mercredi, 25 janvier 2012

Le Socialisme originel - Conférence de J.C. Michéa

michea.jpgConférence de plus de 2h de Jean-Claude Michéa sur le socialisme le 9 décembre dernier à Montpellier.

Première partie
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Seconde partie
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Troisième partie
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samedi, 21 janvier 2012

Les armoiries du Québec d’hier à aujourd’hui

Aujourd’hui les États préfèrent, comme symbole d’identité, le drapeau aux armoiries. Plus anciennes, ces dernières survivent difficilement à la modernisation des systèmes identitaires étatiques. C’est le cas pour le Québec. Ses armes, de quatre-vingts ans plus jeunes que son drapeau (21 janvier 1948) et autrefois symbole identitaire obligé du gouvernement, ont été remplacées par d’autres signatures dont la plus récente (21 décembre 1982) est formée du mot QUÉBEC suivi du fleurdelisé.


Les anciennes armes
545px-Blason_ca_Province_Quebec_%281867_-1939%29.svg.pngLes armes des quatre provinces fondatrices de la Confédération canadienne, le Québec et l’Ontario – alors le Canada-Uni –, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, sont adoptées par décret de la reine Victoria (1837-1901) le 26 mai 1868. Celles du Québec sont " D’or, à la fasce de gueules chargée d’un lion d’or passant regardant et accompagnée en chef de deux fleurs de lis d’azur et en pointe de trois feuilles d’érable de sinople tigées ". La fleur de lys, le lion et la feuille d’érable représentent aux plans historique, constitutionnel et identitaire, respectivement l’élément français, l’élément anglais et l’élément canadien.
Que les premières armes du Québec n’aient que deux fleurs de lis bleues sur fond or, s’explique possiblement par le désir de la Couronne britannique du temps de ne pas usurper les armes des Bourbons, trois fleurs de lis or sur fond bleu, qui ont été celles de France jusqu’à la Révolution française de 1789 et pendant la Restauration de 1815 à 1830. C’est Charles V, le Sage, (1337-1380) qui fixa en 1376 le nombre de fleurs de lis à trois en l’honneur de la Sainte-Trinité. De plus, l’octroi de ces armes au Québec par la reine Victoria aurait pu être perçu en 1868 comme une prétention à la Couronne française, – advenant restauration –, comme ses prédécesseurs l’avaient fait à partir de la mort de Charles IV de France en 1328. Édouard III d’Angleterre (1312-1377) revendique alors la Couronne française. Il adopte la devise " Dieu et mon droit " et ajoute à ses armes les trois fleurs de lis françaises. Lors de la conquête de l’Irlande en 1801, l’Angleterre révise ses armes et délaisse les fleurs de lis françaises. Finalement, lors du traité d’Amiens en 1802, elle laisse tomber ses prétentions sur la couronne française.


2. La devise
À l’origine, les armoiries du Québec n’ont ni cimier, ni support, ni devise. Chargé de la construction de l’Hôtel du Parlement, Eugène-Étienne Taché (1836-1912) les place au-dessus de l’entrée principale de l’édifice. Il y ajoute une couronne de style Tudor, qui rappelle la petite couronne de diamants de la reine Victoria (1870), et un listel avec la devise : " Je me souviens ". Les plans, sur lesquels figurent la devise et la couronne, sont annexés au contrat passé le 9 février 1883 sous l’autorité d’un arrêté du Conseil exécutif du 22 janvier 1883. Officieuses depuis cette date, elles ne deviendront véritablement officielles qu’en 1939 avec l’adoption des nouvelles armes. En 1908, Taché les dessine et ajoute des branches de feuilles d’érable comme supports1.
Eugène-Étienne Taché n’a laissé aucun document justifiant le choix de la devise et le sens à lui donner. Gaston Deschênes, le spécialiste des symboles d’identité québécoise, affirme que l’interprétation la plus juste est celle d’Ernest Gagnon, alors secrétaire du département des Travaux publics, et qui a bien connu Taché. Dans une annexe au Rapport annuel du département, Gagnon affirme que cette devise résume " la raison d’être du Canada de Champlain et de Maisonneuve comme province distincte dans la Confédération ". Pierre-Georges Roy reprend à son compte l’interprétation. Pour lui la devise dit " clairement le passé, le présent et le futur de la seule province française de la Confédération canadienne2 ".
La façade principale de l’Hôtel du gouvernement au portail central de laquelle Taché a fait sculpter, vers 1885, dans la pierre Deschambault les armes du Québec, est une représentation de l’histoire nationale et confirme l’opinion de Gagnon. La tour centrale est dédiée à Jacques Cartier, la partie gauche de l’avant-corps, à Champlain ; la droite, à Maisonneuve. Les deux avant-corps sont surmontés de groupes allégoriques : La Poésie et l’Histoire pour le gauche et La Religion et la Patrie pour le droit. Les statues de Marie de l’Incarnation et de Marguerite Bourgeois sous l’horloge de l’avancée centrale, celles de Monseigneur de Laval, de Jean de Brébeuf, de Nicolas Viel et de Jacques Olier de gauche à droite du troisième étage, celles de Frontenac, Montcalm, Wolfe et Lévis au deuxième, celles d’Elgin et de Salaberry au rez-de-chaussée sont les personnages du " théâtre de l’histoire nationale3 ", selon Michel Desgagnés.
Plus récemment, Conrad Laforte4 pense que Taché s’est inspiré soit du poème " Paroles sur la dune ", tiré des Contemplations de Victor Hugo :


J’entendais près de moi rire les jeunes hommes
Et les graves vieillards dire ; je me souviens
patrie ! ô concorde entre les citoyens !


ou de la chanson " Un Canadien errant ", composée en 1842 par Antoine Gérin-Lajoie en souvenir des Patriotes bannis. L’exilé adresse ces mots au " courant fugitif " :


Va, dis à mes amis
Que je me souviens d’eux


André Duval affirme, quant à lui, qu’" il n’y a pas de poème mystérieux. La clé de l’énigme est toute simple5. ". La devise est la traduction de Ne obliviscaris, devise du marquis de Lorne, gouverneur du Canada de 1878 à 1883, à l’époque où Taché élaborait ses plans.
Le Royal 22e Régiment en a fait sa devise et, depuis 1978, elle a remplacé sur les plaques d’immatriculation l’ancienne " La belle province ". Le 15 février de la même année, Hélène Pâquet, la petite-fille du concepteur, adresse au Montreal Star une lettre dans laquelle elle affirme que le " Je me souviens " n’est que le premier vers d’un tercet dont les deux derniers sont


Que né sous le lys
Je croîs sous la rose.


