samedi, 19 mai 2012
Quel avenir pour le printemps québécois ?

Depuis l’arrivée en force de la loi 78, la première observation que nous devons retenir, afin de faire le bilan de plus de trois mois de perturbation sociale convergeant essentiellement autour de la hausse des frais de scolarité, c’est que le gouvernement ne semble pas être enclin à revenir sur sa décision malgré la gravité de la situation. Ce qui est assez surprenant en première instance dois-je dire. Un second point très important, si l’on veut bien comprendre la situation, est cette nouvelle dichotomie découlant du conflit lui-même, soit celui entre les « rouges » et les « verts », même si agrémentée d’un peu de « blanc » et de « jaune » afin de faire jolie. Ces deux nouveautés dans le paysage médiatique québécois ont pour ainsi dire galvanisé les esprits d’une population accablée par le cynisme et ont probablement coûté quelques premières pages à certains galas mondains et autres platitudes servant d’anesthésiant au peuple. Par contre, il ne faut pas être naïf, cet intérêt soudain pour la chose publique est loin d’être aussi positif qu’on pourrait le croire et démontre une réalité assez bien identifiée, mais qui demandait peut-être encore confirmation pour certains. Soit un peuple devenu en partie inconscient de ses intérêts.
La raison pour laquelle la question de la hausse des frais de scolarité est si symptomatique de cette évolution, est qu’elle nous démontre bien que le sujet de fond n’est pas tant d’être « pour ou contre » la hausse (sur son plan comptable du moins), mais bien de savoir ce qui prévaut entre l’intérêt collectif et l’intérêt individuel. Cette réalité sous-jacente du débat public est justement ce qui rend inconciliables les parties, d’autant plus que la plupart des protagonistes n’en ont pas complètement conscience et se font des guerres d’opinion sur des visions du monde très peu comparables. Par exemple, il n’est nul besoin d’être très attentif aux escarmouches verbales entre les syndicats étudiants et le gouvernement pour se rendre compte que les termes de « droits » et de « démocratie » (pour ne nommer que ces deux-là) n’ont pas du tout la même signification en fonction de qui ils proviennent. Partant de cette observation nous pouvons donc comprendre les advenant de mon deuxième point, soient une guerre idéologique bloquée et ne pouvant que se radicaliser à l’excès par incompréhension mutuelle. Donc, d’un côté nous avons ceux qui voient en la société une entité qu’il faut prendre comme telle afin de l’orienter vers des intérêts collectifs bien sentis et de l’autre, nous avons ceux qui voient la société comme un ensemble d’individus ayant des droits et des responsabilités qui obligent à suivre une certaine voie, soit celle des lois du marché.
Pour en revenir à notre premier point, tout en faisant un pont avec le second, il y a quelque chose de tout à fait singulier à souligner dans l’évolution stratégique du gouvernement et qui en explique assez clairement le comportement. Qu’est-ce que la polarisation « rouge/verte » lui apporte au juste ? C’est assez simple. Elle offre à un gouvernement corrompu et totalement disqualifié par la population (pour ne pas dire illégitime, étant donné qu’élu majoritaire essentiellement que pour des raisons d’abstention) une porte de sortie à sa droite en exploitant le réflexe sécuritaire qu’ont de plus en plus la frange non rouge de la population. Autrement dit, ce radicalisme, fort peu habituel chez ce gouvernement reconnu habituellement pour sa liquidité, est incontestablement à trouver dans l’éternel pragmatisme d’un parti politique sans idéal[1]. Il semble clair, après un minimum de recul et d’observation, que la force inertique du gouvernement (d’avant la loi 78) couplée au travail monumental de propagande des masses médias (qui, je le rappelle, ont des propriétaires ayant intérêt à cette hausse) ont accouché d’une polarisation relativement excessive et à bien des aspects artificiels. Ce travail très bien fait de polarisation a donné que d’une masse bien sage et apathique on en a fait une horde de geignards haineux. Fort peu enclin au militantisme, mais très visible sur Internet et les tribunes du bon peuple.
Comme la frange rouge, il faut savoir que la verte se radicalise aussi très rapidement avec l’évolution du conflit, mais à ceci près que les verts n’ont pas vraiment de principes philanthropiques à défendre autre que leurs droits d’individu (et celui du marché par extension) ce qui fait que ce qu’ils veulent c’est surtout que le conflit cesse au plus vite sans que le gouvernement ne recule sur la question de la hausse (est-ce un principe ?). Et si possible avec une petite dose d’humiliation en guise de punition envers cette jeunesse trop téméraire. Enfin, pour dire les choses de manière simple, la frange verte se droitise. Comme vous pouvez l’imaginer, ce genre de penser droitarde, tout en revenant finalement à être plus antirouges que pros verts, ne va aucunement dans le sens d’un retour aux négociations, et par extension au calme, mais bien dans celui d’un affrontement de plus en plus inévitable. Ce qui donne aux aberrations répressives ainsi qu’à la mauvaise foi du gouvernement une image altérée ayant l’air d’être presque de bonne guerre. Pour schématiser un peu plus en politologue, disons qu’en plus de ne rien faire pour améliorer la situation, le gouvernement essaie très probablement de gagner des points électoralement chez les antirouges (droite) en vue des prochaines élections. Et sa loi 78, n’ayant qu’une portée d’un an (autrement dit, d’ici les prochaines élections), ne fait que nous le confirmer. Cette tactique morbide et antisociale démontre bien à quel point ce gouvernement est nocif pour le Québec et se fiche éperdument de son avenir et de sa stabilité, mais aussi il démontre bien que le bras de fer est loin d’être terminé. Il en va de sa survie en tant que possesseur du pouvoir, car pour lui un recul (perte de l’électorat droitard non naturellement acquis) est grosso modo une mort politique assurée et les carriéristes bien entourés du parti libéral ne voudront pas céder leur place aussi facilement. Sans compter que leurs employeurs, un peu plus haut dans les sphères du pouvoir, leur feraient probablement payer le prix fort leur mauvais rendement.
Malgré tout ça, rien n’est encore joué, car la frange rouge de la population reste très déterminée et rien n’est moins sur que de taper, de bâillonner et d’humilier les jeunes soit suffisant pour redorer le blason d’un gouvernement battant des records d’impopularités. Du moins certainement pas à long terme. Voilà pourquoi je ne crois absolument pas que les activistes du mouvement étudiant soient à blâmer. Tout au contraire, je crois même qu’ils doivent mettre encore plus d’ardeur à la tâche, car le gouvernement devra reculer tôt ou tard. Ne serait-ce que pour des raisons économiques (le chaos coûte cher et la répression a ses limites dans l’opinion mondiale). Et je vous le dis, ce jour-là son capital électoral acquis malhonnêtement s’écroulera d’un coup. Même s’il est selon moi très improbable que le mouvement présent accouche de la gratuité scolaire à court terme, le seul fait de faire revenir le gouvernement sur la question fondamentale des frais de scolarité en sera une grande victoire stratégique. Car cette petite victoire en apparence aura comme conséquence de contraindre les libéraux au moins au statut de gouvernement minoritaire aux prochaines élections. Cela permettra sans nul doute le début d’un grand chantier politique allant enfin dans le bon sens, car il est vrai qu’il reste beaucoup à faire afin de réparer les dégâts de trois mandats libéraux.
Il est certain que tous ont beaucoup perdu dans cette lutte, mais il est de notre devoir de la poursuivre coût que coût. De toute façon, ce serait trop bête de reculer maintenant après avoir déjà gravé dans notre histoire ce sursaut du politique, appelé « printemps érable », dans notre belle Nation. Nation qui a tant besoin de victoires pour s’épanouir. Enfin, rien n’est encore scellé, mais tant qu’il y aura de la vitalité et de la ferveur dans le cœur des jeunes gens, il y aura de la place pour l’espoir !
Vortigern Zifendel
[1] Il est sans conteste beaucoup plus facile pour un parti politique dit « de gouvernement » d’accéder au pouvoir qu’un parti idéaliste, car les idées sont à bien des égards beaucoup plus un handicap qu’une force dans la politique politicienne si l’on considère que les idées sont surtout une source de division sur la fin, contrairement à l’argent et le pouvoir.
15:32 Publié dans Actualités, Éditorial, Signé Vortigern Zifendel | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vortigern zifendel, printemps érable, hausse des frais de scolarité
samedi, 12 mai 2012
Pourquoi certaines gens défendent leurs exploiteurs?
01:17 Publié dans Actualités, Multimédias, Réflextions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pensé unique, nouvel ordre mondialordre mondial
jeudi, 10 mai 2012
Le mythe du casseur professionnel
Osez ! Ce mot renferme toute la politique de notre Révolution.
- Saint-Just
Depuis que le Québec est en ébullition, ils sont légion ceux qui tentent de faire porter la responsabilité des événements les plus révolutionnaires sur le dos de supposés casseurs professionnels qui attendaient depuis toujours pareil contexte pour mettre à exécution leurs plus sombres desseins.
On en a encore une preuve ce matin à la lecture du blog de Mathieu Bock-Côté, gracieuseté du très objectif groupe de presse Québecor.
Se laissant aller aux plus sévères condamnations contre ceux qui ont stoppé le métro de Montréal en usant de bombes fumigènes, Bock-Côté poursuit sur sa lancée en nous expliquant ce qui se passe dans nos rues depuis des semaines, se permettant même de brosser un portrait de ce qui s’est produit à Victoriaville, la fin de semaine dernière. Selon l’intellectuel de grosse droite, ce serait l’anarchisme radical qui se serait exprimé au congrès du parti des corrompus et des serviles. Un anarchisme radical qui ne respecte aucune règle, ni même la démocratie. Ça fait peur, n’est-ce pas ?
Or, il se trouve que MBC nous livre ses savantes analyses concernant Victoriaville alors qu’il n’est jamais descendu de sa tour d’ivoire, alors qu’il n’a pas même mis les pieds sur les planches de cette dure manifestation. Comment on appelle ça déjà quelqu’un qui soliloque sans participer à rien ? Ah oui, quelqu’un qui parle à travers son chapeau.
Pour ma part, j’étais à Victoriaville. En première ligne puisque je n’envoie jamais des militants là où je n’ai moi-même pas le courage d’aller. J’ai vu ce qui s’est passé. Tout. Ou presque ; après tout, je n’ai que deux yeux.
