<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
    <channel>
        <atom:link href="http://frontalternationaliste.hautetfort.com/index.rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
        <title>Deus Ex Machina</title>
        <description>Le socialisme du pays réel et de la souveraineté</description>
        <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/</link>
        <lastBuildDate>Sun, 20 May 2012 12:11:49 -0400</lastBuildDate>
        <generator>Hautetfort.com</generator>
        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/19/quel-avenir-pour-le-printemps-quebecois.html</guid>
                <title>Quel avenir pour le printemps québécois ?</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/19/quel-avenir-pour-le-printemps-quebecois.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Actualités</category>
                                <category>Éditorial</category>
                                <category>Signé Vortigern Zifendel</category>
                                                <pubDate>Sat, 19 May 2012 15:32:00 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3588720&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontalternationaliste.hautetfort.com/media/00/01/1491093052.jpg&quot; alt=&quot;vortigern zifendel, printemps érable, hausse des frais de scolarité&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;Depuis l’arrivée en force de la loi 78, la première observation que nous devons retenir, afin de faire le bilan de plus de trois mois de perturbation sociale convergeant essentiellement autour de la hausse des frais de scolarité, c’est que le gouvernement ne semble pas être enclin à revenir sur sa décision malgré la gravité de la situation. Ce qui est assez surprenant en première instance dois-je dire. Un second point très important, si l’on veut bien comprendre la situation, est cette nouvelle dichotomie découlant du conflit lui-même, soit celui entre les «&amp;nbsp;rouges&amp;nbsp;» et les «&amp;nbsp;verts&amp;nbsp;», même si agrémentée d’un peu de «&amp;nbsp;blanc&amp;nbsp;» et de «&amp;nbsp;jaune&amp;nbsp;» afin de faire jolie. Ces deux nouveautés dans le paysage médiatique québécois ont pour ainsi dire galvanisé les esprits d’une population accablée par le cynisme et ont probablement coûté quelques premières pages à certains galas mondains et autres platitudes servant d’anesthésiant au peuple. Par contre, il ne faut pas être naïf, cet intérêt soudain pour la chose publique est loin d’être aussi positif qu’on pourrait le croire et démontre une réalité assez bien identifiée, mais qui demandait peut-être encore confirmation pour certains. Soit un peuple devenu en partie inconscient de ses intérêts.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;La raison pour laquelle la question de la hausse des frais de scolarité est si symptomatique de cette évolution, est qu’elle nous démontre bien que le sujet de fond n’est pas tant d’être «&amp;nbsp;pour ou contre&amp;nbsp;» la hausse (sur son plan comptable du moins), mais bien de savoir ce qui prévaut entre l’intérêt collectif et l’intérêt individuel. Cette réalité sous-jacente du débat public est justement ce qui rend inconciliables les parties, d’autant plus que la plupart des protagonistes n’en ont pas complètement conscience et se font des guerres d’opinion sur des visions du monde très peu comparables. Par exemple, il n’est nul besoin d’être très attentif aux escarmouches verbales entre les syndicats étudiants et le gouvernement pour se rendre compte que les termes de «&amp;nbsp;droits&amp;nbsp;» et de «&amp;nbsp;démocratie&amp;nbsp;» (pour ne nommer que ces deux-là) n’ont pas du tout la même signification en fonction de qui ils proviennent. Partant de cette observation nous pouvons donc comprendre les advenant de mon deuxième point, soient une guerre idéologique bloquée et ne pouvant que se radicaliser à l’excès par incompréhension mutuelle. Donc, d’un côté nous avons ceux qui voient en la société une entité qu’il faut prendre comme telle afin de l’orienter vers des intérêts collectifs bien sentis et de l’autre, nous avons ceux qui voient la société comme un ensemble d’individus ayant des droits et des responsabilités qui obligent à suivre une certaine voie, soit celle des lois du marché.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;Pour en revenir à notre premier point, tout en faisant un pont avec le second, il y a quelque chose de tout à fait singulier à souligner dans l’évolution stratégique du gouvernement et qui en explique assez clairement le comportement. Qu’est-ce que la polarisation «&amp;nbsp;rouge/verte&amp;nbsp;» lui apporte au juste&amp;nbsp;? C’est assez simple. Elle offre à un gouvernement corrompu et totalement disqualifié par la population (pour ne pas dire illégitime, étant donné qu’élu majoritaire essentiellement que pour des raisons d’abstention) une porte de sortie à sa droite en exploitant le réflexe sécuritaire qu’ont de plus en plus la frange non rouge de la population. Autrement dit, ce radicalisme, fort peu habituel chez ce gouvernement reconnu habituellement pour sa liquidité, est incontestablement à trouver dans l’éternel pragmatisme d’un parti politique sans idéal&lt;a title=&quot;&quot; name=&quot;_ftnref1&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/Administrator/Desktop/Quel%20avenir%20pour%20le%20printemps%20qu%C3%A9b%C3%A9cois.doc#_ftn1&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;. Il semble clair, après un minimum de recul et d’observation, que la force inertique du gouvernement (d’avant la loi 78) couplée au travail monumental de propagande des masses médias (qui, je le rappelle, ont des propriétaires ayant intérêt à cette hausse) ont accouché d’une polarisation relativement excessive et à bien des aspects artificiels. Ce travail très bien fait de polarisation a donné que d’une masse bien sage et apathique on en a fait une horde de geignards haineux. Fort peu enclin au militantisme, mais très visible sur Internet et les tribunes du bon peuple.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;Comme la frange rouge, il faut savoir que la verte se radicalise aussi très rapidement avec l’évolution du conflit, mais à ceci près que les verts n’ont pas vraiment de principes philanthropiques à défendre autre que leurs droits d’individu (et celui du marché par extension) ce qui fait que ce qu’ils veulent c’est surtout que le conflit cesse au plus vite sans que le gouvernement ne recule sur la question de la hausse (est-ce un principe&amp;nbsp;?). Et si possible avec une petite dose d’humiliation en guise de punition envers cette jeunesse trop téméraire. Enfin, pour dire les choses de manière simple, la frange verte se droitise. Comme vous pouvez l’imaginer, ce genre de penser droitarde, tout en revenant finalement à être plus antirouges que pros verts, ne va aucunement dans le sens d’un retour aux négociations, et par extension au calme, mais bien dans celui d’un affrontement de plus en plus inévitable. Ce qui donne aux aberrations répressives ainsi qu’à la mauvaise foi du gouvernement une image altérée ayant l’air d’être presque de bonne guerre. Pour schématiser un peu plus en politologue, disons qu’en plus de ne rien faire pour améliorer la situation, le gouvernement essaie très probablement de gagner des points électoralement chez les antirouges (droite) en vue des prochaines élections. Et sa loi 78, n’ayant qu’une portée d’un an (autrement dit, d’ici les prochaines élections), ne fait que nous le confirmer. Cette tactique morbide et antisociale démontre bien à quel point ce gouvernement est nocif pour le Québec et se fiche éperdument de son avenir et de sa stabilité, mais aussi il démontre bien que le bras de fer est loin d’être terminé. Il en va de sa survie en tant que possesseur du pouvoir, car pour lui un recul (perte de l’électorat droitard non naturellement acquis) est grosso modo une mort politique assurée et les carriéristes bien entourés du parti libéral ne voudront pas céder leur place aussi facilement. Sans compter que leurs employeurs, un peu plus haut dans les sphères du pouvoir, leur feraient probablement payer le prix fort leur mauvais rendement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;Malgré tout ça, rien n’est encore joué, car la frange rouge de la population reste très déterminée et rien n’est moins sur que de taper, de bâillonner et d’humilier les jeunes soit suffisant pour redorer le blason d’un gouvernement battant des records d’impopularités. Du moins certainement pas à long terme. Voilà pourquoi je ne crois absolument pas que les activistes du mouvement étudiant soient à blâmer. Tout au contraire, je crois même qu’ils doivent mettre encore plus d’ardeur à la tâche, car le gouvernement devra reculer tôt ou tard. Ne serait-ce que pour des raisons économiques (le chaos coûte cher et la répression a ses limites dans l’opinion mondiale). Et je vous le dis, ce jour-là son capital électoral acquis malhonnêtement s’écroulera d’un coup. Même s’il est selon moi très improbable que le mouvement présent accouche de la gratuité scolaire à court terme, le seul fait de faire revenir le gouvernement sur la question fondamentale des frais de scolarité en sera une grande victoire stratégique. Car cette petite victoire en apparence aura comme conséquence de contraindre les libéraux au moins au statut de gouvernement minoritaire aux prochaines élections. Cela permettra sans nul doute le début d’un grand chantier politique allant enfin dans le bon sens, car il est vrai qu’il reste beaucoup à faire afin de réparer les dégâts de trois mandats libéraux. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;Il est certain que tous ont beaucoup perdu dans cette lutte, mais il est de notre devoir de la poursuivre coût que coût. De toute façon, ce serait trop bête de reculer maintenant après avoir déjà gravé dans notre histoire ce sursaut du politique, appelé «&amp;nbsp;printemps érable&amp;nbsp;», dans notre belle Nation. Nation qui a tant besoin de victoires pour s’épanouir. Enfin, rien n’est encore scellé, mais tant qu’il y aura de la vitalité et de la ferveur dans le cœur des jeunes gens, il y aura de la place pour l’espoir&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt; Vortigern Zifendel &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;hr align=&quot;left&quot; size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; /&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;div id=&quot;ftn1&quot;&gt;&lt;p class=&quot;MsoFootnoteText&quot;&gt;&lt;a title=&quot;&quot; name=&quot;_ftn1&quot; href=&quot;file:///C:/Documents%20and%20Settings/Administrator/Desktop/Quel%20avenir%20pour%20le%20printemps%20qu%C3%A9b%C3%A9cois.doc#_ftnref1&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt; font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Arial; mso-ansi-language: FR-CA;&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;Il est sans conteste beaucoup plus facile pour un parti politique dit «&amp;nbsp;de gouvernement&amp;nbsp;» d’accéder au pouvoir qu’un parti idéaliste, car les idées sont à bien des égards beaucoup plus un handicap qu’une force dans la politique politicienne si l’on considère que les idées sont surtout une source de division sur la fin, contrairement à l’argent et le pouvoir. &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/15/histoire-des-g.html</guid>
                <title>Histoire des guérillas Sud Américaines</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/15/histoire-des-g.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Documentaire</category>
                                <category>Multimédias</category>
                                <category>Religions, Culture &amp; Histoire</category>
                                                <pubDate>Tue, 15 May 2012 12:54:00 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, Verdana, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 17px; text-align: left; background-color: #000000; color: #ffffff;&quot;&gt;Voici un documentaire retracant l'histoire des guérillas sud américaines au cours du 20e siècle. Partant du début au Mexique, avec Emiliano zapata, pour finir par les zapatistes actuel, le mouvement des sans terre dirigé par le sous comandant Marcos. Un meme slogan: &quot;Terre et liberté!&quot;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #666666; font-family: Arial, Verdana, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 17px; text-align: left;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, Verdana, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 17px; text-align: left; background-color: #000000; color: #ffffff;&quot;&gt;Le film aborde également les cas de Cuba, du Nicaragua, du Perou, de la Colombie, du Salvador, des Sandinistes et des théoriciens de la liberation excomuniés par le Vatican ...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, Verdana, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 17px; text-align: left; background-color: #000000; color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xdcr9_histoires-de-guerillas-zapatistes_creation&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Histoires de guérillas (Zapatistes ...)&lt;/a&gt; &lt;em&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/Gloerbst&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Gloerbst&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/12/tierra-y-libertad.html</guid>
                <title>TIERRA Y LIBERTAD!</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/12/tierra-y-libertad.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Musique</category>
                                                <pubDate>Sat, 12 May 2012 21:39:00 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3579753&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontalternationaliste.hautetfort.com/media/00/01/772533361.jpg&quot; alt=&quot;images.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://frontalternationaliste.hautetfort.com/media/02/00/3211061463.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://frontalternationaliste.hautetfort.com/media/02/00/3211061463.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://frontalternationaliste.hautetfort.com/media/02/00/3211061463.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Du côté du Mexique on est sorti de l’ombre&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;C’est pas des tonnerres de chaleur mais le peuple qui gronde&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Il y a plus d’un an déjà guerre armée déclarée&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Peu d’informations ont filtré&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Pourtant ce soulèvement ne cesse de s’étendre&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Le pays tout entier est touché&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Acculés à la misère, pas d’autres droits&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Que celui de voir crever leurs frères&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Chiapas, indiens sur le sentier de la guerre&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Culture millénaire, privés par le pouvoir de leurs territoires d’hier&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Persuadés que les ancêtres en sont fiers&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;(Refrain)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;E.Z.L.N. tes revendications s’adressent à tous les indiens&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Du nord au sud de l’Amérique pour dire que cette terre vous appartient&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Des Tojolabals du Chiapas, aux Mohawks du Canada&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Vous n’êtes pas que de la main-d’œuvre docile, bonne à engraisser leurs États&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Le mouvement national révolutionnaire&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Combattants Zapatistes, l’histoire est éphémère&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Le prix de la liberté se paye avec des morts&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Salinas oh là&amp;nbsp;! t’as fait fort&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Bombardements aveugles, des villages ravagés&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Des civils tués par milliers&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Des villes réquisitionnées, les bâtiments publics pillés et dévastés&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;L’ État tout puissant humilié&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Des prisons sont attaquées, les détenus libérés rejoignent les insurgés&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Les guet-apens multipliés&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #f3d617;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14px;&quot;&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;On a atteint le point de non retour, maintenant ce sera tout ou rien&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;La solidarité amérindienne continuera son chemin&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Il y a des siècle que leur Histoire est écrite sur fond de promesses en blanc&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;De traités bafoués et sordides au bon vouloir des occupants&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Tierra y libertad le poing levé ce n’est que le commencement&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Soutenons la lutte des peuples engagés qui veulent vivre décemment&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Des Tojolabals du Chiapas aux Mohawks du Canada&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #f3d617; font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; background-color: #5a3a22;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; text-align: right; color: #ffffff; background-color: #000000;&quot;&gt;Tierra y libertad c’est contagieux et ça ne s’arrêtera pas&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/12/pourquoi-certaines-gens-defendent-leurs-exploiteurs.html</guid>
                <title>Pourquoi certaines gens défendent leurs exploiteurs?</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/12/pourquoi-certaines-gens-defendent-leurs-exploiteurs.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Actualités</category>
                                <category>Multimédias</category>
                                <category>Réflextions</category>
                                                <pubDate>Sat, 12 May 2012 01:17:40 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/10/le-mythe-du-casseur-professionnel.html</guid>
                <title>Le mythe du casseur professionnel</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/10/le-mythe-du-casseur-professionnel.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Actualités</category>
                                <category>Éditorial</category>
                                                <pubDate>Thu, 10 May 2012 21:12:00 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Osez&amp;nbsp;! Ce mot renferme toute la politique de notre Révolution.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;- Saint-Just&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;Depuis que le Québec est en ébullition, ils sont légion ceux qui tentent de faire porter la responsabilité des événements les plus révolutionnaires sur le dos de supposés casseurs professionnels qui attendaient depuis toujours pareil contexte pour mettre à exécution leurs plus sombres desseins.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;On en a encore une preuve ce matin à la lecture du blog de Mathieu Bock-Côté, gracieuseté du très objectif groupe de presse Québecor.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;Se laissant aller aux plus sévères condamnations contre ceux qui ont stoppé le métro de Montréal en usant de bombes fumigènes, Bock-Côté poursuit sur sa lancée en nous expliquant ce qui se passe dans nos rues depuis des semaines, se permettant même de brosser un portrait de ce qui s’est produit à Victoriaville, la fin de semaine dernière.&amp;nbsp; Selon l’intellectuel de grosse droite, ce serait l’anarchisme radical qui se serait exprimé au congrès du parti des corrompus et des serviles.&amp;nbsp; Un anarchisme radical qui ne respecte aucune règle, ni même la démocratie.&amp;nbsp; Ça fait peur, n’est-ce pas&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;Or, il se trouve que MBC nous livre ses savantes analyses concernant Victoriaville alors qu’il n’est jamais descendu de sa tour d’ivoire, alors qu’il n’a pas même mis les pieds sur les planches de cette dure manifestation.&amp;nbsp; Comment on appelle ça déjà quelqu’un qui soliloque sans participer à rien&amp;nbsp;?&amp;nbsp; Ah oui, quelqu’un qui parle à travers son chapeau.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;Pour ma part, j’étais à Victoriaville.&amp;nbsp; En première ligne puisque je n’envoie jamais des militants là où je n’ai moi-même pas le courage d’aller.&amp;nbsp; J’ai vu ce qui s’est passé.&amp;nbsp; Tout.&amp;nbsp; Ou presque&amp;nbsp;; après tout, je n’ai que deux yeux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;J’ai vu, lorsque nous sommes arrivés devant le centre des congrès, ce périmètre de sécurité qui n’en était pas un.&amp;nbsp; Que des barrières en bâtons de popsicle qui tenaient à l’aide de frêles tie-wrap. J’ai vu les Québécois qui étaient dans la rue parce qu’écoeurés de ce monde dans lequel on les force à vivre manifester contre les corrompus, contre le système et ses serviteurs, c’est-à-dire la bande à Charest.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;Cette manifestation était l’œuvre de simples Québécois comme moi, comme vous, comme nous tous.&amp;nbsp; Pas des casseurs, pas des policiers déguisés en manifestants, rien de tout cela.&amp;nbsp; Des Québécois enragés par toute cette corruption, par cette exploitation, par ce système inhumain qui brise des vies au nom du Capital.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;J’ai aussi vu, dès le départ, les policiers tirer dans le tas sans aucun avertissement, sans même que la manifestation eût été déclarée illégale.&amp;nbsp; Beaucoup de gaz lacrymogène fut utilisé à Victoriaville.&amp;nbsp; Environ une grenade à toutes les minutes explosa durant 3 heures.&amp;nbsp; J’en ai même eu une qui a dansé entre mes jambes pendant quelques secondes qui me parurent une éternité.&amp;nbsp; J’ai vu des flics tirer des balles de plastique à hauteur de tête, peu importe ce qu’ils en disent aujourd’hui pour se justifier. J’ai vu les coups de matraque.&amp;nbsp; J’ai vu les militants blessés, ces Québécois qui n’étaient en rien des casseurs.&amp;nbsp; J’ai vu le sang couler, les os brisés. J’ai vu des Québécois choqués certes, mais j’en ai vu plusieurs en état de panique.&amp;nbsp; Ces larmes qui coulaient sur les joues&amp;nbsp; de ceux qui ne pouvaient tolérer davantage tout cet étalement de violence répressive.&amp;nbsp; Et j’ai vu des citoyens se défendre en balançant à la tête des policiers tout ce qui leur tombait entre les mains.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;Des anarchistes radicaux et marginaux que tous ceux là&amp;nbsp;?&amp;nbsp; Foutaises&amp;nbsp;! J’étais avec eux tous, sur la ligne de front.&amp;nbsp; Et jamais je n’ai été en compagnie de casseurs professionnels.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;Les Bock-Côté de ce monde, bien à l’abri dans leurs salons mondains là où ils ont le bonheur de ne jamais se salir les mains, se permettent aujourd’hui de nous expliquer, à nous les idiots du village, ce qui se passe dans les événements que nous vivons au jour le jour, depuis des mois.&amp;nbsp; Ils ont même le culot de nous expliquer la stratégie&amp;nbsp;que nous poursuivons sans nous en rendre compte bien évidemment.&amp;nbsp; Bock-Côté le dit, alors c’est clair que c’est vrai&amp;nbsp;:&amp;nbsp; nous semons le chaos pour faire apparaître un monde tout à fait factice qui justifierait nos dénonciations les plus intempestives, un monde fasciste que nous inventerions dans nos tites têtes de ploucs-citoyens et que l’on doit faire apparaître le plus clairement possible aux autres pour ainsi servir notre cause de casseurs anarchistes.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;Or, nous n’avons aucunement besoin de manigances pour faire apparaître ce système pour ce qu’il est vraiment, c’est-à-dire malhonnête, corrompu, manipulateur, calculateur, violent et profondément répressif.&amp;nbsp; La vérité que les Bock-Côté de ce monde tentent de dissimuler à l’aide de leurs papelards qu’ils veulent brillantissimes est que le citoyen n’a aucun outil pour se défendre contre ce foutu système qu’il a raison de vouloir faire tomber parce qu’injuste, exploiteur, et brimant la liberté.&amp;nbsp; Ces gratte-papiers sont payés pour nous convaincre de demeurer dociles.&amp;nbsp; Et ils exécutent admirablement bien les ordres qui sont du même acabit que ceux d’une autre époque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;Mais j’ai des petites nouvelles pour vous.&amp;nbsp; Nous ne sommes pas si cons et nous comprenons très bien ce à quoi nous avons affaire. &amp;nbsp;À un système qui est bien décidé à en finir avec le citoyen québécois qui a osé descendre dans la rue pour le contester bien légitimement. Et pour ce faire, il ne ménage aucunement ses énergies. Son bras armé lui pète la gueule en pleine rue, lui arrachant les yeux avec des armes dignes de dictatures qu’on ne croyait jamais pouvoir s’implanter en nos terres&amp;nbsp;;&amp;nbsp; son bras judiciaire, par l’entremise de juges serviles et copains-copains avec le PLQ, lui garoche des injonctions par la tête pour le forcer à rentrer en classe, à sortir de la rue, malgré les mandats de grève votés démocratiquement&amp;nbsp;;&amp;nbsp; son bras médiatique lui crache à la gueule, le ridiculise s’il ose redresser l’échine face à lui, le manipulant ainsi pour qu’il accepte de rester petit et à sa place, dans cette position où il est plus facilement exploitable&amp;nbsp;par les requins voraces;&amp;nbsp; et son bras politique, lui, parasite les institutions de la pseudo démocratie dans laquelle nous vivons, pour les détourner de leur raison d’être, pour les faire travailler au service de l’oligarchie et non pas du peuple.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;Y’a pas à dire, le système est bien outillé pour nous enfoncer dans le fond de la gorge l’exploitation qu’il dirige contre nous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;Face à tout cela, les Québécois ont pleinement raison d’être en colère.&amp;nbsp; Et ils le sont beaucoup ces jours-ci, et s’expriment en tant que tel.&amp;nbsp; Pas les casseurs.&amp;nbsp; Les Québécois.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;Ceux qui, à l’instar de Bock-Côté, prétendent que la crise que nous vivons présentement est l’œuvre de casseurs anarchistes marginaux tentent tout simplement de manipuler les masses pour leur faire croire que «&amp;nbsp;la colère générale contre le Parti libéral&amp;nbsp;» n’existe tout simplement pas, que presque personne n’est fâché et qu’il ne sert à rien de joindre les rangs d’une cause perdue d’avance parce que menée par des marginaux.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;Mais nous ne sommes pas dupes et savons que leurs écrits ne sont qu'autant de faussetés propagandistes !&amp;nbsp; Nous voyons clair dans leur jeu.&amp;nbsp; Et nous ne désarmerons pas parce que nous savons que nous, le peuple, nous avons raison, nous savons que notre cause est juste et porteuse d’avenir. &amp;nbsp;Beaucoup plus que ce monde de morts qu'ils veulent encore et toujours nous imposer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;Alors vous dire que j’ai versé une larme ce matin quand j’ai vu que le métro avait été stoppé par des citoyens qui mènent la Révolution québécoise serait vous mentir.&amp;nbsp; Comme j’étais heureux de voir les ponts paralysés par les troupes révolutionnaires il y a peu, comme j’étais heureux de voir le métro emboucané.&amp;nbsp; Puisqu’il ne nous reste que la rue pour nous défendre contre ce système inhumain, alors, agissons à partir de là.&amp;nbsp; Et osons&amp;nbsp;!&amp;nbsp; Notre audace révolutionnaire saura bien faire émerger un ordre nouveau qui sera enfin au service du peuple québécois et non pas au service des oligarques&amp;nbsp;!&amp;nbsp; Malgré les quolibets, les papelards et la répression, j’en demeure profondément convaincu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;p.s. Ce texte n’engage que moi personnellement, et non pas le Réseau de Résistance ou ses militants, le journal Le Québécois, les Éditions du Québécois ou Québec-Radio.&amp;nbsp; Que moi en tant que citoyen enragé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 16px; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Patrick Bourgeois&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/07/comprendre-la-hausse-des-frais-de-scolarite-au-quebec.html</guid>