" Je me garde d’oublier que, même si je suis né sous l’autorité du Roi de France, c’est sous l’autorité du Roi d’Angleterre que je grandis à mon aise ", interprète Pierre Champagne qui se fait le porte-voix de Léonce Naud, un lecteur 6. Malgré la demande de Gaston Deschênes, la petite-fille de Taché ne fournit aucune preuve documentaire de sa prétention.
Il s’agit en fait de deux devises. Ernest Gagnon affirme que la seconde devise devait accompagner une œuvre d’art représentant le Canada. L’abandon du projet pousse Taché à la réutiliser pour la médaille commémorative du IIIe centenaire de la fondation de Québec, gravée à Paris par le sculpteur Henri Dubois et dont il est le concepteur. " Sur le revers figurent deux femmes assises au pied d’un arbre de haute futaie. L’une, à droite, symbolisant la Nouvelle-France, est adossée à un piédestal orné de trois fleurs de lis ; et l’autre, à gauche, personnifiant le Canada, appuyée sur l’écu royal de la Grande-Bretagne, lève la main vers le sommet verdoyant de l’arbre, tandis que la France, la tête penchée, regarde, indiquant du doigt les racines profondes et robustes de l’arbre qu’elle a planté. À travers le feuillage, un large cartouche renaissance se déroule sur lequel est inscrite la devise  : " Dieu aidant, l’œuvre de Champlain née sous les lis a grandi sous les roses "7 ".
Les deux devises ont été artificiellement réunies : Taché a donné la première au Québec tandis qu’il destinait la seconde au Canada ; l’une se trouve sur la façade du Parlement et l’autre sur la médaille commémorative de la fondation de Québec. Réunies, elles permettent une utilisation éminemment politique tout spécialement dans le contexte politique canado-québécois. Ainsi, dans The Globe and Mail du 24 janvier 1991, Stephen Godfrey affirme à propos de cette nouvelle devise québécoise : " Grammatically, the principal clause being where it is, this would seem to place the emphasis on the growth under the rose. Even without getting prickly about it, it seems at the very least a tribute to both French and English".


3. Les nouvelles armoiries du Québec
471px-Coat_of_arms_of_Qu%C3%A9bec.svg.pngC’est à Maurice Brodeur que le Québec doit la transformation de ses armoiries. Bien qu’il signe " Chef de l’Héraldique ", il ne semble pas d’après les documents fournis qu’il l’ait officiellement été à un moment de sa carrière. Pourtant, à cause de ses connaissances en la matière, il était reconnu non seulement au sein du gouvernement, mais aussi à l’extérieur puisqu’on a fait appel à ses services, entre autres, pour la confection d’armoiries municipales dont celles de Hull (15 avril 1959). Entré au gouvernement par le ministère de la Voirie, semble-t-il, il y est commis senior au 1er avril 1941 (Arrêté en conseil 881). Il passe ensuite au Département de l’Instruction publique comme commis en chef le 12 mars 1942 (Arrêté en conseil 575) et termine sa carrière comme commis aux archives du Secrétariat de la province à partir du 29 juin 1949 (Arrêté en conseil 697). Brodeur affirme dans une lettre datée du 6 décembre 1939 que sa campagne en faveur de nouvelles armoiries dure " depuis une quinzaine d’années8 ". L’adoption des nouvelles armoiries fédérales le 21 novembre 1921, qui introduisent les trois fleurs de lis d’or sur fond bleu, en est possiblement l’élément déclencheur. Il y affirme aussi avoir " publié une thèse à ce sujet, et que possède l’honorable Secrétaire de la Province ", alors Albini Paquette. Il s’agit possiblement des articles, publiés entre 1934 et 1939, dans Le Terroir et La Voirie sportive entre autres, dans lesquels il défend le remplacement des deux fleurs de lis bleues sur fond or par trois fleurs de lis or sur fond bleu en conformité avec les armes royales françaises de l’Ancien régime. Selon lui, puisque " tous les drapeaux fleurdelisés qui avaient été déployés sur notre continent ne portaient que des lis d’or ", que dans " la France ancienne, les fleurs de lis d’or furent consacrées essentiellement comme emblème de la féodalité et de la royauté " et que les fleurs de lis blanches ou bleues " ne figurent nulle part dans les anciennes armes royales ", les armoiries du Québec doivent porter les trois fleurs de lis or sur fond bleu. Pour Brodeur, les fleurs de lis bleues des armoiries du Québec de 1868 " n’ont aucune valeur historique " et il souhaite que les fleurs de lis d’or viennent s’y substituer. Le 9 décembre 1939, par décret, le gouvernement acquiesce à son souhait.


" Attendu qu’il y a lieu de modifier les armes de la province de Québec pour les rendre conformes aux données historiques et héraldiques de la province ;
Attendu qu’il est important que les différents ministères et services de l’administration de cette province emploient un seul et unique blason ;
Attendu qu’il est opportun que ce blason soit représenté sur toutes les publications officielles ;
En conséquence, l’honorable secrétaire de la province recommande l’adoption de nouvelles armes telles que décrites " Tiercé en fasce : d’azur, à trois fleurs-de-lis d’or ; de gueules, à un léopard d’or armé et lampassé d’azur ; d’or, à une branche d’érable à sucre à triple feuille de sinople aux nervures du champ. Timbré de la couronne royale. Sous l’écu, un listel d’argent bordé d’azur portant la devise " Je me souviens " du même ".


Ces nouvelles armoiries sont adoptées sans recours à l’autorité royale. Mais il n’est pas sûr que le Québec n’en ait pas fait la demande. En effet, dans le fonds Brodeur, une note stipule que le Royal College of Arms in London " approved three fleurs-de-lis and suggested changes regarding crown but Quebec has taken no action9 ".
Le 17 janvier 1940, le lieutenant-gouverneur Fiset sur recommandation du secrétaire de la province, Henri Groulx, depuis le 10 janvier, approuve qu’une " somme de 200 $ soit mise à la disposition du secrétariat de la province […] pour étude et préparation des nouvelles armoiries de la province par Monsieur Maurice Brodeur ". Ce dernier dessine les nouvelles armoiries du Québec. Les nouvelles armes remplaceront les anciennes sur l’Hôtel du Parlement au début des années 1960 lors d’importantes réparations au bas de la tour. Elles seront enregistrées à Ottawa le 12 novembre 1965 en vertu de la Loi sur les marques de commerce.
En plus de l’inversion des couleurs et de l’ajout d’une troisième fleur de lis, Brodeur en profite pour redessiner la couronne afin de la rendre encore plus conforme à l’originale et il remplace la fleur de lis plutôt dix-neuvièmiste par une nouvelle 41_drapeau_Cartier.jpgqu’il qualifie lui-même " de fleur de lis de la renaissance, époque de François 1er " (article dans Le Terroir). Cette dernière n’est pas nouvelle dans le paysage héraldique québécois. Pour le 400e anniversaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier, Brodeur confectionne un drapeau national Jacques Cartier, blanc marqué d’une croix bleue, dont le centre est frappé d’une fleur de lis or et les quatre cantons, d’une feuille d’érable verte, le tout encadré d’une bordure rouge.


4. Le drapeau du lieutenant-gouverneur du Québec et le sceau du Québec
De 1870 à 1952, le lieutenant-gouverneur du Québec était autorisé à utiliser un Union Jack portant en son centre un disque blanc marqué des armoiries du Québec. Depuis 1952, il utilise un drapeau bleu chargé des armoiries du Québec au centre d’un cercle blanc. Il est à noter qu’il s’agit du seul lieutenant-gouverneur dont le drapeau n’a pas été approuvé par le gouverneur général. Il est aussi le seul drapeau dont la couronne n’est pas celle d’Édouard le Confesseur, mais plutôt la petite couronne de la reine Victoria, et qui n’est pas entouré de dix feuilles d’érable. Le cas de la Nouvelle-Écosse est particulier puisque son lieutenant-gouverneur conserve le drapeau octroyé par la reine Victoria le 7 août 1869 : un Union Jack dont le centre blanc porte les armes de la province entourées d’une guirlande de feuilles d’érable.
Le grand sceau du Québec s’est lui aussi métamorphosé au rythme des changements d’armes. Du 15 juillet 1867 au 30 novembre 1969, il porte les armes du Royaume-Uni, puis les armoiries octroyées au Québec par la reine Victoria. Ces dernières seront remplacées à partir du 9 décembre 1939 par les nouvelles armoiries qui seront délaissées en 1979 au profit de la fleur de lis.

