialisée(3) dans une tâche, mais complètement incompétente dans tous les autres domaines de la vie (un peu comme des cellules). En fait, l'on peut parler de prolétarisation du domaine privé, dernier bastion de l'indépendance chez l'homme. Mais comme il a été dit, nos sociétés ne produisent plus rien de concret, donc il fallait bien investir ce domaine sinon l'économie tertiaire n'aurait plus eu de sens, mondialisme ultralibéral oblige.

Malheureusement, pour les tenants de l'existentialo-libéralisme, l'homme au sens concret du terme ne fait pas naturellement des choix transcendants sa nature et, encore moins, si ses barrières morales sont éliminées. Les choix de vie «jugés bon» du moment étant motivés par l'optimisation de intérêt et l'optimisation étant un concept mathématique amoral (donc déterminé), il est donc possible de contrôler le peuple tout en le laissant libre de faire tout ce qu'il veut, car ses choix iront toujours dans le sens prévu qu'est l'intérêt individuel. Donc, si l'on contrôle le divertissement et le travail et qu'au préalable tous les systèmes alternatifs d'accession au bonheur sont occultés, l'on n'est aucunement libre, car n'étant plus en mesure de vivre souverainement et selon le sens originel de la liberté(4).

Les obligations quotidiennes, aussi chiantes qu'elles puissent être, ont une utilité sociale bien plus grande que la paresse et la porno, car nous rendant libre des services dispendieux et aliénants, dont nous devenons chaque jour de plus en plus dépendants. Cette critique sera certes très loin d'inciter les gens à passer outre leurs instincts, mais lorsque que l'on voit des gens supposés sains d'esprit être captif d'une prison aux portes ouvertes on se rend bien compte que notre société de libertinage est maintenant bien proche d'une société d'esclavage.

Vortigern Zifendel

1-Incapable dans les tâches de leurs vie de tout les jours comme se nourrir, faire son budget, son ménage, ses impôts et même se créer des liens sociaux.

2-J’exclu par là les besoins de bases comme la sécurité et la satiété.

3-La structure familiale étant dévalorisée par les valeurs libertines, le commerce peut enfin vendre le double de tout ce que la famille achetait jadis en simple (frigo, voiture, laveuse, etc.).

4-Les anciens philosophes voyaient en la liberté la capacité de transcender leurs pulsions, ce qui est exactement l’inverse de celle promue aujourd'hui.

jeudi, 01 octobre 2009

Quand les médias nous disent que le ciel est vert

Towers_911.jpg

Depuis quelque temps déjà, je suis souvent estomaqué par la violence qu’ont les médias français[1] envers ceux qui doutent de la version officielle du 11 septembre. Évidemment, ce sujet pourrait être épineux pour les Américains (et ça se comprendrait déjà mieux), mais depuis peu les médias français en font beaucoup plus que nos voisins du sud et attaquent systématiquement, et avec toute la mauvaise fois dont ils sont capable, les gens qui doutent de la version officielle et qui ne sont, soit dit en passant, pas tous si détestables que ça (Jean-Marie Bigard entre autres). J'ai particulièrement été surpris d'entendre traiter ceux qui doutent de la version officielle de négationnisme ! Des nazies en gros !? Encore une preuve qu’on peut maintenant traiter n’importe qui de nazie… Mais heureusement, les personnes qui questionnent le 11 septembre et ceux qui questionnent la shoah n'ont pas toujours les mêmes objectifs et d’ailleurs le seul fait de questionner l'histoire officielle (en règle général) n'est en aucuns cas une preuve de machiavélisme, sinon la science n'aurait pas autant avancé depuis la bible.

 

Mais bref, je n'ai aucunes envies dans ce petit texte de jouer à l'érudit du 11 septembre, mais je dois quand même soulever un point qui me semble particulièrement criant quand des journaleux à la con accusent de « conspirationisme » les gens comme vous et moi dans le but de nous diaboliser. Si c'est absurde de dire que le 11 septembre aurait pu être orchestré de par l'intérieur du pays, malgré tous les avantages que cela a pu apporter à certains et que l'on oublie que les Américains sont (juste comme ça) les grands champions des complots dans le monde, alors pourquoi parle-t-on d’un complot d'Al-Qaida ? Vous savez, ce groupe de petits bons hommes dans les montagnes avec des fusils kalachnikov et un peu de dynamite. Vous savez, ces gens qui se font botter le cul par tout le monde, qui élèvent des chèvres et n’ont rien à manger ? Même si certains sont peut-être très intelligents, sont-ils capables de passer outre toutes les sécurités américaines (le supposé pays le plus fort du monde) et assez cons pour croire que cela leur apportera autre chose que l'annihilation totale ? Non sérieux, on nage en pleine fiction. Comment peut-on en être rendu là ? Se faire traiter de complotiste et de négationniste, uniquement parce que l'on questionne un complot officiel incohérent, revient au délire total. Cette situation ne peut à terme qu’alimenter la suspicion du peuple.