                <title>Comprendre la hausse des frais de scolarité au Québec</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/07/comprendre-la-hausse-des-frais-de-scolarite-au-quebec.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Actualités</category>
                                <category>Multimédias</category>
                                                <pubDate>Mon, 07 May 2012 07:27:35 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; text-align: left; background-color: #000000; color: #ffffff;&quot;&gt;Voici quelques informations afin de mieux comprendre la hausse des droits de scolarité au Québec. D'où ça vient ? Pourquoi ? Pour qui ? Et quel sera le prix à payer pour les étudiants ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/03/sortir-de-la-crise-l-exemple-islandais.html</guid>
                <title>Sortir de la crise - L'exemple Islandais</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/03/sortir-de-la-crise-l-exemple-islandais.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Actualités</category>
                                <category>Multimédias</category>
                                                <pubDate>Thu, 03 May 2012 07:49:03 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/01/en-hommage-au-ouvriers-la-complainte-des-ouvriers.html</guid>
                <title>En hommage aux ouvriers, voici leur complainte</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/05/01/en-hommage-au-ouvriers-la-complainte-des-ouvriers.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Actualités</category>
                                <category>Musique</category>
                                                <pubDate>Tue, 01 May 2012 07:56:00 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3562888&quot; style=&quot;margin-top: 0.2em; margin-right: 1.4em; margin-bottom: 0.7em; margin-left: 0px; float: right;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontalternationaliste.hautetfort.com/media/02/00/3508472962.jpeg&quot; alt=&quot;ouvriers-espece-proteger-L-BJgx4O.jpeg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://frontalternationaliste.hautetfort.com/media/02/02/3834548658.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://frontalternationaliste.hautetfort.com/media/02/02/3834548658.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://frontalternationaliste.hautetfort.com/media/02/02/3834548658.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 15px; text-align: left; font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ils marchent ensemble&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Sans se séparer&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L'union fait la force&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Chez les ouvriers&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Sur tous les chantiers&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Le coeur plein d'espoir&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L'espoir de changer&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Cette société&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ils ont lutté&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ils ont crié&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ils ont avancé&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Souvent les premiers&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Le drapeau au vent&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L'espoir en chantant&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Les coudes se serrant&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Et maitres du temps&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ils ont crié&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Solidarité !&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;De toutes leurs cités&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Jusqu'á&amp;nbsp; l'Elysée&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Stop á&amp;nbsp; la machine&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;On veut travailler !&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Personne ne les a&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Vraiment écoutés&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ils ont aimé&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;La Révolution&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Mais ils ont perdu&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Toutes leurs illusions&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Le vent a tourné&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Balayant leurs idées&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Et ils sont restés&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Seuls, les poings serrés&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ils marchaient ensemble&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Sans se séparer&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Comme un coeur qui bat&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Dans la société&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ils sont morts ensemble&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Sans se retourner&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Lorsque leurs usines&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Se sont arrétées&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Si tous leurs espoirs&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Se sont envolé&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Si toutes leurs usines&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Se sont arrétées&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Et si la machine&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Les a sacrifiés&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Un coeur ne peut pas&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Se remplacer&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Un coeur ne peut pas&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Se remplacer&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Un coeur ne peut pas&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: tahoma, helvetica, arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; background-color: #35456e;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12px; line-height: 15px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Se remplacer&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/04/27/temps-de-crise-sabotage-liberale.html</guid>
                <title>Temps de crise &amp; sabotage libéral</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/04/27/temps-de-crise-sabotage-liberale.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Actualités</category>
                                <category>Multimédias</category>
                                                <pubDate>Fri, 27 Apr 2012 08:15:00 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Et Même jusqu'à l'internationnal!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xqan7q_emeutes-violentes-au-quebec-rtbfinfo-belgique_news&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Emeutes violentes au Québec - RTBFinfo(Belgique)&lt;/a&gt; &lt;em&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/sergeipopov66&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;sergeipopov66&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/04/14/patriotisme-rapports-de-force-et-frais-de-scolarite.html</guid>
                <title>Patriotisme, rapports de force… et frais de scolarité</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/04/14/patriotisme-rapports-de-force-et-frais-de-scolarite.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Actualités</category>
                                <category>Éditorial</category>
                                <category>Signé Vortigern Zifendel</category>
                                                <pubDate>Sat, 14 Apr 2012 14:53:00 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3538267&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontalternationaliste.hautetfort.com/media/01/02/756456809.jpg&quot; alt=&quot;vortigern zifendel, printemps érable&quot; /&gt;Il faudrait vraiment être un ermite vivant dans les bois pour ignorer le conflit qui sévit ces derniers mois entre le gouvernement Charest et cette part significative de la population qui se trouvent à être aux études. Depuis le départ des hostilités, les avis éditoriaux, dans les médias à la botte du pouvoir, pleuvent et nous offrent à volonté le genre d’opinion politiquement conforme aux mauvais sens qu’on leur connaît. Ils auront beau nous rabattre les oreilles avec les divers cas de débordement, les actions dérangeantes plus ou moins efficaces et leur statistique ronflante, il reste que la cause étudiante est très suffisamment soutenue par la population. Pour ma part, je crois qu’une grande partie de ces soi-disant partisans de la hausse, dans les divers sondages qui s’y portent, sont surtout des gens dont l’opinion est issue d’un réflexe de réaction résultant du climat médiatique antisyndical. Climat, causé par un ensemble de paramètres certes, mais dont les centrales syndicales ne sont évidemment pas sans responsabilités. Les vrais &lt;em&gt;prohausses&lt;/em&gt; (ces fameux carrés verts), si je puis me permettre, en plus d’être ultra minoritaire, sont surtout soit des inconditionnels de la politique du gouvernement ou bien des élitistes sordides (notamment ceux qui croient cyniquement que la hausse augmentera la valeur de leur diplôme à l’international). Les autres sont donc seulement plus ou moins mal informés des enjeux d’une telle hausse, en plus de ne probablement pas en saisir toute l’illégitimité... ou bien ils n’ont seulement rien à foutre de la question. En somme des gens qui peuvent comprendre, s’ils se donnaient seulement la peine de sortir de leur «&amp;nbsp;&lt;em&gt;je-me-moi&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», qu’une éducation accessible à tous n’est pas une lubie délirante issue de la pensée magique, mais bien une nécessité pour notre avenir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Inutile de faire valoir comme argument le fait que les pays où leurs habitants n’ont pas d’accès à l’éducation ne sont pas des exemples de réussite (vous savez, ces républiques de bananes corrompues et sans espoir que l’on plaint à la télé pour vous solliciter de l’argent&amp;nbsp;!?). Malgré tout, vous en trouverai toujours pour vous dire que &lt;em&gt;c’est normal de payer &lt;/em&gt;(cher, ils veulent dire)&lt;em&gt;, car c’est un investissement qui est rentable à long terme&lt;/em&gt; et que de toute façon, &lt;em&gt;il vaut bien faire des sacrifices dans vie&amp;nbsp;&lt;/em&gt;! Évidemment, tout ceci (quoi que très faible en soit pour justifier une hausse de 75&amp;nbsp;%&amp;nbsp;!) est tout ce qu’il y a de plus vrai pour la personne pensante, mais aussi tout ce qu’il y a de plus limité comme réflexion et comme la question des droits de scolarité est un sujet incontestablement politique, celle-ci doit d’abord être posée dans le cadre du bien commun. Alors quel est ce bien commun qui commande l’accessibilité de l’éducation postsecondaire&amp;nbsp;? Simplement celui d’un peuple qui par cette voie n’en sera que plus conscient de lui-même, en plus d’être plus critique, politisé, éthique, cultivé, conscient de ses droits et de ses devoirs, sans compter l’épanouissement et l’autonomie personnelle que cela procure. Tout ça et je n’ai encore rien dit des avantages économiques que l’éducation technique et universitaire apportera à notre territoire en pleine désindustrialisation. En sommes, être contre la hausse c’est simplement faire preuve de patriotisme envers son peuple et son pays. L’éducation étant autant un investissement pour l’étudiant que pour la société, celle-ci en devient donc une dépense nécessaire et plus l’investissement sera large mieux ça sera. Évidemment, on me rétorquera que &lt;em&gt;c’est bien beau tout ça, mais là il faut remplir les caisses et les étudiants doivent aussi faire leur part&amp;nbsp;!&lt;/em&gt; C’est tout à fait juste&amp;nbsp;! Et cela en travaillant fort à l’école et non pas en bossant 40h au salaire minimum pour se payer 1 ou 2 cours par session faute de moyens ou simplement de temps. C’est fou à quel point certains oublient que la plupart des étudiants sont aussi des travailleurs qui payent les mêmes foutus impôts que tout le monde&amp;nbsp;! Notamment ceux qui financent l’éducation. Alors, cessez donc de nous emmerder avec votre démagogie à deux balles, en accusant de parasitisme &lt;em&gt;gogauche &lt;/em&gt;ceux qui préparent l‘avenir du pays. De toute façon, cela ne convaincra personne à l’exception peut-être de certains des plus caverneux droitards et amateurs de radio poubelle qui soit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;À oui&amp;nbsp;! Il y a aussi les questions relatives aux prêts &amp;amp; bourses comme pseudo moyen de régler le problème. Ce n’est pas une mauvaise idée en soit de vouloir les améliorer, mais disons que ceux-ci ont amplement atteint leur limite dans le cadre actuel des choses. Sans enter dans le détail, je ne crois pas qu’il y ait quoi que ce soit de très saint à demander à de jeunes payeurs d’impôts et de taxes, qui seront les cotisants les plus touchés de demain, à s’endetter à l’excès avant même de commencer leur vie afin de compenser une hausse aussi himalayenne que celle qui sera imposé à la fin de ces cinq ans.&amp;nbsp; Mais bon, depuis le début des hostilités tout est fait médiatiquement pour que l’on ne voit, dans la mobilisation étudiante, qu’une horde de casseurs gâtés pourris séchant les cours que pour leur bon plaisir, quand se sont surtout des citoyens se sacrifiant pour l’intérêt supérieur de la collectivité présente et futur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Au-delà de la hausse… la politique réelle&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Suis-je un peu trop sévère envers ces pauvres &lt;em&gt;prohausses&lt;/em&gt;? Ne doit-il pas d’abord y avoir plus de débats sur le sujet afin de faire valoir les positions de chacun, comme l’a offert si gentiment le gouvernement l’an dernier&amp;nbsp;? Désolé, mais je ne le crois pas. L’heure n’est plus aux discussions de bassecour, mais au rapport de force. La politique de la rue doit être la règle face à celle de l’inertie. Nous avons trop perdu dans les dernières décennies au petit jeu biaisé de la politique politicienne. Il est maintenant temps que le peuple reprenne réellement le pouvoir pour ne plus laisser, une fois encore, les politiciens nous mentir sur des changements qu’ils n’ont de toute façon plus les moyens d’effectuer par eux même. C’est peut-être triste à entendre pour certains partisans de partis, mais le jeu du rapport de force, immanent au monde réel, est devenu inévitable si nous espérons toujours un avenir pas trop sombre, et ceci pour un horizon bien plus vaste que la simple question des droits de scolarité. Effectivement, la politique et sa nécessaire souveraineté, se sont envolés en d’autres lieux il y a bien longtemps déjà et il est du devoir citoyen de chacun de le comprendre afin de ne pas se perdre dans le chaos anti-intellectuel des médiats qui vous parleront de gestion responsable, quand il s’agit simplement de soumission envers les détenteurs d’un pouvoir beaucoup plus subtil.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Qu’entends-je par soumission&amp;nbsp;? Bien, j’entends par là que le gouvernement libéral du Québec n’est plus tout à fait dans un créneau&amp;nbsp;&lt;em&gt;maître chez nous&lt;/em&gt;, mais plutôt&amp;nbsp;&lt;em&gt;traître chez nous&lt;/em&gt; comme la devise inscrite sur le très excellent site &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: blue;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://corruptionliberale.com/&quot;&gt;Corruption libérale&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Il est de notoriété publique que le gouvernement du Québec n’est pas souverain, mais ce que je crois c’est que depuis longtemps plus aucuns paliers de gouvernement ne sont vraiment libres. Du municipal au fédéral, plus personne n’a de réels pouvoirs de changements. La seule chose encore possible, c’est le maintien de la petite gestion quotidienne, malgré qu’il soit encore permis de piger, soi et ses amis, dans la caisse. Un proverbe connu nous dit &lt;em&gt;que l’argent est le nerf de la guerre&lt;/em&gt;, un autre encore plus profond nous dit que &lt;em&gt;celui qui contrôle la monnaie contrôle le monde&lt;/em&gt;. Eh bien, on peut dire que le Canada s’est débarrassé de sa liberté quand il a embrassé le libre-échange américain et mondial. Ce que je veux dire par là c’est que la libre entreprise est à bien des égards un mal nécessaire, car s’appuyant sur l’extraordinaire volonté de puissance que possède l’homme, mais quand l’entreprise devient trop forte elle se transforme en un monstre incroyablement dangereux qui doit impérativement être mis au pas par le politique. Parallèlement à cela, il ne faut pas oublier que la démocratie n’est pas seulement un espèce de concours de prospects à la gestion du pays, comme chez l’entreprise privée, mais le moyen de légitimer le pouvoir de la souveraineté nécessaire à son exercice. Et cette légitimité doit impérativement passer par la volonté populaire, autrement on parle d’oligarchie. En fait, l’oligarchie est le réel système dans lequel nous vivons, car l’entreprise (comme entité morale) contrôle le politique et possède sa propre souveraineté. Ceux qui sont élus dans les partis dits de gouvernement sont recrutés, formés, modelés et ensuite placés par eux dans ces vieux partis transformés en entreprise de gestion publique. Ensuite, ne reste plus qu’à organiser de grands concours où l’on parlera de bilans, de question secondaire et de couleurs de cravates pour finalement mettre au pouvoir l’un ou l’autre de ces champions qui aura (on le sait) un réel scrupule à ne pas mettre en œuvre les réformes pour lesquelles il a été élu (pensons, pour s’en convaincre, à ce pauvre Barack...). Au final, le bon gestionnaire de pays aura tout le plaisir (ou le malheur) de mettre en place les demandes du conseil d’administration supranational quitte à déplaire ou même trahir le peuple qu’il prétend servir. Dans notre cas, le conseil d’administration à décider que s’en était fini de l’exception québécoise. Il faut remettre le Québec dans le rang. Il fallait bien s’en douter&amp;nbsp;! Depuis que tout est fabriqué en Chine, nos &lt;em&gt;Wal-Mardes &amp;amp; Co. &lt;/em&gt;se sont bien gavés sur les marchés de notre pays à revenu correct. Mais maintenant qu’il tend à s’épuiser à moyen terme par la désindustrialisation et la dette (et sa rigueur avenir), et que celui des chinois est en hausse, va bien falloir faire revenir les usines d’enfants esclaves quelque part. Pour ça, on a besoin d’une main-d'œuvre nombreuse, ignorante et affamée. Comme le tiers monde est trop loin pour permettre une immigration illégale suffisante à la demande, bien il va falloir &lt;em&gt;tiersmondiser&lt;/em&gt; le peuple sur place. Ils le savent bien, le Québec était très bon pour ça auparavant, alors pour revenir au bon vieux temps, ils devront commencer par fermer les écoles aux masses des hautes études jusqu’aux basses. Ensuite, ce sera au tour des services publics, (santé, poste, transport, aides sociales, etc.) que le manque d’éducation ne risque pas de nuire à la disparition. De toute façon, la machine est déjà dans son élan. Toutes personnes moindrement attentives à la marche du monde ne peuvent que le reconnaître.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Voilà un petit résumé des consignes qu’ont Harper et Charest pour les années à venir. Et je ne l’espère pas, mais il serait très mal venu pour notre avenir que celui-ci survienne. Alors, je souhaite non seulement que la grève étudiante perdure, mais aussi qu’elle élargisse pour atteindre un niveau qui pourra nous faire vivre un véritable «&amp;nbsp;printemps Québécois&amp;nbsp;». Un printemps qui aura comme grande finalité la &lt;em&gt;reconquista&lt;/em&gt; du politique contre ce monstre de volonté de puissance qu’est cette oligarchie mondiale au pouvoir chez nous. Alors, sur ces belles paroles, je vous souhaite un &lt;em&gt;printemps&lt;/em&gt; &lt;em&gt;érable &lt;/em&gt;rempli d’espoir et de combat, car ce printemps qui fleurit doit aussi être le nôtre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Vortigern Zifendel&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/04/13/la-revolution-ne-sera-pas-televisee-coup-d-etat-contre-hugo.html</guid>
                <title>La révolution ne sera pas télévisée - Coup d'Etat contre Hugo Chavez</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/04/13/la-revolution-ne-sera-pas-televisee-coup-d-etat-contre-hugo.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Documentaire</category>
                                <category>Multimédias</category>
                                                <pubDate>Fri, 13 Apr 2012 13:27:00 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; text-align: left; background-color: #000000; color: #ffffff;&quot;&gt;Ce documentaire est très important. Il représente 1h00 de votre vie, mais des années de gagnées en terme de conscience.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; text-align: left; background-color: #000000; color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/04/13/que-quelqu-un-quelque-part-commence-malgre-les-risques-et-l.html</guid>