Luc Bouvier, L’Action nationale
___________________
1. Fonds Brodeur 654 / 6, Archives nationales du Québec à Québec.
2. Cité par Gaston Deschênes (Les Symboles d’identité québécoise, Québec, Publications du Québec, 1990, p. p. 17).
3. Michel Desgagnés, Les Édifices parlementaires, Québec, Publications du Québec, 1992, p. 68.
4. Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec, tome I, des origines à 1900, Montréal Fides 1978, p. 715.
5. André Duval, La Capitale, Montréal, Boréal Express, 1979.
6. " Je me souviens ", Le Soleil, 9 août 1992, p. B11.
7. Les Fêtes du Troisième Centenaire de Québec 1608-1908, Québec, 1911, Laflamme & Proulx, p.23
8. Fonds Brodeur P574 / 7 / 57, Archives nationales du Québec à Québec.
9. Fonds Brodeur P574 / 7 / 45, Archives nationales du Québec à Québec.

Le socialisme contre la gauche...

Vous pouvez visionner ci-dessus la bande-annonce du prochain numéro de la revue Eléments qui doit être disponible en kiosque le 13 janvier 2012. Le dossier de ce numéro 142 est intitulé "Le socialisme contre la gauche" et aborde notamment l'oeuvre essentielle de Jean-Claude Michéa...


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mercredi, 18 janvier 2012

Les secrets de la réserve fédérale

La plupart des gens, aux États-Unis, en Europe et dans le reste du monde, pensent que les dollars en circulation sont créés par le gouvernement américain. Que le nom de « Réserve Fédérale », mentionné sur chaque billet, désigne une administration gouvernementale. Or, il n'en est rien : la « Réserve Fédérale » est une institution privée, possédée par des banques commerciales. Ce livre, traduit pour la première fois en français, a représenté quarante années de travail pour son auteur. C est probablement un des ouvrages les plus importants du XX° siècle. C est le seul livre brûlé en autodafé, par décision de justice, en Europe après 1945. C est une enquête minutieuse, servie par l'honnêteté et la compétence. C'est, aussi et surtout, une révélation sur la manière dont fonctionne réellement le monde, depuis un siècle. Dans ce livre vous apprendrez, entre autres choses, que : Le système de la Réserve Fédérale n'est pas fédéral. En outre, il ne possède pas les moindres réserves. C est un syndicat d émission monétaire, dont les membres se sont octroyé le privilège exorbitant de fabriquer l argent que vous gagnez durement. Sans ce système, il est très probable que les deux guerres mondiales n auraient pu être ni déclenchées, ni financées. Et surtout, vous apprendrez, que, pour citer Henri Ford, un grand capitaine d'industrie et un VRAI américain : « L'unique objectif de ces financiers est le contrôle du monde par la création de dettes inextinguibles. » Des mots qui, à l heure actuelle, prennent une actualité brûlante...

dimanche, 08 janvier 2012

L’empire du moindre mal

Compte-rendu de la réunion du MAUSS du 16 février 2008 avec J.-C. Michéa autour de son ouvrage L’empire du moindre mal, 2007. Une note de lecture est disponible ici. Comme pour les fois précédentes, si nous nous sommes efforcés de rendre compte des idées des intervenants, nous ne prétendons pas les avoir restituées avec exactitude.

Alain Caillé commence en remerciant pour son honnêteté intellectuelle J.-C. Michéa qui, dans ses ouvrages, sait reconnaître avec constance ses dettes à l’égard du MAUSS (et de bien d’autres) et ce malgré des réserves qu’il lui est arrivé d’émettre dans des courriers privés, par exemple sur L’enseignement de l’ignorance, si suggestif mais où A. Caillé (on est prof ou on ne l’est pas) aurait aimé plus de références savantes, ou sur Impasse Adam Smith qui selon lui faisait trop l’impasse sur La Théorie des sentiments moraux. Peu de gens acceptent les critiques, même amicales. La qualité humaine de Michéa ressort assez du fait qu’il a su ne pas s’en formaliser. Du coup A. Caillé se réjouit encore plus que Michéa ait enfin accepté de renoncer à ses parties de foot ou aux plages de Montpellier pour venir à une réunion du MAUSS. Puis, pour lancer son invité, le Directeur de La Revue du MAUSS évoque un article paru le matin même dans Libération intitulé « ces intellectuels qui rejettent la démocratie » [2]. Manifestement, le rejet de la démocratie est « tendance ». Nous voilà donc avec J.-C. Michéa en compagnie d’un auteur qui n’est pas tendance !

Trajectoire.

D’abord, J.C. Michéa évoque les débuts de son histoire avec le MAUSS, qui commence vers 1986 dans une librairie anarchiste de Montpellier où il tombe par hasard sur l’un des premiers numéros du bulletin trimestriel du MAUSS, attiré par un débat entre Serge Latouche et l’ex-situationniste Jean-Pierre Voyer. Il rappelle avec nostalgie la facture artisanale de ces premiers bulletins souvent « brochés à l’envers », ce qui obligeait le lecteur à quelques contorsions. Confirmations dans la salle… c’était une belle époque ! Puis il poursuit : « Il m’a fallu des années pour mesurer le sens et l’ampleur réels des enjeux philosophiques liés au paradigme du don ». A l’instar du jeune Sartre lisant pour la première fois l’ Idéologie allemande et Le Capital, dit-il, la lecture du Bulletin du MAUSS l’avait certes immédiatement fasciné mais sans pour autant modifier en profondeur ses convictions de l’époque. Puis, a succédé une phase assez longue (au moins « huit ans ») au cours de laquelle il éprouvait le sentiment croissant que ces textes contenaient les prémisses d’une révolution philosophique majeure, mais sans toutefois être encore capable d’en tirer toutes les conséquences.

Pour J.-C. Michéa, cette difficulté à comprendre le paradigme du don tient d’abord à son héritage marxiste. Marx, ou plutôt la vulgate marxiste, place l’histoire sous le double signe de la nécessité et du primat de l’économie : c’est bien cette dernière qui vient déterminer en dernière instance l’histoire de l’humanité. Or à partir du moment où le capitalisme est pensé comme une étape logique et inévitable du développement historique on est conduit à lui conférer une certaine naturalité. J.-C. Michéa souligne qu’on peut retrouver aujourd’hui les dogmes essentiels de cette vulgate dans l’œuvre de Toni Négri. Bref, ce que le marxisme ne permet pas de penser sérieusement c’est à la fois la contingence de l’Histoire et l’importance décisive des facteurs symboliques, rejetés du côté des effets « superstructuraux ». Or le paradigme du don ne peut justement être compris en profondeur que si l’on réintroduit ces deux dimensions philosophiques. Paraphrasant Jean-Jacques Rousseau, J.-C. Michéa dit qu’il en est ainsi venu progressivement à penser l’apparition du capitalisme comme le produit d’« un concours fortuit de causes étrangères », une exception civilisationnelle plutôt qu’un moment « historiquement nécessaire » de l’aventure occidentale.

Le projet de l’Empire du moindre mal, précise J.-C. Michéa, consiste donc à réintroduire cette contingence dans l’histoire de la modernité. Certes, le projet capitaliste n’aurait pu être formé sans le développement spectaculaire des rapports marchands à la fin du moyen-âge européen. Mais, comme l’a bien montré Jean Baechler, on retrouve en d’autres lieux et en d’autres temps un essor similaire des activités marchandes (L’Irak des Abassides, la Chine des Song, la Rome impériale) sans que cet essor ait jamais conduit au système capitaliste et à une révolution industrielle. C’est donc bien qu’aussi importantes que puissent être les considérations économiques et matérielles dans cette histoire, elles ne peuvent pas être déterminantes à elles seules. Pour autant J.-C. Michéa n’entend pas proposer une nouvelle explication monocausale de la naissance du capitalisme. Le rôle qu’il attribue aux guerres civiles idéologiques (les « guerres de religion ») dans l’émergence de la modernité est plutôt celui, dit-il, d’un phénomène catalyseur ou encore d’un élément surdéterminant. On peut même, selon lui, les comparer à un « traumatisme originel », au sens freudien du terme.