J’ai vu, lorsque nous sommes arrivés devant le centre des congrès, ce périmètre de sécurité qui n’en était pas un. Que des barrières en bâtons de popsicle qui tenaient à l’aide de frêles tie-wrap. J’ai vu les Québécois qui étaient dans la rue parce qu’écoeurés de ce monde dans lequel on les force à vivre manifester contre les corrompus, contre le système et ses serviteurs, c’est-à-dire la bande à Charest.
Cette manifestation était l’œuvre de simples Québécois comme moi, comme vous, comme nous tous. Pas des casseurs, pas des policiers déguisés en manifestants, rien de tout cela. Des Québécois enragés par toute cette corruption, par cette exploitation, par ce système inhumain qui brise des vies au nom du Capital.
J’ai aussi vu, dès le départ, les policiers tirer dans le tas sans aucun avertissement, sans même que la manifestation eût été déclarée illégale. Beaucoup de gaz lacrymogène fut utilisé à Victoriaville. Environ une grenade à toutes les minutes explosa durant 3 heures. J’en ai même eu une qui a dansé entre mes jambes pendant quelques secondes qui me parurent une éternité. J’ai vu des flics tirer des balles de plastique à hauteur de tête, peu importe ce qu’ils en disent aujourd’hui pour se justifier. J’ai vu les coups de matraque. J’ai vu les militants blessés, ces Québécois qui n’étaient en rien des casseurs. J’ai vu le sang couler, les os brisés. J’ai vu des Québécois choqués certes, mais j’en ai vu plusieurs en état de panique. Ces larmes qui coulaient sur les joues de ceux qui ne pouvaient tolérer davantage tout cet étalement de violence répressive. Et j’ai vu des citoyens se défendre en balançant à la tête des policiers tout ce qui leur tombait entre les mains.
Des anarchistes radicaux et marginaux que tous ceux là ? Foutaises ! J’étais avec eux tous, sur la ligne de front. Et jamais je n’ai été en compagnie de casseurs professionnels.
Les Bock-Côté de ce monde, bien à l’abri dans leurs salons mondains là où ils ont le bonheur de ne jamais se salir les mains, se permettent aujourd’hui de nous expliquer, à nous les idiots du village, ce qui se passe dans les événements que nous vivons au jour le jour, depuis des mois. Ils ont même le culot de nous expliquer la stratégie que nous poursuivons sans nous en rendre compte bien évidemment. Bock-Côté le dit, alors c’est clair que c’est vrai : nous semons le chaos pour faire apparaître un monde tout à fait factice qui justifierait nos dénonciations les plus intempestives, un monde fasciste que nous inventerions dans nos tites têtes de ploucs-citoyens et que l’on doit faire apparaître le plus clairement possible aux autres pour ainsi servir notre cause de casseurs anarchistes.
Or, nous n’avons aucunement besoin de manigances pour faire apparaître ce système pour ce qu’il est vraiment, c’est-à-dire malhonnête, corrompu, manipulateur, calculateur, violent et profondément répressif. La vérité que les Bock-Côté de ce monde tentent de dissimuler à l’aide de leurs papelards qu’ils veulent brillantissimes est que le citoyen n’a aucun outil pour se défendre contre ce foutu système qu’il a raison de vouloir faire tomber parce qu’injuste, exploiteur, et brimant la liberté. Ces gratte-papiers sont payés pour nous convaincre de demeurer dociles. Et ils exécutent admirablement bien les ordres qui sont du même acabit que ceux d’une autre époque.
Mais j’ai des petites nouvelles pour vous. Nous ne sommes pas si cons et nous comprenons très bien ce à quoi nous avons affaire. À un système qui est bien décidé à en finir avec le citoyen québécois qui a osé descendre dans la rue pour le contester bien légitimement. Et pour ce faire, il ne ménage aucunement ses énergies. Son bras armé lui pète la gueule en pleine rue, lui arrachant les yeux avec des armes dignes de dictatures qu’on ne croyait jamais pouvoir s’implanter en nos terres ; son bras judiciaire, par l’entremise de juges serviles et copains-copains avec le PLQ, lui garoche des injonctions par la tête pour le forcer à rentrer en classe, à sortir de la rue, malgré les mandats de grève votés démocratiquement ; son bras médiatique lui crache à la gueule, le ridiculise s’il ose redresser l’échine face à lui, le manipulant ainsi pour qu’il accepte de rester petit et à sa place, dans cette position où il est plus facilement exploitable par les requins voraces; et son bras politique, lui, parasite les institutions de la pseudo démocratie dans laquelle nous vivons, pour les détourner de leur raison d’être, pour les faire travailler au service de l’oligarchie et non pas du peuple.
Y’a pas à dire, le système est bien outillé pour nous enfoncer dans le fond de la gorge l’exploitation qu’il dirige contre nous.
Face à tout cela, les Québécois ont pleinement raison d’être en colère. Et ils le sont beaucoup ces jours-ci, et s’expriment en tant que tel. Pas les casseurs. Les Québécois.
Ceux qui, à l’instar de Bock-Côté, prétendent que la crise que nous vivons présentement est l’œuvre de casseurs anarchistes marginaux tentent tout simplement de manipuler les masses pour leur faire croire que « la colère générale contre le Parti libéral » n’existe tout simplement pas, que presque personne n’est fâché et qu’il ne sert à rien de joindre les rangs d’une cause perdue d’avance parce que menée par des marginaux.
Mais nous ne sommes pas dupes et savons que leurs écrits ne sont qu'autant de faussetés propagandistes ! Nous voyons clair dans leur jeu. Et nous ne désarmerons pas parce que nous savons que nous, le peuple, nous avons raison, nous savons que notre cause est juste et porteuse d’avenir. Beaucoup plus que ce monde de morts qu'ils veulent encore et toujours nous imposer.
Alors vous dire que j’ai versé une larme ce matin quand j’ai vu que le métro avait été stoppé par des citoyens qui mènent la Révolution québécoise serait vous mentir. Comme j’étais heureux de voir les ponts paralysés par les troupes révolutionnaires il y a peu, comme j’étais heureux de voir le métro emboucané. Puisqu’il ne nous reste que la rue pour nous défendre contre ce système inhumain, alors, agissons à partir de là. Et osons ! Notre audace révolutionnaire saura bien faire émerger un ordre nouveau qui sera enfin au service du peuple québécois et non pas au service des oligarques ! Malgré les quolibets, les papelards et la répression, j’en demeure profondément convaincu.
p.s. Ce texte n’engage que moi personnellement, et non pas le Réseau de Résistance ou ses militants, le journal Le Québécois, les Éditions du Québécois ou Québec-Radio. Que moi en tant que citoyen enragé.
Patrick Bourgeois
21:12 Publié dans Actualités, Éditorial | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : patrick bourgeois, mathieu bock-côté
lundi, 07 mai 2012
Comprendre la hausse des frais de scolarité au Québec
Voici quelques informations afin de mieux comprendre la hausse des droits de scolarité au Québec. D'où ça vient ? Pourquoi ? Pour qui ? Et quel sera le prix à payer pour les étudiants ?
07:27 Publié dans Actualités, Multimédias | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hausse des frais de scolarité, décodeur, mondialisme
jeudi, 03 mai 2012
Sortir de la crise - L'exemple Islandais
07:49 Publié dans Actualités, Multimédias | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mondialisme, bankster
mardi, 01 mai 2012
En hommage aux ouvriers, voici leur complainte

Ils marchent ensemble
Sans se séparer
L'union fait la force
Chez les ouvriers
Sur tous les chantiers
Le coeur plein d'espoir
L'espoir de changer
Cette société
Ils ont lutté
Ils ont crié
Ils ont avancé
Souvent les premiers
Le drapeau au vent
L'espoir en chantant
Les coudes se serrant
Et maitres du temps
Ils ont crié
Solidarité !
De toutes leurs cités
Jusqu'á l'Elysée
Stop á la machine
On veut travailler !
Personne ne les a
Vraiment écoutés
Ils ont aimé
La Révolution
Mais ils ont perdu
Toutes leurs illusions
Le vent a tourné
Balayant leurs idées
Et ils sont restés
Seuls, les poings serrés
Ils marchaient ensemble
Sans se séparer
Comme un coeur qui bat
Dans la société
Ils sont morts ensemble
Sans se retourner
Lorsque leurs usines
Se sont arrétées
Si tous leurs espoirs
Se sont envolé
Si toutes leurs usines
Se sont arrétées
Et si la machine
Les a sacrifiés
Un coeur ne peut pas
Se remplacer
Un coeur ne peut pas
Se remplacer
Un coeur ne peut pas
Se remplacer
07:56 Publié dans Actualités, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : molodoi, punk, premier mai
vendredi, 27 avril 2012
Temps de crise & sabotage libéral
Et Même jusqu'à l'internationnal!
Emeutes violentes au Québec - RTBFinfo(Belgique) par sergeipopov66
08:15 Publié dans Actualités, Multimédias | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : révolution, charest, libéraux, hausse des frais de scolarité, carré rouge, printemps érable
samedi, 14 avril 2012
Patriotisme, rapports de force… et frais de scolarité
Il faudrait vraiment être un ermite vivant dans les bois pour ignorer le conflit qui sévit ces derniers mois entre le gouvernement Charest et cette part significative de la population qui se trouvent à être aux études. Depuis le départ des hostilités, les avis éditoriaux, dans les médias à la botte du pouvoir, pleuvent et nous offrent à volonté le genre d’opinion politiquement conforme aux mauvais sens qu’on leur connaît. Ils auront beau nous rabattre les oreilles avec les divers cas de débordement, les actions dérangeantes plus ou moins efficaces et leur statistique ronflante, il reste que la cause étudiante est très suffisamment soutenue par la population. Pour ma part, je crois qu’une grande partie de ces soi-disant partisans de la hausse, dans les divers sondages qui s’y portent, sont surtout des gens dont l’opinion est issue d’un réflexe de réaction résultant du climat médiatique antisyndical. Climat, causé par un ensemble de paramètres certes, mais dont les centrales syndicales ne sont évidemment pas sans responsabilités. Les vrais prohausses (ces fameux carrés verts), si je puis me permettre, en plus d’être ultra minoritaire, sont surtout soit des inconditionnels de la politique du gouvernement ou bien des élitistes sordides (notamment ceux qui croient cyniquement que la hausse augmentera la valeur de leur diplôme à l’international). Les autres sont donc seulement plus ou moins mal informés des enjeux d’une telle hausse, en plus de ne probablement pas en saisir toute l’illégitimité... ou bien ils n’ont seulement rien à foutre de la question. En somme des gens qui peuvent comprendre, s’ils se donnaient seulement la peine de sortir de leur « je-me-moi », qu’une éducation accessible à tous n’est pas une lubie délirante issue de la pensée magique, mais bien une nécessité pour notre avenir.