                <title>« Que quelqu’un, quelque part, commence, malgré les risques et les dangers »</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/04/13/que-quelqu-un-quelque-part-commence-malgre-les-risques-et-l.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Actualités</category>
                                <category>Éditorial</category>
                                                <pubDate>Fri, 13 Apr 2012 13:25:00 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-3536774&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontalternationaliste.hautetfort.com/media/01/02/3665734100.jpg&quot; alt=&quot;souverainisme, patrick bourgeois, rrq&quot; /&gt;Quiconque vous dira qu’un acte de résistance, fut-il le fait de 10 hommes, ces 10 hommes fussent-ils armés de pierres, quiconque vous dira qu’un tel acte était prématuré, ou dangereux, celui-là mérite le mépris et les crachats. Car je vous le dis : un jour, quelque part, il faut bien que quelqu’un commence, et le premier acte de résistance sera toujours prématuré&amp;nbsp;et dangereux.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;- James Fintan Lalor, patriote irlandais&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;« Que quelqu’un, quelque part, commence, malgré le danger et les risques ! »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;J’admire et aime profondément ce quelqu’un qui accepte humblement mais courageusement le devoir de résistance en cette terre occupée qui est la nôtre, malgré le faible nombre de ceux qui l’entourent toujours en ces débuts, ce quelqu’un qui, envers et contre tous, parvient à faire sienne cette formule de George Orwell: « sans espoir mais avec détermination. » Ce quelqu’un de chez nous qui combat parce que la lutte est, ici comme ailleurs, légitime et incontournable. Ce quelqu’un qui sait son engagement nécessaire pour qu’un jour, un autre quelqu’un, toujours quelque part mais beaucoup mieux entouré, puisse crier victoire au détriment des exploiteurs et des détruiseurs de monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Fallait être un peu fou pour s’engager aux côtés des Iberville, des Montcalm, des Vaudreuil afin de défendre la Nouvelle-France qui comptait seulement quelques dizaines de milliers de personnes contre ces innombrables Anglais du Sud qui toujours tentèrent de réduire à néant notre pays en devenir. Plus d’une fois, parce que nous étions forts et courageux, nous les avons vaincus. George Washington comme les autres. Ayant grandi sous le lys, nous ne voulions aucunement vieillir sous la rose. Ne fallait pas davantage avoir froid aux yeux pour prendre les chemins de St-Denis, St-Charles ou St-Eustache en cet automne de libération des peuples. Bolivar permit à l’Amérique latine de goûter à la liberté. Ici, pour renverser la même tyrannie écoeurante, nous avons suivi Papineau, Nelson et De Lorimier ! Nos patriotes, armés de quelques vieux fusils de chasse tout juste bons à faire perdre des plumes aux outardes qui sillonnaient nos cieux, firent face à la première armée du monde. Avec courage, ils affrontèrent des milliers de salauds qui brûlaient notre pays, tuaient notre bétail pour mieux nous affamer et violaient nos femmes. Nos combattants de la liberté furent contraints à l’exil et pendus par le Régime anglais. « Voilà ce que vous devez attendre du système », nous a confié De Lorimier, avant d’avoir le cou brisé, au bout d’une corde. Nous n'oublierons pas !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;« Que quelqu’un, quelque part, commence, malgré les risques et les dangers »…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Ce combat québécois pour la dignité, la justice et la liberté, nous l’avons poursuivi dans les années 1960. Nous avions lu Sartre, Memmi et Fanon. Nous avions compris que, tout comme les Algériens et ces autres Africains dont les pays étaient occupés par de sales colonialistes européens, notre propre pays était la possession illégitime des impérialistes anglo-saxons. Dans les usines et les shops, les porteurs d’eau et les scieurs de bois s’échinaient et permettaient à la company de faire du cash dans un pays volé. Beaucoup de cash. Le chien mordu mordra le temps venu que nous nous disions! Dès lors, on ne pouvait tout simplement plus se contenter de promener dans les rues un bambin frisé sur le dos d’un mouton à la fin du printemps de chaque nouvelle année dépossessive. Nous devions prendre les moyens pour changer notre monde. L’heure de la Révolution, la tranquille comme la turbulente, avait sonné. FLQ, FLQ, FLQ scandaient certains pendant que d’autres construisaient l’État québécois ou dynamitaient les symboles de l’occupation et mettaient en pénitence des ministres, ces minables marionnettes des requins voraces. Pour ces guerriers, comme pour les simples manifestants, les poètes, les artistes, bref, les engagés, la prison, la torture et la répression devaient être le lot quotidien. C’est toujours comme ça que le système tente de briser la résistance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;« Que quelqu’un, quelque part, commence, malgré les risques et les dangers »…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;En Mai 80 et en Octobre 95, nous réempruntâmes les routes difficiles de la libération, pour enfin vivre dignement sur cette « terre courage, lit des résurrections ». Nouveau temps des espérances brisées! Sans vergogne, des brigands à cravates souillèrent les urnes, haut symbole de la démocratie dit-on parfois. À cause des tricheurs et des spoliateurs, nos chaînes, nous conservâmes! Mais de quelques-uns que nous étions à nous battre au temps du bélier frondeur, des millions et des millions et des millions nous étions devenus ; comme au temps de la Nouvelle-France, nous faisions à nouveau trembler l’Amérique. Peuple à la force tranquille en marche nous étions redevenus. Et nous pouvions à nouveau rêver à la victoire en méditant les paroles de Che Guevara : ce qui nous rend un peuple plus puissant que les voleurs, les exploiteurs, les colonialistes et les capitalistes, c’est notre amour de la justice et de la liberté ! Alors qu’ils tremblent, ces communs trous-du-cul bien tapis dans les chambres des collines, là où ils s’engraissent à notre détriment, par le truchement des vols et des pillages qu’ils commettent ou autorisent à la petite semaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;« Que quelqu’un, quelque part, commence, malgré les risques et les dangers »…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Plus nous avancions vers la liberté, et plus le système se devait de redoubler d’ardeur pour nous garder petits, soumis, bien à notre place. Et à ce jeu, il est ingénieux. Il sait ne pouvoir arrêter 8 millions de tuques lorsqu’elles auront pris le mors aux dents et qu’elles renverseront tout sur leur passage. Alors il brainwashe vulgairement, grossièrement, pour mieux endormir les fougues salvatrices des gens d’ici. Aux gémonies sont voués ceux qui osent s’éloigner des sales paroles d’évangile plaidant en faveur de l'aplaventrisme à tous crins ! Jadis l’église, maintenant Gesca et Quebecor cultivent chez le bon peuple le mangez-moi la laine su’l dos siouplaît ! De pain et de jeu, ils nous font croire que nous pouvons vivre, sans réfléchir aux lendemains de la Cité qu’ils contrôlent et vampirisent. Trop d’entre nous les croient. De citoyens, ils deviennent de simples consommateurs niais qu’un rien amuse : Reb bull crashed ice, CH de loosers et amphithéâtre de pacotille. Ça ne peut plus durer comme ça, il faut réveiller, par n’importe quel moyen légitime, ceux qui prêtent encore l’oreille aux sirènes de la soumission. Faut cracher aux visages des vendeux de guidounes d’Occupation double, des shows de mongoles à Stéphane Gendron et surtout faire fi des quolibets des imbéciles qui sévissent du haut de leur montagne de marde radio-poubellienne. Ne plus jamais croire ou craindre ces médias qui déshonorent la profession journalistique et qui sont à la démocratie ce qu’est la matraque à la dictature dirait Chomsky! Faut donner un grand coup dans le nique à poux. Et agir vraiment, concrètement et courageusement afin que nous devenions ce que nous voulons être, c’est-à-dire libres ! Nous le pouvons. Il n’en tient qu’à nous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;« Que quelqu’un, quelque part, commence, malgré les risques et les dangers »…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;L’on doit réfléchir également à l’endroit sur terre où nous habitons, accepter nos responsabilités à la face de l'humanité en prenant soin de notre coin de petite planète. Québécois et Amérindiens sont les gardiens d’écosystèmes sauvages figurant parmi les derniers de la terre. Nous n’avons tout simplement pas le droit de laisser des Américains, des Français ou des pseudo communistes made in China, ceux-là même qui mangent des espèces menacées pour mieux s'émoustiller la libido, venir chez nous piller nos richesses et ainsi tout détruire pour une question de profits capitalistes ! On doit également empêcher ces oligarques qui ont mené le monde au bord du gouffre de forer le Saint-Laurent ou Anticosti pour trouver toujours plus de pétrole ou du foutu gaz de schiste. Le thermostat planétaire est déjà au bout, nous faisant cuire comme les dindons de la farce que nous sommes. Il faut dès maintenant renverser la vapeur, combattre les anti-Kyoto de tout acabit et bloquer coûte que coûte le Plan Nord du vendeur de chars usagés qui loge à l'Assemblée nationale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;« Que quelqu’un, quelque part, commence, malgré les risques et les dangers »…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Mars 2012 vit naître le Printemps érable. Notre jeunesse fière et noble prend le taureau par les cornes et saute dans l’arène pour combattre ce système capitaliste qui renie le principe selon lequel l’accès à l’instruction et à l’éducation est un droit fondamental qui ne peut être brimé pour des questions d'argent. Nos jeunes sont dans la rue, l’avenir québécois est dans la rue pour défendre ce grand principe. Et le système l'y combat. Hier, on nous crachait des Speak white à la gueule, aujourd'hui les carrés rouges se font traiter de BS, de paresseux pis d’enfants gâtés. Pourquoi? Parce qu’ils osent défier l'ordre établi, parce qu’ils osent dire non à une vie d’endettement, parce qu’ils dénoncent un système dégueulasse et vomitif qui brise des vies au nom du Capital! Et ça, le système ne peut l'accepter. Il mobilise par conséquent sa police qui arrête malicieusement nos jeunes, les matraque sans aucune retenue, leur garoche par la tête des grenades assourdissantes. Elle veut les faire fuir, les contraindre à la reddition. Mais ils tiennent bon malgré tout, font preuve de beaucoup de courage. C'est qu'ils ont compris que ce combat va plus loin que la simple question d'un accès libre à l'éducation. Il concerne LEUR avenir en terre québécoise et NOTRE avenir en tant que peuple. Le Printemps érable est une nouvelle marche en direction d'un monde meilleur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Ils sont aujourd’hui ces QUELQU’UN, QUELQUE PART qui se battent malgré les risques et les dangers…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Mais ils ont besoin d'aide. De notre aide pour transformer le Printemps érable en véritable Printemps québécois qui sera une noble révolution parmi les révolutions du monde, celles-là qui font tomber des régimes exploiteurs et redonnent un peu d’espoir à l’humanité. Quand nous nous lèverons tous, reprenant le flambeau des mains des patriotes d’hier pour mieux rejoindre la jeunesse québécoise qui est présentement dans nos rues, la Révolution éclatera vraiment. Le Québec brisera alors ses chaînes, et nous deviendrons un espoir agissant pour tous les peuples qui subissent toujours le joug colonialiste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Alors, qu’est-ce qu’on attend ? Le monde peut et doit être changé. Il n’en tient qu’à nous, qu’à nous tous !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Vive la Révolution québécoise !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/04/11/comprendre-l-empire-et-y-survivre.html</guid>
                <title>Comprendre l’Empire et y survivre</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/04/11/comprendre-l-empire-et-y-survivre.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Conférence</category>
                                <category>Multimédias</category>
                                <category>Réflextions</category>
                                                <pubDate>Wed, 11 Apr 2012 12:15:14 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xpzxke_soral-san-giorgio-comprendre-l-empire-et-y-survivre-partie-1_news&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Soral / San Giorgio : comprendre l'Empire et y...&lt;/a&gt; &lt;em&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/ERTV&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ERTV&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xpyfcc_soral-san-giorgio-comprendre-l-empire-et-y-survivre-partie-2_news&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Soral / San Giorgio : comprendre l'Empire et y...&lt;/a&gt; &lt;em&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/ERTV&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ERTV&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xpyaar_soral-san-giorgio-comprendre-l-empire-et-y-survivre-partie-3_news&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Soral / San Giorgio : comprendre l'Empire et y...&lt;/a&gt; &lt;em&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/ERTV&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ERTV&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.kontrekulture.com/achats-livres-subversifs/98-survivre-a-effondrement-economiquepiero-san-giorgio.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; width: 279px; margin-right: auto; height: 279px;&quot; src=&quot;http://www.egaliteetreconciliation.fr/local/cache-vignettes/L279xH279/survivre-a-e8f79-d07ad.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;279&quot; height=&quot;279&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.kontrekulture.com/achats-livres-subversifs/26-comprendre-empire-alain-soral.html&quot;&gt;&lt;img style=&quot;width: 279px; height: 279px;&quot; src=&quot;http://www.egaliteetreconciliation.fr/local/cache-vignettes/L279xH279/comprendre-e8b1f-1d9d7.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;279&quot; height=&quot;279&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/04/03/nationalisme-quebecois-vs-multiculturalisme-canadien.html</guid>
                <title>Nationalisme Québécois Vs. Multiculturalisme Canadien</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/04/03/nationalisme-quebecois-vs-multiculturalisme-canadien.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Débat</category>
                                <category>Multimédias</category>
                                                <pubDate>Tue, 03 Apr 2012 20:04:00 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #000000; color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 18px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Question thème : le modèle multiculturel canadien peut-il satisfaire le particularisme québécois?&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 18px; text-align: left; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small; background-color: #000000; color: #ffffff;&quot;&gt;Débat sur l'identité « Entre multiculturalisme et nationalisme : quelle place pour l'identité québécoise? » organisé par le Comité Régional des Jeunes du Parti Québécois de la Capitale-Nationale, en collaboration avec le Parti Québécois de l'Université Laval.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/03/29/le-frivole-et-le-serieux-en-politique-selon-pierre-falardeau.html</guid>
                <title>Le frivole et le sérieux en politique selon Pierre Falardeau</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/03/29/le-frivole-et-le-serieux-en-politique-selon-pierre-falardeau.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Entretien</category>
                                <category>Multimédias</category>
                                <category>Réflextions</category>
                                                <pubDate>Thu, 29 Mar 2012 20:23:35 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/03/16/ne-en-1984.html</guid>
                <title>Né en 1984 !</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/03/16/ne-en-1984.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>livre &amp; infos</category>
                                <category>Multimédias</category>
                                <category>Réflextions</category>
                                                <pubDate>Fri, 16 Mar 2012 12:44:00 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.scriptoblog.com/index.php?page=shop.product_details&amp;amp;category_id=6&amp;amp;flypage=flypage.tpl&amp;amp;product_id=55&amp;amp;option=com_virtuemart&amp;amp;Itemid=59&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.scriptoblog.com/components/com_virtuemart/shop_image/product/N___en_1984_4f358c09a0060&quot; alt=&quot;N___en_1984_4f358c09a0060&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xpehbq_entretien-avec-nicolas-abauzit_news&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Entretien avec Nicolas Abauzit&lt;/a&gt; &lt;em&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/Mecanopolis&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Mecanopolis&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/03/15/la-patrie-ou-la-mort-nous-vaincrons.html</guid>
                <title>« La patrie ou la mort, nous vaincrons ! »</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/03/15/la-patrie-ou-la-mort-nous-vaincrons.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Réflextions</category>
                                <category>Religions, Culture &amp; Histoire</category>
                                                <pubDate>Thu, 15 Mar 2012 10:15:56 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://diktacratie.com/wp-content/uploads/2012/03/sankara4.jpg&quot; alt=&quot;sankara4.jpg&quot; /&gt;Vraiment, nous sommes encore loin de l’intègre &lt;strong&gt;Thomas Sankara&lt;/strong&gt; qui clamait :«&lt;strong&gt; La patrie ou la mort, nous vaincrons !&lt;/strong&gt; », magnifique variation du célèbre « J’aime ma patrie plus que mon âme » de Machiavel. Cet absolu politique, jusqu’alors trop peu concrétisé, ne bénéficie d’aucune aura historique car seuls les vainqueurs jouissent d’une mémoire. Qui, aujourd’hui, pour nous parler de ce président des pauvres qui a refusé l’ordre du monde et revendiqué un peu de majesté pour son peuple ? Qui pour rappeler qu’entre l’espoir et le mythe, Thomas Sankara fut l’exception politique qui mit tout en œuvre pour conjurer la misère asservissante de son &lt;strong&gt;Burkina Faso&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Ce pays, alors quasi dépourvu d’industrie, était au &lt;strong&gt;début des années 80&lt;/strong&gt; l’un des plus nécessiteux de la planète : climat sahélien au nord, soudanais au sud, quelques vallées fertiles et du manganèse en sous-sol. Pas d’accès à la mer. C’est dans cette configuration infernale que notre &lt;strong&gt;jeune nationaliste&lt;/strong&gt; a refusé d’être l’esclave des hommes libres&lt;strong&gt; ; &lt;/strong&gt;qu’il a refusé les &lt;strong&gt;dépendances néocoloniales, la corruption des pays voisins et les financements de la Banque Mondiale&lt;/strong&gt;. Il a pris à bras le corps le destin de son pays en &lt;strong&gt;centralisant l’économie sur les besoins concrets de la population, en s’attaquant à la bureaucratie et en limitant de façon drastique le budget de l’Etat&lt;/strong&gt;. Etat qui fut jusqu’alors une machine au service de la classe dirigeante pour asseoir sa domination et défendre ses intérêts. Désormais les ministres au mandat court et non renouvelable furent contraints d’accepter de modestes indemnités et privilèges quant à leurs fonctions : Renault 5 à la place de la Mercedes; voyage à l’étranger en seconde classe et simples hôtels ; un champ à disposition de chaque fonctionnaire pour leur consommation personnelle et la prise de conscience des réalités agricoles du pays ; le port obligatoire deux fois par semaine du «&lt;strong&gt; Faso dan fani&lt;/strong&gt; » un habit 100 % coton produit, tissé et cousu au Burkina, dont Sankara lui-même faisait la publicité lors de conférences internationales ! Cet investissement et effort de tous, cette &lt;strong&gt;résistance aux logiques financières, consuméristes et prestigieuses de notre Empire&lt;/strong&gt; permit au budget national et donc aux investissements publics de tripler de 1983 à 1987.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Sankara n’avait que faire du pouvoir, seul ce qu’on pouvait réaliser avec, pour le peuple, l’intéressait. Un pouvoir donc aux mains des burkinabés pour favoriser enfin l’essor de leur nation&lt;strong&gt; : l’éducation, la nourriture, l’eau, l’habillement et le logement pour tous, une politique de santé et une autre en direction de la femme, une réforme agraire et foncière, une justice sociale et une lutte obstinée contre la corruption&lt;/strong&gt;, dont les procès étaient diffusés à la radio…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Mais dans un monde qui cherche avant tout à être rentable plus qu’à satisfaire ses besoins, la probité révolutionnaire et démocratique (l’une peut-elle d’ailleurs se réaliser sans l’autre ?) d’un Sankara est antinomique, voire insolente, à toutes nos politiques qui cherchent inlassablement des paravents ou des excuses pour ne pas entendre les impératifs populaires. On ne peut trop exiger des hommes. &lt;strong&gt;L’assassinat du jeune chef d’Etat burkinabé le 15 octobre&amp;nbsp; 1987&lt;/strong&gt; stoppa définitivement l’une des plus incroyables expériences politiques contemporaines…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Depuis, son successeur &lt;strong&gt;Blaise Compaoré&lt;/strong&gt; a reçu son Boeing présidentiel et ouvert les frontières du pays à Bouygues comme au FMI. Les privilèges et la corruption valent bien une petite dette !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cédric Bernelas&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/03/12/paganisme-sans-dieux-alain-de-benoist-et-comment-peut-on-etr.html</guid>
                <title>Paganisme sans dieux : Alain de Benoist et Comment peut-on être païen ?</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/03/12/paganisme-sans-dieux-alain-de-benoist-et-comment-peut-on-etr.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>livre &amp; infos</category>
                                <category>Réflextions</category>
                                <category>Religions, Culture &amp; Histoire</category>