Sur la notion de Guerre civile idéologique.

Elle constitue, selon la formule de Pascal, « le plus grand des maux » rappelle J.-C. Michéa, parfaitement illustré sur ce point par Caran d’Ache dans son célèbre dessin du 19ème siècle, "un dîner en famille". Il fait également remarquer que la volonté de neutraliser les effets « démoralisants à tous les sens du terme » de ce type de conflit a toujours conduit, dans l’histoire, à imaginer des procédures exceptionnelles : par exemple, après le conflit entre partisans de la démocratie et partisans de l’oligarchie, au lendemain de la guerre du Péloponnèse, les Athéniens ont opté pour une stratégie de refoulement. C’est ainsi que le fameux décret de 403, rapporte Michéa, stipule qu’il sera désormais interdit, sous peine de mort, d’évoquer les évènements de cette guerre civile, autrement dit de parler de ce qui a divisé les Athéniens. C’est par une autre sorte de refoulement que les modernes ont entrepris de conjurer les divisions propres à la guerre civile de religion. Mais il s’agissait moins, cette fois, d’interdire entièrement les paroles de divisions (morales, philosophiques ou religieuses) que de résoudre le problème en plaçant les nouvelles bases de la vie politique commune sous l’autorité « impartiale » de discours à prétention scientifique, tel que le modèle venait alors d’en être donné par la révolution galiléenne. « Le problème n°1 » de la modernité est donc bien pour J.-C. Michéa celui de la pacification idéologique de la société, pacification qui va s’effectuer selon lui en deux moments successifs que l’on peut simplifier ainsi : un moment humaniste au XVIème siècle, puis un moment « politique » au XVIIème.

J.-C. Michéa nous signale qu’il a lu trop tard pour pouvoir l’intégrer dans son essai le remarquable ouvrage d’Olivier Christin sur La paix de religion, dans lequel celui-ci montre que pour mettre fin aux guerres civiles idéologiques, la méthode adoptée a d’abord été celle des « colloques » (comme par exemple ceux de Ratisbonne, de Worms ou de Poissy) organisés selon les principes de la disputatio médiévale et réunissant des théologiens et des Humanistes soucieux de trouver un accord philosophique fondé sur des valeurs intellectuelles, religieuses et morales communes. Cette première méthode s’est soldée par un échec.

Dans une seconde étape les théologiens et les Humanistes ont progressivement cédé la place aux « Politiques » (dont la figure emblématique est Michel de L’Hospital) et aux « juristes » (d’où la célèbre maxime de l’époque : « Bon juriste, mauvais catholique ») qui rejetaient le projet initial de s’accorder sur des valeurs philosophiques communes au profit de l’idée « réaliste » qu’on ne pouvait résoudre le problème politique qu’en se soumettant aux seules exigences de la « raison d’Etat » et de l’équilibre des forces. L’idée s’installe alors peu à peu que l’unique manière d’empêcher le retour des guerres civiles idéologiques est de s’en remettre à un Etat axiologiquement neutre, c’est-à-dire un Etat qui annule toute référence à des valeurs morales, religieuses ou philosophiques et qui ne tienne par conséquent qu’un discours d’ « expert ».

Critique de la modernité et du libéralisme.

Conjurer les guerres civiles idéologiques par un pouvoir axiologiquement neutre et fondé sur l’idéal de la science : tel est le projet de la modernité et donc du libéralisme, même si toute la modernité n’est pas libérale. Anticipant une critique qui lui est parfois faite, J.-C. Michéa précise que les modernes ont bien évidemment conçu d’autres solutions que le libéralisme pour conjurer la guerre civile idéologique. Ainsi celle de Hobbes qui propose de neutraliser les rivalités mimétiques par l’institution d’un pouvoir absolu. Certes cet Etat tout-puissant est axiologiquement neutre (c’est ce qui rapproche Hobbes des libéraux). Mais on est cependant loin du libéralisme véritable dans la mesure où Hobbes ne fonde jamais la possibilité de la paix civile sur le libre jeu de mécanismes impersonnels et « autorégulateurs ». Le Leviathan est, en un sens, le prix politique à payer pour l’absence d’une théorie libérale du Droit et du Marché autorégulé : dans l’univers hobbesien il y a bien des marchands dont l’intérêt doit être pris en compte mais le Marché n’y joue jamais le rôle philosophique que lui assignera le libéralisme.

Du côté du libéralisme, J.-C. Michéa distingue deux courants : le libéralisme économique et le libéralisme politique. Contrairement aux apparences, le libéralisme économique constitue d’abord une philosophie politique. Il s’agit bien, à travers la théorie du « doux commerce », de résoudre le problème de la pacification idéologique de la société en déléguant sa gestion concrète aux mécanismes impersonnels du marché « autorégulé ». Cette idée d’un pilotage essentiellement économique de la vie en commun exige moins la disparition complète de la morale, que sa pure et simple privatisation. Il suffit en effet, pour que la commercial society puisse fonctionner de manière harmonieuse, que la morale arbitraire des hommes ne vienne jamais perturber le libre jeu des mécanismes « naturels » du marché. Quant au libéralisme politique il s’organise autour de l’idée du droit de chacun à vivre comme il l’entend, sous la protection d’un Droit axiologiquement neutre uniquement chargé de veiller à ce que la liberté des uns ne nuise pas à celle des autres. Ainsi perçues, les deux formes du libéralisme sont à la fois parallèles et complémentaires. Cependant, pour J.-C. Michéa, « le libéralisme politique est toujours, tôt ou tard, contraint d’accepter les appuis que lui offre le libéralisme économique », et cela parce qu’aucune société humaine ne peut se passer d’un langage commun minimal. Cela signifie que si l’Etat libéral entend renoncer par principe à définir ce qu’est la « vie bonne », c’est le marché (et à travers lui l’imaginaire de la croissance et de la consommation) qui se chargera de facto de définir la manière concrète dont les hommes devront vivre. Non que la réciproque soit entièrement vraie, précise d’ailleurs Michéa : il évoque ainsi un entretien de F. Hayek réalisé en 1981 à Santiago du Chili où le pape du libéralisme, chantre de l’ordre marchand spontané, admet l’idée d’une dictature libérale provisoire (nous avons retrouvé cet entretien et le reproduisons en Annexe. SD). Bien sûr, pour J.-C. Michéa, le projet libéral de construire un monde commun reposant sur un pouvoir axiologiquement neutre, et dans lequel la morale et la philosophie ne pourraient au mieux exister que comme activités privées, est voué à l’échec.

Que faire ?