 

Même si je n'ai pas d'expertises, ni une grande connaissance des donnés concernant le 11 septembre, je sais très bien (par simple bon sens) qu’il y a là anguille sous roches et on ne viendra surtout pas me traiter de débile parce que je ne crois pas que les p'tits Afghans des montagnes sont capables d'organiser des complots aussi monumentaux que celui du 11 septembre et de les réussir avec autant de perfections. Si je me trompe, alors je veux bien me faire terroriste et peut-être vais-je pouvoir botter le cul aux Ricains, moi-même et cela juste avec mon coupe-ongles et un turban !!!     

 

Vortigern Zifendel



[1] Au Québec, personne ne s’en offusque outre mesure

 


Bigard chez Paul Amar sur le 11 Septembre
envoyé par JeanMarieBigard. - Regardez plus de vidéos comiques.

 

mardi, 09 juin 2009

La grande escroquerie qu’est le socialisme libéral

Notre époque vit, depuis la chute du mur de Berlin, le libéralisme comme idéologie profondément dominante. Une idéologie libérale qui exalte le droit individuel au point même de ne pas excuser certaines nuisances qu’elle suscite à l’ensemble des groupes communautaires et sociaux que forme la société. Sans aller plus loin sur les nuisances identitaires que cause le libéralisme, je voudrais mettre l’accent sur les notions de justice sociale du cadre du libéral (souvent appelé social-démocratie) pour en démontrer les contradictions et l’escroquerie.      

 

Le protectionnisme et la xénophobie

D’abord, nous remarquons communément l’aigreur qu’ont nos clercs néolibéraux quand ils entendent le mot protectionnisme. Ces messieurs, dirait-on, y voient une espèce d’hérésie dans le simple fait de le prononcer, comme s’il était scientifiquement prouvé que le concept est faux (d'ailleurs, on croirait parfois que ces gens voient l’économie comme un phénomène naturel, comme la météorologie ou la cosmologie). En réponse à cela, il est important de comprendre qu’une pratique économique ne peut pas être fausse tout simplement parce qu’une autre ne peut pas être vraie, car il s’agit de techniques et non de faits absolus, mais ceci est un autre débat. Ce qui est le plus troublant aujourd’hui, c’est l’absence de débat sérieux sur la question du libre-échange[1] et le fait que celui-ci soit présenté comme l’avenir indépassable de notre temps, un dogme ou même pire, la fin de l’histoire. On nous parlera du protectionnisme comme d’une idéologie rétrograde, voir réactionnaire et l’on n’hésitera pas à utiliser des mots à fortes connotations symboliques (comme replie sur sois, peur de l’autre et j’en passe c’est les meilleurs) pour la discréditer. Ce qui ne marche pas avec cette rhétorique ridicule, c’est que ce sont des notions, certes bien belles à dire, mais n’ayant strictement aucuns rapports avec l’économie. Mais tout de même, j'avoue quelle sont d’excellents moyens d’éviter le débat. Ensuite, après nous avoir traités réactionnaires, on nous lapidera d’arguments qui n’ont encore une fois rien avoir avec l’économie et qui sont supposés nous convaincre que le libre-échange c’est l’ouverture à l’autre, c’est l’échange des cultures, du savoir-faire, etc. Les néolibéraux sont assez forts là-dessus et savent utiliser la psychologie symbolique de l'ouverture et de la fermeture pour justifier des mesures liberticides et antisociales avec des notions qui n'ont rien à voir avec l'économie. Par ce terrorisme intellectuel, ils réussiront à convaincre que leurs mesures sont progressistes et seront donc acclamées par les sociaux-démocrates (aussi complice de cette dégradation) comme avancée inconditionnelle du droit individuel dans ce monde qu'ils veulent postmoderne.

 