Inutile de faire valoir comme argument le fait que les pays où leurs habitants n’ont pas d’accès à l’éducation ne sont pas des exemples de réussite (vous savez, ces républiques de bananes corrompues et sans espoir que l’on plaint à la télé pour vous solliciter de l’argent !?). Malgré tout, vous en trouverai toujours pour vous dire que c’est normal de payer (cher, ils veulent dire), car c’est un investissement qui est rentable à long terme et que de toute façon, il vaut bien faire des sacrifices dans vie ! Évidemment, tout ceci (quoi que très faible en soit pour justifier une hausse de 75 % !) est tout ce qu’il y a de plus vrai pour la personne pensante, mais aussi tout ce qu’il y a de plus limité comme réflexion et comme la question des droits de scolarité est un sujet incontestablement politique, celle-ci doit d’abord être posée dans le cadre du bien commun. Alors quel est ce bien commun qui commande l’accessibilité de l’éducation postsecondaire ? Simplement celui d’un peuple qui par cette voie n’en sera que plus conscient de lui-même, en plus d’être plus critique, politisé, éthique, cultivé, conscient de ses droits et de ses devoirs, sans compter l’épanouissement et l’autonomie personnelle que cela procure. Tout ça et je n’ai encore rien dit des avantages économiques que l’éducation technique et universitaire apportera à notre territoire en pleine désindustrialisation. En sommes, être contre la hausse c’est simplement faire preuve de patriotisme envers son peuple et son pays. L’éducation étant autant un investissement pour l’étudiant que pour la société, celle-ci en devient donc une dépense nécessaire et plus l’investissement sera large mieux ça sera. Évidemment, on me rétorquera que c’est bien beau tout ça, mais là il faut remplir les caisses et les étudiants doivent aussi faire leur part ! C’est tout à fait juste ! Et cela en travaillant fort à l’école et non pas en bossant 40h au salaire minimum pour se payer 1 ou 2 cours par session faute de moyens ou simplement de temps. C’est fou à quel point certains oublient que la plupart des étudiants sont aussi des travailleurs qui payent les mêmes foutus impôts que tout le monde ! Notamment ceux qui financent l’éducation. Alors, cessez donc de nous emmerder avec votre démagogie à deux balles, en accusant de parasitisme gogauche ceux qui préparent l‘avenir du pays. De toute façon, cela ne convaincra personne à l’exception peut-être de certains des plus caverneux droitards et amateurs de radio poubelle qui soit.
À oui ! Il y a aussi les questions relatives aux prêts & bourses comme pseudo moyen de régler le problème. Ce n’est pas une mauvaise idée en soit de vouloir les améliorer, mais disons que ceux-ci ont amplement atteint leur limite dans le cadre actuel des choses. Sans enter dans le détail, je ne crois pas qu’il y ait quoi que ce soit de très saint à demander à de jeunes payeurs d’impôts et de taxes, qui seront les cotisants les plus touchés de demain, à s’endetter à l’excès avant même de commencer leur vie afin de compenser une hausse aussi himalayenne que celle qui sera imposé à la fin de ces cinq ans. Mais bon, depuis le début des hostilités tout est fait médiatiquement pour que l’on ne voit, dans la mobilisation étudiante, qu’une horde de casseurs gâtés pourris séchant les cours que pour leur bon plaisir, quand se sont surtout des citoyens se sacrifiant pour l’intérêt supérieur de la collectivité présente et futur.
Au-delà de la hausse… la politique réelle
Suis-je un peu trop sévère envers ces pauvres prohausses? Ne doit-il pas d’abord y avoir plus de débats sur le sujet afin de faire valoir les positions de chacun, comme l’a offert si gentiment le gouvernement l’an dernier ? Désolé, mais je ne le crois pas. L’heure n’est plus aux discussions de bassecour, mais au rapport de force. La politique de la rue doit être la règle face à celle de l’inertie. Nous avons trop perdu dans les dernières décennies au petit jeu biaisé de la politique politicienne. Il est maintenant temps que le peuple reprenne réellement le pouvoir pour ne plus laisser, une fois encore, les politiciens nous mentir sur des changements qu’ils n’ont de toute façon plus les moyens d’effectuer par eux même. C’est peut-être triste à entendre pour certains partisans de partis, mais le jeu du rapport de force, immanent au monde réel, est devenu inévitable si nous espérons toujours un avenir pas trop sombre, et ceci pour un horizon bien plus vaste que la simple question des droits de scolarité. Effectivement, la politique et sa nécessaire souveraineté, se sont envolés en d’autres lieux il y a bien longtemps déjà et il est du devoir citoyen de chacun de le comprendre afin de ne pas se perdre dans le chaos anti-intellectuel des médiats qui vous parleront de gestion responsable, quand il s’agit simplement de soumission envers les détenteurs d’un pouvoir beaucoup plus subtil.
Qu’entends-je par soumission ? Bien, j’entends par là que le gouvernement libéral du Québec n’est plus tout à fait dans un créneau maître chez nous, mais plutôt traître chez nous comme la devise inscrite sur le très excellent site Corruption libérale. Il est de notoriété publique que le gouvernement du Québec n’est pas souverain, mais ce que je crois c’est que depuis longtemps plus aucuns paliers de gouvernement ne sont vraiment libres. Du municipal au fédéral, plus personne n’a de réels pouvoirs de changements. La seule chose encore possible, c’est le maintien de la petite gestion quotidienne, malgré qu’il soit encore permis de piger, soi et ses amis, dans la caisse. Un proverbe connu nous dit que l’argent est le nerf de la guerre, un autre encore plus profond nous dit que celui qui contrôle la monnaie contrôle le monde. Eh bien, on peut dire que le Canada s’est débarrassé de sa liberté quand il a embrassé le libre-échange américain et mondial. Ce que je veux dire par là c’est que la libre entreprise est à bien des égards un mal nécessaire, car s’appuyant sur l’extraordinaire volonté de puissance que possède l’homme, mais quand l’entreprise devient trop forte elle se transforme en un monstre incroyablement dangereux qui doit impérativement être mis au pas par le politique. Parallèlement à cela, il ne faut pas oublier que la démocratie n’est pas seulement un espèce de concours de prospects à la gestion du pays, comme chez l’entreprise privée, mais le moyen de légitimer le pouvoir de la souveraineté nécessaire à son exercice. Et cette légitimité doit impérativement passer par la volonté populaire, autrement on parle d’oligarchie. En fait, l’oligarchie est le réel système dans lequel nous vivons, car l’entreprise (comme entité morale) contrôle le politique et possède sa propre souveraineté. Ceux qui sont élus dans les partis dits de gouvernement sont recrutés, formés, modelés et ensuite placés par eux dans ces vieux partis transformés en entreprise de gestion publique. Ensuite, ne reste plus qu’à organiser de grands concours où l’on parlera de bilans, de question secondaire et de couleurs de cravates pour finalement mettre au pouvoir l’un ou l’autre de ces champions qui aura (on le sait) un réel scrupule à ne pas mettre en œuvre les réformes pour lesquelles il a été élu (pensons, pour s’en convaincre, à ce pauvre Barack...). Au final, le bon gestionnaire de pays aura tout le plaisir (ou le malheur) de mettre en place les demandes du conseil d’administration supranational quitte à déplaire ou même trahir le peuple qu’il prétend servir. Dans notre cas, le conseil d’administration à décider que s’en était fini de l’exception québécoise. Il faut remettre le Québec dans le rang. Il fallait bien s’en douter ! Depuis que tout est fabriqué en Chine, nos Wal-Mardes & Co. se sont bien gavés sur les marchés de notre pays à revenu correct. Mais maintenant qu’il tend à s’épuiser à moyen terme par la désindustrialisation et la dette (et sa rigueur avenir), et que celui des chinois est en hausse, va bien falloir faire revenir les usines d’enfants esclaves quelque part. Pour ça, on a besoin d’une main-d'œuvre nombreuse, ignorante et affamée. Comme le tiers monde est trop loin pour permettre une immigration illégale suffisante à la demande, bien il va falloir tiersmondiser le peuple sur place. Ils le savent bien, le Québec était très bon pour ça auparavant, alors pour revenir au bon vieux temps, ils devront commencer par fermer les écoles aux masses des hautes études jusqu’aux basses. Ensuite, ce sera au tour des services publics, (santé, poste, transport, aides sociales, etc.) que le manque d’éducation ne risque pas de nuire à la disparition. De toute façon, la machine est déjà dans son élan. Toutes personnes moindrement attentives à la marche du monde ne peuvent que le reconnaître.
Voilà un petit résumé des consignes qu’ont Harper et Charest pour les années à venir. Et je ne l’espère pas, mais il serait très mal venu pour notre avenir que celui-ci survienne. Alors, je souhaite non seulement que la grève étudiante perdure, mais aussi qu’elle élargisse pour atteindre un niveau qui pourra nous faire vivre un véritable « printemps Québécois ». Un printemps qui aura comme grande finalité la reconquista du politique contre ce monstre de volonté de puissance qu’est cette oligarchie mondiale au pouvoir chez nous. Alors, sur ces belles paroles, je vous souhaite un printemps érable rempli d’espoir et de combat, car ce printemps qui fleurit doit aussi être le nôtre.
Vortigern Zifendel
14:53 Publié dans Actualités, Éditorial, Signé Vortigern Zifendel | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vortigern zifendel, printemps érable
vendredi, 13 avril 2012
« Que quelqu’un, quelque part, commence, malgré les risques et les dangers »
Quiconque vous dira qu’un acte de résistance, fut-il le fait de 10 hommes, ces 10 hommes fussent-ils armés de pierres, quiconque vous dira qu’un tel acte était prématuré, ou dangereux, celui-là mérite le mépris et les crachats. Car je vous le dis : un jour, quelque part, il faut bien que quelqu’un commence, et le premier acte de résistance sera toujours prématuré et dangereux.