                                                <pubDate>Mon, 12 Mar 2012 12:16:17 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em;&quot; src=&quot;http://www.avatareditions.com/cms/wp-content/uploads/pol_comment_paien_405.jpg&quot; alt=&quot;pol_comment_paien_405.jpg&quot; width=&quot;246&quot; height=&quot;359&quot; /&gt;1. Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le livre d’Alain de Benoist &lt;em&gt;Comment peut-on être païen ?&lt;/em&gt;[1], comme son titre le suggère, est un appel pour un retour au paganisme. Beaucoup plus exactement, c’est un appel pour un &lt;em&gt;nouveau&lt;/em&gt; paganisme. «&amp;nbsp;Paganisme&amp;nbsp;» est un terme inventé par les chrétiens pour désigner les &amp;nbsp;religions qu’ils souhaitaient supplanter. Le «&amp;nbsp;néo-paganisme&amp;nbsp;» est la tentative pour revenir à ces religions préchrétiennes indigènes. Bien que logiquement le néo-paganisme pourrait être le retour à &lt;em&gt;n’importe quelle&lt;/em&gt; religion préchrétienne, comme les religions indigènes des Amériques et du Proche-Orient, le néo-paganisme est en fait presque exclusivement un &amp;nbsp;phénomène européen, ce qui signifie une tentative par les gens d’ascendance européenne, partout où ils peuvent se trouver, pour revenir à la religion de leurs ancêtres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Les néo-païens ont généré une vaste littérature, de la plus érudite à la plus excentrique, généralement centrée sur l’histoire, de la mythologie comparative, et des questions culturelles. Mais jusqu’à maintenant les païens ont évité les questions philosophiques et théologiques que leur projet soulève&amp;nbsp;: que cela signifie-t-il de croire aux dieux&amp;nbsp;? Est-il même possible de retrouver le genre de croyance que nos ancêtres avaient&amp;nbsp;? Quelles sont les différences fondamentales entre monothéisme et polythéisme ? De quelles manières les néo-païens modernes puisent-ils involontairement dans des paradigmes monothéistes et même spécifiquement bibliques pour reconstituer le paganisme&amp;nbsp;? De quelles manières, si cela est possible, la rencontre avec la tradition biblique a-t-elle été positive, et quelle partie de cette rencontre les néo-païens pourraient-ils vouloir préserver, même s’ils cherchent à aller plus loin&amp;nbsp;? Bref, ce dont le néo-paganisme semble désespérément avoir besoin, c’est d’une théologie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Comment peut-on être païen&amp;nbsp;?&lt;/em&gt; traite précisément de telles questions et est encore la chose qui se rapproche le plus d’une théologie païenne. Inévitablement, si ses vertus sont grandes, ses défauts sont grands aussi. Mais le livre est tellement rempli d’idées brillantes que l’on a tendance à passer à coté de ses défauts. Il faut noter que la philosophie de Benoist a évolué depuis que&lt;em&gt; Comment peut-on être païen&amp;nbsp;?&lt;/em&gt; a été publié pour la première fois.&amp;nbsp; Dans ma conclusion, je discuterai certaines des manières dont Benoist a modifié sa position. Cependant, pendant la plus grande partie de cet essai, j’examinerai &lt;em&gt;Comment peut-on être païen&amp;nbsp;?&lt;/em&gt; pour lui-même, comme un livre indépendant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Benoist développe sa vision du paganisme en l’opposant systématiquement au monothéisme biblique :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Quoi que certains puissent prétendre, ce n’est pas le «&amp;nbsp;polythéisme&amp;nbsp;» qui est une «&amp;nbsp;vieillerie&amp;nbsp;», mais le monothéisme judéo-chrétien qui est mis en question, qui craque de toutes parts, tandis que sous des formes souvent maladroites, parfois aberrantes, généralement inconscientes, le paganisme manifeste à nouveau son attraction[2].&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Une grande partie du livre consiste en une polémique contre le monothéisme biblique. En fait, cette polémique est si pénétrante que &lt;em&gt;Comment peut-on être païen&amp;nbsp;?&lt;/em&gt; serait précieux à cause de cela seulement, indépendamment des remarques positives que Benoist fait concernant le paganisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Benoist voit le monothéisme biblique comme intrinsèquement dualiste, au sens où il établit une nette division entre Dieu et le monde. D’après la théologie chrétienne orthodoxe (c.-à.-d. non mystique), Dieu transcende entièrement le monde et ne dépend en aucune façon de la création. Par contre, le paganisme soutient que le divin est présent dans le monde, bien que non immanent dans toutes les choses, comme les panthéistes l’affirmeraient. Les païens trouvent le sacré sur terre, mais en conséquence de sa séparation rigide de Dieu et du monde, le monothéisme rend le monde entier profane. Dieu a donné à l’homme la domination de la terre, affirment les monothéistes, et l’homme peut en faire ce qu’il lui plaît.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le dualisme, cependant, se révèle être le germe de destruction au cœur du monothéisme. Puisque le Dieu transcendant est au-delà de l’expérience, son existence doit d’une façon ou d’une autre être inférée logiquement. Mais les arguments en faveur de l’existence de Dieu peuvent tous être réfutés en utilisant la même logique&amp;nbsp;: plus de deux mille ans de théologie philosophique n’ont pas produit un seul argument sain prouvant l’existence du Dieu unique. Reconnaissant cela, les athées rejettent Dieu et élèvent en fait la logique elle-même au trône des cieux («&amp;nbsp;notre Dieu Logos&amp;nbsp;» de Freud). Ensuite ils se tournent vers le monde. Contestent-ils la profanation de la terre par le monothéisme, ou l’idée que l’homme peut faire de la terre ce qu’il en veut&amp;nbsp;? Non. Au contraire, ils acceptent ces principes puis commencent à travailler sur le monde en utilisant la logique, sous la forme du rationalisme scientifique, pour le refaire d’après leurs conceptions. Au monothéisme biblique ils empruntent aussi une vision typiquement linéaire de l’histoire, qui considère que le temps se déplace vers un état final de perfection. Ainsi naquit l’idéal humaniste laïc du «&amp;nbsp;progrès&amp;nbsp;», incluant toutes les horreurs de l’impérialisme, du colonialisme, et des expériences sociales totalitaires qui ont tourmenté une grande partie du monde depuis les Lumières.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Certaines de ces remarques ont été faites par d’autres auteurs, mais je ne connais pas de meilleure synthèse et de meilleur développement que le livre de Benoist. Aux critiques précédentes du monothéisme, j’ajouterais ce qui suit&amp;nbsp;: avec l’idéal du progrès vient habituellement une image prométhéenne de l’homme comme étant un être divin. L’humanisme athée, le fils bâtard du monothéisme, exalte l’homme comme étant la mesure de toutes choses et glorifie sa capacité à transcender la nature, et même sa propre nature, et à imposer son idéal à tout. Je dirais que ce principe est central dans le modernisme et qu’il est fondamentalement en opposition avec la vision-du-monde païenne. De manière surprenante, pourtant, Benoist approuve avec force cet humanisme radical et affirme en fait que c’est l’essence de l’identité païenne. C’est là que se trouve le grave problème avec sa vision du paganisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;2. Un paganisme nietzscheen ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;L’approche de Benoist dans &lt;em&gt;Comment peut-on être païen&amp;nbsp;?&lt;/em&gt; est, du début à la fin, nietzschéenne. Il ne fait aucune tentative pour le dissimuler&amp;nbsp;: Nietzsche est cité à de nombreuses reprises dans tout le livre. En fait, un commentaire peu charitable sur la position de Benoist dans cet ouvrage serait de dire que c’est un humanisme nietzschéen déguisé en paganisme. Ce serait en effet peu charitable, étant donné l’abondance d’idées profondes dans le livre, mais ce n’est pas totalement inexact.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Benoist cite un long passage extrait du &lt;em&gt;Gai savoir&lt;/em&gt; de Nietzsche, intitulé «&amp;nbsp;Le plus grand avantage du polythéisme&amp;nbsp;»&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Il n’y avait alors qu’une norme : &lt;em&gt;l’homme&lt;/em&gt;, et chaque peuple croyait en posséder la forme unique et dernière. Mais au-dessus de soi, à l’extérieur, dans un lointain au-delà, il était permis d’imaginer une &lt;em&gt;pluralité de normes&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: tel dieu déterminé n’était pas la négation ni le blasphématoire de tel autre dieu&amp;nbsp;! C’était là que, pour la première fois, on honorait le droit des individus. L’invention de dieux, de héros, de toutes sortes d’êtres surhumains, en marge ou au-dessous de l’humain, de nains, de fées, de centaures, de satyres, de démons et de diables, constituait l’inestimable prélude à la justification des aspirations du moi et de la souveraineté de l’individu&amp;nbsp;: la liberté que l’on reconnaissait à tel dieu contre d’autres dieux, on finissait par se l’accorder à soi-même contre les lois, les mœurs et contre ses voisins. En revanche le monothéisme, cette conséquence rigide de la doctrine d’un homme normal unique – donc la croyance en un dieu normal, après lequel il n’existe que des divinités fallacieuses et mensongères –, constituait peut-être le plus grand danger auquel l’humanité avait fait face jusqu’alors[3].&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Ce passage contient une bonne partie de l’inspiration de &lt;em&gt;Comment peut-on être païen&amp;nbsp;?&lt;/em&gt; D’abord, il y a la thèse que le paganisme est radicalement &lt;em&gt;centré sur l’homme&lt;/em&gt;. Par cela je ne veux pas dire l’affirmation que le paganisme serait particulièrement propice à l’épanouissement humain, une proposition en faveur de laquelle de bons arguments ont été exposés ailleurs. Je veux plutôt dire quelque chose de beaucoup plus radical&amp;nbsp;: l’idée que l’humain sert de standard suprême concernant la manière dont le monde est mesuré et les dieux &lt;em&gt;créés&lt;/em&gt;. Ce dernier point est le second point majeur dans le passage qui semble avoir influencé Benoist&amp;nbsp;: l’affirmation que les dieux et d’autres êtres des mythes païens seraient une invention. De plus, la seule justification pour croire en ces inventions est une sorte d’utilité&amp;nbsp;: la croyance en elles conduit à la «&amp;nbsp;justification des aspirations du moi et de la souveraineté de l’individu&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;L’influence de Nietzsche sur Benoist est, je crois, à la fois positive et négative. Benoist critique à juste titre les néo-païens contemporains qui croient naïvement que nous pouvons simplement sauter plus de mille ans de christianisme et «&amp;nbsp;revenir&amp;nbsp;» aux croyances de nos ancêtres. Il écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’après-christianisme ne peut être retour &lt;em&gt;ad integrum&lt;/em&gt;, ne peut être la simple ‘restitution’ de ce qui a été. … Un nouveau paganisme doit être véritablement &lt;em&gt;nouveau&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;Dépasser&lt;/em&gt; le christianisme exige à la fois de réactualiser son ‘avant’ et de s’approprier son ‘après’&amp;nbsp;». En d’autres mots, les prétendus païens d’aujourd’hui doivent se boucher le nez et se demander si l’humanité et le monde n’ont pas &lt;em&gt;appris&lt;/em&gt; quelque chose par la rencontre avec le christianisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Benoist continue&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;C’est [à l’occasion de sa conversion au christianisme] que l’homme européen a pu acquérir la claire conscience qu’il n’appartient pas spécifiquement à la ‘nature’ – qu’il possède une ‘sur-nature’ constitutive, et qu’il peut en acquérir une autre en passant de l’humain au surhumain&amp;nbsp;». Bref, si je le comprends correctement, Benoist affirme que par le christianisme les hommes ont eu la révélation que leur être transcende ce qui est simplement naturel, et qu’il est possible pour la nature humaine de devenir en quelque sorte «&amp;nbsp;divinisée&amp;nbsp;». Je suppose que ce dernier message leur fut transmis par la figure du Christ. Certainement, les mystiques allemands sont remplis de l’idée que l’Incarnation n’est pas un événement unique, mais quelque chose qui peut survenir dans chaque âme humaine. Cependant, remarque Benoist, l’Eglise érigea des barrières terrifiantes pour empêcher les individus de réaliser cette «&amp;nbsp;vérité intérieure&amp;nbsp;» du christianisme. Le nouveau paganisme, souligne Benoist, doit être un paganisme qui s’est approprié les vérités sur l’homme qui ont été gagnées par la rencontre avec le christianisme&amp;nbsp;: en particulier la thèse que l’homme est un être surnaturel dont la dignité consiste en son autonomie et sa capacité à l’autocréation. Benoist conclut ce passage en affirmant spectaculairement&amp;nbsp;que «&amp;nbsp;Le paganisme de l’avenir sera un paganisme faustien&amp;nbsp;»[4].&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Dans ce qui précède, Benoist est largement en accord avec Nietzsche. Dans &lt;em&gt;Le crépuscule des idoles&lt;/em&gt;, dans un passage intitulé «&amp;nbsp;A dire à l’oreille des conservateurs&amp;nbsp;», Nietzsche écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ce qu’on ne savait pas autrefois, ce qu’on sait aujourd’hui, ce qu’on pourrait savoir – c’est qu’une formation &lt;em&gt;en arrière&lt;/em&gt;, une régression, en un sens quelconque, à quelque degré que ce soit, n’est pas du tout possible&amp;nbsp;»[5]. Il est impossible de «&amp;nbsp;revenir en arrière&amp;nbsp;». Dans la &lt;em&gt;Généalogie&lt;/em&gt;&lt;em&gt; de la morale&lt;/em&gt;, Nietzsche présente un portrait de nos ancêtres préchrétiens, dont il parle comme étant le type du «&amp;nbsp;maître&amp;nbsp;». Leur système de valeurs est un système naturel&amp;nbsp;: force, santé, et courage sont célébrés, alors que la faiblesse, la débilité et la couardise sont méprisées. Si Nietzsche admire clairement les maîtres, il ne croit pas que nous puissions revenir en arrière pour être comme eux. Les maîtres d’origine étaient naïfs, des proies faciles pour les pourvoyeurs de la «&amp;nbsp;moralité d’esclaves&amp;nbsp;» qui inversèrent leurs valeurs et les transformèrent en champions des faibles – des champions remplis de culpabilité. Par cette rencontre avec la morale des esclaves, aussi terrible que cette rencontre ait pu être, la race humaine sortit de son enfance et au moins quelques-uns de ses membres sont maintenant capables de regarder sans illusions le phénomène des valeurs lui-même, et de connaître les vraies sources d’où proviennent les vraies valeurs. Ce sont, bien sûr, les &lt;em&gt;Übermenschen&lt;/em&gt; ou surhommes. Nietzsche nous défend de repartir en arrière, et nous exhorte à aller de l’avant et à ouvrir la voie à la naissance d’humains qui sont en réalité, pour utiliser le terme de Benoist, des surhumains.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Autant que je puisse le voir, la seule différence significative entre les visions de Benoist et de Nietzsche est que Benoist choisit d’appeler les surhommes «&amp;nbsp;les nouveaux païens&amp;nbsp;». Mais les désigner de cette façon semble, au mieux, une demi-vérité. Les surhommes de Nietzsche possèdent certaines caractéristiques en commun avec leurs ancêtres païens et «&amp;nbsp;maîtres&amp;nbsp;» (telles qu’une attitude héroïque devant la vie). Mais dans la dialectique de Nietzsche, le surhomme représente une étape dans l’évolution humaine, &lt;em&gt;qualitativement différente&lt;/em&gt; de celle des maîtres. Cette différence qualitative se concentre sur l’abandon par le surhomme des illusions de toutes sortes, incluant les illusions religieuses (et Nietzsche considère que toute religion est illusoire). Si les «&amp;nbsp;païens&amp;nbsp;» de Benoist sont essentiellement identiques aux surhommes de Nietzsche, alors ce que Benoist nous propose est un paganisme non-religieux, un paganisme sans dieux. Et ceci entraîne une question évidente&amp;nbsp;: pourquoi Benoist utilise-t-il même le terme «&amp;nbsp;paganisme&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Essentiellement, ce que Benoist nous présente est un humanisme athée qui se réapproprie certaines des attitudes et des valeurs des anciens païens, mais qui évite leur religion. En exposant cet humanisme, Benoist fait de nombreuses remarques qui sont vraiment brillantes. Mais je ne puis appeler cela du paganisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3. Les dieux &amp;amp; le Bien&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Examinons de plus près le traitement des aspects religieux du paganisme par Benoist, en particulier son traitement des dieux. Soit dit au passage, je trouve étrange d’utiliser un terme comme «&amp;nbsp;l’aspect religieux&amp;nbsp;» du paganisme parce que pour les païens il n’y avait pas de domaine «&amp;nbsp;laïc&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: leur orientation vers le divin structurait tous les aspects de leurs vies. L’une des difficultés avec la vision du paganisme de Benoist – peut-être la difficulté majeure – est son affirmation tacite que nous pouvons avoir les vertus et l’«&amp;nbsp;idéologie&amp;nbsp;» du paganisme sans avoir les dieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Benoist écrit à un endroit que «&amp;nbsp;s’il y a une différence de niveau entre les dieux et les hommes, il n’y a pas de différence radicale de nature. Les dieux sont faits à l’image des hommes&amp;nbsp;»[6]. Cependant, il est certainement vrai de dire qu’en règle générale les gens imaginent leurs dieux sous une forme humaine, avec des émotions humaines, mais cela ne signifie pas forcément qu’ils &lt;em&gt;fabriquent&lt;/em&gt; leurs dieux. L’expérience des dieux dans le polythéisme était universellement concrétisée sous la forme de caractéristiques humaines ou animales, ce qui rendait les dieux accessibles à tous. Mais il y a des niveaux dans toute religion, et atteindre les plus hauts niveaux implique habituellement la compréhension que l’iconographie des dieux et les descriptions de leurs actions ne doivent pas forcément être prises à la lettre. Le fait que nous ayons anthropomorphisé nos dieux ne signifie pas que nous les ayons inventés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;On pourrait être porté à croire que j’ai peut-être lu Benoist d’une manière trop littérale, mais à un autre endroit il dit très clairement qu’il pense que les dieux sont des inventions humaines&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;‘Créateur’ de la nature, l’homme est également créateur de dieux. Il participe de Dieu chaque fois qu’il se dépasse, chaque fois qu’il atteint aux limites du meilleur et du plus fort de lui-même&amp;nbsp;»[7]. C’est du «&amp;nbsp;paganisme&amp;nbsp;» à travers l’idéalisme de Fichte, Hegel, ou &amp;nbsp;Feuerbach, au choix&amp;nbsp;: il n’y a pas de divin indépendant de l’homme&amp;nbsp;; l’homme «&amp;nbsp;réalise&amp;nbsp;» le divin dans le monde chaque fois qu’il se dépasse lui-même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;De même que les hégéliens soulignaient (d’une manière pas très convaincante) que leur maître ne voulait pas transformer l’homme en Dieu, Benoist souligne qu’il ne s’agit pas, dans le paganisme, de mettre l’homme ‘à la place de Dieu’. … L’homme n’est pas Dieu, mais il peut participer de Dieu, tout comme Dieu peut participer de lui&amp;nbsp;»[8]. Mais étant donné que dans la philosophie de Benoist «&amp;nbsp;Dieu&amp;nbsp;» a le statut d’une sorte d’idéal régulateur, et non d’une réalité objective, un tel langage est trompeur. Beaucoup plus tôt dans le livre, il écrit&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;…il n’y a pas besoin de ‘croire’ en Jupiter ou en Wotan – ce qui n’est toutefois pas plus ridicule que de croire en Iahvé – pour être païen. Le paganisme aujourd’hui ne consiste pas à dresser des autels à Apollon ou à ressusciter le culte d’Odin. Il implique par contre de rechercher, derrière la religion, et selon une démarche désormais classique, ‘l’outillage mental’ dont elle est le produit, à quel &lt;em&gt;univers intérieur&lt;/em&gt; elle renvoie, quelle forme d’appréhension du monde elle dénote. Bref, il implique de considérer les dieux comme des ‘centres de valeurs’ (H. Richard Niebuhr), et les croyances dont ils font l’objet comme des systèmes de valeurs&amp;nbsp;: les dieux et les croyances passent, mais les &lt;em&gt;valeurs&lt;/em&gt; demeurent[9].&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Ce que Benoist semble dire ici, c’est que les dieux représentent des valeurs fondamentales&amp;nbsp;: croire aux dieux, c’est «&amp;nbsp;enchâsser&amp;nbsp;» ces valeurs. Benoist cherche à faire revivre ces valeurs païennes, mais leur incarnation en «&amp;nbsp;dieux&amp;nbsp;» n’est pas une chose à laquelle nous devons forcément croire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;En mettant de coté la question de savoir si cela est une compréhension correcte des divinités païennes, la discussion des valeurs païennes par Benoist est problématique étant donné son traitement nietzschéen des valeurs en tant que telles. A plusieurs reprises, Benoist avance l’opposition typiquement nietzschéenne à l’idée de valeur «&amp;nbsp;objective&amp;nbsp;». Il écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’éthique est une donnée fondamentale dans le paganisme, mais il n’y a pas de moralisation universelle. Ce qui revient à dire qu’il n’y a pas de valeurs dans le monde autres que celles résultant de nos initiatives et de nos interprétations&amp;nbsp;». Il fait suivre immédiatement par une ligne de Nietzsche&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il n’y a pas de phénomènes moraux, il n’y a que des interprétations morales des phénomènes&amp;nbsp;»[10].&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Mais l’affirmation d’un relativisme moral (ou ce qui semble être un relativisme moral) par Benoist est tout aussi problématique que celle de Nietzsche. L’idée que la croyance en une vérité morale objective engage forcément quelqu’un à croire en des «&amp;nbsp;objets&amp;nbsp;» moraux (comme les formes de Platon) est trompeuse. S’il n’existe pas de choses morales, seulement des «&amp;nbsp;interprétations&amp;nbsp;» morales des choses, peut-il y avoir des raisons de préférer certaines interprétations à d’autres&amp;nbsp;? Benoist écrit certainement comme s’il pensait que le paganisme est &lt;em&gt;objectivement meilleur&lt;/em&gt; que le monothéisme. Il présente quelque deux cent pages d’arguments à l’appui de ce jugement de valeur, pour (apparemment) nous convaincre que cela est vrai. Cela ne constitue-t-il pas une sorte de moralisation universelle&amp;nbsp;? On rencontre la même difficulté chez Nietzsche&amp;nbsp;: il affirme une position «&amp;nbsp;perspectiviste&amp;nbsp;» concernant les valeurs, mais écrit ensuite comme si la moralité des maîtres &lt;em&gt;était vraiment&lt;/em&gt; supérieure à la moralité des esclaves. A un autre endroit, il établit la «&amp;nbsp;volonté de puissance&amp;nbsp;» comme un standard absolu de valeur&amp;nbsp;: tout ce qui favorise la volonté de puissance est bon, etc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Encore une fois, tout comme chez Nietzsche, l’engagement de Benoist en faveur du relativisme moral découle de son engagement en faveur d’un relativisme général concernant la vérité en tant que telle. A la fin du livre il écrit que se revendiquer du paganisme «&amp;nbsp;n’implique plus de rechercher une ‘vérité’ objective extérieure au monde, mais d’en créer une volontairement à partir d’un nouveau système de valeurs&amp;nbsp;» [11]. Mais qu’est-ce que cela peut signifier&amp;nbsp;? Je comprends ce que signifie &lt;em&gt;découvrir&lt;/em&gt; la vérité. Par exemple, en lisant Benoist, j’ai découvert que les Grecs avaient érigé un temple au «&amp;nbsp;dieu inconnu&amp;nbsp;». Je n’avais jamais entendu parler de cela avant. Peu après avoir lu cela, j’ai ouvert un e-mail qui semblait être une communication personnelle, et j’ai alors découvert qu’en fait c’était un spam. Je confesse cependant que je n’avais aucune idée de ce que cela signifie de &lt;em&gt;créer&lt;/em&gt; la vérité. Ici encore, on rencontre le même problème chez Nietzsche. Benoist et Nietzsche veulent-ils dire que nous finissons simplement par «&amp;nbsp;fabriquer&amp;nbsp;» la vérité, et qu’ensuite nous décidons de croire en elle&amp;nbsp;? Je ne peux parvenir à croire que c’est ce qu’ils veulent dire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Les deux hommes ont entièrement raison de rejeter l’idée qu’il n’existe qu’une vérité se trouvant «&amp;nbsp;à l’extérieur&amp;nbsp;» du monde. Cependant, inférer de cela que la vérité est entièrement subjective et laissée aux caprices d’individus ou de groupes, est un énorme illogisme. Là se trouve le problème-clé avec l’approche de Benoist concernant la vérité et les valeurs&amp;nbsp;: il a simplement accepté la prémisse du monothéisme, selon laquelle le seul standard d’objectivité devrait se trouver à l’extérieur du monde. Rejetant l’idée qu’il existe un tel standard transcendant, il en tire la conclusion que l’objectivité est donc impossible. C’est un trait récurrent parmi les intellectuels français&amp;nbsp;; on le trouve, par exemple, chez Jean-Paul Sartre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Je me souviens qu’il y a plusieurs années, j’avais assisté à une conférence d’un historien distingué, qui parlait du problème de l’interprétation dans l’histoire. En particulier, il s’opposait à l’affirmation subjectiviste selon laquelle il n’y aurait pas de vérité en histoire, seulement des interprétations, et que des interprétations différentes seraient également valables. Il dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Dans des années, des historiens discuteront encore des motivations de l’Allemagne dans l’invasion de la Pologne. Les interprétations contradictoires abonderont. Mais j’en connais une qui ne sera jamais avancée&amp;nbsp;: personne ne dira jamais que la Pologne a envahi l’Allemagne&amp;nbsp;». Il y a des limites à l’«&amp;nbsp;interprétation&amp;nbsp;». La validité des théories et des interprétations dépend toujours des preuves, et de considérations comme la cohérence, le caractère complet, et le pouvoir d’explication. Ces standards ne sont pas la propriété d’une culture ou d’une période historique particulières&amp;nbsp;; aucune déité transcendante ne les a décrétés, ni aucun homme, mais ils nous régissent cependant. Nous savons cela, parce que toutes les tentatives pour les contester finissent par faire involontairement appel à eux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;On objectera cependant que la vérité concernant l’identité d’un envahisseur est très différente de la vérité concernant les valeurs morales ou religieuses. La première peut être évaluée sur la base des preuves, les secondes ne le peuvent pas. Mais une telle attitude emprunte à nouveau à l’un des produits les plus pernicieux du monothéisme&amp;nbsp;: l’idée que tous les standards de valeur se trouvent à l’extérieur du monde, et que la connaissance que nous avons de ce monde est donc sans valeur. Puisque la plupart des Occidentaux modernes ne croient plus en des sources de valeur extérieures au monde, toutes les affirmations de valeur sont donc déclarées «&amp;nbsp;non-scientifiques&amp;nbsp;» et subjectives. Mais peut-il y avoir des sources de valeur objectives &lt;em&gt;dans&lt;/em&gt; le monde&amp;nbsp;? Et ne serait-ce pas &lt;em&gt;cela&lt;/em&gt;, une voie véritablement païenne pour approcher la question des valeurs&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;En formulant sa théorie des valeurs païennes, Benoist aurait dû se tourner non vers Nietzsche mais vers Aristote, qui était un véritable païen. Chez Aristote, la base objective des valeurs est l’épanouissement humain (&lt;em&gt;eudaimonia&lt;/em&gt;). L’éthique aristotélicienne fait l’affirmation simple et irréfutable qu’avec le temps nous avons découvert que certains comportements et modes de vie tendent à être favorables à la survie et au bonheur humains, alors que d’autres ne le sont pas. Le fondement de certaines de ces affirmations peut être purement biologique et psychologique, alors que le fondement de certaines autres concerne la dynamique des relations interpersonnelles. Par exemple, Aristote suggère dans le Livre I de &lt;em&gt;L’éthique à Nicomaque&lt;/em&gt; que c’est une chose risquée de fonder sa vie sur la recherche de l’approbation des autres, car cela nous rend trop dépendants d’eux et trop vulnérables à leur jugement, si ces autres retirent leur approbation. Bref, l’indépendance est désirable. En général, concernant ce qui est bon pour les êtres humains, Aristote fait des affirmations qui sont universellement valables – mais à aucun moment il ne fait appel au genre de standard transcendant auquel Benoist pense qu’il faut faire appel pour que des affirmations de valeur soient rendues objectives.