La social-démocratie et le libéralisme

Dans l’échiquier politique de l’Amérique du Nord, les sociaux-démocrates sont considérés comme étant la gauche et les conservateurs comme étant la droite (les néolibéraux se considèrent généralement comme de droite, mais peu ou pas du tout conservateur). Sur cette échelle, nous remarquons tout d’abord que l’ensemble est complètement libéral, mais ce qui est plus étrange encore que le fait qu’il n’y est aucunes alternatives à cela, c’est que le concept de libéralisme est en opposition avec ce que l’on pourrait appeler la doctrine conservatrice ainsi que celle appelée socialiste. La contradiction majeure pour le camp des libéraux conservateurs est que pour conserver et vouloir conserver, il faut imposer des principes moraux à tous. Ce principe, croyez-le ou non, est en contradiction directe avec le principe fondamental du libéralisme qui est la sainte liberté individuelle de choisir ce qui est bien et ce qui est mal. Alors pas de bol les libéraux réacs, vous vous faites arnaquer. Ensuite, avec les sociaux-démocrates (qui sont l’objet de ce texte) il y a aussi contradiction, car le même droit individuel (toujours plus important que le droit communautaire, selon la doctrine libérale) empêche la mise en place de mesures sociales, car contraignantes pour l’individu[2] roi. Évidemment, et c’est bien ce qui leur est reproché par les libéraux purs et durs, c’est de ne pas respecter fondamentalement les principes libéraux en imposant de lourdes taxes, d’ingérer la vie des gens, ainsi que de mettre en place certaines lois de préservations culturelles (mais quand même très minimales). Mais là où ils respectent très bien ce principe, c’est dans la notion de libre-échange, où ils n’auront pas l’audace d’empêcher la libre circulation des biens, des capitaux et des hommes, notion cher au libéralisme pour que nous puissions jouir de l’ouverture sur le monde, cette belle allégorie qui n’est rien d’autre que du terrorisme intellectuel… car aucuns gauchistes sociaux-démocrates ne voudraient, même pour le salut du monde, être associé à un ignoble réac de droite (équivalent contemporain du suppôt de Satan). Encore une fois, la psychologie est l’arme parfaite qui tue les penseurs les plus éclairés, car il y a évidemment des convergences de principe entre réacs et gauchos, même s’ils ne peuvent faire autrement que de les refouler pour mieux se combattre et ainsi faire rire les néolibéraux.

 

Mais dans le fond, c’est quoi le problème entre libre-échange et protections sociale ? Bien, c’est une simple question de logique. Comme les frontières sont ouvertes et que ces pays étaient jadis des espaces économiques différents et avec des potentiels différents (dû a des choix économiques tout aussi différents), les entreprises suivent la logique de l’optimisation en produisant sur les espaces où c’est pas cher et vendent sur les espaces où il y a du fric, étant donné qu’il n’y a plus rien n’a respecter. Bien sûr, en délocalisant massivement, ils détruisent leur marché (où il y a du $), mais comme leur logique est : après moi le déluge… et bien ils s’en fichent (à l’instar de l’environnement dois-je ajouter). Pour mettre cette notion en images concrètes, je la comparerais aux ti-vieux Québécois qui passent leur retraite aux U.S. parce que ça ne coûte pas cher de taxes et d’impôts[3]. Mais évidemment, ceux-ci retourneront au Québec quand ils seront malades pour se faire soigner gratuitement. En somme, ils veulent le beurre et l’argent du beurre comme le dit le proverbe et cela est logique, ils ne suivent que leurs intérêts individuels, comme les grandes compagnies le font. Cette logique engendre un déséquilibre qui aboutit à la ruine de l’économie là où il y a des mesures sociales et avantage là où il n’y en a pas. En fait, un équilibre vers le bas se crée mécaniquement entre les états et justifie la volonté de gouvernance mondiale que nous connaissons aujourd’hui. Pour cette raison un système social se doit de cloisonner minimalement ses contributeurs pour des raisons d’intérêt général et en cela cette mesure est parfaitement antilibérale. Donc, c’est pour protéger leur marché qu’il faut empêcher les entreprises de délocaliser, car eux ne sont pas dans une logique morale ni même sur le long terme, mais dans une logique marchande et immédiate. Donc, ce qui est mauvais dans la social-démocratie ce n’est pas sa volonté d’aider les pauvres par la redistribution, mais son entêtement à ne pas régler le problème à la source, car si l’on n’empêche pas les entreprises de délocaliser nous ne produiront bientôt plus rien et à part le secteur tertiaire (et encore…), il n’y aura pas de travail, donc plus de pauvreté, donc plus de demandes sociales et d’assistanat, donc plus d’impôts et de taxes, donc plus de délocalisation et plus de ti-vieux en Floride, et ainsi de suite. En somme, les protections sociales ne peuvent avoir d’avenir pour ces raisons et que, telle l’eau sur le roc, le libéralisme dissoudra toutes mesures sociales pour finalement ne garder que le bon vieux droit individuel qui, ne l’oublions pas, ne veux rien dire quand on a pas le minimum pour survivre.