- James Fintan Lalor, patriote irlandais
« Que quelqu’un, quelque part, commence, malgré le danger et les risques ! »
J’admire et aime profondément ce quelqu’un qui accepte humblement mais courageusement le devoir de résistance en cette terre occupée qui est la nôtre, malgré le faible nombre de ceux qui l’entourent toujours en ces débuts, ce quelqu’un qui, envers et contre tous, parvient à faire sienne cette formule de George Orwell: « sans espoir mais avec détermination. » Ce quelqu’un de chez nous qui combat parce que la lutte est, ici comme ailleurs, légitime et incontournable. Ce quelqu’un qui sait son engagement nécessaire pour qu’un jour, un autre quelqu’un, toujours quelque part mais beaucoup mieux entouré, puisse crier victoire au détriment des exploiteurs et des détruiseurs de monde.
Fallait être un peu fou pour s’engager aux côtés des Iberville, des Montcalm, des Vaudreuil afin de défendre la Nouvelle-France qui comptait seulement quelques dizaines de milliers de personnes contre ces innombrables Anglais du Sud qui toujours tentèrent de réduire à néant notre pays en devenir. Plus d’une fois, parce que nous étions forts et courageux, nous les avons vaincus. George Washington comme les autres. Ayant grandi sous le lys, nous ne voulions aucunement vieillir sous la rose. Ne fallait pas davantage avoir froid aux yeux pour prendre les chemins de St-Denis, St-Charles ou St-Eustache en cet automne de libération des peuples. Bolivar permit à l’Amérique latine de goûter à la liberté. Ici, pour renverser la même tyrannie écoeurante, nous avons suivi Papineau, Nelson et De Lorimier ! Nos patriotes, armés de quelques vieux fusils de chasse tout juste bons à faire perdre des plumes aux outardes qui sillonnaient nos cieux, firent face à la première armée du monde. Avec courage, ils affrontèrent des milliers de salauds qui brûlaient notre pays, tuaient notre bétail pour mieux nous affamer et violaient nos femmes. Nos combattants de la liberté furent contraints à l’exil et pendus par le Régime anglais. « Voilà ce que vous devez attendre du système », nous a confié De Lorimier, avant d’avoir le cou brisé, au bout d’une corde. Nous n'oublierons pas !
« Que quelqu’un, quelque part, commence, malgré les risques et les dangers »…
Ce combat québécois pour la dignité, la justice et la liberté, nous l’avons poursuivi dans les années 1960. Nous avions lu Sartre, Memmi et Fanon. Nous avions compris que, tout comme les Algériens et ces autres Africains dont les pays étaient occupés par de sales colonialistes européens, notre propre pays était la possession illégitime des impérialistes anglo-saxons. Dans les usines et les shops, les porteurs d’eau et les scieurs de bois s’échinaient et permettaient à la company de faire du cash dans un pays volé. Beaucoup de cash. Le chien mordu mordra le temps venu que nous nous disions! Dès lors, on ne pouvait tout simplement plus se contenter de promener dans les rues un bambin frisé sur le dos d’un mouton à la fin du printemps de chaque nouvelle année dépossessive. Nous devions prendre les moyens pour changer notre monde. L’heure de la Révolution, la tranquille comme la turbulente, avait sonné. FLQ, FLQ, FLQ scandaient certains pendant que d’autres construisaient l’État québécois ou dynamitaient les symboles de l’occupation et mettaient en pénitence des ministres, ces minables marionnettes des requins voraces. Pour ces guerriers, comme pour les simples manifestants, les poètes, les artistes, bref, les engagés, la prison, la torture et la répression devaient être le lot quotidien. C’est toujours comme ça que le système tente de briser la résistance.
« Que quelqu’un, quelque part, commence, malgré les risques et les dangers »…
En Mai 80 et en Octobre 95, nous réempruntâmes les routes difficiles de la libération, pour enfin vivre dignement sur cette « terre courage, lit des résurrections ». Nouveau temps des espérances brisées! Sans vergogne, des brigands à cravates souillèrent les urnes, haut symbole de la démocratie dit-on parfois. À cause des tricheurs et des spoliateurs, nos chaînes, nous conservâmes! Mais de quelques-uns que nous étions à nous battre au temps du bélier frondeur, des millions et des millions et des millions nous étions devenus ; comme au temps de la Nouvelle-France, nous faisions à nouveau trembler l’Amérique. Peuple à la force tranquille en marche nous étions redevenus. Et nous pouvions à nouveau rêver à la victoire en méditant les paroles de Che Guevara : ce qui nous rend un peuple plus puissant que les voleurs, les exploiteurs, les colonialistes et les capitalistes, c’est notre amour de la justice et de la liberté ! Alors qu’ils tremblent, ces communs trous-du-cul bien tapis dans les chambres des collines, là où ils s’engraissent à notre détriment, par le truchement des vols et des pillages qu’ils commettent ou autorisent à la petite semaine.
« Que quelqu’un, quelque part, commence, malgré les risques et les dangers »…
Plus nous avancions vers la liberté, et plus le système se devait de redoubler d’ardeur pour nous garder petits, soumis, bien à notre place. Et à ce jeu, il est ingénieux. Il sait ne pouvoir arrêter 8 millions de tuques lorsqu’elles auront pris le mors aux dents et qu’elles renverseront tout sur leur passage. Alors il brainwashe vulgairement, grossièrement, pour mieux endormir les fougues salvatrices des gens d’ici. Aux gémonies sont voués ceux qui osent s’éloigner des sales paroles d’évangile plaidant en faveur de l'aplaventrisme à tous crins ! Jadis l’église, maintenant Gesca et Quebecor cultivent chez le bon peuple le mangez-moi la laine su’l dos siouplaît ! De pain et de jeu, ils nous font croire que nous pouvons vivre, sans réfléchir aux lendemains de la Cité qu’ils contrôlent et vampirisent. Trop d’entre nous les croient. De citoyens, ils deviennent de simples consommateurs niais qu’un rien amuse : Reb bull crashed ice, CH de loosers et amphithéâtre de pacotille. Ça ne peut plus durer comme ça, il faut réveiller, par n’importe quel moyen légitime, ceux qui prêtent encore l’oreille aux sirènes de la soumission. Faut cracher aux visages des vendeux de guidounes d’Occupation double, des shows de mongoles à Stéphane Gendron et surtout faire fi des quolibets des imbéciles qui sévissent du haut de leur montagne de marde radio-poubellienne. Ne plus jamais croire ou craindre ces médias qui déshonorent la profession journalistique et qui sont à la démocratie ce qu’est la matraque à la dictature dirait Chomsky! Faut donner un grand coup dans le nique à poux. Et agir vraiment, concrètement et courageusement afin que nous devenions ce que nous voulons être, c’est-à-dire libres ! Nous le pouvons. Il n’en tient qu’à nous.
« Que quelqu’un, quelque part, commence, malgré les risques et les dangers »…
L’on doit réfléchir également à l’endroit sur terre où nous habitons, accepter nos responsabilités à la face de l'humanité en prenant soin de notre coin de petite planète. Québécois et Amérindiens sont les gardiens d’écosystèmes sauvages figurant parmi les derniers de la terre. Nous n’avons tout simplement pas le droit de laisser des Américains, des Français ou des pseudo communistes made in China, ceux-là même qui mangent des espèces menacées pour mieux s'émoustiller la libido, venir chez nous piller nos richesses et ainsi tout détruire pour une question de profits capitalistes ! On doit également empêcher ces oligarques qui ont mené le monde au bord du gouffre de forer le Saint-Laurent ou Anticosti pour trouver toujours plus de pétrole ou du foutu gaz de schiste. Le thermostat planétaire est déjà au bout, nous faisant cuire comme les dindons de la farce que nous sommes. Il faut dès maintenant renverser la vapeur, combattre les anti-Kyoto de tout acabit et bloquer coûte que coûte le Plan Nord du vendeur de chars usagés qui loge à l'Assemblée nationale.
« Que quelqu’un, quelque part, commence, malgré les risques et les dangers »…
Mars 2012 vit naître le Printemps érable. Notre jeunesse fière et noble prend le taureau par les cornes et saute dans l’arène pour combattre ce système capitaliste qui renie le principe selon lequel l’accès à l’instruction et à l’éducation est un droit fondamental qui ne peut être brimé pour des questions d'argent. Nos jeunes sont dans la rue, l’avenir québécois est dans la rue pour défendre ce grand principe. Et le système l'y combat. Hier, on nous crachait des Speak white à la gueule, aujourd'hui les carrés rouges se font traiter de BS, de paresseux pis d’enfants gâtés. Pourquoi? Parce qu’ils osent défier l'ordre établi, parce qu’ils osent dire non à une vie d’endettement, parce qu’ils dénoncent un système dégueulasse et vomitif qui brise des vies au nom du Capital! Et ça, le système ne peut l'accepter. Il mobilise par conséquent sa police qui arrête malicieusement nos jeunes, les matraque sans aucune retenue, leur garoche par la tête des grenades assourdissantes. Elle veut les faire fuir, les contraindre à la reddition. Mais ils tiennent bon malgré tout, font preuve de beaucoup de courage. C'est qu'ils ont compris que ce combat va plus loin que la simple question d'un accès libre à l'éducation. Il concerne LEUR avenir en terre québécoise et NOTRE avenir en tant que peuple. Le Printemps érable est une nouvelle marche en direction d'un monde meilleur.
Ils sont aujourd’hui ces QUELQU’UN, QUELQUE PART qui se battent malgré les risques et les dangers…
Mais ils ont besoin d'aide. De notre aide pour transformer le Printemps érable en véritable Printemps québécois qui sera une noble révolution parmi les révolutions du monde, celles-là qui font tomber des régimes exploiteurs et redonnent un peu d’espoir à l’humanité. Quand nous nous lèverons tous, reprenant le flambeau des mains des patriotes d’hier pour mieux rejoindre la jeunesse québécoise qui est présentement dans nos rues, la Révolution éclatera vraiment. Le Québec brisera alors ses chaînes, et nous deviendrons un espoir agissant pour tous les peuples qui subissent toujours le joug colonialiste.
Alors, qu’est-ce qu’on attend ? Le monde peut et doit être changé. Il n’en tient qu’à nous, qu’à nous tous !
Vive la Révolution québécoise !