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le relativisme de Benoist n’est pas seulement un trait de son nouveau paganisme nietzschéen&amp;nbsp;: il affirme que c’était aussi le point de vue des anciens païens. Benoist cite Ernest Renan&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les peuples indo-européens, avant leur conversion aux idées sémitiques, n’ayant&amp;nbsp; jamais pris leur religion comme la vérité absolue, mais comme une sorte d’héritage de famille ou de caste, devaient rester étrangers à l’intolérance et au prosélytisme&amp;nbsp;»[12].&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;En laissant de coté la signification de la «&amp;nbsp;vérité absolue&amp;nbsp;», dont une discussion ne pourrait que nous enliser inutilement, que fait Benoist du phénomène de syncrétisme pratiqué par les Indo-Européens&amp;nbsp;? Dans sa &lt;em&gt;Guerre des Gaules&lt;/em&gt;, César identifie les déités germaniques à ses propres dieux romains (par ex. Odin ou Wotan est identifié à Mercure). Les Grecs virent leurs dieux dans le panthéon hindou quand, conduits par Alexandre le Grand, ils entrèrent en Inde en 327 av. J.C. Les Indo-Européens ne limitèrent pas cette procédure à leurs propres peuples. En Egypte, les Grecs identifièrent Thot à Hermès, Imhotep à Asclépios, et Amon à Zeus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Qu’est-ce que cela révèle sur l’attitude des Indo-Européens, et des païens en général, envers leurs religions, et les religions des autres&amp;nbsp;? Je pense que cela montre clairement qu’ils pensaient que toutes les religions polythéistes s’inspiraient d’une mystérieuse source commune. Des peuples différents ont donné des noms différents à leurs divinités. Ils ont aussi mis l’accent sur certaines déités, et sur certains aspects de déités, au détriment d’autres. Mais sous ces différences de surface se trouve une identité fondamentale. Quand les païens ne pouvaient pas trouver un homologue à un dieu de leur propre panthéon, ils l’adoptaient simplement (par ex. le culte romain de Mithra). Ceci indique une ouverture à l’idée que d’autres peuples avaient vu des aspects de la divinité qu’eux-mêmes n’avaient pas vus. Derrière cela se trouve la supposition fondamentale qu’il existe une &lt;em&gt;vérité&lt;/em&gt; religieuse commune, que tous les peuples la recherchent, et que tous en ont vu certains aspects.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;En somme, le relativisme de Benoist concernant la vérité et les valeurs semble être tout à fait étranger au paganisme. Il ne peut pas non plus esquiver ce problème en soulignant que le relativisme, bien que n’étant pas un trait de l’ancien paganisme, serait une composante désirable du nouveau paganisme. Ces difficultés philosophiques avec cette position sont très graves, et probablement insurmontables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;4. Reflexions finales&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Ayant maintenant écrit tant de choses critiques envers le néo-paganisme nietzschéen de Benoist, je vais peut-être surprendre les lecteurs en disant que je sympathise avec lui sur de nombreux points. Je dois reconnaître avec Benoist et Nietzsche que nous ne pouvons pas revenir en arrière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;J’écris ces mots alors que je suis dans un Starbucks Coffee. La devanture du magasin consiste en une grande fenêtre, et à travers elle je peux voir en un seul coup d’œil une Pharmacie CVS, un Burger King, un Sizzler, un GNC, et un océan de voitures garées partout, incluant la mienne. Dans cet environnement, il semble absurde de penser à des choses telles que des dieux et des nains, des esprits du lieu, des géants, des ponts arc-en-ciel, et des anneaux de pouvoir. Il semble aussi absurde de penser à des choses comme des héros, et aux vertus d’honneur, de noblesse, et de pureté de cœur. Quand je suis dehors dans la nature et loin de la civilisation moderne, tout cela semble beaucoup moins absurde, même les ponts arc-en-ciel, et j’ai l’impression de comprendre – au moins un peu – pourquoi mes ancêtres avaient les croyances qu’ils avaient. Mais comme la plupart des gens, je suis rarement dehors dans la nature, et je suis absolument attaché aux conforts de la civilisation moderne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;J’ai commencé par penser, avec Benoist, que si le christianisme doit être remplacé par quelque chose d’autre, cela ne peut pas être un retour intégral à l’ancienne religion. En fait, je crois à quelque chose de plus fort que cela&amp;nbsp;: je crois qu’il doit y avoir, en quelque sorte, une sorte de rupture avec le passé. Le polythéisme et le monothéisme de notre passé sont tous deux moribonds, et ont peu à dire concernant notre vie présente. Et nous ne pouvons vivre que dans le présent. Je ne dis pas que nous devrions ignorer le passé. Je reconnais avec Benoist que nous devons comprendre notre situation historique, et je tire aussi beaucoup de plaisir et d’inspiration de l’étude des croyances du passé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Si quelque chose a effectivement été perdue par l’expérience chrétienne – une vérité que nos ancêtres possédaient –, je crois que la seule manière de la retrouver est de nous ouvrir, d’une manière très particulière, à ce qui pourrait apparaître pour remplir le vide religieux qui est en nous. Nous ne savons pas ce que cela sera, et là-dessus il vaut mieux avoir aussi peu de suppositions que possible. Pour ma part, je crois que le paganisme du passé était fondé sur une authentique expérience religieuse d’une réalité qui existe «&amp;nbsp;dans le monde&amp;nbsp;», mais qui n’est pas une invention humaine. Appelez cela le surnaturel, appelez cela le &lt;em&gt;numineux&lt;/em&gt;, appelez cela les dieux, peu importe. C’est la différence fondamentale entre mon idée du paganisme et celle de Benoist. Ce dernier a dit à un autre endroit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je n’ai personnellement eu aucune expérience du divin (je suis le contraire d’un mystique). … Je ne me rattache à aucune religion et ne ressens le besoin de me rattacher à aucune. … Dans l’univers du paganisme, je ne suis pas un croyant, mais un familier. J’y trouve plaisir et réconfort, non pas révélation&amp;nbsp;»[13]. Il croit, si je le comprends bien, qu’il n’existe rien «&amp;nbsp;par ici&amp;nbsp;» à rencontrer si nous parvenions à nous ouvrir, alors que je crois vraiment qu’il existe quelque chose par ici. Sa position est fondamentalement athée ; la mienne théiste[14].&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Comment parvenir à cette ouverture&amp;nbsp;? Laissez-moi répondre à cela en indiquant tout d’abord ce qui entrave l’ouverture ou la rend impossible. La mort de l’ouverture, c’est l’anthropocentrisme prométhéen qui caractérise l’homme moderne – l’anthropocentrisme même qui est l’essence du nouveau paganisme de Benoist. Exalter l’homme comme la plus haute chose de l’univers, déclarer que l’homme est la mesure de toutes choses, soutenir que les dieux, la vérité, le bien, et en fait la réalité elle-même sont de son invention, c’est en fait nous fermer à l’immense cosmos, non-humain, qui nous a donné naissance, qui nous abrite, et qui est ici pour nous instruire si nous parvenons à ravaler notre fierté et si nous l’écoutons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;La position que je défends implique un certain type de foi et d’attente. La foi qu’il y ait quelque chose «&amp;nbsp;par ici&amp;nbsp;» qui corresponde, d’une certaine manière, à ce que nos ancêtres appelaient l’expérience des dieux, et l’espérance que si nous réussissons à modifier notre façon d’être, ce quelque chose entrera à nouveau dans nos vies. Mais comment modifier notre façon d’être&amp;nbsp;? Et en quoi consiste l’ouverture dont j’ai parlé plus haut ? D’abord, l’altération dont je parlais &lt;em&gt;consiste&lt;/em&gt; en un retour vers une tradition antérieure. Si je suis sceptique concernant notre capacité à faire revivre les anciennes traditions, j’ai bon espoir que nous pouvons faire revivre ou retrouver la manière d’être qui leur donna naissance. Benoist se rapproche de cela quand il souligne que le paganisme contemporain n’a pas besoin d’impliquer, par exemple, le culte d’Odin, mais qu’il implique «&amp;nbsp;de regarder derrière la religion et … rechercher ‘l’outillage mental’ qui l’a produite, l’&lt;em&gt;univers intérieur &lt;/em&gt;qu’elle reflète, et comment le monde qu’elle décrit est appréhendé&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Dans ce que j’ai dit jusqu’ici, certains lecteurs ont peut-être détecté l’influence de Heidegger. Si le mouvement néo-païen doit s’allier avec un philosophe, je crois que ce devrait être Heidegger, et non Nietzsche. D’après Heidegger, les modernes considèrent essentiellement la terre et tout ce qu’elle porte comme de la matière première à transformer pour satisfaire leurs désirs et se conformer à leurs idéaux. Le résultat est que «&amp;nbsp;sur la terre, sur toute sa surface, se produit un obscurcissement du monde. Les événements essentiels de cet obscurcissement sont&amp;nbsp;: la fuite des dieux, la destruction de la terre, la réduction des êtres humains à une masse, la prépondérance du médiocre&amp;nbsp;»[15].&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;A l’attitude moderne, Heidegger oppose une manière d’être plus ancienne&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Gelassenheit&lt;/em&gt;. Les traducteurs de Heidegger traduisent généralement cela par «&amp;nbsp;laisser être&amp;nbsp;». &lt;em&gt;Gelassenheit&lt;/em&gt; est un terme que Heidegger emprunte au mysticisme allemand, dans lequel il est utilisé pour exprimer une attitude d’abandon au monde et à Dieu, pour que Dieu puisse entrer dans l’âme. C’est la négation de l’égoïsme, qui implique une attitude agressive et manipulatrice envers Dieu et le monde&amp;nbsp;: soulignant qu’ils doivent servir nos intérêts, se conformer à nos désirs, et en général être seulement ce que nous faisons d’eux. Dans son éthique, Kant proclame que nous devons «&amp;nbsp;agir en sorte que nous traitions l’humanité, en nous-mêmes ou dans un autre, toujours comme une fin-en-soi et jamais comme un moyen seulement&amp;nbsp;». La &lt;em&gt;Gelassenheit&lt;/em&gt; peut être vue comme une extension de cela à tous les êtres&amp;nbsp;: en un certain sens nous devons regarder tous les êtres (naturels) comme des fins-en-soi, et jamais les traiter &lt;em&gt;simplement&lt;/em&gt; comme des moyens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le sens de &lt;em&gt;Gelassenheit&lt;/em&gt; est difficile à exprimer. La meilleure expression de ce que Heidegger veut dire est peut-être le concept de «&amp;nbsp;wu weï&amp;nbsp;» dans le &lt;em&gt;Tao-te-King&lt;/em&gt; de Lao-Tseu[16]. &lt;em&gt;Wu wei&lt;/em&gt; est souvent traduit par «&amp;nbsp;non-action&amp;nbsp;». Lao-Tseu écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le sage est voué à la non-action&amp;nbsp;» [17]. Mais cela ne signifie pas littéralement ne rien faire. Cela signifie une approche de la vie dans le monde qui ne soit pas un arraisonnement ou un contrôle. Cela signifie apprendre la nature des choses afin d’utiliser sans détruire. Cela signifie aller avec le courant, plutôt que contre lui. Cela signifie l’ouverture aux choses elles-mêmes, au lieu de les voir simplement selon nos propres souhaits ou théories. Examinons les deux passages suivants du &lt;em&gt;Tao-te-King&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Qui cherche à façonner le monde,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Je vois, n’y réussira pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le monde est un vase spirituel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Et ne peut pas être façonné.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Qui le façonne le détruira.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Qui le saisit le perdra.[18]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Et :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Qui agit échoue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Qui retient perd.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Par conséquent le Sage&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;N’agit pas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[&lt;em&gt;Wu wei&lt;/em&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Et ainsi n’échoue pas,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Ne retient rien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Et donc ne perd rien.[19]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Benoist conteste la conception populaire, rousseauiste, du paganisme, qui voit un retour au paganisme comme un «&amp;nbsp;retour à la nature&amp;nbsp;». Benoist affirme, à juste titre, que l’être humain est davantage qu’un simple être naturel, que l’homme se trouve en un certain sens en-dehors de la nature. Se référant à l’idée des trois «&amp;nbsp;fonctions&amp;nbsp;» indo-européennes de l’historien Georges Dumézil, il remarque astucieusement que l’idée «&amp;nbsp;naturaliste&amp;nbsp;» du paganisme est, au mieux, un paganisme de la «&amp;nbsp;troisième fonction&amp;nbsp;» vu à travers la lunette du romantisme des XVIIIe et XIXe siècles. Mais lorsqu’il tente de formuler ce qu’est la dimension surnaturelle de l’être humain, Benoist retombe dans sa vision faustienne&amp;nbsp;: l’homme est l’être qui tente d’imprimer sa volonté à toute la nature&amp;nbsp;! Il cite les idées de Nietzsche et remarque, sur un ton approbateur, que Nietzsche nous dit que «&amp;nbsp;l’homme ne peut pleinement dominer la terre que s’il peut pleinement se dominer&amp;nbsp;»[20].&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Heidegger aussi pensait que l’homme a un pied en-dehors de la nature. Il pensait, cependant, que cela ne consiste pas en notre aptitude à &lt;em&gt;nier&lt;/em&gt; la nature et à la refaçonner, mais plutôt en notre aptitude à laisser les choses être, et à laisser la vérité être. La vérité, pour Heidegger, n’est pas quelque chose d’écrit, mais plutôt un événement&amp;nbsp;: un &lt;em&gt;dévoilement&lt;/em&gt; de la manière dont les choses sont (et non pas une «&amp;nbsp;création&amp;nbsp;», comme pour Nietzsche et Benoist). La nature humaine consiste à être cet être qui dévoile la vérité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Dans un entretien avec Benoist publié une décennie après la parution de l’édition française d’origine de &lt;em&gt;Comment peut-on être païen&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;, l’interviewer, Charles Champetier, dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le ton de&lt;em&gt; Comment peut-on être païen&amp;nbsp;?&lt;/em&gt; était assez nietzschéen. Mais depuis, tes écrits sur le sacré … paraissent plus volontiers inspirés par Heidegger&amp;nbsp;» [21]. Dans sa réponse, Benoist reconnaît l’influence de Heidegger sur sa pensée, et déclare&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;je crois que le paganisme trouve lui-même sa source dans l’étonnement, dans le regard étonné qui se pose sur le monde et [dans] cette question fondamentale : comment se fait-il qu’il y ait quelque chose, et non pas rien&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»[22].&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Plus tôt dans le même entretien, Champetier remarque&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;On a parfois l’impression que Dieu est absent du néo-paganisme&amp;nbsp;», et souligne que certains ont suggéré que le néo-paganisme était une forme d’athéisme. Il demande ensuite&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;le paganisme suppose-t-il une foi ou une croyance&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». Dans sa réponse, Benoist conteste (à juste titre) l’idée que les païens «&amp;nbsp;adoraient&amp;nbsp;» leurs dieux de la même manière que les chrétiens adorent Dieu, mais il semble s’être éloigné de l’affirmation, qu’il fait dans &lt;em&gt;Comment peut-on être païen&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;, que les dieux sont simplement une invention humaine. Il poursuit en disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je pense … que le paganisme est incompatible avec l’athéisme, si l’on définit ce dernier comme la négation radicale de toute forme de divin ou d’absolu. J’ajouterai que le paganisme n’est pas non plus ‘prométhéen’, mais implique au contraire le refus de cette &lt;em&gt;hybris&lt;/em&gt; titanesque qui conduit l’homme à destituer les dieux dans le vain espoir de se mettre à leur place&amp;nbsp;»[23].&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Dans un autre ouvrage ultérieur, Benoist dit des dieux païens&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La question n’est pas de croire en leur existence, mais de s’éveiller à leur présence&amp;nbsp;» [24]. Cela est exactement vrai. La seule manière de faire vraiment revivre le paganisme préchrétien serait de faire revivre l’attitude envers le monde qui permettait aux «&amp;nbsp;dieux&amp;nbsp;» de se manifester d’abord aux êtres humains. Au minimum, nous devrions revenir à la terre et au présent et redevenir des &lt;em&gt;mortels&lt;/em&gt;, des êtres qui reconnaissent leurs limitations, et qui reconnaissent que ces limitations les définissent et délimitent leur pouvoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Regarde la soie naturelle ; conserve le bois intact.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le Moi diminue&amp;nbsp;; le désir disparaît.[25]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Nous devons créer un espace en nous-mêmes et dans notre monde, où les choses numineuses et mystérieuses pourront à nouveau se manifester.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Je suppose que de nombreux lecteurs trouveront ces prescriptions extrêmement vagues, difficile à mettre en œuvre, et peut-être même «&amp;nbsp;romantiques&amp;nbsp;». En fin de compte, d’un point de vue heideggérien (et c’est tout ce que je tente d’exposer ici), on ne peut guère en dire plus. En effet, certains heideggériens objecteraient que j’en ai déjà trop dit. Heidegger dit très clairement que nous ne pouvons rien «&amp;nbsp;faire&amp;nbsp;» pour inaugurer un nouvel âge et faire revenir les dieux[26]. Supposer que nous pouvons «&amp;nbsp;faire&amp;nbsp;» quelque chose, que nous pouvons concevoir un plan ou une méthode pour revenir à quelque manière d’être pré-moderne &lt;em&gt;est en soi un type de pensée qui est d’une nature pleinement moderne&lt;/em&gt;. La principale caractéristique de la modernité est l’idée que tout — la nature, la nature humaine, l’histoire, la conscience, et même le surnaturel — est &amp;nbsp;manipulable ; nous devons seulement trouver la bonne technique, et le monde sera sous notre contrôle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Pour Heidegger, la chose la plus a-moderne que nous pouvons faire, la seule chose que nous pouvons faire pour combattre la modernité, est d’abandonner l’idée que nous pouvons «&amp;nbsp;faire&amp;nbsp;» quelque chose. Ce type de pensée est typique du taoïsme :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Mieux vaut être comme l’eau,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Qui bénéficie des dix mille choses&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Et qui ne lutte pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Occupant la position dédaignée de tous les humains,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Elle est toute proche du Tao.[27]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;La chose la plus puissante que l’on puisse faire, quelquefois, est d’abandonner la tentative de faire quoi que ce soit. Peut-être est-ce dans cet abandon que l’espace dont j’ai parlé précédemment s’ouvrira, permettant aux dieux de réintégrer les vies spirituelles des Occidentaux. Alors peut-être, mais peut-être pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Collin Cleary&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; title=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Originellement publié dans &lt;em&gt;TYR: Myth—Culture—Tradition&lt;/em&gt;, vol. 3, ed. Joshua Buckley and Michael Moynihan (Atlanta: Ultra, 2007), 429–48.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[1]&amp;nbsp;Alain de Benoist, &lt;em&gt;On&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Being a Pagan&lt;/em&gt;, ed. Greg Johnson, trans.&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Jon Graham (Atlanta: Ultra, 2004).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[2]&amp;nbsp;Benoist, &lt;em&gt;On Being a Pagan&lt;/em&gt;, 5.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[3]&amp;nbsp;Cité dans Benoist, &lt;em&gt;On Being a Pagan&lt;/em&gt;, 114.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[4]&amp;nbsp;Benoist, &lt;em&gt;On Being a Pagan&lt;/em&gt;, 168.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[5]&amp;nbsp;Friedrich Nietzsche, &lt;em&gt;Twilight of the Idols&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;The Portable Nietzsche&lt;/em&gt;, ed. and trans. Walter Kaufmann (New York: Penguin Books, 1982), 546. Plus loin dans ce passage, Nietzsche affirme : «&amp;nbsp;On n’y peut rien : il &lt;em&gt;faut&lt;/em&gt; aller de l’avant — &lt;em&gt;pas à pas plus avant dans la décadence&lt;/em&gt; (c’est là &lt;em&gt;ma&lt;/em&gt; définition du progrès &amp;nbsp;moderne…). On peut entraver ce développement et ainsi endiguer la dégénérescence, la concentrer et la rendre plus véhémente et plus &lt;em&gt;soudaine&lt;/em&gt; : on ne peut rien faire de plus&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[6]&amp;nbsp;Benoist, &lt;em&gt;On Being a Pagan&lt;/em&gt;, 33.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[7]&amp;nbsp;Benoist, &lt;em&gt;On Being a Pagan&lt;/em&gt;, 156.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[8]&amp;nbsp;Benoist, &lt;em&gt;On Being a Pagan&lt;/em&gt;, 177–78.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[9]&amp;nbsp;Benoist, &lt;em&gt;On Being a Pagan&lt;/em&gt;, 15–16.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[10]&amp;nbsp;Benoist, &lt;em&gt;On Being a Pagan&lt;/em&gt;, 186.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[11]&amp;nbsp;Benoist, &lt;em&gt;On Being a Pagan&lt;/em&gt;, 199–200.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[12]&amp;nbsp;Cité dans Benoist, &lt;em&gt;On Being a Pagan&lt;/em&gt;, 115.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[13]&amp;nbsp;Alain de Benoist, “Thoughts on God,” trans. Jon Graham, &lt;em&gt;TYR: Myth—Culture—Tradition&lt;/em&gt;, vol. 2, 74–75.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[14]&amp;nbsp;Etant donné ses prémisses essentiellement athées, on pourrait même se demander pourquoi Benoist se préoccupe du néo-paganisme. Je crois que la réponse est politique. Le paganisme sans dieux est une autre forme de «&amp;nbsp;politique identitaire&amp;nbsp;» européenne, et Benoist est surtout connu comme le principal penseur de la «&amp;nbsp;Nouvelle Droite&amp;nbsp;» française. Comme nous le verrons, cependant, l’approche plus récente de Benoist envers le néo-paganisme est authentiquement religieuse et plus que simplement politique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[15]&amp;nbsp;Martin Heidegger, &lt;em&gt;Introduction to Metaphysics&lt;/em&gt;, trans. Gregory Fried and Richard Polt (New Haven: Yale University Press, 2000), 47. Je triche un peu ici, puisque cette citation vient du «&amp;nbsp;premier Heidegger&amp;nbsp;», alors que les idées que je discute viennent en fait du «&amp;nbsp;dernier&amp;nbsp;» Heidegger de «&amp;nbsp;La &amp;nbsp;question de la technologie&amp;nbsp;». Mais je suis sceptique concernant les études des philosophes qui divisent nettement leurs idées en périodes «&amp;nbsp;précoce&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;tardive&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[16]&amp;nbsp;Pas mal de choses ont été écrites sur la similarité entre la pensée de Heidegger et la philosophie asiatique, et même sur les influences asiatiques sur sa pensée. Voir, for exemple, Reinhard May, &lt;em&gt;Heidegger’s Hidden Sources&lt;/em&gt;, trans. Graham Parks (London: Routledge, 1996). L’auteur inclut un chapitre intitulé «&amp;nbsp;Tao : Voie et vision&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[17]&amp;nbsp;Lao-Tzu, &lt;em&gt;Tao Te Ching&lt;/em&gt;, trans. Burton Watson (Indianapolis: Hackett Publishing, 1993), 3.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[18]&amp;nbsp;&lt;em&gt;Tao Te King&lt;/em&gt;, 29.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[19]&lt;em&gt;&amp;nbsp;Tao Te King&lt;/em&gt;, 64.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[20]&amp;nbsp;&lt;em&gt;On Being a Pagan&lt;/em&gt;, 200.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[21]&amp;nbsp;Charles Champetier, “&lt;em&gt;On Being a Pagan,&lt;/em&gt; Ten Years Later: An Interview with Alain de Benoist,” trans. Elizabeth Griffin, &lt;em&gt;TYR&lt;/em&gt;, vol. 2, p. 102.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[22]&amp;nbsp;“&lt;em&gt;On Being a Pagan,&lt;/em&gt; Ten Years Later,” 103.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[23]&amp;nbsp;Benoist, “&lt;em&gt;On Being a Pagan,&lt;/em&gt; Ten Years Later.”&amp;nbsp; 93.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[24]&amp;nbsp;Benoist, “Thoughts on God,” 65.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[25]&amp;nbsp;&lt;em&gt;Tao Te King&lt;/em&gt;, 19.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[26]&amp;nbsp;Je soulignerai, pour ne pas égarer les lecteurs non familiarisés avec Heidegger, que ce dernier ne se considérait pas comme païen et ne se préoccupait pas de l’idée d’un retour aux dieux. Heidegger utilise des phrases comme «&amp;nbsp;la fuite des dieux&amp;nbsp;» pour décrire la modernité, et chacun sait qu’il déclara dans une interview publiée après sa mort que «&amp;nbsp;seul un dieu peut encore nous sauver&amp;nbsp;». Cependant, il semble avoir utilisé des termes comme «&amp;nbsp;dieux&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Dieu&amp;nbsp;» dans un sens largement figuratif. Je crois que si nous prenons délibérément de tels usages à la lettre, alors on peut penser que Heidegger dit quelque chose d’une importance vitale pour le néo-paganisme (cependant, même s’il n’avait jamais fait allusion aux «&amp;nbsp;dieux&amp;nbsp;», je soulignerais quand même l’importance de sa pensée).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;[27]&amp;nbsp;&lt;em&gt;Tao Te King&lt;/em&gt;, 8.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/03/07/la-diversite-sans-limite.html</guid>