 

Le vrai socialisme est antilibéral

Comme je l’ai expliqué dans mon article précédent[4], si nous voulons sortir du capitalisme sauvage (obligatoire avenir de toutes théories libérales) sans tomber dans l’opposé tout aussi grotesque qu’est le communisme, nous devons définir un espace économique et le réglementer par un pouvoir moral. Selon moi cela pourrait être la nation, car déjà existante et régie moralement par le suffrage universel (du moins, elle devrait l’être), mais cela pourrait tout de même être autre chose, malgré tout là n’est pas la question. L’intérêt de cette idée est qu’elle a le potentiel de stopper la logique de l’intérêt individuel qui, autant chez les gens que chez les entreprises, nous dirige vers un monde complètement totalitaire où les gros peuvent asservir les petits par le jeu du droit négatif[5] (ou contrainte par le manque), car le droit négatif nous rends peut-être libre de faire ce que l’on veut, mais ne nous nourrit pas pour autant. Pour terminer, il ne faut pas oublier que si la social-démocratie est tolérée par les clercs néolibéraux, contrairement aux vrais socialistes qui eux sont diabolisés, c’est tout simplement parce que leur système se détruit par lui même et qu’il dévie du coup les vrais débats concernant les inquiétudes légitimes des citoyens sur leur avenir.   

 

Vortigern Zifendel

 



[1] Fondamentalement le débat est entre alter mondialiste et mondialiste qui sont tout deux libre échangiste

[2] Le débat sur le droit d’allez ou non dans des cliniques privées au Québec en est un bon exemple.

[3] Au U.S. il n’y a pas de protections sociales, donc il y a moins de taxes et d’impôts

[4] L’alternationalisme comme troisième voie économique

[5] Le droit négatif est le droit de ne pas être empêché de faire ce que l’on veut, alors que le droit positif est le droit d’avoir quelque chose comme de la nourriture ou un logement par exemple.

dimanche, 07 juin 2009

L’alternationalisme comme troisième voie économique

Si nous voulons comprendre le sens économique de l’idée alternationale, il nous faut nous en éloigner quelque peu. La raison est que l’alternationalisme a une vision extérieure et intérieure de l’économie qui est un peu différente l'une de l'autre, de par son différentialisme inhérent. D’abord, le principe de base des néonationalistes1 est que tout est fonction de l’intérêt de la communauté nationale (autrement dit, le peuple), mais celle-ci se doit d’être conséquente de ce droit pour ce qui est des autres peuples. Alors si une certaine nation choisit un système économique plutôt qu’un autre, le principe alternationaliste veut qu’il y ait respect pourvu que le sien soit respecté. En somme, il ne s’agit que du bon vieux principe de « notre liberté s’arrête là où celle des l’autre commence ». Donc, nous n’imposerons pas un modèle économique précis à l’ensemble du monde, mais un respect défensif de notre principe. Donc pas d’hégémonie économique avec nous.  

 

Pour ce qui est de l’idée économique intérieur, notre vision de l’alternationalisme est directement liée au concept de troisième voie, qui est en autre une alternative au libéralisme ainsi qu’au communisme. Pour être claire, la liberté d’entreprendre continuera à exister, mais contrairement aux libéraux, nous considérons la primauté de l’intérêt national sur l’individuel. Il s’agit finalement d’une économie réglementée en fonction du bien commun, faisant la promotion d’une économie enracinée et selon les besoins réels du la population. Un exemple assez concret serait de mettre en place des moyens de contrôle sur les compagnies de services étrangères (comme Walmart ou Mc Donald, pour ne nommer que les plus connus) dans le but d’éviter qu’elles ne détruisent les commerces locaux. Cette volonté est basée sur le principe d’intérêt général, car si les gens vont dans ce genre de commerce, c’est bien évidemment pour payer moins cher (intérêt individuel libéral), mais si cela tue l’économie locale, au final cela rendra la collectivité plus pauvre et du coup tout le monde3. Cela est sans compter l’emprise politique que ceux-ci s’accapareront4. En promouvant le commerce local, les gens payeront peut-être plus cher sur le coup, mais de cette manière tout le monde s’enrichit (intérêt général). En somme, il s’agit d’un capitalisme réglementé en fonction de la situation du pays, il n’est donc aucunement exclu de faire du commerce avec d’autres pays pourvu qu’il soit équitable et démocratiquement décidé. 

 

Comme vous avez pu le constater, l’économie proposée s’oppose au libre-échange, car nous considérons que l’économie du monde ne doit pas être réduite à une grande économie de colonie (tout est exporté et importé). Nous considérons que chaque peuple doit s’auto-suffire le plus possible pour conserver leur autonomie politique et ainsi faire leurs propres choix. Ceci est primordial pour que le pouvoir reste aux mains du peuple5 et non pas dans celles de la ploutocratie financière, comme c’est le cas en ce moment.