Puis, anticipant toujours les critiques qui peuvent lui être faites, J.-C. Michéa en vient à poser la question des alternatives politiques qui se présentent à nous dès lors que le choix du libéralisme apparaît inopérant. Pour lui, une « société décente », au sens orwellien du mot, suppose évidemment que les hommes puissent s’accorder sur une définition minimale de ce qu’est la « vie bonne » (et ni l’intérêt bien compris ni le « discours sans sujet » de la science ne peuvent par définition offrir les bases d’un tel accord). Mais cette philosophie minimale commune ne doit pas non plus être une « idéologie métaphysique du Bien » ou exiger, selon le modèle républicain originel, une vertu héroïque et spartiate, toujours susceptible de conduire à une politique de Terreur. D’où l’intérêt de la théorie orwellienne de la common decency, laquelle est du reste indissociable d’une théorie du common sense (pour Orwell, la perte du sens commun - dont le délire idéologique est une variante bien connue - est toujours fondée sur une absence de sens moral). C’est également en ce sens que J.-C. Michéa peut revendiquer un certain anarchisme. Non pas celui qui clame qu’il ne faut pas de pouvoir institué ou d’Etat, mais cet anarchisme défendu par Orwell, qui considère, comme dans Animal Farm, que les révolutions les plus égalitaires finiront toujours par être perverties si l’on ne neutralise pas la volonté de puissance, consciente ou inconsciente, qui anime toujours un certain nombre d’individus, quel que soit le type de société. J.-C. Michéa signale ainsi que même le mouvement pour la décroissance, dont il partage les principes, n’apparaît pas toujours à l’abri des conflits d’ego et de pouvoir (dont le signe le plus caractéristique est généralement le goût prononcé de quelques uns de ses leaders pour les exclusions, la violence verbale et la mauvaise foi polémique) alors même que ces militants devraient théoriquement se comporter d’une manière particulièrement exemplaire dans la mesure où la philosophie de la décroissance exige par définition un changement radical de nos manières quotidiennes de vivre et un degré supérieur de droiture et de désintéressement. Il est vrai, ajoute-t-il, qu’en tant que montpelliérain, soumis depuis trente ans à la folie néronienne d’un Georges Frêche et de ses courtisans, il est particulièrement bien placé pour comprendre l’intérêt pratique de la critique orwellienne de la volonté de puissance.

Enfin, histoire peut-être d’inviter son auditoire à la vigilance démocratique, l’auteur de L’empire du moindre mal évoque la question du pouvoir chez Saint François d’Assise. Ce dernier est parfois présenté comme un précurseur de l’anarchisme. Et de fait il y a dans les règles initiales de l’ordre franciscain un véritable souci égalitaire et une volonté remarquable d’éradiquer toute domination de type patriarcal. Comment expliquer alors le sentiment d’étouffement qu’ont souvent éprouvé ses premiers disciples, et le fait que Saint François finissait toujours par imposer ses vues à ses compagnons, tout en respectant apparemment à la lettre les règles égalitaires de l’ordre ? J.-C. Michéa note que, dans sa correspondance avec ses plus proches disciples, Saint François répète très souvent qu’il intervient auprès d’eux sicut mater, c’est-à-dire « en tant que mère » et « pour leur bien ». Si l’on sait que la volonté de puissance de la mère castratrice est toujours inconsciente d’elle-même (à la différence du pouvoir de type patriarcal toujours plus facile à identifier et à combattre) on aura sans doute là, constate Michéa, de quoi éclairer les mésaventures répétitives de bien des organisations militantes aux idées officiellement généreuses.

« Je viens me ressourcer au sein du berceau originel du mouvement », termine J.-C. Michéa, dans l’espoir, peut-être, de conjurer la guerre civile qui s’annonce avec ses discutants MAUSSiens… On verra que sur le mode de la parole donnée, reçue et rendue, on ne s’en sort pas trop mal ….

lundi, 19 décembre 2011

Éloge des frontières

arton7947-55472.jpgÀ l’heure du nomadisme numérique et du "mainstream "culturel, du patchwork artistique et de la pensée kitsch, du transnationalisme vert et du tourisme humanitaire, de la finance planétaire et de la consommation globalisée, Régis Debray invoque le Dieu Terme, cette divinité romaine de la frontière, démonisé par les mondialistes, les europhiles, les amoureux du trans, de l’alter et de l’inter, et tous ceux qui ne jurent que par le pacifisme messianique des citoyens du monde.

Il s’emploie à dédiaboliser les frontières et à démystifier l’idéologie sans-frontiériste pour mieux critiquer les effets toxiques de la mondialisation libérale. Dans son dernier livre, L’éloge des frontières, en réactionnaire frondeur, il invite même à penser à contre-courant et exhorte le lecteur à défendre un « devoir de frontière ».

Les maladies de peau du monde global

La peur a donc changé de camp. Hier, c’était le vide des espaces infinis qui suscitait l’effroi.

Aujourd’hui, au contraire, l’informe « borderless world » rassure et ce sont les bornes de démarcation qui angoissent. Ce renversement de paradigme inquiète Régis Debray qui constate que la ghettoïsation, le communautarisme ethnique, l’intégrisme religieux, le narcissisme local du chauvinisme, la désacralisation des valeurs républicaines et religieuses, mais aussi le pessimisme ambiant, l’incivilité, l’indécence, résultent directement d’un déficit de frontière et non pas d’un excès, comme l’idéologie sans-frontiériste tend à le faire croire.

Sous la plume de Debray, le dogme d’un monde sans frontière nécessairement bon se fissure. L’abolition des frontières a pour conséquence paradoxale la création de lignes de fractures sociales et culturelles qui ébranlent la cohésion nationale. C’est « le retour du refoulé », « la société de l’apartheid » au sein du monde global, le cloisonnement du mur qui isole dans la fusion de la Tour de Babel qui englobe. « Les intégrismes religieux sont les maladies de peau du monde global où les cultures sont à touche-touche. ». Debray tire la sonnette d’alarme : mondialisme et communautarisme ne sont pas concomitants mais corollaires.

Plongée dans un tohu-bohu informel, l’époque postmoderne vit à rebours de la création divine. Au nom du droit à la différence, la confusion des genres, des sphères et des âges a obtenu gain de cause. Bilan de cet inquiétant imbroglio : désorientation, désenchantement, désaffiliation et fractures haineuses.

Alors Debray se fiche pas mal de susciter les crispations des apôtres de la France multiculturelle pour qui réhabiliter la frontière équivaut à une régression fasciste et xénophobe du progressisme libertaire. Debray persiste et signe. Il est urgent de retracer des lignes si on veut sortir de cette situation mortifère et éviter que le ciel nous tombe sur la tête.

Comment une population devient peuple

Loin d’être liberticide, la frontière est, au contraire, productrice, parce qu’elle permet la « mise en forme symbolique d’un chaos ». Debray ressuscite son pouvoir créateur. Certes, la frontière coupe et sépare, mais c’est pour mieux faire émerger la singularité dans un ensemble informel.

Debray fait ainsi de la frontière « l’opération par laquelle une population se mue en peuple ».

De même que la vie commence par la coupure du cordon, un peuple se forme en se séparant. La frontière le délimite non pas pour l’enfermer, mais pour poser sa différence dans l’indifférencié du monde global. Sans ligne de démarcation qui sépare le dedans du dehors, l’autorisé de l’interdit, le transcendant de l’immanent, le privé du public, pas de peuple possible.

On comprend alors que dans un espace mondialisé, où tout se vaut et donc plus rien ne se différencie où tout est délié et donc plus rien n’unit, les citoyens ne peuvent ni se reconnaître, ni s’approprier le territoire et encore moins faire le lien avec leurs compatriotes.

Un territoire qui se décompose en perdant tous les repères identitaires, historiques et relationnels ne peut satisfaire le besoin d’appartenance de ses habitants qui vont chercher dans le « marxisme, personnalisme, islamisme, bouddhisme, écologisme, etc. (…) un palliatif au déracinement ». Sans dehors qui délimite et qui structure, le dedans se vide de sa contenance et s’autodétruit parce qu’il ne fait plus sens et n’engendre que des passions tristes.