13:25 Publié dans Actualités, Éditorial | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : souverainisme, patrick bourgeois, rrq
mardi, 28 février 2012
E&R à Casapound
CasaPound Italia rayonne dans la sphère nationaliste d’une aura qui inspire à la fois admiration et curiosité. C’est avec un plaisir non dissimulé qu’une délégation d’Egalité & Réconciliation se rendit à Rome pour prendre la mesure de ce phénomène en phase idéologique sur bien des points avec notre mouvement...
Contrairement à ce que les médias rabâchent depuis environ 40 ans, tous les mouvements patriotes ne sont pas issus d’une haute bourgeoisie racialiste apeurée prête à toutes les compromissions afin de sauver tant bien que mal ses privilèges de classe et une prétendue pureté de race fort poétique au demeurant mais sans réalité concrète. Il est cependant vrai que certains groupuscules dont l’intelligence et la raison ne sont pas les qualités premières ont largement alimenté ce mythe. CasaPound en est le parfait négatif à la fois populaire et social non seulement en théorie mais aussi et surtout dans les actes.
13:15 Publié dans Actualités, Multimédias | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : egalité & réconciliation, soral, casapound, italie, nationalisme-révolutionnaire
vendredi, 10 février 2012
Et si le politicien descendait bel et bien du singe?
Sale temps pour l'homo politicus qui devrait y penser à deux fois avant de dénoncer l'attitude primitive de ses adversaires, avant de faire des singeries sur la place publique ou pire, avant de remettre sérieusement en question la théorie de l'évolution de Charles Darwin. Par respect pour les siens.
C'est que sous l'effet de la communication politique, des faiseurs d'images, de l'information en continu ou encore de l'effritement du débat et du monde des idées dans la société, l'homme politique ne s'est jamais autant rapproché, dans sa pratique politicienne, du singe et plus particulièrement du chimpanzé, estime le paléoanthropologue français Pascal Picq, auteur de L'homme est-il un grand singe politique? (Odile Jacob). Un rapprochement facilement perceptible au quotidien, dit-il, et qui devrait inciter à l'avenir les politicologues à se faire éthologues, ces fins observateurs du comportement des mammifères. Et inversement.
«Rien ne serait plus normal», lance, confortablement installé dans un canapé, le spécialiste du primate et de l'humain, maître de conférences à la Chaire de paléoanthropologie et préhistoire du Collège de France. L'animal pensant est de passage à Montréal cette semaine à l'invitation de l'émission d'affaires publiques Bazzo.tv (Télé-Québec) à laquelle il va participer ce soir à titre d'invité principal.
«La télévision, les communicateurs politiques ont changé la donne de la politique. Conséquence: pour éviter les bourdes, les politiciens n'osent plus parler. Ils sont davantage dans l'image et le comportement que dans le discours. Et, en ce sens, ils se rapprochent désormais des maîtres de la politique sans langage, c'est-à-dire les chimpanzés.»
Assassinat politique pour se débarrasser d'un rival dans une course à la chefferie, serrage de mains en rafale pour se rapprocher de l'électeur ou du puissant financier, coup de gueule, jeu de coulisse, avec intrigues sexuelles, l'homo politicus des temps présents n'a finalement rien inventé, donnant raison en partie à Aristote qui a qualifié l'humain de «zoon politikon», d'animal politique, et aux éthologues qui, au fil des années ont compris en observant les chimpanzés que «les racines de la politique sont plus anciennes que l'humanité», écrit Pascal Picq.
Cette famille d'hominidés qui englobe les chimpanzés communs et le bonobo est en effet «machiavélique, parfois même démoniaque», «très douée pour la politique» et le pouvoir de ses élites dépend des «capacités des individus à constituer des coalitions et des alliances dans le but de monter dans la hiérarchie et de se maintenir dans l'exercice du pouvoir, de gagner les privilèges et d'en assumer plus ou ou moins bien les obligations morales envers ses alliés et les autres», ajoute l'auteur qui, en 2007, a signé également l'excellent Lucy et l'obscurantisme (Odile Jacob).
La planète des singes
À une époque où pour atteindre le sommet, «il est préférable d'avoir la meilleure image possible que le meilleur programme», résume le paléoanthropologue, la distance entre les deux univers politiques, celui de l'humain et celui du chimpanzé, tend donc à diminuer. Un peu parce que les politiciens se font plus singes. Un peu aussi parce que le chimpanzé «est plus humain qu'on le pensait».
Conséquence, cette politique sans langage, qui au Québec s'éloigne des grandes envolées discursives des Jean Lesage, Henri Bourassa, René Levesque, Pierre Bourgault ou de l'oublié Armand Lavergne, pour se concentrer sur la couleur d'un carré Hermès ou l'attitude d'un candidat par rapport à son téléscripteur, donne aujourd'hui un avantage aux rois de l'épouillage, base du comportement du chimpanzé qui, par ce geste sanitaire, lui permet d'avoir des relations avec les autres, dit-il. «Jacques Chirac en France était très bon là-dedans», en ne rechignant pas devant une andouillette partagée avec un citoyen lambda. Idem pour «Barack Obama, qui donne régulièrement des sueurs froides à ses services de sécurité en se rapprochant des gens pour les toucher ou leur parler».
«Les liens entre les individus se tissent au travers de séances d'épouillage soutenues et le partage de nourriture, écrit Picq. Ils installent des relations de réciprocité qui se révèlent précieuses dans les conflits» qui, en politique humaine comme en politique des singes, sont nombreux et conduisent parfois au drame.
Meurtre pour le pouvoir
Le primatologue néerlandais Frans de Waal a été témoin de la chose au zoo d'Arnhem, au pays des canaux et des moulins, en assistant au meurtre d'un chimpanzé fomenté par deux mâles coalisés, rapporte Picq dans son bouquin. Dans cette communauté, en cage comme en pleine nature, ce genre de violence pour se débarrasser d'un rival — souvent symbolique dans le monde des humains — est monnaie courante et implique aussi parfois des femelles dont leur rôle, dans cette politique du singe, n'est pas à négliger.
«Il y a le pouvoir formel et les réseaux informels qui permettent de le maintenir et dans lesquels les femelles occupent une place importante», dit Picq en évoquant quelques intrigues à saveur sexuelle qui viennent parfois pimenter les rapports de force entre hominidés. Un doute? Chez les bonobos, une femelle peut briser une coalition en formation qui menace un mâle dominant. «Elle se pliera par la suite à un accouplement avec les deux protagonistes pour aider à faire passer la pilule», résume le paléoanthropologue.
Dans cette mise en parallèle amusée et amusante, l'homme évite, à quelques exceptions près, de nommer, de mettre un visage connu sur un comportement animal. «Je ne voulais pas faire dans la caricature, dit-il. Je voulais seulement écrire un essai d'anthropologie évolutionniste de la politique.» Mais il se plie toutefois au jeu des comparaisons entre certaines tribus de singes et des formations politiques.
Ainsi, l'extrême gauche politique serait, selon lui, incarné dans la sphère animale par les cercopithèques, ces petits singes à longue queue qui «crient beaucoup et agissent peu», des bêtes outrées en somme qui se nourrissent des fruits de la nature, vont parfois voler dans des champs cultivés et se tiennent en groupe restreint, explique l'auteur.
La droite pragmatique et intrigante, quant à elle, trouve certainement ces racines chez la communauté des macaques, un groupe dont les «fossiles vivants sont encore actifs», où la hiérarchie est stable et où le pouvoir repose non pas sur la force, mais sur la capacité à «nouer des relations avec des alliés». Et forcément, «toute ressemblance avec des personnages ou des groupes politiques connus n'est pas coïncidence fortuite», comme le dit l'auteur qui avoue, avec son bouquin, ne chercher rien d'autre qu'à souligner nos «archaïsmes culturels» en passant par les chimpanzés.
Cette description des origines naturelles de la politique se veut d'ailleurs sans cynisme, sans ironie, mais avec un constat toutefois: «Si Aristote revenait sur terre, il serait effaré par la médiocrité de nos arènes médiatiques», écrit-il. Médiocrité qui, à l'image des singes dans une cage au zoo, a le mérite de divertir pour, sous la houlette d'un paléoanthropologue, mieux faire réfléchir.
13:53 Publié dans Actualités, livre & infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politicien, anthropologie, humour
vendredi, 20 janvier 2012
Le socialisme contre la gauche...
21:08 Publié dans Actualités, Multimédias, Réflextions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Élément, socialisme, michéa, méridien zéro
lundi, 28 novembre 2011
Au bord du gouffre

La faillite annoncée du système de l’argent. Le 11 septembre 2001, à New York, les tours du Centre mondial du commerce (WTC) s’enflamment. Un symbole ! Sept ans plus tard, une crise financière profonde se déclenche aux Etats-Unis, puis s’étend rapidement au reste du monde. Elle trouve son origine immédiate dans une surchauffe de l’endettement privé. Pour sauver les banques et les compagnies d’assurances, les Etats empruntent à leur tour. En 2011, la crise de la dette privée s’est muée en crise de la dette publique. Les marchés financiers attaquent les Etats les plus faibles. La Grèce est la première touchée, suivie par le Portugal et l’Espagne, en attendant l’Italie et la France. Aujourd’hui, tout le monde pilote à vue. Le système financier international vacille sur ses bases, l’euro semble au bord de l’implosion. La dette ne cesse d’augmenter, doublée de déficits d’une ampleur encore jamais vue. Les estimations contradictoires des experts s’ajoutent à l’impuissance des politiques. Est-ce la fin annoncée du système de l’argent ?
Ce livre retrace les étapes de la crise financière mondiale actuelle, et s’efforce d’en identifier les causes. Mais il va bien au-delà. Il fait le point sur la situation économique qui prévaut de nos jours et sur les problèmes sociaux qui l’accompagnent. La crise actuelle n’est pas une simple crise conjoncturelle, mais une critique structurelle, systémique. Elle est la conséquence de la logique du capital, qui ne connaît qu’un mot d’ordre : toujours plus ! Toujours plus de profits, plus de marchandises, plus d’échanges, fût-ce au prix de mesures d’austérité qui frappent les plus faibles. Un tel système ne peut durer éternellement. Voici pourquoi.
Au bord du gouffre. La faillite annoncée du système de l’argent d’Alain de Benoist. Editions Krisis 2011. 19 euros.