 

Ce type d’économie est directement lié à une vision sociale de la société, car nous considérons que la souveraineté nationale est la condition primordiale du socialisme parce que s’il n’y a plus de contrôle sur l’économie, le principe de concurrence détruira inévitablement les mesures de justices sociales pour des raisons de compétitivités et donc de survies économiques. L’explication est que le capitalisme a une tendance naturelle à vouloir accroître son marché. Quand les compagnies deviennent mondiales, ils deviennent des multinationales, pour qui le salaire est une dépense totalement brute contrairement aux compagnies nationales, qui elles doivent entretenir leur marcher6 (ce qui n’est pas le cas pour les multinationales qui pillent un endroit pour être compétitif dans un autre). Au final, dans une économie néolibérale la planète s’appauvrit partout7 et le système finit par s’effondrer comme c’est le cas en ce moment8. Voilà pourquoi nous sommes favorables à une limitation territoriale du marché. Il est aussi non négligeable de souligner que ce type d’économie est la seule à être adaptée au concept d’éco économie9, contrairement au néolibéralisme qui est une fuite en avant sans réflexion sur l'avenir des ressources planétaire. 

 

Je conclurais en signifiant que l’économie néonationaliste est tout simplement une économie au service de l’homme parce que réglementé selon des principes humains et non administré par des principes mathématiques d’offre, de demande et d’intérêt individuel. Même si cette vision n’est que l’idée générale que l’on se fait du bon sens, elle reste une idée révolutionnaire10 au même titre que le marxisme, mais dans une optique de respect envers la nature humaine.       

 

Vortigern

 

  1. Dans notre contexte, alternationalisme et néonationalisme seront considérés comme des synonymes, ce qui n’est pas toujours le cas.
  2. Comme des tarifs douaniers qui viendraient baisser les avantages des multinationales (car profitant du salariat du tiers monde et du portefeuille des pays riches), ce qui rendra les entreprises locales compétitives.  
  3. Les grandes surfaces, en plus de l’évasion fiscale, de faire baisser les salaires, de s’opposer au syndicalisme et de ne retourne de l’argent que chez les grossistes, appauvrisse la population ce qui grossit leur marcher. Donc, la stratégie est poly machiavélique.  
  4. Grosse compagnie = beaucoup d’emplois = gros lobbies = contrôle politique assuré.
  5. Si la nation est le lieu de la démocratie, donc tout pouvoir au-delà devient antidémocratique.   
  6. En donnant de bons salaires, les employés peuvent acheter ce que la compagnie vend, et de cette manière ils soutiennent (ou améliorent) leurs ventes. Il s’agit, en fait, du principe du citoyen corporatif responsable.
  7. Au niveau global, si toutes les compagnies (même celles dans des pays où il y a consommation) voient le salaire comme une dépense brute, cette pression à la baisse finit par toucher la moyenne des salaires en pays industrialisés, ce qui fait baisser les ventes et ruine l’économie (surtout s’il elle est basé sur le secteur des services et de la vente, comme ces le cas en occident).    
  8. Les subprimes ne sont pas la cause fondamentale de la crise économique, car ce qui a poussé les prêteurs à faire des crédits à risque c’est le besoin de soutenir la consommation, malgré la baisse générale de revenu aux U.S. engendrée par la disparition de la production réelle (délocalisations) au profit de la finance et des services.   
  9. L’éco économie est un équilibre entre production économique et équilibre écologique, unique salut pour l’homme du futur.
  10. Comme le pouvoir est aux mains du capital, la révolution est inévitable pour reprendre ce pouvoir.

 

vendredi, 27 mars 2009

Quand l’antifascisme arrive à son crépuscule

De nos jours, on entend de plus en plus parler de cas d'ex-gauchiste se ralliant aux mouvements nationalistes, développant ainsi une aile dite socialiste nationale. Malgré le fait que ces gens proviennent de diverses tendances de la gauche, ils semblent toujours quitter leurs groupes antifascistes et internationalistes pour les mêmes raisons : la pertinence du combat. Pourtant, si l'on en croit la littérature de ces cocus, le fascisme est en pleine essor et tout ces groupes nationalistes (même revendiqués de gauche) ne serait que d'ignoble ramassis d'ordures nazies* à l’image du NSDAP* et cela sans distinctions ni nuances sur le fond. À en croire les textes de ces organisations, (comme REFLEXes, pour ne citer que celui-là) on croirait que l'extrême droite est une maladie et que le nationalisme en est le symptôme. Par exemple, un communiste ou un socialiste qui aimerait son pays deviendrait, pour ces gens-là, automatiquement un national-bolchevique, un rouge-brun… en somme, une ignoble ordure nazie. Et leurs thèses sont toujours bien garnies de liens pour expliquer cette pathologie, car si on étudie avec soin toutes les relations du patient, on finit généralement par trouver un autre malade qui lui, l'a attrapé d'un autre et ainsi de suite. En regardant leurs thèses, on croirait vraiment qu’ils vivent en plein « Night of the living dead » où lorsque quelqu'un est mordu par un zombie (même si c'est un mec bien), ce quelqu'un devient un autre zombie qu'il faut absolument exterminer, car ce qu’il dit est forcément une basse manipulation dans le but de perpétuer son espèce. En fait, pour eux c'est simple, si t’es d'extrême droite, tu n’est plus un homme, mais un monstre à exterminer. Et, bien sûr, c'est eux qui font le diagnostique et celui-ci est sans appel*.