Sous l’angle de la frontière, Régis Debray pointe in fine les dangers de la mondialisation de la culture occidentale et de la dénationalisation du territoire, qui, privés de leur « estampille », ne sont plus capables d’insuffler le désir de faire société.

Finalement, n’a-t-on pas un peu trop vite oublié qu’on intègre ce qui se distingue ?


Les Matins- Régis Debray par franceculture

mercredi, 14 décembre 2011

GEORGES ORWELL, Le socialisme contre la modernité?

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podcast

mardi, 13 décembre 2011

Serge Ayoub en Conférence à Montréal

Serge Ayoub était l'invité de 3e voie qc afin d'exposer le projet solidarisme ainsi que la révolution sociale qu'elle implique.


Serge Ayoub en Conférence à Montréal 1/2 par front_alternationaliste


Serge Ayoub en Conférence à Montréal 2/2 par front_alternationaliste

vendredi, 02 décembre 2011

Serge Ayoub et 3e Voie Québec aux fils de la liberté

serge-ayoub-2-300x194.jpgLa 52e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: nous recevons en entrevue le militant nationaliste français et fondateur des Jeunesses nationalistes révolutionnaires Serge Ayoub, ainsi que les représentants de Troisième Voie Québec, Kristelle Bédard et Benoit Arcand.

L’émission a été enregistrée lundi le 28 novembre 2011

lundi, 28 novembre 2011

Au bord du gouffre

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La faillite annoncée du système de l’argent. Le 11 septembre 2001, à New York, les tours du Centre mondial du commerce (WTC) s’enflamment. Un symbole ! Sept ans plus tard, une crise financière profonde se déclenche aux Etats-Unis, puis s’étend rapidement au reste du monde. Elle trouve son origine immédiate dans une surchauffe de l’endettement privé. Pour sauver les banques et les compagnies d’assurances, les Etats empruntent à leur tour. En 2011, la crise de la dette privée s’est muée en crise de la dette publique. Les marchés financiers attaquent les Etats les plus faibles. La Grèce est la première touchée, suivie par le Portugal et l’Espagne, en attendant l’Italie et la France. Aujourd’hui, tout le monde pilote à vue. Le système financier international vacille sur ses bases, l’euro semble au bord de l’implosion. La dette ne cesse d’augmenter, doublée de déficits d’une ampleur encore jamais vue. Les estimations contradictoires des experts s’ajoutent à l’impuissance des politiques. Est-ce la fin annoncée du système de l’argent ? 

Ce livre retrace les étapes de la crise financière mondiale actuelle, et s’efforce d’en identifier les causes. Mais il va bien au-delà. Il fait le point sur la situation économique qui prévaut de nos jours et sur les problèmes sociaux qui l’accompagnent. La crise actuelle n’est pas une simple crise conjoncturelle, mais une critique structurelle, systémique. Elle est la conséquence de la logique du capital, qui ne connaît qu’un mot d’ordre : toujours plus ! Toujours plus de profits, plus de marchandises, plus d’échanges, fût-ce au prix de mesures d’austérité qui frappent les plus faibles. Un tel système ne peut durer éternellement. Voici pourquoi.

Au bord du gouffre. La faillite annoncée du système de l’argent d’Alain de Benoist. Editions Krisis 2011. 19 euros. 


Commande auprès des éditions Krisis, 5 rue Carrière-Mainguet, F-75011 Paris

 

lundi, 14 novembre 2011

Radio Enigma - Clefs de compréhensions à l'oeuvre de J.J.R. Tolkien


Le mystère des anneaux [ Enigma N°2 - Europa... par Wuotan

mardi, 08 novembre 2011

Comprendre la Dette Publique en 10 minutes

mardi, 25 octobre 2011

SURVIVRE À L'EFFONDREMENT ÉCONOMIQUE

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podcast


lundi, 24 octobre 2011

Le sang du lion et le festin des rats

kadhafi, libyeSyrte ou la Stalingrad du désert, aura résisté de tout son sang contre la barbarie céleste de l’OTAN et ses mercenaires indigènes.

Au milieu des ruines fumantes de la ville martyre, un lion est mort. Un lion qui, de son vivant comme dans son trépas, aura rendu sa fierté à sa patrie, à son peuple, à son continent et à tous les damnés de la terre.

Autour de son corps agonisant, tels des rats affamés, les barbares du CNT et de l’OTAN se sont disputés des lambeaux de sa noble chair.

« C’est nous qui l’avons achevé » clament les rats du Shape et de l’Elysée.

« Non, c’est nous. » rétorquent les rats indigènes.

Le corps lacéré de Kadhafi, c’est la Libye lacérée, donnée en pâtures à l’OTAN et au CNT.

La Libye de Kadhafi était un pays fier. Ses citoyens ne devaient pas quémander l’aumône à la porte des seigneurs européens.

La Libye de Kadhafi était un pays prospère. Elle était l’Eldorado de toute l’Afrique. Un pays de cocagne assurant le plein emploi.

La Libye de Kadhafi était un pays paritaire. Les femmes étudiaient et réussissaient mieux que les hommes. Les femmes décidaient. Les femmes dirigeaient. Les femmes combattaient.

La Libye de Kadhafi était un pays généreux. Ecoles gratuites munies d’équipements les plus modernes. Hôpitaux gratuits ne manquant de rien. Cette Libye a entre autres, financé RASCOM 1, un satellite de télécommunications qui allait permettre à tous les Africains de téléphoner quasi gratuitement, eux qui payaient les tarifs téléphoniques les plus chers au monde. L’Europe avait été jusqu’à coloniser les réseaux de communication africains, forçant le continent à verser 500 millions de dollars par an pour le transit vocal des Africains sur ses satellites.

La Libye de Kadhafi était un pays solidaire. Dotée d’un ministère chargé de soutenir la révolution mondiale, cette Libye a accueilli à bras ouverts tous les résistants du monde, a financé d’innombrables mouvements de libération : Black Panthers, militants anti-Apartheid, résistants chiliens, salvadoriens, basques, irlandais, palestiniens, angolais. Habités par leurs fantasmes primaires, des journaleux européens ont rapporté que des snipers féminins des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avaient été enrôlés par Kadhafi. Pure intox. En revanche, les guerriers du mouvement de libération du Sahara occidental, le Front Polisario, protégeaient bel et bien Tripoli de la barbarie de l’OTAN/CNT.

La Libye de Kadhafi a fait l’expérience de la démocratie directe. Kadhafi n’avait qu’un rôle symbolique, celui du vieux sage à la fois redouté et rassurant. La population était encouragée à débattre et à choisir sa destinée à travers les Comités populaires. Pas besoin de parlement ni de partis.

Hélas, la Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à faire vivre une démocratie durable. Les luttes personnelles ont pris le dessus sur les intérêts collectifs. Comme bien des révolutions, la Libye de Kadhafi a connu sa dégénérescence idéologique et son cortège de souffrances et d’injustices.

La Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à instaurer la concorde entre clans et tribus de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque.

La Libye de Kadhafi a cru que seule la force viendrait à bout des djihadistes endiablés d’Al Qaida, des opportunistes et des renégats pro-occidentaux.

La Libye de Kadhafi a tenté de briser son isolement international, pensant que les rats de l’Elysée, du 10 Downing Street, du Palais Chigi ou de la Maison Blanche viendraient manger dans sa main. Ces rats se sont en réalité sournoisement glissés dans la manche de sa tunique. Ils ont saisi l’occasion pour infiltrer son pays, le saboter, le ruiner et le pomper pour un siècle.