                <title>La diversité sans limite</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/03/07/la-diversite-sans-limite.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Éditorial</category>
                                                <pubDate>Wed, 07 Mar 2012 12:59:00 -0500</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3475962&quot; style=&quot;display: block; margin: 0.7em auto;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontalternationaliste.hautetfort.com/media/01/01/4017414836.jpg&quot; alt=&quot;multiculturalisme&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Les notions de liberté, de tolérance et de diversité font partie d’un discours qui semble a priori éloquent, celui du multiculturalisme. Ce discours partout valorisé bascule entre le respect des différences et la pleine émancipation individuelle. Il semble toutefois faire l’impasse sur la nécessaire cohésion collective. Évidemment, il est difficile d’être contre la vertu. Mais force est de constater que ces idéaux entravent en réalité les conditions de possibilités de pouvoir faire société. J’aimerais ici apporter quelques nuances quant au papier de Mme Awada «&lt;a href=&quot;http://www.cyberpresse.ca/opinions/201202/17/01-4497182-je-ne-veux-pas-etre-toleree.php&quot;&gt;Je ne veux pas être tolérée&lt;/a&gt;» publié samedi le 18 février dernier &lt;a title=&quot;_GoBack&quot; name=&quot;_GoBack&quot;&gt;&lt;/a&gt;dans la section débats du journal La Presse, qui se rangeait sous sa bannière. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Situons le problème à sa juste échelle. Nos sociétés découvrent actuellement un problème majeur. La radicalisation des droits individuels sur le plan identitaire entraine, on le constate bien, le démantèlement du vivre ensemble. Les individus ont le choix de se réclamer de l’identité qu’ils désirent. Et se désaffilient de la société dans son ensemble. Depuis une quinzaine d’années au Québec, les demandes de reconnaissances identitaires se sont amplifiées et la conséquence s’en fut une fragmentation de notre société. L’identité québécoise n’est plus qu’une identité parmi d’autres. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Dans son papier, Mme Awada exalte les vertus d’une identité créée à la carte : chaque individu peut ériger sa propre vérité selon son expérience. Les immigrants et même les Québécois pourraient donc choisir délibérément leur identité, ce qui participe, par le fait même, à la pleine émancipation individuelle. La liberté individuelle oui, mais à quel prix? N’y a-t-il pas des balises à tracer? À trop miser sur celle-ci, n’avons-nous pas oublié qu’il y a aussi des libertés collectives, justifiant le droit pour le peuple québécois de faire société et d’avoir une culture à partager? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;La fragmentation de l’identité québécoise rend la formulation d’un projet commun difficilement concevable. Dans son discours, Awada sous-entend que ce sont les Québécois qui doivent s’adapter aux demandes des minorités. Voici une des dérives du multiculturalisme. Le Québec ne semble plus posséder la légitimité de s’ériger en tant que communauté politique et de perpétuer sa culture et ses traditions. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Awada se réclame d’un Québec qui ne serait en réalité qu’une terre d’accueil exprimant toutes les différences du monde. Jamais dans son papier elle ne se réclame d’un Québec qui possède une culture particulière dotée d’une conscience historique. Pourtant, si le Québec est bel et bien existant de nos jours, c’est parce qu’il a été porté par une communauté solidaire, qui possédait sa culture propre, notamment marqué par la langue française et le catholicisme. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Un Québec qui ne serait qu’un territoire où habiteraient des citoyens du monde abolirait son particularisme historique sous toutes ses formes. Si chaque pays se réclame de la diversité, les cultures singulières disparaîtront et se verront fragmentées et diffuses. N’est-il pas le propre de l’homme que de s’ériger à la hauteur d’une culture, un des facteurs principaux qui le différencie de l’animal? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le meilleur moyen pour que les minorités et les immigrants se sentent respectés en serait une meilleure intégration à la culture québécoise. Non pas faire des groupuscules de société, mais une société, qui possède son identité particulière. C’est le paradoxe du multiculturalisme : il bénit tout au nom de la diversité, jusqu’à proclamer inconsciemment l’émiettement de la diversité réelle, qui en est celle d’un espoir pour chaque peuple de faire vivre son identité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Émilie Gélinas&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/02/29/cuba-modele-de-resistance-ou-resistance-d-un-modele.html</guid>
                <title>Cuba : modèle de résistance ou résistance d'un modèle ?</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/02/29/cuba-modele-de-resistance-ou-resistance-d-un-modele.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Conférence</category>
                                <category>Multimédias</category>
                                                <pubDate>Wed, 29 Feb 2012 22:36:00 -0500</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Conférence de Viktor Dedaj, journaliste et propriétaire du site de ré-information &lt;a href=&quot;http://www.legrandsoir.info/&quot;&gt;&quot;Le Grand Soir&quot;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt; Notre conférencier nous explique enfin la vérité sur Cuba, sur son régime, et démonte minutieusement toute la propagande des États-Unis contre Cuba. Une conférence aussi excellente qu'indispensable. L'exposé initial de Viktor Dedaj dure une quarantaine de minutes et est suivi de deux heures de questions/débat avec les auditeurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt; Sur le même sujet, nous vous conseillons également cet &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=KoPdk1va-TE&quot;&gt;entretien de Viktor Dedaj sur la Radio Vraiment Libre&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/02/28/e-r-a-casapound.html</guid>
                <title>E&amp;R à Casapound</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/02/28/e-r-a-casapound.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Actualités</category>
                                <category>Multimédias</category>
                                                <pubDate>Tue, 28 Feb 2012 13:15:09 -0500</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; src=&quot;http://www.egaliteetreconciliation.fr/local/cache-vignettes/L250xH255/arton10652-97a02.jpg&quot; alt=&quot;arton10652-97a02.jpg&quot; width=&quot;155&quot; height=&quot;163&quot; /&gt;CasaPound Italia rayonne dans la sphère nationaliste d’une aura qui inspire à la fois admiration et curiosité. C’est avec un plaisir non dissimulé qu’une délégation d’Egalité &amp;amp; Réconciliation se rendit à Rome pour prendre la mesure de ce phénomène en phase idéologique sur bien des points avec notre mouvement...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Contrairement à ce que les médias rabâchent depuis environ 40 ans, tous les mouvements patriotes ne sont pas issus d’une haute bourgeoisie racialiste apeurée prête à toutes les compromissions afin de sauver tant bien que mal ses privilèges de classe et une prétendue pureté de race fort poétique au demeurant mais sans réalité concrète. Il est cependant vrai que certains groupuscules dont l’intelligence et la raison ne sont pas les qualités premières ont largement alimenté ce mythe. CasaPound en est le parfait négatif à la fois populaire et social non seulement en théorie mais aussi et surtout dans les actes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/02/15/la-lutte-des-classes-a-l-interieur-du-socialisme.html</guid>
                <title>La lutte des classes à l’intérieur du socialisme</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/02/15/la-lutte-des-classes-a-l-interieur-du-socialisme.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Réflextions</category>
                                                <pubDate>Wed, 15 Feb 2012 20:44:00 -0500</pubDate>
                <description>
                    &lt;div class=&quot;surlignable textearticle&quot;&gt;&lt;div class=&quot;crayon article-texte-10460 texte entry-content&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; src=&quot;http://www.egaliteetreconciliation.fr/local/cache-vignettes/L250xH284/arton10460-60758.jpg&quot; alt=&quot;arton10460-60758.jpg&quot; /&gt;Tout le monde connaît la lutte des classes opposant le mouvement ouvrier à la bourgeoisie. Moins connue, et pour cause, est la lutte opposant, à l’intérieur du camp socialiste, le socialisme internationaliste au socialisme libertaire. Et, à l’intérieur du camp national&amp;nbsp;: le socialisme parlementaire, d’inspiration maçonnique, au syndicalisme révolutionnaire considéré comme pré-fasciste.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Luttes qui, ramenées à leurs origines de classe, opposèrent d’une façon générale deux franges de la bourgeoisie&amp;nbsp;: la moyenne et grande bourgeoisie cosmopolite, pour le socialisme dit scientifique (Marx, Lassalle…) s’ingéniant à discréditer, au nom du concept et du messianisme prolétarien, une petite bourgeoisie nationale empiriste (Proudhon, Sorel…) mais, elle, ancrée dans le réel et le monde du travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Lutte sourde, mais lutte à mort qui se soldera par la victoire des internationalistes sur les nationaux et, surtout, par la victoire d’un socialisme réduit à la question du pouvoir d’achat - donc au Marché - sur un socialisme qui voulait changer radicalement la vie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les classes sociales ont toujours existé&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Déterminées par l’évolution des forces productives - soit l’histoire du progrès technique - et les rapports de production qui découlent de cette évolution&amp;nbsp;(pas de rapports bourgeoisie / prolétariat sans invention, aussi, de la machine à vapeur nécessaire à la révolution industrielle), les classes sociales ont toujours existé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Toujours existé ou, plus exactement, existé depuis que l’homo faber, sortant d’un mythique «&amp;nbsp;communisme primitif&amp;nbsp;», s’engagea sur la voie nécessaire et fatale de la spécialisation des tâches, pour générer, par la division du travail, les premières divisions sociales.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une division sociale en classes qui remonte donc à la nuit des temps historiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Classe par la pratique et mentalité de classe&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Des classes sociales définies par leur praxis&amp;nbsp;: les &lt;strong&gt;laboratores&lt;/strong&gt; par l’agriculture, l’artisanat puis le commerce, les &lt;strong&gt;bellatores &lt;/strong&gt; par le métier des armes, les &lt;strong&gt;oratores&lt;/strong&gt; par l’apprentissage et la transmission du savoir, dans l’ancien monde tripartite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une praxis qui génère aussi une culture et une mentalité de classe&amp;nbsp;: mentalité commerçante aujourd’hui dominante, mentalité populaire majoritaire mais toujours méprisée, et mentalité aristocratique logiquement en voie de disparition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une culture et une mentalité de classe qui n’épuisent, par ailleurs, ni la question du groupe ethno-culturel entraînant un autre ordre de conscience et de solidarité&amp;nbsp;; ni la persistance de l’animal en l’homme et les comportements réflexes qui vont avec&amp;nbsp;: instinct de survie individuel, souci de sa progéniture…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Antagonismes de classes, collaboration de classes et «&amp;nbsp;luttisme de classe&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Mais du temps du pouvoir royal, notamment sous la monarchie théocratique qui précéda notre démocratie maçonnique et marchande, les antagonismes de classes étaient jugulés ou transcendés - selon qu’on y voit un mal ou un bien - par la soumission générale à l’ordre divin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;La solidarité ethno-culturelle, celle par exemple de tous les sujets de sa majesté dans le royaume de France, primant, en dernière instance et malgré les tensions, sur les antagonismes de classes comme sur la solidarité de classe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une acceptation de la loi de Dieu - et du fatum - qui empêchait ce «&amp;nbsp;luttisme de classe&amp;nbsp;» dénoncé par Charles Péguy comme le mal moderne, et qui caractérise fatalement le monde de l’immanence qui lui a succédé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un «&amp;nbsp;luttisme de classe&amp;nbsp;» ne pouvant être contré, dans notre société bourgeoise de l’immanence et du profit, que par la solidarité nationale, en remplacement de l’ordre divin&amp;nbsp;; ou, dans le sens opposé, par la promotion d’un individualisme exacerbé détruisant alors toute solidarité…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La classe ouvrière, incarnation du mensonge et de la trahison bourgeoise&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Dans le monde de l’immanence ayant succédé à la Révolution française, la lutte des classes devient donc effectivement le nouveau moteur de l’Histoire. Une lutte résultant d’abord de la fin de la solidarité trans-classes existant précédemment dans la monarchie de droit divin&amp;nbsp;; mais une lutte résultant ensuite, et surtout, de la promesse non tenue des &lt;strong&gt;Lumières. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;La prise du pouvoir par le Tiers-État, une fois évincés la Noblesse et le Clergé, n’ayant pas débouché sur l’égalité sociale de tous les citoyens et la fraternité nationale, mais sur l’exploitation, à l’intérieur du Tiers-État, d’un prolétariat industriel par une nouvelle bourgeoisie capitaliste entrepreneuriale, encore plus dure envers ses salariés que ne l’était la noblesse avec ses paysans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le prolétariat et sa misère étant, littéralement, l’incarnation du mensonge de la bourgeoisie et de ses soi-disant Lumières.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une situation nouvelle de violence et de mensonge à l’intérieur du camp progressiste, qui fera le lit, à partir de 1840, de la pensée et de l’épopée socialiste…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le rêve d’un messianisme prolétarien&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une fois gommées, par les ratés de l’Histoire, les prétentions du marxisme à la scientificité, la grande idée du socialisme peut se résumer ainsi&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Le prolétariat créé, tel le golem, par la bourgeoisie elle-même - et qui est le fruit de ses contradictions - sera, de par sa conscience puisée à sa souffrance et les qualités morales qui sont censées en résulter&amp;nbsp;: respect et solidarité envers les travailleurs… la classe chargée, par l’Histoire, de punir la bourgeoisie capitaliste exploiteuse et menteuse, par une prise de pouvoir dépossédant cette même classe bourgeoise de son pouvoir sur cette fausse démocratie qu’est la démocratie libérale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une prise du pouvoir par le prolétariat qui achèvera, du même coup, le travail politique progressiste entrepris par la Révolution française - et trahi par la bourgeoisie - pour produire enfin réellement, et plus seulement formellement, cette société fraternelle et sans classes, promise par l’égalité citoyenne des Lumières…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un espoir et une vision du monde qui fait du marxiste, quoi qu’il en dise, un moraliste et un idéaliste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un projet s’efforçant de renouer avec l’eschatologie chrétienne du partage et de l’amour, dans le monde matérialiste généré par l’immanentisme marchand, en s’appuyant sur un messianisme prophétique, puisé lui au judaïsme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Projet socialiste prétendant s’appuyer sur le logos grec pour réaliser le projet juif messianique et missionnaire chrétien réconciliés, et résultant sans doute de la triple culture juive, chrétienne et grecque du philosophe Karl Marx, principal théoricien du socialisme dit scientifique…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le Messianisme prolétarien, projet des intellectuels&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un projet de révolution socialiste, par et pour les prolétaires, pensé et voulu non par des prolétaires - les prolétaires, pour des raisons de praxis, ayant rarement le bagage conceptuel nécessaire - mais par des intellectuels issus de deux franges de la bourgeoisie&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;La petite bourgeoisie nationale, pour les socialistes libertaires et autres syndicalistes révolutionnaires, tels que Pierre-Joseph Proudhon et Georges Sorel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Penseurs souvent autodidactes et profondément liés au monde du travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;La moyenne et grande bourgeoisie ashkénaze, pour les socialistes internationalistes&amp;nbsp;tels que Karl Marx ou Ferdinand Lassalle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Théoriciens totalement étrangers aux classes laborieuses, et opposants à l’empirisme petit-bourgeois des premiers, l’arrogance d’une abstraction conceptuelle puisée à la philosophie helléno-européenne&amp;nbsp;; une philosophie fiévreusement embrassée depuis leur récente émancipation de la pensée talmudique et du ghetto.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Le plus bel exemple de cet écart absolu entre le sujet pensant et l’objet pensé étant sans doute «&amp;nbsp;Histoire et conscience de classe&amp;nbsp;» de George Lukacs. Énorme pavé historico-philosophique où ce fils de banquier de la grande bourgeoisie juive hongroise tente de démontrer, par une élucubration conceptuelle virtuose, le destin messianique et anti-bourgeois d’un prolétariat idéalisé qu’il n’a jamais côtoyé. Un engagement théorique qui le conduira, lui le fin lettré, à participer au gouvernement sanguinaire de l’aventurier Béla Kun, puis à soutenir jusqu’à son dernier souffle l’œuvre de Joseph Staline&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un prolétariat idéal sorti de la tête de l’intellectuel, utilisé comme arme contre sa propre classe chez le cadet de la bourgeoisie empli de culpabilité pour la trahison des Lumières perpétrée par ses pairs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Prolétariat supposé révolutionnaire, utilisé aussi comme arme de la revanche et de la conquête, par le déclassé et le cosmopolite, contre les élites possédantes&amp;nbsp;: cette bourgeoisie nationale et chrétienne dont on veut prendre la place au nom du prolétariat…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pas d’autonomie de classe sans culture de classe&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Théâtre antique, geste chevaleresque, roman bourgeois… la conscience et l’autonomie d’un groupe social se démontre d’abord par sa production culturelle. Une culture spécifique où ce collectif exprime devant l’Histoire ce qu’il sait être et ce qu’il veut.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Or, comme Edith Piaf interprète magnifique, mais interprétant des textes écrits par d’autres, le prolétariat révolutionnaire n’a jamais fait que suivre des meneurs non issus de ses rangs, et jouer devant l’Histoire une partition qui n’est pas de sa main.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Lucide sur ce point, Louis-Ferdinand Céline, petit bourgeois lettré qui a le mieux exprimé la souffrance et l’âme populaire, tirait une fierté ironique de ce compliment de Joseph Staline - autre déclassé cynique - qui considérait «&amp;nbsp;Le Voyage au bout de la nuit&amp;nbsp;» (traduit en russe par une Elsa Triolet elle aussi parfaitement étrangère au monde ouvrier) comme le seul roman prolétarien jamais écrit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ironie, partagée par ces deux esprits d’un réalisme amer, de constater que l’individu prolétaire, dont le XIXème siècle intellectuel avait fait le héros de l’Histoire, était en fait un héros muet&amp;nbsp;; la fameuse classe messianique, une classe n’ayant jamais produit la moindre culture spécifique où exprimer sa conscience et son projet - le «&amp;nbsp;réalisme socialiste&amp;nbsp;» imposé par le Parti en étant la démonstration même - &lt;strong&gt;sauf à confondre un peu vite culture prolétarienne et culture populaire…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Peuple ou prolétariat&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;De François Villon à Dieudonné en passant par Louis-Ferdinand Céline, Michel Audiard et Coluche, la culture populaire perpétue, à travers les siècles, un génie débonnaire aux antipodes d’un «&amp;nbsp;réalisme socialiste&amp;nbsp;» exprimant par décret l’art prolétarien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une culture du peuple et pour le peuple qui nous oblige, pour définir le groupe humain dont elle est l’expression, à préciser d’abord ce que le peuple n’est pas. Peuple qui n’est d’abord ni la noblesse ni le clergé, mais ce «&amp;nbsp;tiers exclus&amp;nbsp;» constitué des non privilégiés sous l’Ancien régime, et qui accède en théorie - comme Tiers-État - aux pleins pouvoirs par la Révolution française.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Peuple que l’on doit définir encore, face à l’exploitation et au parasitisme des classes supérieures - noblesse puis bourgeoisie à l’intérieur du Tiers-État - comme le monde du travail et de la production&amp;nbsp;; soit cette classe des laboratores assumant et assurant - selon la terminologie freudienne - le «&amp;nbsp;principe de réalité&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: paysans, artisans, commerçants, ouvriers, petits entrepreneurs… auxquels il faut agréger encore les petits fonctionnaires utiles et les artistes exprimant cette sensibilité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Peuple que l’on peut donc définir en terme de classes, comme l’addition du prolétariat et de la classe moyenne.