Ceci étant dit, je voudrais revenir sur la manifestation de soutien aux palestiniens du 24 janvier 2009 à Paris, qui vous le savez peut-être, a eu son lot de casse en ses rangs. Pour faire simple, certaines organisations dites nationalistes (et vous voyez le concept déjà) ont décidé de participer à cette manif qui fut organisée par des groupes communautaires et d'extrêmes gauches (CNT, notamment). Voyant ce groupe de contaminés voulant parader avec eux, ils ne pouvaient que réagir, et cela, quoiqu’il arrive. Donc, avec l'aide des forces de l'ordre et de miliciens sionistes* bien entraînés à bastonner des gens pour leurs opinions, ces officiers de la santé publique ont pu nettoyer le terrain à coup de barre de fer et les flics, à coup de panier à salade. Finalement, après cette belle aventure, flics, miliciens et anarchistes ont pu festoyer gentiment ensemble sur ce travail de lavage bien fait.

Évidemment, je vous invite à ne pas prendre mes propos au pied de la lettre, car il s'agit bien d'un des plus grands actes d'aliénation qu'ait réalisé l'extrême gauche depuis bien longtemps. Car si on réfléchit un peu et que l'on oublie nos préjugés (antinationaux notamment), on ne voit que des groupes anti-impérialistes et nationalistes être solidaires avec la Palestine et s'ajouter à ceux de la gauche classique. Cette manifestation était le moment parfait pour faire front ensemble dans une cause commune et oublier (ne serait-ce qu'un instant) les divergences politiques. Mais il semble que les antifascistes avaient trop peur de cette maladie contagieuse qu'est l'extrême droite et dont eux seuls ont le droit de diagnostiquer.

Bon, maintenant parlons un peu des principes de bases qui régissent le bon sens. Inutile de vous dire que pour les antifascistes, la lutte des classes et le combat social, c'est bien moins important que de combattre le nationalisme (car avouons-le, il n'y a plus de fasciste, donc il faut en inventer !!!). Cela devient encore plus évident quand nous les voyons s'unir avec des flics (leur supposé ennemie no.1) et un groupuscule raciste comme le betar pour bastonner des Arabes du centre Zahra (porteurs de la maladie par association) et des nationalistes (et je n'exclus pas les femmes dans cette agression, car ces révolutionnaires sont égalitaires même dans la baston) venus soutenir une cause humaniste. Vous pourrez juger ces évènements par vous-même avec cette vidéo ci-dessous qui montre explicitement les actions expliquées plus haut, mais il faut comprendre que le radicalisme déraisonnable de certains groupes arrive généralement en phase de déclin et qu'il est parfaitement compréhensible et même souhaitable que plusieurs quittent des associations basées sur le combat de quelque chose qui n'existe plus… le fascisme. Et tout particulièrement quand ceux-ci font des actes aussi insensés et surtout avec un partenariat des plus dégoûtants.

Vortigern

 

 

  • Pour les groupes antifascistes, devenir un nazi est facile. Vous n’avez qu’à aimer votre pays, et cela, peu importe le reste de vos opinions.
  • NSDAP : (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei), Parti national-socialiste des travailleurs allemands ou bien vrai nazi.
  • Les groupes se considérant d’extrême droite sont très rares, mais quand un antifasciste dit que vous être un nazi, vous êtes considéré comme tel pour toujours même s’il ne s’agit que de calomnies (et c’est généralement le cas à 99,9% du temps). Vous pouvez ensuite servir de référence pour accuser quelqu’un d’autre (un ami, un parent, etc.) dans le cadre du crime par association. Je dois insister sur le fait que les médias et les politiciens utilisent fortement ces conclusions. Cela expliquerait peut être pourquoi REFLEXes est en partie financé par la CIA.
  • Cette milice sioniste s’appelle le BETAR et est reconnu comme terroriste dans plusieurs pays dont Israël. Ces gentils enfants de cœur considèrent les juifs comme le peuple élu (le politiquement correct de race supérieur) et ne tolère aucune critique d’Israël même lorsque ceux-ci massacrent des gens.

mercredi, 25 mars 2009

Qu’est-ce que l’alternationalisme ?

L’alternationalisme est d’abord l’adaptation du nationalisme à la mondialisation pour que celui-ci soit en mesure d’être une alternative concrète au mondialisme néo-libéral.