Commande auprès des éditions Krisis, 5 rue Carrière-Mainguet, F-75011 Paris
11:19 Publié dans Actualités, livre & infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : alain de benoist, au bord du gouffre
mardi, 08 novembre 2011
Comprendre la Dette Publique en 10 minutes
17:35 Publié dans Actualités, Multimédias | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise économique
lundi, 24 octobre 2011
Le sang du lion et le festin des rats
Syrte ou la Stalingrad du désert, aura résisté de tout son sang contre la barbarie céleste de l’OTAN et ses mercenaires indigènes.
Au milieu des ruines fumantes de la ville martyre, un lion est mort. Un lion qui, de son vivant comme dans son trépas, aura rendu sa fierté à sa patrie, à son peuple, à son continent et à tous les damnés de la terre.
Autour de son corps agonisant, tels des rats affamés, les barbares du CNT et de l’OTAN se sont disputés des lambeaux de sa noble chair.
« C’est nous qui l’avons achevé » clament les rats du Shape et de l’Elysée.
« Non, c’est nous. » rétorquent les rats indigènes.
Le corps lacéré de Kadhafi, c’est la Libye lacérée, donnée en pâtures à l’OTAN et au CNT.
La Libye de Kadhafi était un pays fier. Ses citoyens ne devaient pas quémander l’aumône à la porte des seigneurs européens.
La Libye de Kadhafi était un pays prospère. Elle était l’Eldorado de toute l’Afrique. Un pays de cocagne assurant le plein emploi.
La Libye de Kadhafi était un pays paritaire. Les femmes étudiaient et réussissaient mieux que les hommes. Les femmes décidaient. Les femmes dirigeaient. Les femmes combattaient.
La Libye de Kadhafi était un pays généreux. Ecoles gratuites munies d’équipements les plus modernes. Hôpitaux gratuits ne manquant de rien. Cette Libye a entre autres, financé RASCOM 1, un satellite de télécommunications qui allait permettre à tous les Africains de téléphoner quasi gratuitement, eux qui payaient les tarifs téléphoniques les plus chers au monde. L’Europe avait été jusqu’à coloniser les réseaux de communication africains, forçant le continent à verser 500 millions de dollars par an pour le transit vocal des Africains sur ses satellites.
La Libye de Kadhafi était un pays solidaire. Dotée d’un ministère chargé de soutenir la révolution mondiale, cette Libye a accueilli à bras ouverts tous les résistants du monde, a financé d’innombrables mouvements de libération : Black Panthers, militants anti-Apartheid, résistants chiliens, salvadoriens, basques, irlandais, palestiniens, angolais. Habités par leurs fantasmes primaires, des journaleux européens ont rapporté que des snipers féminins des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avaient été enrôlés par Kadhafi. Pure intox. En revanche, les guerriers du mouvement de libération du Sahara occidental, le Front Polisario, protégeaient bel et bien Tripoli de la barbarie de l’OTAN/CNT.
La Libye de Kadhafi a fait l’expérience de la démocratie directe. Kadhafi n’avait qu’un rôle symbolique, celui du vieux sage à la fois redouté et rassurant. La population était encouragée à débattre et à choisir sa destinée à travers les Comités populaires. Pas besoin de parlement ni de partis.
Hélas, la Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à faire vivre une démocratie durable. Les luttes personnelles ont pris le dessus sur les intérêts collectifs. Comme bien des révolutions, la Libye de Kadhafi a connu sa dégénérescence idéologique et son cortège de souffrances et d’injustices.
La Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à instaurer la concorde entre clans et tribus de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque.
La Libye de Kadhafi a cru que seule la force viendrait à bout des djihadistes endiablés d’Al Qaida, des opportunistes et des renégats pro-occidentaux.
La Libye de Kadhafi a tenté de briser son isolement international, pensant que les rats de l’Elysée, du 10 Downing Street, du Palais Chigi ou de la Maison Blanche viendraient manger dans sa main. Ces rats se sont en réalité sournoisement glissés dans la manche de sa tunique. Ils ont saisi l’occasion pour infiltrer son pays, le saboter, le ruiner et le pomper pour un siècle.
A présent, les rats d’Europe et les rats du CNT étanchent leur soif dans la crinière du lion.
Mais le lion s’est dérobé à leurs griffes pour rejoindre Lumumba et Sankara, les autres enfants martyres de l’Afrique héroïque.
Buvez, hordes de lâches, buvez ! Que son sang brûle vos entrailles comme le Zaqqoum !
Pleurez patriotes libyens pleurez ! Que vos larmes engloutissent vos bourreaux et leurs armées !
Bahar Kimyongür- 21 octobre 2011
14:00 Publié dans Actualités, Éditorial | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kadhafi, libye
lundi, 26 septembre 2011
L’ultra-libéralisme, cela se termine toujours mal
À ma grande surprise, je rencontre régulièrement des membres, et parfois non des moindres, du mouvement national qui s’extasient, les uns devant le Tea Party, les autres devant Ron Paul.
À chaque fois, je ne peux m’empêcher de me dire que le syndrome de Stockholm fait toujours des ravages parmi les nôtres et que le parti de Washington a encore, dans nos rangs, de beaux jours devant lui.
Comment, en effet, ne pas vomir de dégoût devant ces gens ? Comment ne pas comprendre qu’ils représentent l’Occident dans sa version la plus haïssable ? Comment ne pas voir qu’ils sont tout ce que nous devrions combattre ?
Ron Paul, ce droitiste libertarien aux idées étranges et contradictoires a tout particulièrement la côte chez certains de « nos amis ». Alors je ne résiste pas à leur conter une histoire vraie, celle de Kent Snyder, l’homme qui, en 2007, fut le deus ex machina derrière Ron Paul dont il partagea toutes les idées ultra-libérales… jusqu’à en mourir !
Récemment, dans une réunion du Tea Party, une question fut posée à Ron Paul : « Si un homme qui n’a pas d’assurance maladie est très gravement malade, est-ce à l’État de payer ses frais d’hospitalisation ? »
La réponse du candidat fut claire : « Non, chacun prend ses responsabilités et est libre de ses choix. C’est cela la liberté » déclara-t-il.
Et la salle d’applaudir.
« Doit-on alors le laisser mourir ? », s’inquiéta un participant.
Et la salle de s’exclamer : « Oui ! Oui ! »
Ron Paul, lui, resta silencieux. Il se peux qu’il se souvint à ce moment de Kent Snyder, qu’il laissa mourir ainsi, en 2008.
Kent Snyder, selon le Wall Street Journal est l’homme qui convainquit Ron Paul de se présenter, pour la première fois, aux élections présidentielles. C’est aussi lui qui, en 2007, rassembla 19.5 millions de dollars pour financer sa campagne électorale.
Kent Snyder était alors jeune et en bonne santé. Il méprisait les assurances maladies et de ce fait ne disposait d’aucune garantie, et il tomba gravement malade... En quelques mois, les frais hospitaliers qu’il dut payer (de l’ordre de 400.000 dollars) le ruinèrent et ruinèrent sa mère. Quand il ne put plus payer, au nom du libéralisme, du livre choix et de la liberté de chacun, ses amis politiques se gardèrent bien de l’aider, il ne fut donc plus soigné et il décéda le 26 juin 2008.
Le lendemain Ron Paul posta un message sur le site Campaign for Liberty, une organisation proto-Tea Party qui défendait alors son idéal d’un libéralisme total. Celui-ci était ainsi rédigé : « Comme nombre d’entre nous, Kent a sacrifié beaucoup pour la cause de la Liberté. Il était tout entier engagé dans la lutte pour celle-ci. Il restera à jamais présent dans mon cœur. »
Ce qu’il n’écrivit pas c’est que c’est cette lutte pour une liberté aberrante qui lui fit faire les choix qui occasionnèrent son décès faute de soin et qui ruinèrent sa famille. Est-ce bien cette même liberté que certains admirent chez Paul ? Est-ce celle-ci dont ils voudraient que nous nous inspirions ?
Christian Bouchet
09:30 Publié dans Actualités, Éditorial | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : christian bouchet, libertarien
dimanche, 11 septembre 2011
10 ans plus tard, un "complot officiel" toujours aussi douteux
10 ans plus tard, voici quelques souvenirs qui donnent encore autant le goût de douter!
11 septembre et Pentagone, Emmanuel Ratier par Libre_

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14:33 Publié dans Actualités, Documentaire, livre & infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 911
jeudi, 28 juillet 2011
Constitution de 82 ou Traité de Lisbonne - Québec & France même combat: Le souverainisme!
Intervention de François Asselineau à CHOQ-FM sur les questions fondamentales de la France, mais aussi du monde - dont nous aussi faisons partie. Le souverainisme dans toute sa splendeur!
François ASSELINEAU (U.P.R.) sur CHOQ-FM Québec... par lucinthesky33
Suivie d'une excellente conférence sur la libération nationale!
U.P.R. Les 10 raisons qui nous imposent de... par lucinthesky33
19:47 Publié dans Actualités, Éditorial, Multimédias | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : souverainisme, françois asselineau
mercredi, 29 juin 2011
Rencontre avec Serge Ayoub
19:24 Publié dans Actualités, Entretien, Multimédias, Signé Vortigern Zifendel | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : serge ayoub, vortigern zifendel, solidarisme, nationalisme révolutionnaire
jeudi, 23 juin 2011
Bonne fête nationale à tous!

Feux De La Saint Jean - Vae Victis
14:52 Publié dans Actualités, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vae victis
mardi, 24 mai 2011
Tous à la fête des patriotes!
En l’honneur des patriotes de 1837/1838, cette année nous avons encore marché afin de montrer aux usurpateurs que nous sommes toujours restés debout malgré tous leurs efforts ! Plusieurs centaines de personnes se sont donc déplacé dans cette marche symbolique et ont dit « non » à leur disparition. Malgré certains commentaires désobligent d’un commentateur venu clairement faire un peu de récupération politique, les nationalistes québécois ont répondu par un cri d’unité à l’appel de la révolution nationale québécoise !
Québec, Jeunesse, Révolution !!!