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un peuple constitué de la petite bourgeoisie et du prolétariat qui se côtoient d’ailleurs dans la vie réelle - comme le patron de bistrot, propriétaire de son moyen de production, et son client l’ouvrier salarié.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Deux groupes sociaux mitoyens et mêlés que le socialisme scientifique, au nom d’abstractions intellectuelles démenties par la réalité - à commencer par la réalité sociale et urbaine du quartier et du bistrot - s’est toujours évertué à séparer et à opposer…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mensonge de l’internationalisme prolétarien&amp;nbsp;: Le peuple est toujours patriote&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Prolétariat fantasmé et manipulé par les abstractions d’agitateurs cosmopolites, présenté comme internationaliste, alors, qu’autre constat pratique historiquement démontré, le peuple est toujours patriote.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Patriote comme le Peuple de la Commune refusant, au nom de la fierté française, la défaite de Sedan et une soumission de Paris à l’occupant prussien, acceptées par la bourgeoisie versaillaise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Peuple patriote acclamant toujours ses équipes sportives nationales, face au mépris ou à la manipulation - quand le sport devient un marché - des élites d’argent ricanant de ces engouements simples et collectifs (cf. Bernard-Henri Lévy).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Peuple fidèle à sa nation face à la trahison de ses élites cosmopolites&amp;nbsp;; que ce soit celle de Louis XV sacrifiant les intérêts de la France à ceux de son cousin le roi de Prusse, ou celle de Sarkozy l’américain, liquidateur actuel de l’indépendance française…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il n’y a d’international que le Capital&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Des familles régnantes mettant le cousinage européen au-dessus de l’intérêt national (d’où la fuite à Varenne de Louis XVI), à la bourgeoise soumise à l’intérêt d’un capital lui aussi sans frontières, la mentalité internationaliste - en réalité cosmopolite - est parfaitement étrangère au peuple.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un internationalisme qui est, en revanche, le propre des élites voyageuses et des manipulateurs nomades, faisant leurs affaires au-dessus de la tête de peuples, de par leur praxis, peu mobiles et enracinés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ainsi, l’anti-nationalisme proféré par un Georges Sorel à la veille de 1914, ne doit pas se comprendre comme un mépris élitiste de la solidarité nationale, mais comme le refus d’une manipulation bourgeoise poussant les peuples, français et allemands, au bain de sang pour le plus grand intérêt du Capital…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’internationalisme ouvrier bien compris, contraire de l’antinationalisme trotskiste&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Refus d’un nationalisme belliqueux instrumentalisé - dès Napoléon Ier - par les forces d’argent et conduisant toujours à la souffrance des peuples, qui doit nous faire comprendre l’internationalisme ouvrier, non pas comme l’expression d’un antipatriotisme instinctif, mais comme la solidarité des peuples du travail, dans un souci d’efficacité politique, face aux manipulations du Capital apatride.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un internationalisme partant du national pour revenir à lui, comme celui du PCF anti-immigrationiste de Georges Marchais, exprimé par son fameux discours de Montigny-lès-Cormeilles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Discours populaire et patriote, aux antipodes de l’internationalisme trotskiste exprimant une haine quasi-religieuse de la nation. Un mépris de la frontière et des peuples enracinés professé par des agitateurs professionnels, rarement issus du peuple du travail, et partagé par la grande bourgeoisie d’argent.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;D’où l’intérêt, pour le Grand capital, de favoriser discrètement ces agitateurs anti-nationaux au détriment des représentants légitimes du peuple ouvrier solidaire et patriote. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une collusion entre mondialistes de droite et internationalistes de gauche – en réalité tous cosmopolites - rendue d’autant plus facile qu’ils sont souvent issus, comme le démontre l’Histoire, de la même communauté…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Philosophie de la misère contre misère par la philosophie&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Mais pour revenir au combat théorique anticapitaliste mené durant toute la seconde moitié du XIXème siècle au sein même de la famille socialiste, deux camps vont s’affronter, prétendant tout deux apporter la bonne réponse à cette même question centrale&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Dans le monde de l’immanence où tout provient de la praxis, quelles sont les conditions matérielles, sociales et politiques propres à libérer l’Homme&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une question mais deux réponses et deux groupes principaux pour mener à bien la lutte antibourgeoise&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img class=&quot;puce&quot; style=&quot;height: 11px; width: 8px;&quot; src=&quot;http://www.egaliteetreconciliation.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; alt=&quot;-&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; /&gt;&amp;nbsp;D’un côté, le socialisme libertaire des Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine et Pierre-Joseph Proudhon.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;puce&quot; style=&quot;height: 11px; width: 8px;&quot; src=&quot;http://www.egaliteetreconciliation.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; alt=&quot;-&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; /&gt;&amp;nbsp;De l’autre le socialisme dit «&amp;nbsp;scientifique&amp;nbsp;» du tandem Karl Marx - Friedrich Engels.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Les premiers s’efforçant de répondre à cette question immense par le bon sens et l’empirisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Les seconds opposant aux tâtonnement et aux approximation des premiers, un système philosophique totalisant se réclamant d’un «&amp;nbsp;sens de l’Histoire&amp;nbsp;» repris de Hegel, et qui traitera, du haut de sa prétendue scientificité, la tentative de penser les remèdes pratiques à la misère des premiers, de «&amp;nbsp;misère de la philosophie&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une virtuosité conceptuelle dite «&amp;nbsp;matérialiste historique et dialectique&amp;nbsp;» qui, malheureusement pour eux et pour le prolétariat, se révélera, avec le recul du temps qui dit le vrai sens de l’Histoire, les élucubrations prétendument scientifiques de bourgeois arrogants comme des nouveaux riches, usant, en apprentis sorciers, d’une philosophie très éloignée de leur culture héritée prophético-messianique, pour se moquer de penseurs autodidactes mais issus du monde du travail, dont toutes les intuitions anti-marxistes-léninistes se sont révélées justes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Se méfier du progrès&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le Progrès&lt;/strong&gt;, promu au nom du «&amp;nbsp;sens de l’Histoire&amp;nbsp;» par Marx, contre les intuitions et les remarques de bons sens de Proudhon puis Georges Sorel - qui eux prenaient humblement acte du refus du machinisme exprimé par les luddites en Angleterre, les canuts en France, et d’une façon générale par les corporations représentant l’aristocratie ouvrière - débouchant sur l’abrutissement du travail parcellaire, l’aliénation suprême du taylorisme et du fordisme…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vers le salariat généralisé&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ce progrès machiniste aliénant - de surcroît exigeant en Capital - passant nécessairement par la concentration et la grande unité de production. Soit par la généralisation d’un salariat générateur de soumission, de passivité et d’infantilisme, comme Proudhon puis Sorel l’avaient également pensé contre Marx et Engels…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La dictature du prolétariat c’est la dictature du parti&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;La dictature du prolétariat, théorisée par Marx puis accompli par les bolcheviks - Lénine constatant l’amorphie des masses prolétaires livrées à elles-mêmes et à leur conscience, préférant tabler, pour prendre le pouvoir, sur une «&amp;nbsp;avant-garde révolutionnaire&amp;nbsp;», soit sur des professionnels non prolétaires mais formés à l’action révolutionnaire, plutôt que sur un «&amp;nbsp;spontanéisme&amp;nbsp;» des masses accomplissant un «&amp;nbsp;sens de l’Histoire&amp;nbsp;» qui conduira l’universitaire virtuose, mais la politique naïve Rosa Luxembourg à l’échec et à la mort.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Bref, la soi-disant «&amp;nbsp;dictature du prolétariat&amp;nbsp;» qui n’a rien demandé ni projeté, conduisant dans les faits à la dictature inéluctable du Parti-État. Soit, dès Lénine, à la bureaucratie et à la nomenklatura stalinienne…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Socialisme et Populisme&amp;nbsp;: les conditions de la conscience et de la liberté&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Face à ce régime fondé sur la division du travail et le salariat généralisé sous l’autorité exclusive du Parti-État - soit la dictature machiniste et policière d’un «&amp;nbsp;socialisme réel&amp;nbsp;» justifié et maquillé par l’arrogance d’une science philosophique rabâchée et crue comme une religion&lt;/strong&gt; - les penseurs populistes&amp;nbsp;: Bakounine, Proudhon puis Sorel, plus réalistes que matérialistes, plus intuitifs que conceptuels, opposèrent dés le début une autre piste de salut pour le peuple du travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Prônant, pour accoucher d’un monde de conscience et de liberté, une société de petits patrons, petits propriétaires, issus de l’aristocratie ouvrière et travaillant main dans la main dans le respect de l’échelle humaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Soit la conscience facilitée, non pas par le catéchisme du Parti sur des salariés infantilisés, mais par la responsabilité économique et sociale - donc politique - résultant de la propriété de ses moyens de production.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Soit encore la liberté, non pas distribuée par un État gendarme centralisateur, mais concrètement permise par l’indépendance économique et sociale - donc aussi politique - conférée aussi par la propriété, pour le plus grand nombre, de ses moyens de vie et de production.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une société mutualiste de petits producteurs citoyens, exprimant non pas le désir de pouvoir et de domination d’un petit groupe manipulant un prolétariat exploité et sans objectif à travers l’appareil d’État, mais une société de liberté, d’égalité et de fraternité concrètes, renvoyant plus à la démocratie grecque qu’au socialisme soviétique, mais cette fois sans esclaves&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une société aux antipodes aussi bien du socialisme marxiste-léniniste que du capitalisme bourgeois, tous deux fondés sur la fuite en avant technicienne, l’extrême division du travail et le salariat généralisé&amp;nbsp;au service d’un État-patron (pour le socialisme) ou d’un Patron-État (pour le capitalisme), ce qui revient au même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Proximité de deux systèmes, fondés tous deux sur le seul progrès matériel, qui explique parfaitement le passage sans heurt, et sans contestations, de l’URSS de Mikhaïl Gorbatchev à la fédération de Russie de Boris Eltsine&amp;nbsp;; la vitesse à laquelle le soi-disant «&amp;nbsp;homme nouveau&amp;nbsp;», forgé par soixante-dix ans de socialisme, se convertit à l’abrutissement consumériste occidental, puisqu’il a suffi pour ça de remplacer, à la tête d’un édifice parfaitement vertical, l’Étoile rouge par Coca-Cola&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un «&amp;nbsp;socialisme scientifique&amp;nbsp;» arrogant, ultra-conceptuel, en réalité psalmodique et finalement grossier (dont l’œuvre absconse d’Henri Althusser sera l’ultime caricature) masquant l’irresponsabilité salariale et fordiste, guidée par le parasitisme de la nomenklatura, derrière une dictature bureaucratique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Socialisme réel qui se révèlera non pas, au final, la volonté d’émancipation du monde ouvrier, mais la volonté de domination de cosmopolites et de déclassés manipulant la légitime souffrance ouvrière contre la fautive bourgeoisie chrétienne…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ni capital ni dictature du prolétariat&amp;nbsp;: la solitude de georges Orwell&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un vaste mensonge politique rejoignant l’autre dans un même totalitarisme, qu’avait pu constater l’Anglais Georges Orwell dès les années 40, suite à ses pérégrinations en France puis en Espagne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Mascarade du «&amp;nbsp;socialisme réel&amp;nbsp;» dénoncé par le Russe Alexandre Soljenitsyne dans les années 50, mais cette fois du point de vue de la réaction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Réhabilitation d’un populisme renvoyant dos à dos capitalisme et socialisme, défendu aujourd’hui en France par le subtil Jean-Claude Michéa, à la suite des travaux de l’américain Christopher Lasch…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La lutte pour la bonne lutte des classes&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Recherche du salut pour Orwell et Michéa, non pas par le prolétariat et l’opposition abstraite prolétariat / bourgeoisie, mais dans l’union du prolétariat et de la classe moyenne, vers la classe moyenne généralisée. Dans cette union du peuple&amp;nbsp;: ouvriers, artisans, se levant lors de la Commune de Paris contre un Capital «&amp;nbsp;versaillais&amp;nbsp;» dont les intérêts lui demeurent étrangers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un populisme taxé par ses ennemis bourgeois - comme révolutionnaires cosmopolites - de «&amp;nbsp;petit bourgeois&amp;nbsp;» et assez éloigné, c’est vrai, de la verbeuse et emphatique démocratie parlementaire française issue de la Révolution.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un populisme frondeur et libertaire tout aussi éloigné du socialisme soviétique, continuateur sur bien des plans - n’en déplaise à Soljenitsyne - du despotisme tsariste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un populisme renvoyant finalement bien plus à l’idéal pionnier américain, luttant à la fois contre la banque et l’ État – incarné alors par la City et la monarchie anglaise - pour une démocratie mutualiste de petits propriétaires producteurs, incarnée encore dans l’Amérique profonde par un certain esprit républicain…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La discrète stratégie de l’Empire, ou la banque empêchant, au nom du socialisme, la jonction populiste du prolétariat et de la classe moyenne (Marx contre Proudhon)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Dès lors, le combat socialiste - à commencer par l’opposition Bakounine-Proudhon contre Marx-Engels - peut et doit se comprendre, non pas comme l’opposition binaire du socialisme du travail contre la bourgeoisie du capital, mais plutôt, de façon plus perverse et triangulaire, comme la lutte du Grand Capital mondialiste manipulant et finançant des révolutionnaires professionnels, le plus souvent issu de la bourgeoisie cosmopolite&amp;nbsp;: agitateurs stipendiés, dialecticiens fumeux, mettant en scène un soi-disant combat unitaire du travailleur contre le bourgeois, où grand bourgeois spéculateur apatride et petit bourgeois entrepreneur enraciné sont systématiquement confondus - comme dans le catéchisme d’Arlette Laguiller - pour empêcher la jonction populaire, elle authentiquement révolutionnaire au regard du pouvoir du Capital, de la petite bourgeoisie et du prolétariat national.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’histoire de cette manipulation et de cette collusion, où un socialisme cosmopolite manipule un prolétariat fantasmé contre une classe moyenne enracinée systématiquement diffamée, étant l’histoire cachée du mouvement ouvrier.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un mensonge et une manipulation historiquement révélés, à partir des années 1970, par le ralliement final de ces soi-disant révolutionnaires cosmopolites au libéralisme mondialisé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ralliement effectué sous la férule des trotskistes, en Europe sous le nom de «&amp;nbsp;libéralisme libertaire&amp;nbsp;» et aux États-Unis sous l’appellation «&amp;nbsp;néo-conservatrice&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une flopée de sociaux-traitres dont énumérer les noms évoquerait immédiatement la liste de Schindler…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La discrète stratégie de l’empire, ou la banque favorisant la gauche parlementaire&amp;nbsp;contre le Syndicalisme révolutionnaire (Jaurès contre sorel)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une fois assurée la victoire des socialistes «&amp;nbsp;scientifiques&amp;nbsp;» sur les socialistes libertaires, après un combat inégal (au regard des sponsors) qui durera toute la seconde moitié du XIXème siècle, &lt;strong&gt;un second combat de liquidation du peuple révolutionnaire s’accomplira à l’intérieur du prolétariat salarié.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ce sera, au tournant du siècle jusqu’à la première guerre mondiale, le combat du syndicalisme révolutionnaire, adepte de la grève générale et de l’action directe, contre le socialisme parlementaire sous influence maçonnique&amp;nbsp;; soit la deuxième défaite populiste de Georges Sorel face à Jean Jaurès…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La lutte réduite à la lutte pour le pouvoir d’achat, ou Le combat perdu des représentants du peuple unis contre les manipulateurs du prolétariat&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ainsi, de 1840 à 1970, tout le combat mené à l’intérieur de la gauche doit se comprendre comme la lente défaite des forces populaires face aux professionnels du socialisme. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;La transformation progressive et subtile, par les forces de gauche stipendiées par le Capital et sous l’influence des loges, d’un combat anti-bourgeois pour changer la vie en combat pour le pouvoir d’achat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Soit, au final, la démocratie - qu’elle soit libérale ou socialiste - limitée au Marché…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&amp;nbsp;: liquider la classe moyenne&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un monde régit par la dérive du Capital nomade, dont la constante, quelles que soient les manipulations du monde salarial et ses collaborations, aura été tout du long - outre la maximisation du profit - de liquider la classe moyenne, par définition indépendante et rétive au pouvoir. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Isoler la classe moyenne d’abord&lt;/strong&gt;, par la propagande des agitateurs socialistes cosmopolites, en l’amalgamant idéologiquement à la grande bourgeoisie, afin de la jeter à la vindicte de la classe ouvrière avec qui pourtant, depuis la Commune, elle constitue le peuple&amp;nbsp;; et notamment &lt;strong&gt;le peuple du Travail. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Remplacer la classe moyenne&lt;/strong&gt; ensuite, à coup d’absorption-acquisitions imposées par l’économie d’échelle, par les dociles couches moyennes salariées&amp;nbsp;; &lt;strong&gt;soit les petits patrons indépendants par les cadres dociles.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Liquider la classe moyenne&lt;/strong&gt; enfin purement et simplement, en se servant notamment de la crise financière orchestrée par la Banque, pour lui couper, face à une surfiscalisation imposée par l’ État complice, le crédit-relai nécessaire à son fonctionnement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette destruction finale de la classe moyenne&amp;nbsp;- productive, lucide et enracinée - correspondant au projet impérial de liquidation de toute insoumission au Capital, par essence apatride, pour que rien ne subsiste enfin de liberté, de conscience et d’indépendance entre le pouvoir impérial de la Banque et la masse salariée…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Et je finirai par cette éloquente, et peu connue, citation de l’anarchiste Bakounine, rival contemporain de Marx et pourfendeur acharné, dans le camp révolutionnaire, des socialistes dits scientifiques&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;L’État n’est pas la patrie. C’est l’abstraction, la fiction métaphysique, mystique, politique, juridique de la patrie. Les masses populaires de tous les pays aiment profondément leur patrie&amp;nbsp;; mais c’est un amour réel, naturel. Pas une idée&amp;nbsp;: un fait... Et c’est pour cela que je me sens franchement et toujours le patriote de toutes les patries opprimées.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Mikhaïl Bakounine &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Alain Soral&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/02/15/qu-est-ce-que-le-trudeauisme.html</guid>
                <title>Qu’est-ce que le trudeauisme ?</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/02/15/qu-est-ce-que-le-trudeauisme.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Réflextions</category>
                                <category>Religions, Culture &amp; Histoire</category>