 

Avant d’expliquer notre vision du monde, je définirai d’abord le mondialisme et son projet. Le mondialisme (qui ne doit pas être confondu avec la mondialisation) est une idéologie travaillant à la mise en place d’un gouvernement mondial par la dissolution des nations et des identités dans le but d’en recréer une seule, bien homogène. La volonté mondialiste se justifie généralement par des arguments de paix universelle, car selon eux, la guerre proviendrait essentiellement de l’autonomie et de la diversité des peuples (populisme, choque des civilisations, etc.). Bien évidemment, cette définition s’apparente beaucoup plus aux volontés altermondialistes que néo-libéral, mais ces derniers travaillent de concert dans ce cadre idéologique en règle générale.

 

Pour ce qui est de l’alternationalisme maintenant. Notre idéologie est d’abord basée sur l’idée que tous les peuples sont des entités distinctes et que ces entités forment la diversité du monde, qui elle, est une richesse importante à conserver. Ensuite, nous considérons la nation comme la forme de gouvernance la plus morale, et cela, pour deux raisons. La première, est que la nation est l’association de populations consentantes la plus grande, donc, la plus autonome économiquement et politiquement. La deuxième, est qu’elle est la plus démocratique, car la mécanique électorale étant ce quelle est, mélanger trop d’intérêts divergeant ramène toujours au bipartisme centrisme (deux partis ayant des projets similaires) ou la quasi absence de démocratie réelle. En somme, l’alternationalisme est la vision d’un monde composé de nations indépendantes capables de travailler ensemble tout en respectant leurs différences et leurs intérêts.     

 

Avec ce modèle, nous tentons de mettre un frein au mondialisme néo-libéral qui, en utilisant des alibis humanistes, veut soutirer le pouvoir aux États (qui sont la voix des peuples) pour le remettre aux oligarchies financières déjà libérées de leurs rôles de citoyens corporatifs (évasions fiscales, antisyndicalisme, baisse des salaires, etc.). Ces obscurs groupes travaillent d'arrache-pied à la mise en place d’une humanité sans attache historique et identitaire ainsi qu’à l’uniformisation des cultures en une seule qui serait celle de l’amour de l’argent (corruption), de la consommation (vide spirituel) et du narcissisme (l’isolement), en somme la culture américaine. Cette culture a pour but de rendre invisible aux peuples la fin de la démocratie et faire accepter moralement la libre circulation des biens, des hommes et des capitaux, obligatoire finalité de la logique marchande. Nous croyons qu’un monde où la seule finalité est le commerce ne peut être bénéfique pour personne, car cette logique n’engendrerait qu’une sordide dictature économique en plus de causer la destruction de la diversité humaine ainsi que celle de l’environnement. Nous croyons en un monde où la finalité est l’homme et où l’économie est à son service. Notre position est donc un ordre où la collectivité serait prioritaire sur l’intérêt personnel par l’utilisation d’un cadre national, démocratique (intérêt populaire) et autonome (non sous le joug de nations dominantes) dans le but d’encadrer une économie réglementée selon l’intérêt populaire (d’où notre appellation de troisième voit). Notre but est de redonner aux peuples du monde le droit à la fierté nationale dans un cadre dénué de tout chauvinisme et de racisme, car ce cadre étant universel. Nous croyons qu’un tel monde peut être très productif sur les sujets de discordes (tel que l’environnement, l’exploitation, la redistribution des richesses… pour ne nommer que ceux-là) si un rapport d’égal à égal est présent entre les nations. Il est aussi important de dire que l’alternationalisme ne s’oppose en rien aux unions participatives entre pays si ces accords sont respectueux des populations et des intérêts communs. Ce compromis étant indispensable à la réalité géopolitique actuelle.       

 

Bien évidemment, cette définition n’est que sommaire, mais à partir des articles de cette page, nous clarifierons l’essentiel de la position alternationaliste qui, je l’espère, créera un véritable front contre le mondialisme.

Vortigern                           

Combattre le populisme par la démocratie ?