A présent, les rats d’Europe et les rats du CNT étanchent leur soif dans la crinière du lion.

Mais le lion s’est dérobé à leurs griffes pour rejoindre Lumumba et Sankara, les autres enfants martyres de l’Afrique héroïque.

Buvez, hordes de lâches, buvez ! Que son sang brûle vos entrailles comme le Zaqqoum !

Pleurez patriotes libyens pleurez ! Que vos larmes engloutissent vos bourreaux et leurs armées !

Bahar Kimyongür- 21 octobre 2011

samedi, 15 octobre 2011

Michea sur l’affaire Zemmour.

michea-300x164.jpgRappel des faits :

Dans un débat télévisé , Eric Zemmour  a déclaré que les citoyens français originaires d’Afrique noire et du Mahgreb étaient massivement surreprésentés dans l’univers de la délinquance et notamment celle liée à la drogue.  Ceux que Michéa qualifie de « police de la pensée » ont exigé contre lui condamnations et sanctions immédiates, allant jusqu’à son interdiction professionnelle.

Dans son dernier livre, Le Complexe d’Orphée, le philosophe commence d’abord par rappeler, à propos de cette histoire, qu’il est impossible de prendre position sur le fond, les statistiques ethniques étant interdites en France ; il ne serait possible d’apporter la contradiction à Eric Zemmour autrement qu’en s’appuyant sur des statistiques qui seraient illégales et d’ailleurs dont l’interdiction est soutenue par cette même « police de la pensée » !

Mais, en revanche il révèle une contradiction logique .
Cette gauche que je qualifie de « quantique » et que Michéa appel la gauche – kérozène, en effet, structure son discours sur le sujet autour de deux propositions essentielles:
  1. La principale cause de la délinquance est le chômage –– dont la misère sociale et les désordres familiaux ne sont qu’une conséquence indirecte.
  2. Il existe un système, une sorte de racisme d’Etat envers les noirs et les maghrébins qui en fait des victimes de l’exclusion scolaire et de discriminations à l’embauche, c’est pourquoi ils sont infiniment plus exposés au chômage que les Français de souche ou d’autres immigrés comme les asiatiques. ( Là encore on se heurte à l’absence de preuves sérieuses en raison, toujours, cette interdiction des statistiques ethniques, mais peu importe…)
Eh bien, si c’est le chômage qui est la cause de la délinquance, et si la communauté X est plus au chômage que les autres, alors la communauté X est plus délinquante  que les autres…

C’est  la conclusion logique, imparable, incontournable de ce syllogisme fondé pourtant sur deux propositions « de gauche », qui a conduit cette dernière à traîner Zemmour devant les tribunaux…

Alors, de deux chose l’une selon Michéa :

« Ou bien la gauche a raison dans son analyse de la délinquance et du racisme d’état, mais alors nous devons admettre que Zemmour ne fait que reprendre publiquement  ce qui devrait logiquement être le point de vue de cette dernière chaque fois qu’elle doit se prononcer sur cette question.
Ou bien on estime que Zemmour a prononcé une contrevérité abominable  et qu’il doit être à la fois censuré et pénalement  condamné […] mais la logique voudrait cette fois ( puisque  ce sont justement les prémisses « de gauche » qui conduisent nécessairement à cette conclusion « de droite ») que la police de la pensée exige la révocation immédiate de tous les universitaires chargés d’enseigner la sociologie politiquement correcte […] ainsi que le licenciement de tous les travailleurs sociaux qui estimeraient encore que la misère sociale est la principale cause de la délinquance ou qu’il existerait un quelconque « racisme d’état » à l’endroit des Africains (au risque de décourager l’une des bases militantes privilégiées de la pensée correcte). »

Michéa poursuit plus loin en disant que la « police de la pensée » aurait une troisième solution qui consisterait à dire que si l’affirmation de Zemmour est effectivement la conclusion d’un raisonnement de gauche, il l’utiliserait  avec l’intention de nuire à autrui, (une finalité « de droite » en quelque sorte), « autrui » étant, en l’occurrence, les populations visées par ce raisonnement.

Mais là on n’est plus dans l’argumentaire mais dans « une police des intentions et des sentiments cachés, [.. .] l’un des signes les plus inquiétants ( et des plus nauséabonds ) de la montée en puissance de ce que Orwell appelait déjà les « petites idéologies malodorantes qui rivalisent maintenant pour le contrôle de nos âmes. »

Je vous le dis, la lecture de Michéa devrait être obligatoire !

mercredi, 12 octobre 2011

Vivement la Démocratie Directe à outrance!

Entretien avec Yvan Blot sur la démocratie directe et ses nombreux avantages.


Franck ABED reçoit Yvan BLOT par GENERATIONFA

vendredi, 07 octobre 2011

Le complexe d'Orphée - La gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès

1952141003.jpgLes éditions Climats viennent de publier le dernier essai de Jean-Claude Michéa intitulé Le complexe d'Orphée - La gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès. Au cours des dix dernières années, Jean-Claude Michéa est devenu un des critiques du système les plus radicaux et les plus talentueux, dont les livres font date. Ses analyses à la fois subtiles et percutantes sont servies par un style d'une grande clarté. Une lecture indispensable !

"Semblable au pauvre Orphée, le nouvel Adam libéral est condamné à gravir le sentier escarpé du "Progrès" sans jamais pouvoir s'autoriser le moindre regard en arrière.
Voudrait-il enfreindre ce tabou - "c'était mieux avant" - qu'il se verrait automatiquement relégué au rang de Beauf, d'extrémiste, de réactionnaire, tant les valeurs des gens ordinaires sont condamnées à n'être plus que l'expression d'un impardonnable "populisme". C'est que Gauche et Droite ont rallié le mythe originel de la pensée capitaliste : cette anthropologie noire qui fait de l'homme un égoïste par nature.
La première tient tout jugement moral pour une discrimination potentielle, la seconde pour l'expression d'une préférence strictement privée. Fort de cette impossible limite, le capitalisme prospère, faisant spectacle des critiques censées le remettre en cause. Comment s'est opérée cette, double césure morale et politique ? Comment la gauche a-t-elle abandonné l'ambition d'une société décente qui était celle des premiers socialistes ? En un mot, comment le loup libéral est-il entré dans la bergerie socialiste ? Voici quelques-unes des questions qu'explore Jean-Claude Michéa dans cet essai scintillant, nourri d'histoire, d'anthropologie et de philosophie."

mardi, 04 octobre 2011

La version officielle du 11/9 est une théorie du ...

Depuis que les citoyens réclament la vérité sur les évènements du 11 Septembre 2001, les mots "complot" et "conspiration" leur sont jetés à la face comme seules réponses.

Les défenseurs des explications du gouvernement Bush usent et abusent de la sémantique complotiste, pour tenter de discréditer des questions aussi dérangeantes que légitimes.

Pourtant, s'il est une version complotiste et conspirationniste, c'est bien celle donnée par l'administration américaine pour tenter d'expliquer les innombrables anomalies et incohérences de leur récit.

Voici donc la version officielle, celle du complot exclusivement islamiste, résumée en cinq minutes.
Attention vous êtes en présence d'une "Théorie conspirationniste" !


La version officielle du 11/9 est une théorie... par ReOpen911

Dans la matinée du 11 Septembre 2001, 19 hommes armés de cutters, dirigés par un homme sous dialyse, depuis une caverne-forteresse de l’autre côté du monde, en utilisant un téléphone satellite et un PC portable, ont réalisé la pénétration la plus sophistiquée de l’espace aérien le plus protégé au monde.
 