LE TESTAMENT DE CHEVALIER DE LORIMIER par front_alternationaliste
21:45 Publié dans Actualités, Conférence, Multimédias | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fête des patriotes, mnrq
mardi, 17 mai 2011
Mise au point sur « l’antifatique » fanatisme ambiant
Pour ceux qui en ont entendu parler, une contre-manifestation eut lieu le 17 avril dernier, à l’encontre de celle organisée par une petite organisation d’anglophone fâchée (angryphone) dénonçant l’infâme dictature qu’est la diabolique loi 101. Bizarrement et contre toute attente, la plus grande surprise n’est pas venue du piteux état des manifestants, ni du cortège faramineux de policier nous observant, mais d’ailleurs. Effectivement, un troisième contingent s’est rajouté, et cela, tout spécialement pour moi ! Quel honneur me direz-vous ? Ne sachant pas être d’une si grande importance, l’évènement me parut des plus singuliers. Malgré tout, il semble que cette certaine mouvance anti-moi ait des motivations des plus résolues sur ce que je suis accusé être (à n’en point douter, le fils spirituel de Mussolini, c’est évident ? !) en plus d’avoir l’impératif devoir de dénoncer le crypto racisme d’indépendantistes (sic) qui agressent de pauvres « angryphones » bien intentionnés. Comme ceux-ci sont difficiles à amalgamer avec de pauvres victimes (leurs têtes et leurs discours en disaient suffisamment long) de notre bien connu « racisme québécois » (genre protection de la langue, de la culture et tout ça), ils ont dû s’improviser un spot au troisième coin de la rue devant l’université Mc Gill (parfois les choses sont bien faites, me direz-vous !). Bref, malgré leur pugnacité, le cortège s’est très vite lassé de jouer à la tierce partie et ils sont partis combattre le fascisme ailleurs.
Que penser de cela ? Bien peu de choses à mon avis, car il est loin le temps où je croyais encore en une menace fasciste dans notre beau Québec, tête de proue de la tolérance et de l’amour entre les hommes ! Bien sûr, loin de moi l’idée de me justifier à ces têtes de Turc, car s’ils connaissaient des notions de « Logos » et s’ils étaient intéressés à connaître quelques vérités que ce soit... bien ça se saurait ! De toute façon, la joie d’avoir des ennemis à combattre semble compenser amplement ces carences et tout ce qui s’approche d’une justice n’est pas dans l’ordre des choses à ce que nous pouvons comprendre. Avec un survol rapide de la situation nous pourrions être perplexes sur certaines de leurs motivations, nous pauvres esclaves de la dialectique normative. Pour ma part, il me semble plutôt évident que le problème se pose d’abord au niveau de leur logique intrinsèque, ce qui les pousse à agir de manière complètement incompréhensible pour mes camarades souverainistes (surtout pour ceux de gauche). Sans aller trop loin dans leur mal-être intérieur et l’idéologie qui en découle (chose que je ferai certainement un jour), je me dois de rappeler certaines notions pour que ce mystère « antifatique » le soit un peu moins.
D’abord, je dirais à nos amis néophytes, qu’il y a deux formes d’antifa, la forme Redskin (R.A.S.H. notamment) et la forme Casual (ou forme étudiante et majoritaire). Les deux ont des idéologies assez similaires, mais la grande différence se trouve dans leurs activités de fin de semaine. Grosso modo, l’un est plus dans l’affrontement 10 contre 1 (les Redskins) et l’autre est plus du type moraliste de forum Internet (quoiqu’il ne soit pas impossible de coupler les deux). Ensuite, pour ce qui est des questions idéologiques qui fondent leurs actions, il ne faut absolument pas faire l’erreur de commencer l’investigation par l’idéologie de base (ce qui est normalement le cas). Ce que je suggère, c’est de la voir comme une espèce de projection psychologique émise sur une partie précise de la population, afin de pouvoir la diaboliser et ainsi justifier un militantisme valorisant et facile. Autrement dit, « l’antifa » n’est pas du tout dans la dynamique qui incite habituellement les gens normaux à militer, qui serait plutôt :
1- On observe (ou on subit) une situation déplaisante.
2- On s’informe sur cette situation que l'on juge injuste dans son fondement (pour être sûr qu’elle l’est vraiment).
3- On découvre/on bâti un système (idéologie) alternatif.
4- Finalement, on apprend/on invente une méthode d’action afin de la combattre pour ainsi mettre en place notre alternative.
En fait, pour eux la logique est inverse :
1- On découvre un mode d’action qui nous donne une identité et des amis (notamment dans un style punk, skin, hippy, etc. Doublé à un « antiquelquechose »).
2- On apprend les rudiments affiliés à l’idéologie afin se donner de la crédibilité.
3- On s’informe sur les évènements et les idéologies rivales, faute de quoi, on s’en trouve une autre (idéologie) qu’on peut accuser d’être seulement de façade et donc de cacher celle qu’on veut projeter.
4- Finalement on créé les situations de conflit qui se révèlent déplaisantes et l’on dit que c’est les autres qui ont commencé.
Donc, ce que l’on peut comprend par cela, c’est que c’est beaucoup moins la quête d’une justice qui motive leurs actions, qu’une quête esthétique et d’estime de soi. Cela revient donc à rabaisser la volonté militante à une démarche de quête d’identité, ce qui ne va pas sans causer quelques problèmes d’éthiques à postériori[1]. La première des choses est d’abord empirique, car avec une telle vision, on ne peut avoir qu’un jugement (à la base) complètement biaisé, car leur identité[2] est basée sur le fait d’être le contraire d’un autre[3]. Donc pour définir « l’antifa », il faut nécessairement définir le « fa » dont ils se réclament les opposés, ce qui nous conduite vers la seconde difficulté, qui est de le faire exister. Mais bon, pour ce qui est de la définition du « fa », c’est d’abord un gros con raciste, xénophobe, homophobe, sexiste, réactionnaire, etc. D’abord con, parce que pas intelligent et/ou mal éduqué. Ensuite, il est tout le reste, parce qu’émotif et mal informé. Cela dit, le « fa » est aussi violent, lâche, mal intentionné et forcément très malin (malgré qu’il soit aussi très con), ce qui fait que « l’antifa » doit tout mettre en œuvre pour le détruire avant qu’il ne puisse mettre ses plans à exécution, plans qui sont grosso modo les mêmes que ceux qu’Hitler (le fa par excellence) fit en son temps. Cela est impératif pour celui qui veut réussir à mettre à bas cette menace constante qu’est le retour d’un nouvel holocauste, d’un 4e Reich et donc d’une troisième guerre mondiale. Évidemment, et vous l’avez compris, « l’antifa » à donc une très grande responsabilisé sur les épaules (le sort de l’humanité) et cette tâche, qu’il prend très au sérieux, doit donc être la priorité absolue, ce qui fait que les questions d’éthiques n’ont pas vraiment leur place dans le cadre d’enjeux aussi cruciaux. Vue de cet angle, la lutte contre le « fa » devient sans limite et pour cela deux choses l’une, la première c’est que pour la cause de l’humanité la fin justifie amplement les moyens et ensuite, qui se bat contre l’humanité ne peut pas prétendre bénéficier des droits qu’ils leur sont affiliés. Donc, un « fa » ne sera pas considéré comme un homme normal (au sens des droits de l’homme et tout ça) ce qui fait que l’on ne peut avoir de scrupules sur les moyens à employer pour anéantir le « fa ». Cette tradition antifatique n’est d’ailleurs pas nouvelle et fut mortellement incarnée par leurs camarades italiens des brigades rouges[4] pour qui : « tuer un fasciste n'(était) pas un crime ». Tout ça quitte à collaborer avec d’autres ennemis de moindre importance comme la police, le système et le grand capital.
Tout ça c’est bien beau, me direz-vous, mais quel est le lien entre ces fameux « fa » et le mouvement souverainiste ? Bien, c’est un peu là que ma théorie de projection vient aider à comprendre cette situation apparemment absurde, car personne de réellement honnête[5] ne pourrait traiter le mouvement souverainiste d’autre chose que de ce qu’il est, soit une entreprise anticoloniale, intrinsèquement progressiste, au sens que ce mot a de meilleur. En plus, et pour me défendre un minimum, quel est le lien entre le racialo-capitalisme d’Hitler (l’idéologue par défaut du « fa ») et le solidarisme que j’appelle de mes vœux ? Rien de trop pertinent sur le fond effectivement. Donc, pour en revenir à mes « antifas » névrosés, ce que je crois c’est que, comme le processus de prise de conscience antifatique le laisse comprendre, ils ont la fâcheuse tendance à se construisent inconsciemment des ennemis qui les confortent par opposition sur ce qu’ils veulent être. Comme ce type de guignol n’existe pratiquement pas, bien on le fait incarner chez celui qui est moralement le plus facile à combattre, non par moralité, mais par simple cruauté. Ce que je veux dire, c’est qu’intuitivement et en choisissant de combattre ceux que le système déteste le plus[6], on sait que l’on n’aura pas trop de problèmes judiciaires et que l’on aura toujours le beau jeu lorsque ça commencera à chauffer vraiment. Sans oublier que le conte de fées sur le combat antifasciste est pour le moins facile à faire avaler aux jeunes qui n’y connaissent pas grand-chose (excepté que le fascisme c’est méchant) et qui ne voudraient surtout pas se faire coller l’étiquette magique de « fa », parce que trop borné sur la strique définition du fascisme. Donc et toujours en suivant la logique de départ, ils essaieront, pour les raisons invoquées, de nous coller par tous les moyens l’étiquette de « fa », pour avoir le droit de le combattre en nous. Pour notre cas bien précis, j’avoue que c’est beaucoup plus difficile que pour nos cousins français, mais la sémantique de social-nationalisme affiliée aux souverainistes suffit généralement à faire un amalgame facile avec le national-socialisme[7] (donc nazi ou « fa »). La suite est généralement un tâtonnement inductif et continuel afin de trouver quelques spécimens spéciaux et d’affirmer que tous sont comme les exceptions par crypto idéologie. Tout cela sans oublier que le Québec bashing de nos opposants ne manque pas de leur donner une aide précieuse[8] sur cet étiquetage stupidement mensonger. Bref, je crois que tous ici commencent à saisir l’essentiel de l’idée que j’essaie d’insuffler et qui est malheureusement loin du mythique combat de résistance antifasciste d’une époque déjà bien lointaine.