                                                <pubDate>Wed, 15 Feb 2012 16:27:00 -0500</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.branchez-vous.com/info/opinions/fabien-major/upload/2008/03/trudeau-300.jpg&quot; alt=&quot;trudeau-300.jpg&quot; /&gt;Qu’est-ce que le trudeauisme ? Le trudeauisme est une idéologie qui se définit bien par ce à quoi elle s’oppose avec virulence : le nationalisme québécois. Le trudeauisme est d’abord une idéologie antagoniste au nationalisme québécois et, pourrait-on arguer, à l’identité québécoise. En lieu et place de la défense de cette identité comme de l’affirmation de l’autodétermination des Québécois, le trudeauisme a proposé un nouvel idéal canadien assorti d’une nouvelle identité. Cette identité se veut bilingue et cosmopolite et s’appuie sur un nouvel État central fort. L’État central canadien, dans la vision trudeauiste, doit prendre plus de place au détriment des États provinciaux dans la vie des Canadiens. Il doit s’affirmer avec intransigeance et développer une intense fierté dans le nouveau Canada, basée sur l’idée que le Canada est un phare pour l’humanité cosmopolite de demain, en fait de la mondialisation d’aujourd’hui. L’idéal politique trudeauiste triomphe avec le rapatriement de la constitution en 1982 sans l’accord du Québec. Au total, Trudeau parvient à bloquer l’émancipation du Québec de la façon suivante :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;1.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Échec au biculturalisme.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;2.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Échec au Québec français.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Échec à la souveraineté-association.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Aux racines du trudeauisme : un combat anti-Québec&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Après la guerre, Trudeau s’affirme comme intellectuel engagé. Il devient une figure connue à la faveur de la grève de l’amiante en 1949 et de la fondation de la revue Cité libre en 1950, avec Gérard Pelletier, qui coalise les intellectuels libéraux critiques du duplessisme. Il ne fait pas que critiquer le conservatisme socio-économique de Duplessis, les méthodes de son gouvernement ou le cléricalisme. Dans La grève de l’amiante, ouvrage collectif qu’il dirige et publie en 1956, Trudeau développe une critique du nationalisme canadien-français et, plus profondément, de l’identité canadienne-Française. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Pour Trudeau, le gouvernement de Duplessis est une abomination. Duplessis, selon lui, n’est pas comparable à d’autres leaders conservateurs nord-américains, car il est profondément antidémocratique. En fait, le gouvernement de l’Union nationale n’est qu’une preuve supplémentaire d’un atavisme canadien-français : c’est la culture canadienne-française qui serait antidémocratique. Trudeau développe une vision tronquée du passé québécois. Il affirme que les Canadiens français sont le seul peuple au monde qui a pu jouir du régime démocratique sans avoir à se battre pour l’obtenir : «&lt;em&gt; les Canadiens français forment peut-être le seul peuple connu de l’histoire qui jouisse de la liberté démocratique sans en avoir conquis les avantages de haute lutte&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;». Le Québec l’aurait reçue en cadeau de son conquérant britannique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;C’est bien sûr une caricature qui fait bon marché des faits les plus saillants de l’histoire politique québécoise du XIXe siècle, comme la lutte du Parti canadien puis des Patriotes pour obtenir la démocratie, depuis le début du siècle jusqu’en 1837-1838, ou la lutte des Réformistes de Louis-Hippolyte La Fontaine pour le gouvernement responsable, obtenu en 1848 dans le Canada-Uni. Pour émanciper les Canadiens français, il faut donc dans la vision de Trudeau les émanciper du nationalisme canadien français, de tout ce qui vise à renforcer la tradition et l’identité canadienne-française, pour les inscrire de plain-pied dans un nouvel ordre canadien. C’est l’espace canadien réformé qui leur permettra d’être des individus libres, émancipés, épanouis. Trudeau se fera donc une mission de combattre le nationalisme québécois. Pour les trudeauistes, c’est la mission de tous les vrais progressistes. Dans Cité libre, Trudeau va exposer son idéal cosmopolite : les nations sont des obstacles à la liberté individuelle, le nationalisme est une sombre pulsion qui mène au nazisme et est responsable des deux guerres mondiales (plutôt que l’impérialisme ou le totalitarisme). L’avenir de l’humanité passe donc par les communautés multinationales, ces empires que l’ère des nationalités, faisant la promotion d’États-nations s’autogouvernant et de la souveraineté des peuples depuis le début du XIXe siècle, a détruits. Le Canada doit être un modèle de ce type d’État et servir d’exemple à l’humanité. Pour cela, il devra subir une transformation en profondeur, mais surtout, il faudra éviter toute concession au nationalisme québécois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Par souci de justice, à tout le moins, pour en conserver les apparences, Trudeau développera également une critique du nationalisme canadien-anglais : « &lt;em&gt;L’histoire nous montre que les Canadiens français n’ont pas vraiment cru à la démocratie pour eux-mêmes et que les Canadiens anglais ne l’ont vraiment pas voulue pour les autres&lt;/em&gt; ». Autrement dit les Canadiens anglais n’envisageaient pas son application aux autres ethnies. Le nouveau Canada qu’il propose devra dépasser ces deux identités, transcender la division du pays en deux nations ou solitudes en forgeant une identité nouvelle. Mais sa critique du nationalisme canadien-anglais se place sur un autre registre. En somme, la tradition canadienne anglaise a été injuste, mais celle du Canada français a une tare. Il faut corriger la culture canadienne anglaise, mais libérer le Canadien français de sa nation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un canada bilingue et non biculturel&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Devenu premier ministre en 1968, Trudeau pourra mettre en place le nouveau Canada qu’il a proposé dans ses écrits des années 1950 et 1960. À cette époque, l’élan du nationalisme québécois, croissant depuis l’entre-deux-guerres, connait une accélération inouïe, avec la Révolution tranquille : gouvernement de Jean Lesage, gouvernement de Daniel Johnson père, mouvements indépendantistes, création du Mouvement souveraineté-association de René Lévesque, tandis que l’agitation grandit. Johnson réclame « égalité ou indépendance». Trudeau se pose en adversaire. Son prédécesseur libéral, Lester B. Pearson, et son adversaire conservateur, Robert Stanfield (chef de l’opposition officielle), s’y montraient davantage ouverts. Pearson avait institué la commission Laurendeau-Dunton, sur le bilinguisme et le biculturalisme (1963-1969). Après la mort d’André Laurendeau (1968), le biculturalisme est mis au rencart. Trudeau va cristalliser l’opposition intransigeante à toute concession au Québec. Trudeau cherchera la formule qui permette de faire du Canada un pays officiellement bilingue, sans renforcer la reconnaissance de l’existence de deux peuples fondateurs, ce qui entraînerait de nouveaux pouvoirs pour le Québec. Il la trouvera en adoptant une définition strictement individuelle des droits linguistiques qui renforce.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le rapport aux langues officielles renforce ainsi la vision unitaire du Canada : il n’y a pas de Canada anglais et de Canada français, mais un Canada bilingue et uni, où les citoyens canadiens ont des préférences linguistiques plutôt que des identités nationales différentes. Les droits linguistiques définis sur une base individuelle impliquent que les Canadiens ont le droit d’être servis et scolarisés dans la langue de leur choix lorsque le nombre le permet, partout au Canada. Il n’est en revanche fait aucune référence aux communautés, c’est-à-dire aux peuples qui forment les assises concrètes de ces deux cultures.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le multiculturalisme&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Pour mieux dépasser les nationalismes historiques au Canada, celui des deux cultures qui y forment autant de sociétés dites d’accueil ou encore « distinctes », Trudeau adoptera une politique du multiculturalisme en 1971. La nouvelle gauche est parvenue, dans les années 1960, à imposer cette nouvelle conception de la société et de l’intégration de l’immigration avec un grand succès dans les groupes militants occidentaux et dans les institutions de pays comme la Grande Bretagne, l’Australie et le Canada. Le multiculturalisme est une remise en question frontale des politiques d’intégration préalables, qui favorisaient l’assimilation à la culture majoritaire de la nation d’accueil. La culture occidentale est attaquée de front : les tenants de la nouvelle gauche préconisent alors qu’on encourage les immigrants à préserver leur culture d’origine plutôt qu’à intégrer la culture de leur nouvelle nation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le trudeauisme définit le Canada comme une mosaïque culturelle (définition officielle aujourd’hui), sans référence aux deux peuples fondateurs, base des deux anciens nationalismes qu’il entend transcender pour définir le Canada en modèle pour l’humanité. Paradoxalement, c’est une façon pour Trudeau de renforcer l’identification au Canada de tous les Canadiens et de définir un nouveau patriotisme canadien. Sur le coup, l’identité canadienne anglaise est froissée par l’évolution du Canada, mais peut compter sur le maintien de l’anglais comme langue commune et donc d’intégration et tabler en échange sur un Canada plus fort où le nationalisme québécois est tenu en laisse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un État canadien décolonisé de Londres, des provinces colonisées par Ottawa&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;L’idéal trudeauiste recherche le dépassement des nationalismes canadien anglais et canadien français pour forger une nouvelle identité canadienne, bilingue, multiculturelle et cosmopolite. L’attachement aux États provinciaux peut être un obstacle sur cette voie, surtout dans le cas du Québec, État national de ceux qu’on appelait alors les Canadiens français. L’État central doit s’imposer comme partenaire senior de la fédération. En fait, il est appelé à s’immiscer dans les champs de compétence provinciaux pour unifier les conditions de vie des Canadiens, en matière de droits linguistiques d’éducation, de services de santé, de services sociaux et d’économie généralement au profit des centres ontariens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;C’est une vieille tradition libérale qui remonte à MacKenzie King et à la Commission Rowell-Sirois, instituée à la fin des années 1930. L’ère Trudeau se démarque toutefois par l’intransigeance du gouvernement fédéral face aux réclamations des provinces. Le nouvel État canadien poursuit du même coup sa décolonisation, c’est à- dire son affranchissement des symboles britanniques et de la tutelle britannique, depuis le statut de Westminster jusqu’au rapatriement de 1982, en passant par l’unifolié et l’adoption de l’Ô Canada comme hymne national.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La constitution de 1982 - Un Québec bloqué&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le rapatriement de la constitution en 1982 consacre le triomphe du trudeauisme. De tous les projets politiques mis de l’avant au Québec après l’amorce de la Révolution tranquille sous Jean Lesage – indépendance (RIN), souverainetéassociation (PQ), « égalité ou indépendance » (UN), « société distincte » (PLQ), etc. – le trudeauisme recueillait le moins d’appuis, mais c’est celui qui, paradoxalement, a eu le plus de succès. Le résultat du triomphe du trudeauisme est un Québec bloqué. La nouvelle constitution consacre la vision trudeauiste du bilinguisme et celle du pluralisme ethnique et religieux inscrite dans le multiculturalisme, en enchâssant une Charte des droits et libertés qui adoptent la vision trudeauiste sur ces deux questions. Elle consacre du même coup un plus grand rôle du gouvernement central. La Cour suprême, organe nommé exclusivement par le gouvernement fédéral, devient l’arbitre absolu des litiges constitutionnels et le tribunal devant lequel toutes les lois du Canada peuvent être examinées en fonction de leur conformité à la Charte et à la constitution. Rappelons que le Québec a tout simplement été exclu du processus de rapatriement et de ratification de la nouvelle constitution, qu’il a jusqu’à ce jour refusé de parapher. Avant Trudeau, tous les gouvernements reconnaissaient au Québec un droit de veto. Avec l’appui de la Cour suprême, Trudeau choisit de passer outre. Par cette réforme majeure du fédéralisme, il a consacré tout à la fois le gouvernement des juges, qui priment sur les Parlements, et la suprématie de l’État central (par son voler juridique plus qu’exécutif ou législatif).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Échec au biculturalisme&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;La reconnaissance constitutionnelle des deux peuples fondateurs du Canada aurait entraîné de nouveaux pouvoirs pour le Québec, État national des Canadiens français. Le nouveau Canada défendu et institutionnalisé par le trudeauisme condamne toute ouverture en ce sens. Ce blocage, Trudeau l’a assuré en 1969, avec la loi sur les langues officielles, et en 1982, avec les dispositions de la nouvelle constitution en matière de droits linguistiques, consacrant la vision strictement individualiste de ceux-ci. Trudeau veillera à empêcher toute modification de cet ordre constitutionnel. En effet, les trudeauistes joueront un rôle clé, au cours du processus de ratification de l’Accord du lac Meech (1987-1990), pour obtenir l’échec de l’accord. Avec notamment la clause de la « société distincte », l’accord aurait entraîné une modification de la constitution allant dans le sens d’un biculturalisme effectif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Échec au Québec français&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;La nouvelle constitution fait du même coup échec au Québec français dont on rêve depuis longtemps, qu’on tente de mettre en place avec la Révolution tranquille et spécifiquement avec la Charte de la langue française (1977). Camille Laurin savait que certaines dispositions seraient invalidées en fonction de la constitution de 1867 qui faisait du Québec une province bilingue. La loi 101 visait à faire, entre autres, du français la langue normale du travail et de l’éducation, avec des droits reconnus pour la minorité historique anglaise. L’un des enjeux étant l’intégration de l’immigration. Les droits linguistiques tels que définis dans la nouvelle Charte canadienne des droits et libertés vont démultiplier les jugements de la Cour suprême abrogeant des pans entiers de la loi 101.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Échec au Québec souverain&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le trudeauisme se veut l’adversaire intransigeant du nationalisme québécois, même fédéraliste, comme Trudeau l’explique crûment dans son discours « &lt;em&gt;Finies les folies !&lt;/em&gt; » prononcé en 1969. A fortiori, il est l’adversaire intransigeant du souverainisme. La définition du nationalisme par Trudeau – idéologie responsable des guerres mondiales et révélées par le nazisme – implique la démonisation du souverainisme québécois. On ne peut négocier avec la Bête. Cette attitude intransigeante était plus difficile à tenir pour un Lester Pearson ou un Robert Stanfield. En tout état de cause, elle coupait l’herbe sous le pied de la démarche modérée portée par René Lévesque, le projet de souveraineté-association, qui impliquait de négocier avec un partenaire canadien anglais une union canadienne entre deux États souverains. La fin de non-recevoir de Trudeau et la démonisation de la souveraineté auront au total grandement empêché que ne se constituât un plus grand consensus en faveur de la souveraineté-association en 1980, lors du premier référendum. Au moment du second référendum en 1995, l’action des trudeauistes, avec le parti libéral canadien de Jean Chrétien au pouvoir fut encore déterminante. Les trudeauistes remirent alors en circulation leurs vieux poncifs forgés à l’époque de Duplessis : pour préserver les citoyens du Québec des sombres passions du nationalisme québécois (supposé ethniciste, rétrograde, antidémocratique), il faut la supervision fédérale. Pourtant, celui qui s’érigea en champion des droits de l’homme dans les années 1950 et qui a cherché à polir cette image avec la constitution de 1982, est aussi l’homme qui menace de limoger les employés de Radio-Canada au grand complet en 19694 et de la loi des mesures de guerre en 1970.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une hégémonie intellectuelle&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Au final, le trudeauisme a triomphé du nationalisme québécois, malgré l’échec électoral du PLC au Québec constant depuis le rapatriement unilatéral de 1982. Il est parvenu à redéfinir les institutions et la loi fondamentale du Canada, limitant ainsi la capacité de l’Assemblée nationale à définir un Québec plus autonome ou plus français. Il l’a fait parce qu’il a refusé de négocier avec les souverainistes aussi bien qu’avec les nationalistes fédéralistes. Mais il l’a fait, aussi, parce qu’il est parvenu à s’imposer largement aux esprits. Depuis sa critique du Québec de Duplessis jusqu’à sa vision multiculturaliste et sa conception des droits linguistiques, la vision de Trudeau est en position largement hégémonique, dans les milieux juridiques, médiatiques et souvent intellectuels, notamment dans nos programmes d’éducation. La trudeauisation des esprits affecte même une large frange des souverainistes, subjugués par sa critique du nationalisme et sa prétention d’incarner la tolérance et l’ouverture d’esprit, à une époque où se dire citoyen du monde semble beaucoup plus à la mode que de se dire patriote québécois. La législation trudeauiste et la constitution de 1982 forment des obstacles majeurs au nationalisme québécois, mais ce triomphe du trudeauisme sur les esprits au Québec en constitue un plus formidable encore.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/02/11/contre-la-pensee-unique.html</guid>
                <title>Contre la pensée unique</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/02/11/contre-la-pensee-unique.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Entretien</category>
                                <category>livre &amp; infos</category>
                                <category>Multimédias</category>
                                <category>Réflextions</category>
                                                <pubDate>Sat, 11 Feb 2012 15:34:55 -0500</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xnz1fg_claude-hagege-contre-la-pensee-unique_news&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Claude Hagège : &quot;Contre la pensée unique&quot;&lt;/a&gt; &lt;em&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/FranceInfo&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;FranceInfo&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Claude Hagège dénonce la suprématie de l'anglais qui véhicule une pensée fondée sur l'argent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/02/10/et-si-le-politicien-descendait-bel-et-bien-du-singe.html</guid>
                <title>Et si le politicien descendait bel et bien du singe?</title>
                <link>http://frontalternationaliste.hautetfort.com/archive/2012/02/10/et-si-le-politicien-descendait-bel-et-bien-du-singe.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (vortigern)</author>
                                                <category>Actualités</category>
                                <category>livre &amp; infos</category>
                                                <pubDate>Fri, 10 Feb 2012 13:53:28 -0500</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; src=&quot;http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782738126986.jpg&quot; alt=&quot;9782738126986.jpg&quot; width=&quot;242&quot; height=&quot;409&quot; /&gt;Sale temps pour l'homo politicus qui devrait y penser à deux fois avant de dénoncer l'attitude primitive de ses adversaires, avant de faire des singeries sur la place publique ou pire, avant de remettre sérieusement en question la théorie de l'évolution de Charles Darwin. Par respect pour les siens. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;C'est que sous l'effet de la communication politique, des faiseurs d'images, de l'information en continu ou encore de l'effritement du débat et du monde des idées dans la société, l'homme politique ne s'est jamais autant rapproché, dans sa pratique politicienne, du singe et plus particulièrement du chimpanzé, estime le paléoanthropologue français Pascal Picq, auteur de L'homme est-il un grand singe politique? (Odile Jacob). Un rapprochement facilement perceptible au quotidien, dit-il, et qui devrait inciter à l'avenir les politicologues à se faire éthologues, ces fins observateurs du comportement des mammifères. Et inversement. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;«Rien ne serait plus normal», lance, confortablement installé dans un canapé, le spécialiste du primate et de l'humain, maître de conférences à la Chaire de paléoanthropologie et préhistoire du Collège de France. L'animal pensant est de passage à Montréal cette semaine à l'invitation de l'émission d'affaires publiques Bazzo.tv (Télé-Québec) à laquelle il va participer ce soir à titre d'invité principal. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;«La télévision, les communicateurs politiques ont changé la donne de la politique. Conséquence: pour éviter les bourdes, les politiciens n'osent plus parler. Ils sont davantage dans l'image et le comportement que dans le discours. Et, en ce sens, ils se rapprochent désormais des maîtres de la politique sans langage, c'est-à-dire les chimpanzés.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Assassinat politique pour se débarrasser d'un rival dans une course à la chefferie, serrage de mains en rafale pour se rapprocher de l'électeur ou du puissant financier, coup de gueule, jeu de coulisse, avec intrigues sexuelles, l'homo politicus des temps présents n'a finalement rien inventé, donnant raison en partie à Aristote qui a qualifié l'humain de «zoon politikon», d'animal politique, et aux éthologues qui, au fil des années ont compris en observant les chimpanzés que «les racines de la politique sont plus anciennes que l'humanité», écrit Pascal Picq. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Cette famille d'hominidés qui englobe les chimpanzés communs et le bonobo est en effet «machiavélique, parfois même démoniaque», «très douée pour la politique» et le pouvoir de ses élites dépend des «capacités des individus à constituer des coalitions et des alliances dans le but de monter dans la hiérarchie et de se maintenir dans l'exercice du pouvoir, de gagner les privilèges et d'en assumer plus ou ou moins bien les obligations morales envers ses alliés et les autres», ajoute l'auteur qui, en 2007, a signé également l'excellent Lucy et l'obscurantisme (Odile Jacob).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;La planète des singes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;À une époque où pour atteindre le sommet, «il est préférable d'avoir la meilleure image possible que le meilleur programme», résume le paléoanthropologue, la distance entre les deux univers politiques, celui de l'humain et celui du chimpanzé, tend donc à diminuer. Un peu parce que les politiciens se font plus singes. Un peu aussi parce que le chimpanzé «est plus humain qu'on le pensait».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Conséquence, cette politique sans langage, qui au Québec s'éloigne des grandes envolées discursives des Jean Lesage, Henri Bourassa, René Levesque, Pierre Bourgault ou de l'oublié Armand Lavergne, pour se concentrer sur la couleur d'un carré Hermès ou l'attitude d'un candidat par rapport à son téléscripteur, donne aujourd'hui un avantage aux rois de l'épouillage, base du comportement du chimpanzé qui, par ce geste sanitaire, lui permet d'avoir des relations avec les autres, dit-il. «Jacques Chirac en France était très bon là-dedans», en ne rechignant pas devant une andouillette partagée avec un citoyen lambda. Idem pour «Barack Obama, qui donne régulièrement des sueurs froides à ses services de sécurité en se rapprochant des gens pour les toucher ou leur parler».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;«Les liens entre les individus se tissent au travers de séances d'épouillage soutenues et le partage de nourriture, écrit Picq. Ils installent des relations de réciprocité qui se révèlent précieuses dans les conflits» qui, en politique humaine comme en politique des singes, sont nombreux et conduisent parfois au drame.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Meurtre pour le pouvoir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le primatologue néerlandais Frans de Waal a été témoin de la chose au zoo d'Arnhem, au pays des canaux et des moulins, en assistant au meurtre d'un chimpanzé fomenté par deux mâles coalisés, rapporte Picq dans son bouquin. Dans cette communauté, en cage comme en pleine nature, ce genre de violence pour se débarrasser d'un rival — souvent symbolique dans le monde des humains — est monnaie courante et implique aussi parfois des femelles dont leur rôle, dans cette politique du singe, n'est pas à négliger. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;«Il y a le pouvoir formel et les réseaux informels qui permettent de le maintenir et dans lesquels les femelles occupent une place importante», dit Picq en évoquant quelques intrigues à saveur sexuelle qui viennent parfois pimenter les rapports de force entre hominidés. Un doute? Chez les bonobos, une femelle peut briser une coalition en formation qui menace un mâle dominant. «Elle se pliera par la suite à un accouplement avec les deux protagonistes pour aider à faire passer la pilule», résume le paléoanthropologue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Dans cette mise en parallèle amusée et amusante, l'homme évite, à quelques exceptions près, de nommer, de mettre un visage connu sur un comportement animal. «Je ne voulais pas faire dans la caricature, dit-il. Je voulais seulement écrire un essai d'anthropologie évolutionniste de la politique.» Mais il se plie toutefois au jeu des comparaisons entre certaines tribus de singes et des formations politiques. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Ainsi, l'extrême gauche politique serait, selon lui, incarné dans la sphère animale par les cercopithèques, ces petits singes à longue queue qui «crient beaucoup et agissent peu», des bêtes outrées en somme qui se nourrissent des fruits de la nature, vont parfois voler dans des champs cultivés et se tiennent en groupe restreint, explique l'auteur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;La droite pragmatique et intrigante, quant à elle, trouve certainement ces racines chez la communauté des macaques, un groupe dont les «fossiles vivants sont encore actifs», où la hiérarchie est stable et où le pouvoir repose non pas sur la force, mais sur la capacité à «nouer des relations avec des alliés». Et forcément, «toute ressemblance avec des personnages ou des groupes politiques connus n'est pas coïncidence fortuite», comme le dit l'auteur qui avoue, avec son bouquin, ne chercher rien d'autre qu'à souligner nos «archaïsmes culturels» en passant par les chimpanzés. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Cette description des origines naturelles de la politique se veut d'ailleurs sans cynisme, sans ironie, mais avec un constat toutefois: «Si Aristote revenait sur terre, il serait effaré par la médiocrité de nos arènes médiatiques», écrit-il. Médiocrité qui, à l'image des singes dans une cage au zoo, a le mérite de divertir pour, sous la houlette d'un paléoanthropologue, mieux faire réfléchir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                </channel>
</rss>