S’emparant des passagers et des pilotes, tous anciens pilotes de chasse, de 4 vols commerciaux qu’ils détournent de leur route pendant plus d’1 heure, sans jamais avoir été inquiétés par un seul chasseur d’interception. 
Ces 19 pirates, religieux fondamentalistes dévots qui aimaient boire de l’alcoolsniffer de la cocaïne, et vivaient avec des strip-teaseuses, ont réussi à abattre 3 immeubles à l’aide de 2 avions à New-York.
 
Pendant qu’à Washington, un homme incapable de piloter un monomoteur Cessna a été capable avec un 757, de faire une boucle en descente de 2400 m à 270°, pour arriver en parfait rase motte
 
Et percuter le pentagone au niveau du bureau des analystes du budget ou des employés du Ministère enquêtaient sur le mystère des 2300 milliards de dollars que Donald Rumsfeld, le secrétaire d’état avait annoncé « manquant » des coffres du pentagone, dans une conférence de presse tenue le jour précédent, le 10 Septembre 2001.
 
Par chance, les médias ont su qui l’avait fait en quelques minutesles grands pontes en quelques heures, les officiels dans la journée,
Et les preuves sont littéralement tombées dans l’escarcelle du FBI. 
 
Mais pour une raison ou une autre, des conspirationnistes fous ont demandé une enquête sur la plus grosse attaque perpétrée sur le sol Américain de toute l’histoire.
 
 
Elle était basée sur des témoignages obtenus sous la torture, et dont on a détruit les enregistrements
 
 
Et les manoeuvres militaires simulant "des avions détournés et jetés sur des immeubles" menés au moment précis où c’était réellement en train de se produire. 
Elle a été trompée par le Pentagone, la CIAl’Administration Bush, et à propos de Bush et Cheney ? … Et bien personne ne sait ce qu’ils ont dit car ils leur témoignage était secretpas enregistrépas sous serment et à huis clos
 
Ce n’était pas important de rechercher qui a financé les attaques car cette question a “peu de signification pratique“ (sans intérêt). 
 
Cependant, la commission d’enquête du 11-Septembre a brillamment répondu à toutes les questions du public, excepté la plupart de celles posées par les familles des victimes, et a pu pointer les fautes et les personnes responsables (bien qu’aucune n’ait perdu son boulot), déterminant que ces attaques étaient dues à :
- “un défaut d’imagination” 
car 
- “Je pense que personne n’aurait pu prévoir des avions percutant des immeubles” 
 
Excepté le Pentagone , la FEMA (Agence Fédérale des situations d’urgence) , le NORAD (Commandement de la défense Aérospatiale de l’Amérique du Nord) et le NRO (Bureau de Reconnaissance Nationale, les satellites espions).
 
La DIA (Agence du renseignement pour la défense) a détruit 2.5 Téraoctets de données sur Able Danger , mais c’est OK car ce n’était probablement pas important. 
 
La SEC (Commission des opérations boursières) a détruit ses données sur l’enquête concernant les délits d’initiés avant les attaques, mais c’est OK car la destruction des données relatives à la plus grosse enquête de toute l’histoire de la SEC fait partie de ses routines d’archivage. 
 
Le NIST (Institut national des Normes et de la Technologie) a classé secretson modèle mathématique utilisé pour l’effondrement du Building n°7, mais c’est OK car le révéler, aurait “compromis la sécurité du public“. 
 
Le FBI (Bureau d’enquête Fédéral) a argumenté que tout ce qui concerne leur enquête sur le 11/9 doit être tenu secret, mais c’est OK car le FBI n’a probablement rien à cacher
 
Cet homme n’a jamais existé, et rien qu’il ait dit ne mérite votre attention, si vous dites le contraire, vous êtes un conspirationniste paranoïde qui mérite d’être mis au ban de l’humanité. Comme luiluilui, et elle, et elleelle et lui.
Oussama Ben Laden a vécu dans une grotte-forteresse des montagnes d’Afghanistan, mais il a pu s’échapper. Puis il s’est caché à Tora Bora, mais il a pu s’échapper. Puis il a vécu 10 années à Abottabad, mettant en échec le réseau d’espionnage le plus efficace et le plus sophistiqué du monde et de l’histoire, tout en publiant vidéo sur vidéo en totale impunité (rajeunissant au gré des vidéos réalisées), 
 
Avant d’ être capturé par un vaillant commando de navy seal, dans une opération non filmée, durant laquelle il n’a pas résisté, ou peut-être utilisé sa femme comme bouclier humain, et pendant laquelle ces as des forces spéciales ont paniqué et tué cet homme désarmé, censé être la meilleure source d’information de la planète concernant le terrorisme.
 
Puis ils l’ont jeté dans l’océan avant d’en parler à quiconque.
Puis deux douzaines des membres de ce commando ont péri dans un crash d’hélicoptère en Afghanistan.
 
C’est l’histoire du 11-Septembre, telle qu’elle vous est rapportée par les medias qui vous ont dit la pure vérité sur 
 
Si vous avez un doute sur cette histoire… vous êtes une chiure de rat, un paranoïaque, un cinglé, vous détestez les chiens et les enfants, et vous serez conspués par le monde entier.
 
Si vous aimez votre pays et la liberté, la joie, les arcs-en-ciel, le rock, les chiots, les tartes aux pommes et votre grand-mère, alors vous n’émettrez jamais le moindre doute sur aucune des parties de cette histoire, à personne, Jamais.
 
C’était une annonce publique sponsorisée par : Les amis du FBI, de la CIANSADIASECM S M, Maison BlancheNIST, et de la Commission sur le 11/9.
 
Parce que l’ignorance, c’est la force!

vendredi, 30 septembre 2011

David L'Epée s'entretien avec Alain de Benoist

Entretien avec Alain de Benoist 1/2 par davidlepee

1) Alain de Benoist : penseur de gauche ou de droite ?
2) Qu'est-ce que la Nouvelle Droite ?
3) Les médias et l'étiquette de droite
4) Une évolution intellectuelle de la droite vers la gauche ?
5) L'intellectuel engagé face au militant de parti
6) Quête de vérité et recherche d'efficacité
7) L'élite et le peuple
8) Gramsci et la méthode du combat culturel
9) Une droite allergique aux intellectuels
10) L'Europe fédéraliste des peuples : contre l'Union européenne et contre les nationalismes
11) Quelle alternative à la technocratie européiste ?
12) Un exemple de résistance à l'européisme : la Suisse
13) La géopolitique des blocs pour un monde multipolaire.


Entretien avec Alain de Benoist 2/2 par davidlepee

1) Le péril américain
2) Peut-on parler d'une islamisation de l'Europe ?
3) Le progrès, la mondialisation et le sens de l'histoire
4) Quel avenir pour la globalisation ?
5) L'écologie : à la fois conservatrice et révolutionnaire
6) La décroissance : une chasse gardée de l'extrême gauche ?
7) Considérations sur quelques esprits libres d'hier et d'aujourd'hui
8) Quel mode de vie pour un penseur dissident ?
9) S'instruire et écrire : une question d'organisation et de discipline.

mardi, 27 septembre 2011

Survivre à l'effondrement économique - Les fils de la liberté s'entretiennent avec Piero San Giorgio

Émission spéciale cette semaine: nous passons en entrevue le nationaliste suisse Piero San Giorgio, auteur du nouveau livre Survivre à l’effondrement économique. Nous discutons du contenu de son livre, des raisons derrière l’inévitable effondrement économique mondial ainsi que du modèle démocratique en Suisse.


Entrevue avec Piero San Giorgio, auteur de... par lesfilsdelaliberte