Pour finir, j’aimerais faire passer un petit message d’amour et de tolérance à tous les membres de notre belle collectivité en manque d’action, qui est que la recherche de boucs émissaires n’est pas une bonne démarche, même pour des petits Torquemada en manque d’ennemis que sont les « antifas ». Il faut cesser les démarches « antiquelquechoses » afin de favoriser les démarches « proquelquechoses ». De cette façon, l’opposant ne sera plus l’opposé et la projection qui fausse le jugement pourra donc enfin être levée, et cela, pour le meilleur de tous. Peut-être même connaîtrions-nous une avancée vers des débats sains, sans diabolisations, ni points « Godwin » parfaits. De plus, je tiens à rappeler que si la persécution ethnique put engendrer des camps de concentration (ce qui est condamnable, personne n’en doute), la persécution idéologique malheureusement engendre aussi certains désagréments. Qu’ils soient de rééducation, d’exécution humanitaire ou seulement de travaux forcés, ces camps ne sont pas géniaux non plus. Surtout quand ceux-ci proviennent de l’esprit de gens se présentant comme des libérateurs de l’humanité.
Mais bon... allez en paix !
Vortigern Zifendel
[1] Cette quête d’identité est aussi valable pour les skins anticommunistes qui sont aussi des antiquelquechoses.
[3] Quand on est antiquelqueschose, ce quelque chose est peut-être notre antagonisme, mais il n’en reste pas moins une composante majoritaire de la notre.
[4] Au moment des années de plomb (années 70), le meurtre de fascistes était monnaie courante et tolérée par les autorités.
[5] Évidemment, j’exclus les « angryphone » et leur site qui sont toujours en train de nous traiter de nazi tout en prônant notre extermination.
[7] Cela est d’autant plus absurde qu’Hitler n’était ni socialiste ni nationaliste, mais pangermaniste et racialo-capitaliste. Cela s’appelle simplement de la récupération politique, un peu comme le socialisme du PS en France.
[8] Le livre de Patrick Bourgeois « Québec bashing » nous démontre magistralement que les qualificatifs de réac, nazi, xénophobe, etc. sont depuis un certain temps très en vogue chez les ennemis du Québec afin de diaboliser notre démarche en occultant leur motivation exploitatrice par un masque progressiste.
21:46 Publié dans Actualités, Éditorial, Multimédias, Signé Vortigern Zifendel | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vortigern zifendel, antifa, souverainisme
mardi, 03 mai 2011
L'heure des purs & durs a enfin sonné!
C’était écrit dans le ciel que ça arriverait un jour ou l’autre. Aussi brutalement aurait été difficile à prédire, mais un fait demeure : se prétendre souverainiste sans jamais travailler à l’avancement de ce projet a des conséquences. Le Bloc l’a appris hier à ses dépens. Bien des indépendantistes en ont eu marre de se faire prendre pour des valises par un parti qui, par sa mollesse et son obséquiosité légendaires, ne faisait rien pour accélérer la marche du Québec vers la liberté. À cause de cela, ces indépendantistes ont appuyé une autre formation que le Bloc, avec les résultats que l’on connaît.
La vague orange a en effet violemment déferlé sur le Québec hier. Elle a emporté les bloquistes avec elle ; même son chef n’a pas survécu à sa puissance. Mais cela ne signifie aucunement que la présence d’indépendantistes à Ottawa n’est plus souhaitable désormais. Cela signifie tout simplement que les prochains indépendantistes que nous enverrons à Ottawa devront mettre de côté l’ambiguïté et la vacuité qui ont caractérisé le règne de Gilles Duceppe. Le Bloc doit être à Ottawa pour construire le Québec libre et non pour faire fonctionner le Canada, c'était pourtant si simple à comprendre. Par conséquent, c’est maintenant le temps d’essayer la stratégie des purs et durs. Ils ne pourront jamais faire pire que le Bloc de Gilles Duceppe.
Le Bloc de demain devra s’inspirer de l’héritage du Sinn Féin irlandais. On prélève les ressources de l’État central (qui sont aussi les nôtres soit dit en passant) afin de rendre plus efficace la lutte pour l’indépendance du Québec que nous mènerons à temps plein. Perdre son temps à parler du blé de l’Ouest ou de la situation de l’industrie minière au Yukon, c’est bien fini. Le Bloc doit être une force de frappe indépendantiste qui ne craint pas de se salir les mains, qui ne fuit plus les polémiques, qui combat avec courage et intelligence.
En tant que députés, ces bloquistes ont des ressources importantes; un fonds servant à financer la lutte sera créé à même leurs salaires. Chaque bureau de circonscription deviendra une antenne indépendantiste ; chacun des passages dans les médias des députés bloquistes purs et durs sera l’occasion de défendre le projet indépendantiste et ils ne ménageront jamais leurs énergies afin de pousser le Canada dans ses derniers retranchements. De cette lutte continuelle, le Québec libre naîtra plus facilement.
Ce Bloc Québécois nouvelle mouture complétera le travail du Parti Québécois qui, lui, ne peut se consacrer totalement à l’indépendance, car il doit également faire fonctionner l’État québécois en attendant la victoire finale. Les députés d’un Bloc pur et dur n’auront plus, eux, à faire fonctionner un État. Ils pourront se consacrer totalement à la lutte indépendantiste.
Parmi les priorités que ce nouveau Bloc placera en tête de liste nous retrouverons le dossier médiatique. Au cours de cette campagne électorale, on s’est fait faire un « coup de La Presse ». Les médias ont réalisé une véritable campagne de relations publiques pour le NPD. Des sondages bidons ont été utilisés pour lancer la vague. Bien sûr, les médias n’auraient pu avoir le même succès avec un autre parti, n’auraient pu réussir dans cette entreprise si le NPD n’était pas de nature à séduire les Québécois et si, surtout, le Bloc n’avait pas autant déçu les indépendantistes ces dernières années. Si nous voulons éviter de nous faire faire un autre « coup de La Presse » dans le futur, il nous faut dès aujourd’hui nous atteler à la tâche consistant à mettre sur pied un vrai média indépendantiste professionnel.
Une telle entreprise exigera beaucoup de sous. Le mouvement indépendantiste doit faire la preuve de son sérieux. Il doit délier les cordons de sa bourse et financer la mise sur pied d’un tel média indépendantiste. Si nous ne le faisons pas, nous ne gagnerons jamais. C’est aussi simple que ça.
Le contexte actuel est certes difficile pour le mouvement indépendantiste. Voilà pourquoi il exige que nous soyons plus vigilants que jamais, que nous demeurions sur la ligne de front pour défendre notre pays; après tout, nous en sommes les meilleurs défenseurs. Pour sa part, le NPD de Jack Layton est un parti canadien qui ne pourra jamais rien faire pour défendre le Québec contre le Canada de Stephen Harper. Les Québécois s'en rendront compte bien assez tôt. Leur flirt avec le NPD ne sera que passager. Des jours plus heureux nous attendent. Nous devrons être prêts à en profiter plus que jamais. Et cela passe par un nouveau Bloc Québécois qui ne ressemblera plus en rien à celui que dirigeait Gilles Duceppe; il sera combattif, courageux, travaillant et d'une intelligence plus que certaine pour faire progresser le projet de pays du Québec.
Prochainement, l’organisation du Québécois présentera le programme de ce nouveau Bloc Québécois. Prochainement, l’organisation du Québécois annoncera ses intentions quant à la course à la chefferie qui se tiendra bientôt au Bloc Québécois. Nous soutiendrons – voire présenterons – un candidat qui défendra notre vision quant à ce nouveau Bloc Québécois et quant à l’urgence de mettre sur pied un média indépendantiste professionnel.
D’ici là, je vous demande de prendre votre carte de membre du Bloc Québécois. Nous aurons besoin de la base militante pour nous imposer au cœur même de ce parti qui redeviendra indépendantiste grâce à nous tous. Jamais plus la base militante ne sera mise à l’écart, c'est une promesse que nous faisons. Le pays du Québec naîtra grâce à elle, nous en avons toujours été conscients !
Malgré le contexte difficile, nous continuons le combat. Et à force de courage, d’intelligence et de travail, nous arriverons à bon port. J’en demeure persuadé aujourd'hui plus que jamais. Après tout, notre cause est noble et juste et la seule qui soit en mesure d'assurer un avenir à ce Québec que nous aimons tant. Nous n'avons tout simplement pas le droit de perdre!
Vive le nouveau Bloc Québécois! Vive le Québec libre !
Patrick Bourgeois
12:16 Publié dans Actualités, Éditorial | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : patrick bourgeois, rrq, indépendantisme
dimanche, 01 mai 2011
Gilles Duceppe veut une Union nord-américaine
Gilles Duceppe me l’a donc confirmé : il est pour la création d’une Union nord-américaine similaire à l’Union européenne dans laquelle s’inscrirait un Québec souverain.
Évidemment, il y a plusieurs contradictions : comment pourrons-nous être souverains ou indépendants lorsque nous serons soumis aux impératifs d’une union nord-américaine et à une dilution inévitable de notre souveraineté? Aussi comment cela peut-il servir les intérêts du Québec alors que la dite Union nord-américaine est une idée qui sort tout droit d’un consortium de multinationales et de think tanks mondialistes? Ceci peut-être constaté à la lecture du document « Construire une communauté nord-américaine » publié par le Council on Foreign Relations. Il s’agit d’une idée commanditée par des entreprises comme General Electric, Campbell Soup et Power Corporation.
En somme, Gilles Duceppe s’est vendu aux éminences mondialistes qui cherchent à créer une Union nord-américaine et de faire du Québec une simple région administrative d’un éventuel gouvernement mondial.
19:38 Publié dans Actualités, Multimédias | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gilles duceppe, mondialisme
mercredi, 23 mars 2011
Immigration de peuplement : le sujet qui ne dit pas son nom
Réflexions d’Hervé Juvin sur l’immigration de peuplement : au moment de rouvrir le débat sur l’identité nationale, au moment où se prépare l’élection présidentielle, il est clair que le sujet de l’immigration de peuplement redevient l’un des premiers sujets politiques et l’un des premiers sujets de débat français.
Hervé Juvin est écrivain et conférencier, mais également Président d’Eurogroup Institute (filiale d’accompagnement stratégique d’Eurogroup). Auteur d’essais sur l’économie, la société et la mondialisation, ses derniers ouvrages sont :
- Produire le monde (2008, Gallimard)
- L’occident mondialisé, controverse sur la culture planétaire (2010, Grasset)
- Le renversement du monde, politique de la crise (Septembre 2010, Gallimard)
Immigration de peuplement : le sujet qui ne dit... par realpolitiktv
20:41 Publié dans Actualités, Multimédias, Réflextions | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hervé juvin, immgration, realpolitik