images.jpegComme plusieurs d’entre vous, il m’arrive parfois d’être en vacances et comme certains d’entre vous (et en moindre nombre, je l’espère), j’ai quelques fois écouté le journal du midi de André Arthur par curiosité, mais aussi un peu par ennui. Même si cet homme n’est nullement crédible, il offre un spectacle assez divertissant, car plus sulfureux et plus provocateur que la plupart des autres lecteurs de nouvelle. Exception faite de son américanophilie évidente et de ses opinions douteuses et simplettes sur la plupart des problèmes de société, une notion m’a particulièrement interpellé chez ce personnage : le pourquoi de son attachement au fédéralisme canadien. Il nous explique que le peuple québécois a une tendance naturelle vers le totalitarisme et que le fédéralisme canadien, par sa structure, nous garde dans la voie de la démocratie. Ce genre de remarque n’est aucunement isolée et il nous la sort chaque fois qu’il le peut. Par exemple, aujourd’hui (le 5 janvier 2009) il nous explique que le soutien général qu’ont les Québécois envers les Palestiniens dans le conflit Israélo-palestinien serait dû à notre vieux fond antisémite ? Certes, ses positions démontre clairement que André Arthur est contre, ce qu’il pourrait appeler « populisme », car le populisme (du PQ par exemple) a tendance à nous faire payer des impôts, à protéger la langue, la culture, à contrôler l’économie et cela dans le but évident de créer un nouvel empire soviétique. Tout bon libertarien américanophile comme André Arthur ne peut que dénoncer cette dictature sordide au nom du bon droit et d’acclamer les empires fédéralisants et immobilistes, car eux seuls peuvent nous empêcher, nous la populace, de mal voter (pour le changement notamment). Cela a même l’avantage à la longue de décourager cette populace totalitaire de voter pour ses intérêts. Nous voilà donc sauvés de nous-même par les technocrates et l’élite de nos penchants dictatorial, antisémite, raciste et probablement pédophile tant qu’à y être. Trêve de sarcasme, ce qui est inquiétant de nos jours, c’est cette manie de confondre démocratie et ordre établi. Car il ne faut pas oublier le sens des mots ; Démocratie, c’est le pouvoir au peuple (dêmos et kratos). Donc si l’on est démocrate, on doit laisser le peuple choisir, sinon on n’est pas démocrate et on ne donne pas de leçon aux autres. Tous les jours à la télévision, on entend des biens pensants nous expliquer de manière détournée que nous devrions être dirigés par une élite d’intellectuels ayant une sagesse qui serait soi-disant absente chez la majorité. Tous les jours, on entend ces intellectuels nous dire que nous sommes xénophobes quand l’on s’inquiète de la disparition de notre identité et de nos traditions. Ils nous disent que l’on n’y connaît rien quand on critique le libre-échange et que nous réclamons de la protection aux entreprises québécoises face au marché mondialisé. Ils vont même parfois jusqu’à nous reprocher notre manque d’universalisme lorsqu’il y a des délocalisations. Il y a, en effet, beaucoup de raisons de s’inquiéter, car la démocratie est un acquis en mots, mais pas en faits. Si elle finit par ne devenir qu’une formalité administrative de plus (et ce sera bientôt le cas si rien n’est fait), rien n’empêche qu’elle soit révisée un jour comme toutes autres formalités administratives, au nom de l’efficacité, si nous continuons à tolérer cette culture néo monarchiste. Il est très inquiétant de constater que le principe de démocratie (devenue populisme) soit devenu synonyme de totalitarisme pour ceux qui, encore aujourd’hui, donnent des leçons de morales et de démocraties à la Russie, au Venezuela, à l’Iran, à la Serbie, etc. Cette contradiction est omniprésente dans les médias et est partout sur l’échiquier politique (à droite comme à gauche). Il est de notre devoir de condamner ce néo monarchisme chaque fois qu’il se présente, car si la démocratie n’est pas un système parfait, il reste le plus juste quand il est réellement appliqué. Nous devons toujours garder à l’esprit que le jour où plus personne n’ira voter, nous aurons, en faits, voté la fin de celle-ci et ce jour-là, les élites auront enfin le loisir de nous retirer cette tâche ingrate auquel ils nous croient indignes. Si nous ne voulons pas nous occuper de la politique, bien c’est elle qui s’occupera de nous.

 

Vortigern 

Message premier

Bienvenue à tous !

nwofq5.jpgJe présenterai cette page comme étant la volonté d’inaugurer une version québécoise de la mouvance alternationaliste, qui est un courant idéologique très intéressant, mais pratiquement inexistant sur le continent américain. Comme courant idéologique, l’alternationalisme a le potentiel de remettre un peu de fraîcheur dans un courant nationaliste Québécois sclérosé et en crise identité. De plus, cette idéologie se veut une alternative concrète au mondialisme ultralibéral qui cause de plus en plus de dégâts dans le monde. Dans cette ère historiquement décisive, il est important d’avoir des positions claires sur le mondialisme et sur l’État, si nous voulons être crédibles dans les débats, qui sont malheureusement, de plus en plus puérils, vides et vieillissants. J’essaierai de construire ce blog de manière participative, donc j’invite donc tous ceux qui sont intéressés à commenter les articles affichés. Les articles ne seront pas que des proses politiques, mais un mélange de divers thèmes présentés par écrit ou par vidéo, mais ayant toujours comme fondement la propagation des idées alternationalistes. Avec cet outil qui est le blog, j’espère pouvoir participer au développement d’un front contre le mondialisme (toute tendance confondue).

Vortigern